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Le Téléphone au Métropolitain Le système de communications téléphoniques
Dardeau, destiné aux Compagnies
de chemins de fer et aux grandes Administrations,
permet de desservir jusquà vingt-cinq postes. Le problème
qua résolu M. Dardeau est le suivant : A l'Exposition de Paris de 1900, on pouvait voir
l'appareil Dardeau, qui fonctionne sur les stations du chemin
de fer métropolitain.
Le système Dardeau réalise un certain nombre de desiderata importants, dont les principaux sontles suivants : Il permet 1° De donner un appel continu dans un posto quelconque et dans celui-là seul 2° De supprimer cet appel si le poste n'a pas répondu au bout dun certain temps : 3 De recevoir la réponse par sonnerie du poste appelé; 4° D'appeler et. de mettre en correspondance collective un nombre quelconque de postes embrochés quel que soit l'ordre de ces postes ; 5° Dappeler tous les postes à la fois pour lotir transmettre simultanément des ordres. (V n poste quelconque pouvant effectuer cet appel) ; 6° De faire connaître dans tous les postes si la ligne est libre ou occupée et. le poste qui est appelé ; 7° Dans le cas doccupation prolongée de la ligne, de permettre dans un cas urgent à un poste quelconque davertir au moyen dun signal convenu quil y a nécessité de lui céder la ligne nécessité pour appeler le poste voulu; 8° Dassurer le secret absolu des communications entre les postes occupés. Ajoutons que les appareils sont tous identiques de façon à pouvoir être répartis indifféremment sur le réseau et être facilement interchangeables Il est à remarquer daugmenter sans difficultés sérieuse le nombre des postes dans une installation déjà en service une disposition ingénieuse de la roue d échappement permet de la retirer et de la remplacer par une autre roue spécialement divisée par nouveau nombre de postes à désservir. Cette substitution se fait sur place en suelques minutes sans qu'ilsoit nécessaire de démonter lappareil sasn interrompre le service. La manoeuvre de l'appareil est d'une extrême simplicité. Elle consiste à presser sur deux boutons; lun, le bouton blanc sert à faire déclancher lappareil et aussi à lancer l'appel quand on est arrivé par la manoeuvre du bouton noir sur le secteur du cadran correspondant au poste avec qui on désire entrer en communocation. Larrèt d'un ou de plusieurs appareils ne peut en quoi que géner le fonctionnement des autres. On voit déjà par ce qui précède que c'et appareil réalise un très grand progrés sur ses devanciers : l'un des avantage sur le système Dardeau sur la plus part des appreils dits pendulaires connus jusquici, est de pouvoir assurer le secret de la conversation entre les deux posles en communication.
![]() Fig. A. Vue de l"appareil Dardeau. Description de l'appareil. L'appareil Dardeau vue d'ensemble figure A correspond comme organes essentiels un télégraphe à aiguille et un mouvement dhorlogerie, ce dernier est représenté de face, en figure 1, le cadran et la platine étant enlevés pour permettre de voir le mouvement. La ligure 2 est unr vue de derrière. La figure 3 une vue de coté.
Figures 1 à 3 Vue de face arrière et de côté. La figure 4 représente le cadran. Le dernier rouage e du mouvement d'horlogerie commandé par un échappement s esl en temps normal bloqué par un levier darrêt r que bon peu actionner au moyen dun électro-aimant a. Après chaque tour complet, ce rouage c, se trouve bloqué par le levier d'arrêt c ce qui assure le synchronisme de tous les appareils. L'arbre sur lequel il est monté porte dautre part.une aiguille q se déplaçant devant un cadran (flg. 4) On peut donc suivre avec précision ses déplacements dailleurs identiques clans tous les postes. Sur larbre p sont également fixées les cames k et n pouvanL pendant la rotation du système rencontrer des pièces métalliques, et ainsi fermer ou ouvrir des circuits. La came k est dailleurs dans chaque poste placée dans une position différente par rapport à la position d'arrêt (la croix), cest ce qui nous explique que les appels puissent être réalisés dans un poste quelconque et dans celui-là seulement. Lenvoi dun courant de sens négatif actionne le levier darrêt c et libère le mécanisme. Toutes les aiguilles sont portées sur le déclenchement. Lenvoi successif de courants du signe positif actionne léchappement s et Jaisse avaneer le dernier rouage e dautant do dents quil y a eu d'émissions. Lorsque l'aiguille est en regard du chiffre voulu, lenvoi d'un courant négatif provoque le déclenchement de la sonnerie du poste correspondant, à ce chiffre. Larrêt de la sonnerie a lieu quand lagent du poste appelé répond, ou quand le poste appelant ne recevant pas de réponse remet les aiguilles à la croix en continuant lenvoi de courants de sens posilif. Examinons maintenant lagencement et le fonctionnement de lappareil appliqué à la téléphonie.
Cas dun poste complet. Chaque poste comprend : 1° Un appareil téléphonique qui peut être dun modèle quelconque disposé comme il est indiqué (fig. 5) ; 2° Un relais polarisé ; 3° Une sonnerie à trois bornes ou une sonnerie treinbleuse ordinaire suivant le cas ; 4° Deux clés d'appel à deux lames (16-41) et (17-37) ; 5° L'appareil Dardeuu donl les organes sont représentés au centre de la figure : 6° Une pile de ligne (21), une pile locale (26) et une pile pour le microphone. Fonctionnement de l'appareil. La clé 16 fait manuvrer l'armature du relais de ligne. 10 à gauche. La clé 17 fait manuvrer l'armature du relais de ligne 2e à droite. Lorsque les points 14-18 du relais l son! en contact, le pont est fermé, cest-à-dire que les deux bornes 19 de l'appareil téléphonique sont mises en courl-circuit par ses deux points (circuit 52 en pointillé sur Le schéma figure 5) et par conséquent aucune conversation ne peut être surprise. Ces deux contacts 14. 18, peuvent être rompus de deux façons : 1 ° Lorsque lélectro aimant fonctionne et attire le levier lequel soulève au moyen du crochet g' le levier qui retombe ensuite derrière lui pour l'enclencher (cas du poste appelant, figure 7). 2° Lorsque la pointe de la came k vient pousser o et par suite l'armature de lélectro l (cas du poste appelé, fig. 8). Poste appelant. 1 ° En appuyant sur la cdé 16 dans un des postes, le relais de ligne est attiré à gauche ; son circuit est fermé sur la pile de ligne ai par : pile de ligne 21, fil 22. ligne vers la droite, traversée de tous les postes, retour par la ligne de gauche, fils 23, bornes 19 et. fils 24 de lappareil téléphonique, relai de ligne 3.5 et + pile de ligne 21. Le relai de déclenchement (t fonctionne, son circuit étant fermé sur la pile locale 26 par : pile 26, fil de masse du mouvement 28, roue e, goupille d goupille r3. levier c commandé par lélcctro a, électro a, fil 29, contact 3o du relais de ligne aa, masse 3i du relais de ligne et -f- pile locale 26; l'armature de l'éleclro a est attirée, la goupille i3 fixée à lextrémité et qui arrêtait le mouvement par 1. est soulevée. le mouvement est libre, la voue e tourne d'une dent vers la gauche et se trouve arrêtée par le système d'échappement (fîg. 10) 11). L'aiguille du cadran (fixée sur le même arbre) qui était au repos sur 1'indication + (croix) (fig. 4) se retrouve portée devant l'indication « déclenchement» : la came n fixée sur larbre p est portée dune dent vers la gauche (fig. 6), le crochet j est retombé, et son extrémité vient tomber entre g et l'armature f sans y toucher (fig.6). Donc, en appuvant une première fois sur la clé 16, l'aiguille de chacun des postes se trouve sur l'indication « déclenchement » : dans cette position, une nouvelle pression sur la clé 16 naurait aucun effet, les contacts d et i3 étant rompus; on pourra donc appuyer une ou plusieurs fois pour produire le déclenchement par la clé r6. En appuyant sur la clé 17 dans l'un des postes, le relais de, ligne 25 est attiré vers la droite, son circuit étant fermé sur la pile de ligne 21 comme pour la clé 16, mais de sens inverse et vient fermer le circuit de la pile locale 26 sur léleclro r davancement par : pile 26. fil 27, électro r. fil 32, contact 33, masse 3i du relais de ligne a5 , et. + pile a6; l'armature de lélectro r est attirée, le svstème déchappement fonctionne, la rouée échappe d'une dent, l'aiguille avance dune division et se trouve alors dans tous les postes devant lindication « poste, n° 1 » (fig. 4) ; de plus, dans le poste appelant seulement, l'éleclro l a fonctionné, son circuit étant formé sur la pile locale 26, par pile 26, fil 27, contact de passage 34 dans la clé 17, fil 35. électro cl -|- pile 26 ; son armature /'est al tirée, l'extrémité du crochet j est retombée en arrière de g et maintient l'armature. Dans cette position les deux contacts 14 et 18 étant rompus, le contact j g permet de recevoir la réponse de sonnerie du posle appelé (fig. 7). La clé dappel 17 est agencée de manière que le fonctionnement, de l'éJcctro r ait lieu avant celui de léleclro l ; à cet effet, la grande lame de, la clé 17 touche Je plot 36 allant ail -j-de la pile, avant que la petite lame 37 touche au contact de passage 34. Celte disposition particulière a pour but déviter que la conversation soit surprise par un autre poste, si ce dernier appuyait doucement sur la clé 17 de façon à enclencher seulement léleetro l et à détruire le court-circuit établi entre les bornes de lignes et venant se fermer au 1.4-18 ; nous appellerons ce court-circuit pont téléphonique. Chaque fois que l'on appuiera sur la clé 17, les mêmes effets se produiront.; dans chaque poste laiguille avancera dune division, et dans le poste appelant, le circuit do la pile locale 26 se fermera sur l'élcctro L mais larmature de ce dernier ne fonctionnera plus puisquelle est enclenchée par la première pression (voir fig. 7). Lorsque laiguille se trouve sur le numéro du poste avec lequel on désire converser, le posle appelant appuie alors sur la clé r6 ; dans tous les postes, le relais de ligne est attiré à gauche ; ce fonctionnement ne prodnil aucun effet sur les électros locaux des autres postes et du poste appelant, le circuit de la pile locale étant ouvert dans tous ces postes. Posle appelé. En admettant, par exemple, que ce soit le numéro 5, la came k est calée sur larbre p de manière qu'elle soit sur 20 lorsque l'aiguille de ce poste et des autres péstos se trouve sur lindication numéro 5; de mémo au poste 4- cette came est lixée sur l'arbre p. de manière qu'elle soit sur 20, lorsque l'aiguille des postes se trouve sur 4, et ainsi de suite pour les autres postes, la position est alors celle représentée fig. 8. La came k pousse donc l'armature f par 20, sans pour cela que j vienne enclencher larmature par g ; les contacts 14 et 18 sont rompus, le pont téléphonique est ouvert, la came k est en contact avec le circuit de la pile locale 26 est. terme sur les bornes 38 et de la sonnerie par : pile 26. fil 27. masse 28 du mouvement, arbre p. came k. pointe 20, armature f petit ressort i, borne 38. sonnerie, élecLro 4°r sonnerie, borne 3p. sonnerie petite lame 41 + de la clé 16. contact 42 fil 43, contact 44 du relais de ligne 25. masse 3i du relais 2a et pile 26 : larmature 4a de la sonnerie est attirée comme dans un éleetro ordinaire ; lorsque le poste appelant lâche la clé 16. le circuit de la pile locale 26 est rompu, dans le poste appelé, sur les bornes 38 et 3p de la sonnerie, puisque le relài de ligne 2a est revenu à sa position de repos; le couvant cesse de circuler dans lélectro de la sonnerie par les bornes 38 et 3p ; mais lorsque larmature de la sonnerie sest éloignée de son électro Q, son ressort précédemment tendu par lattraction de larmature 45 est. venu par son élan loucher la borne 4b, la sonnerie fonctionne alors en trembleuse par : pile locale 26, fil 27 masse du mouvement 28, arbre/y, canne k. pointe 20, armature f, petit ressort i, til et borne 38!, sonnerie., éleetro sonnerie, contact. 43, ressort, de l'armature 45, borne 4. sonnerie, fil 48, bornes 4f) 5o de l'appareil téléphonique, et + pile locale 26. Le poste appelé averti par la sonnerie répond au poste appelant .en appuyant sur la clé 16. il produit an' poste appelant les mêmes effets quau poste appelé ; mais le circuit de la pile locale 26 au lieu.d'être fermé par k 20, comme au poste appelé (fig. 8) se ferme par f g, (fig. 7). Il est à remarquer que lorsque le poste appelant appuie sur la clé 16 pour sonner le poste appelé, il coupele circuit de sa sonnerie par le contact 42 et la petite lame 4i de celle clé. La sonnerie du poste apppelant est restée au repos. Communication téléphonique. Les deux postes (appelant et appelé) prévenus par la sonnerie décrochent le récepteur de lappareil téléphonique ; dans chacun d'eux, le circuit de la pile locale. 2b est rompu entre les deux ressorts 5i et les bornes .49 cl 5o de l'appareil téléphonique et la sonnerie s'arrête. La conversation peut sengager puisquau poste appelant, le pont téléphonique est ouvert entre' 14 et 18 (frg. 7), ainsi quau poste appelé (fig. 8). Les autres postes peuvent écouter la conversation, puisque dans ces derniers le pont est fermé (fîg. 7). Pendant la conversation, les autres postes sont avertis que la ligne est occupée puisque laiguille est arrêtée sur le numéro du poste appelé. Lorsque la conversation est terminée, le poste appelant ou appelé (suivant la convention appuie sur la clé 17 autant de fois qu'il est necessaire pour remettre les aiguilles à la croix ; si par inadvertance, lorsque les aiguilles sont à la croix, on appuie une ou plusieurs fois de plus, les aiguilles restent maigre cela à la croix puisque la goupille d est venue se heurter a la goupille i3 du levier c et qu'il faudrait alors appuyer sur la clé ib pour déclencher de nouveau les aiguilles. Cette inadvertance serait même utile, car en admettant qu'une ou plusieurs aiguilles soient restées en retard pour une cause quelconque, le nombre, de coups supplémentaires de la (de 17 rattraperait ce retard, et assurerait le synchronisme de la position des aiguilles à la croix. Lorsque le poste appelant vient de faire l'appel au poste appelé, et qu'après quelques instants qu'il juge suffisamment longs, il ne revoit pas de réponse, il peut en conclure que le poste appelé est absent, il appuie alors sur la clé 17 pour remettre les aiguilles à la croix dans tous les postes ; il a do ce fait arrêté la sonnerie au poste appelé par la rupture des contacts k 20 (fig. 5). Appel collectif. Pendant le cours d'une conversation entre deux postes, il peut y avoir nécessité den introduire un ou plusieurs autres ; les manunivros sont les suivantes." Admettons dabord que ce soit le poste i.qui appelle le 3 ; le postes 1 étant appelant a pris la position figure 7 et y reste jusquà ce que l'aiguille revienne à la croix ; le poste 3 appelé a pris la position figure 8. On veut introduire le poste 0 par exemple. Le poste appelé 3 appelle le 5, le 3 devenu poste appelant a pris la position figure 7 et le 0 appelé la position figure 8, et ainsi de suite pour en mettre plusieurs autres successivement en ligne. Appel général de tous les postes. Entre lindication du numéro du dernier poste et la croix, chaquê cadran porte l'indication « appel général », la position de laiguille lorsqu'elle se trouve en face celte indication correspond à celle de la goupille d qui vient de rompre le contact, avec la lame m ; le contact, passager se produit en effet lorsque laiguille passe entre lindication du dernier poste et l'indication « appel général »; il est cependant d'une durée suffisante pour actionner l'électro l, le circuit de la pile locale 26 étant fermé sur ce dernier par : pile 26, fil 27, masse 28 du mouvement, arbre /;, goupille d, lame électro l, et + pile 26. Ce fonctionnement a lieu même dans la marche normale, mais lorsque laiguille revient à la croix (fig. 4), l'enclenchement g,j qui a eu lieu par ce contact passager (fig. 7) est détruit par la came n soulevant le levier (fîg. 5), mais lorsque laiguille de chacun des postes se trouve amenée devant lindication et appel général » par le poste appelant et que dans cette position le poste appelant appuie sur la clé 16, la sonnerie fonctionne dans tous les postes, le circuit de la pile locale 26 étant fermé sur la sonnerie par j et g, tous les postes sont dans la position figure 7, les ponts sont ouverts étions les postes peuvent converser ensemble. Chaque sonnerie sest arrêtée lorsquon a décroché le récepteur du commutateur de lappareil téléphonique. Si un des postes est absent au moment de lappel général, sa sonnerie fonctionnera pendant la durée de la conversation de tous les autres et le tout sera remis à la position de repos par le poste appelant, qui après la communication générale remettra les aiguilles à la croix (fig. 4) au moyen de la clé 17. Poste dintercommunication.
Le poste dintercommunication représenté schématiquement (flig. 9) comprend : deux appareils Dardeau ordinaires A et R avec relais et sonnerie; une sonnerie fin de conversation C, un appareil téléphonique D et deux commutateurs E et P. Chaque appareil Dardeau est muni de sa pile locale PL. Une pile d'appel PA est commune aux doux circuits. Le commutateur de réseau E est destiné : 1° A placer lappareil téléphonique sur le circuit sur lequel on doit converser ; 2° A placer la pile dappel PA sur l'appareil correspondant à ce circuit ; 3° A bouderie circuit avec lequel lon il na pas à échanger de conversation. Le commutateur dinlercominutation F a pour but : 1" De séparer les deux circuits ou de les réunir en un seul ; 2 Dinterrompre les eireuitsdes sonneries dappel des deux postes ; 3" De fermer le circuit de la sonnerie fin de conversation G. Fonctionnement. Le commutateur d'intercommunication F étant au repos, cest-à-dire poussé vers la flèche G, les deux circuits sont indépendants. La figure représente à titre d'exemple un circuit de 6 postes et un de 12 postes. Le poste double est à la fois poste n° 4 sur le réseau 1 et poste n° 8 sur le réseau 2. Supposons que le poste double soit appelé par le réseau 1, l'agent de ce poste poussera le commutateur de réseau E vers la flèche H, ce qui est le cas de la figure. Lappareil téléphonique est mis en relation avec le réseau 1 de même que la pile d'appel PA. Il répond ensuite au posté appelant en appuyant sur le bouton blanc comme dans un poste ordinaire, décroche les récepteurs et engage la conversation. La correspondance terminée il raccroche les récepteurs et abandonne lappareil sans sinquiéter de la position du commutateur de réseau. Il est à remarquer que la disposition de ce commutateur est telle quil soit sur le réseau 1 ou sur le réseau 2, le poste peut recevoir lappel de sonnerie, soit du réseau 1 soit du réseau 2. et même des deux à la fois. Il ny a donc pas à craindre dêtre isolé pur suite de la négligence dun employé qui naurait pas remis le commutateur en place pour lattente après une communication. Si l'on avait à répondre au réseau 2, on pousserait le commutateur vers la flèche I, les lames de contact j prendraient la position en pointillé et leffet serait le même que précédemment. En résumé, soit pour répondre, soit pour appeler, il devra d'abord pousser (à moins quil n y soit déjà) le commutateur de réseau K sur IL ou sur I, suivant que lon veut communiquer avec l'un ou l'autre réseau. Intercommuiication. Supposons qu'un poste du réseau 1 veuille communiquer avec un poste du réseau 2 ou inversement. Il appelle dabord le poste d'intercommunication et lui demande le poste avec lequel il désire être mis en relation. L'agent du poste d'intercommunication appelle lui-même le poste demandé, et établit rinlereommunication en poussant le commutateur vers la flèche L, les deux sonneries des postes sont supprimées, ce qui permet aux postes en relation de savertir réciproquement par la sonnerie sans déranger le poste d'intercommunication. Fin de conversation. A la lin de la communication l'un quelconque des deux postes ou les deux à la fois appuient sur le bouton noir pour remettre les aiguilles à la croix. A chaque coup de bouton, une sonnerie spéciale fin de conversation C fonctionne au poste d'intercommunication et avertit le préposé qu'il peut rétablir les deux circuits en remettant le commutateur F au repos. Nous ne voudrions pas terminer cette étude de lappareil sans dire quelques mots davantages spéciaux au système. Le dispositif s'applique aussi bien au simple fil quau double fil. Il suflit de relier les fils de ligne de manière à ce que le courant circule dans ce même sens à travers tous les appareils . (fig 10 et 11) Il est à remarquer également que les seuls enroulements des relais de résistance appropriée à celle de la ligne, sont en série sur celle-ci dans chaque poste, ce qui constitue un avantage au point de vue téléphonique. Lappareil est très peu encombrant. Il permet d'obtenir 2000 tours de cadran sans remontage à la main. Le remontage électro-automatique serait tout aussi simple. Il consomme cependant une quantité d'électricité assez forte et nécessiterait un renforcement des piles. Il suffirait pour cette modification de remplacer le mouvement d'horlogerie par un système électro-magnétique agissant par un cliquet pour la commande de l'arbre p. Applications - Bien que très récent, l'appareil Dardeau a été adopté par plusieurs compagnies. Il fonctionne sur les tramways de Tours (ce postes : ligne de Saint-Martin à Tours), 17 postes desserviront les trottoirs roulants de lExposition, et 20 les gares du chemin de fer métropolilain. Dans les installations précédentes tous les postes sont en série. Appareil omnibus
Breguet- La Compagnie générale des Omnibus, à la suite dessais heureux sur la ligne d'Ivrv-les-Hallcs, a décidé lapplication des appareils Dardeau à son réseau téléphonique qui comprend plus de 60 km. Cette installation est très intéressante au point de vue des nombreux postes d'intercommunication que présentera ce réseau et grâce auquels deux postes quelconques du réseau pourront communiquer entre eux. - La Compagnie du chemin de fer sur route de Paris à Arpajon possédera de même trois circuits indépendants comprenant en tout 11 postes dont quatre dintercommunication. sommaire Le téléphone occupe au Métropolitain
une large place et le développement de ces lignes téléphoniques
atteint 777 kilomètres pour les 78 kilomètres de voies
actuellementen exploitation. Lorsque le réseau Métropolitain
sera complet, le développement de ces lignes téléphoniques
dépassera 1.000 kilomètres.
TÉLÉPHONE ET AVERTISSEURS D'ALARME Chaque conducteur est composé d'un iil en cuivre
rouge étamé haute conductibilité, de 0,001 m. de
diamètre, une couche de caoutchouc naturel, une couche de caoutchouc
vulcanisé, un ruban enduit, un guipage coton. Sur la voie, des boutons ordinaires de sonneries placés
dans des boîtes en fonte plombées, avec couvercle en verre. |