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Les premiers réseaux de téléphonie
mobile Le Bi-Bop désignait le terminal mobile de
radiocommunication téléphonique, ainsi que le réseau
spécifique de bornes radio sur lesquelles il povait communiquer.
Le système exploitait la norme de téléphonie sans
fil numérique CT2. Le réseau Bi-Bop n'a été que peu
développé : les villes pilotes étaient Paris, Lille
et Strasbourg ainsi que leurs banlieues. Le Bi-Bop a été commercialisé le
1er octobre 1991, à Strasbourg, afin d'expérimenter un réseau
pointel, puis le 26 avril 1993 à Paris et à Lille
pour concurrencer le GSM. Pendant les premiers mois de sa vie ce produit
connut un succès certain. En 1991 L'argument commercial de France Télécom
était principalement le prix : 1 890 FRF (soit 288,11 euros non
corrigé de linflation, 400 euros de 2021) pour le terminal,
un abonnement mensuel de 54,50 FRF (soit 8,31 euros non corrigé
de linflation), et une communication facturée 0,83 FRF (soit
0,13 euro non corrigé de linflation) par minute, c'est-à-dire
quatre fois moins cher que la téléphonie mobile d'alors.
Les ventes déclinèrent progressivement, en conjugaison avec un réseau qui était de plus en plus complexe à déployer (le coût d'installation d'une borne étant prohibitif et soumis à de nombreuses contraintes). L'arrêt de la commercialisation du Bi-Bop a été
décidé en 1996, puis le réseau a été
fermé à la fin de l'année 1997. L'un des avantages commerciaux du Bi-Bop était
son excellente qualité de communication, puisque la liaison radio
avec la borne est basée sur la norme CT2, dont la liaison audio
est codée de façon identique à celle utilisée
par les téléphones sans fil DECT du domicile (ADPCM à
32 kbit/s) Apple participa à l'aventure en concevant un PowerBook 180 doté d'une antenne permettant de recevoir fax et modem. Ce portable fut nommé Powerbop. Quelques dizaines d'exemplaires sont assemblés et le produit est resté une année sur le catalogue France Télécom. Certains ordinateurs ont été revendus comme de simples PowerBook 180 par la suite. Au Royaume-Uni, un produit similaire au Bi-Bop était
le service Rabbit (en) proposé par Hutchison Telecommunications
International Limited de mai 1992 à décembre 1993. Pour téléphoner avec un Bi-Bop, l'usager devait se placer dans une « zone d'appel » repérée par la signalétique bleu-blanc-vert, sur les poteaux électriques ou les canalisations (on peut encore fréquemment voir ces signalisations, qui n'ont pas été enlevées). Il devait alors « prendre la ligne » en effectuant une manipulation sur le combiné (comme sur un téléphone sans fil domestique), puis composer le numéro. Pour recevoir des appels, l'usager effectuait la même manipulation pour se localiser puis devait rester positionné dans le rayon d'action de la borne, ce qui était loin d'être simple d'autant qu'il n'y avait pas d'indicateur de la portée du signal. Il devait ensuite attendre l'appel : il fallait donc prévoir à quel moment on allait être appelé. Lorsque l'abonné n'était pas localisé, une messagerie vocale prenait les messages. Ce mode de fonctionnement limité fut le principal inconvénient relevé par les clients. L'autre élément ayant desservi le Bi-Bop
était son impossibilité de passer d'une borne à l'autre.
Si l'on s'éloignait de la borne, la communication était
coupée. Le problème était que dans une zone dense,
la signalétique de la zone d'appel était partout et qu'il
était impossible de savoir à quelle borne on était
rattaché. D'autant que pour des raisons de sécurité,
les bornes étaient le plus souvent dissimulées, donc invisibles. Il a été prévu également d'introduire
le Bi-Bop à l'intérieur des foyers par l'intermédiaire
d'une base vendue en complément. Cette base permettait d'utiliser
le Bi-Bop comme un téléphone sans fil classique, au tarif
des communications normales. Cependant, le coût élevé
de cette base n'a pas permis de développer commercialement cette
possibilité.
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