Société
Française de Téléphonie privée
C'est en 1896, que la Société
française de Téléphonie privée fut
fondée par un groupe dindustriels français et belges,
ayant à sa tête M. Léon Kusnick, sujet beige,
ancien consul de Belgique à Charleville, qui fut nommé administraleur-délégué.
Le Conseil dadministration de la dite Société se compose
alors de M. Emile Kusnick, fils du précédent, de M. L. Wenger,
actuellement mobilisé à Langres, et de M. Jean de Condé,
actuellement mobilisé à Toul.
Au surplus et de tout temps, la Société, qui s'adresse à
une clientèle exclusivement française, sest attachée
à nemployer quun personnel exclusivement français,
tant pour la construction de ses appareils que pour ses installations.
Ce document est extrait du catalogue publicitaire envoyé en 1912
aux services de la préfecture de lOrne par la Société
Française de Téléphonie privée Kusnick,
fondée en 1896 à Paris.
Il permet de montrer aux élèves à quoi ressemblaient
les téléphones en ce début du XXe siècle.
On pourra observer que les progrès sont sensibles par rapport au
modèle proposé en 1888 à la Préfecture puisque
la communication, comme lindique la publicité, se fait «
sans tableau ni commutateur. »
Janvier 1915 Nous recevons de la Société
Française de Téléphonie privée la rectification
suivante :
C'est par suite d'une erreur que la Société Française
de Téléphonie privée (Anciens Etablissements Kusnick)
a été désignée dans le numéro du 2
janvier 1915 comme ayant fait l'objet d'une mise sous séquestre
.
Cette maison dont le siège social est à Paris II, avenue
de l'Opéra, et qui possède des ateliers, 99, boulevard
du Temple, noffre absolument rien de commun avec la société
allemande dite : Société du
Téléphone privé, qui avait son siège
à Paris, 18 faubourg du Temple, et
qui était dirigée par MM. Morgenroth et Fuld
de Francfort.

Le Soliphone, ou Solophone Kusnick
.

avec le second modèle du combiné.
sommaire
Dans un catalogue, on remarque la stratégie adoptée
par l'entreprise : livraison-installation-entretien moyenant une redevace
annuelle de 15 fr par appareil.
En 1925 Le Conseil municipal de LILLE du 24 mars note :
RAPPORT DE M. LE MAIRE MESSIEURS,
La Société Française de Téléphonie
privée dont le siège social est à Paris, 99, rue
du Faubourg-du-Temple, avait installé avant guerre un réseau
de téléphone privé dans les locaux du Lycée
Faidherbe.
Cette installation avait été faite par ladite Société
gratuitement et avait fait l'objet d'un contrat à l'abonnement.
Elle fut détruite pendant la guerre et sa valeur de remplacement
figure sur l'état de dommages de guerre du Lycée Faidherbe
pour une somme de 15.210 francs. M. Paul Hugodot, 3, rue de Béthune,
à Lille, Directeur de la Société Française
de Téléphonie privée, nous a remis un devis comportant
la réinstallation du réseau intérieur avec treize
poster pour le prix forfaitaire de 7.970 fr., s'engageant à renoncer
à ses droits sur l'installation faite avant guerre.
D'accord avec votre 2ème Commission, nous vous demandons d'approuver
le marché passé avec M. Hugodot, Directeur de la Société
Française de Téléphonie privée, et de décider
que la dépense sera supportée par le crédit des dommages
de guerre du Lycée Faidherbe.
Adopté
sommaire
1912 Sté Française de Téléphonie
Privée Anciens Ets Kusnick
sommaire
|