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Jules Edouard Wyder
Jules Edouard Wyder
(aussi orthographié Wyders) est né le 7 août 1844
à Paris où il se marie avec Margaret Rogers, née
à Caernarfon au Pays de Galles.
C'est un électricien et a fondé une entreprise spécialisée
dans les installations de lumières pour usines et magasins.
Leur date d'installation comme électricien à Tours, au 16
boulevard Béranger. n'est pas connue mais elle est postérieure
à 1878.
Le couple est recensé au 18 rue Etienne Pallu en 1896 avec leurs
3 enfants : Marcelline, âgée de 18 ans (pianiste), Théodore,
14 ans et Clarisse, 12 ans.
À la fin du XIXe siècle,
les premiers téléphones (comme ceux d'Alexander Graham
Bell) utilisaient des aimants permanents dans leur écouteur
pour faire vibrer une membrane métallique et retransmettre la voix.
On sait aussi que lors du "Procès
Bell Telephone C°" le 14 juillet 1879. Thomas Watson interrogé
répond :
Interrogation 69 : Lors de leur fabrication initiale, avez-vous utilisé
des aimants permanents ou simplement des noyaux de fer doux sans aimant
permanent ?
Réponse. J'ai utilisé des noyaux de fer doux sans aimant
permanent.
Des années plus tard, Jules Wyder proposait une alternative technique
au système traditionnel avec aimant permanent.
Il dépose un brevet
pour un "Téléphone sans
aimant permanent" 178903
du 09.10.1886 (de 10 pages)
Extrait
La même année le même
jour, il dépose un autre brevet pour l'invention d'un "transmetteur
téléphonique" 178904
(de 7 pages)
Cette invention de M. Wyder consiste surtout dans une disposition nouvelle
des charbons du microphone, et dans un mode spécial dappel.
La figure ci-jointe indique comment les charbons sont disposés.

A et B sont des traverses en charbon, A attenant à la plaque vibrante,
et B au fond de la caisse. Sur ces traverses reposent des barrettes de
charbon G, taillées en biseaux, et maintenues en place par des
petits râteaux E. Le fonctionnement est celui de tous les microphones;
mais les barrettes C ne pouvant changer de position, ni rouler, léquilibre
des pièces est stable et les déréglages fréquents
ne sont pas à redouter. Suivant les cas on varie linclinaison
des biseaux des barrettes ainsi que leurs formes. La figure montre deux
des dispositions brevetées. Pour un seul transmetteur quatre barrettes
suffisent généralement.

Pour transmettre la parole à grande distance, M. Wyder fait usage
de bobines dinduction qui, faisant varier la résistance des
lignes sont limitées dans leur rendement par ce fait, que leur
circuit magnétique est ouvert ou mal fermé.
Enfin, à ce téléphone il est ajouté un mode
dappel qui nest pas des plus recommandables. Il consiste en
une roue dentée que lon fait tourner à la main; on
met cette roue dans le circuit du microphone, et à chaque échappement
du cliquet, on obtient une série dinterruptions qui font
résonner la plaque vibrante de l'appareil récepteur.
Comme variante, M. Wyder propose aussi une anche de flute métallique
qui, sous laction du souffle peut, comme la roue, donner une série
de contacts et dinterruptions.
On ne sait pas si ce système a été commercialisé.
L'ensemble s'adresse "au
service privé des hôtels, châteaux, administrations
et des particuliers etc ; par sa simplicité. Muni de son appareil
d'instruction, il peut être appliqué à grande distance".
Voici les avantages de l'appareil selon son inventeur
:
- "de pouvoir (...) trouver pour son prix une
large application dans l'usage privé".
- "de pouvoir par suite de la netteté de production des ondes
électriques, reproduire fidèlement dans les récepteurs
les sons confiés à l'appareil et à des distances
relativement grandes".
- "de pouvoir à grandes distances (...) reproduire les sons
avec la même fidélité et cela à des distances
beaucoup plus considérables (...)
- "de pouvoir, sans le secours de sonnerie ou autres complications
provoquer des sons puissants constituant l'appel"
Ces deux brevets sont conservés sur
le site à la page Inpi sous les n° 178903
et n° 178904
...
Autre brevet Wyder. 205567. 13 Mai 1890. Régulateur compensateur
automatique pour chûtes deau.
Jules Wyder décède à l'âge de 51 ans le 12
mai 1896 et sa veuve le 16 février 1906 à Tours.
On apprend dans l'acte de décès de l'épouse, que
leur fils Théodore Wyder est photographe à Vannes (Morbihan).
Il n'y a que ces traces sur ses travaux,
sur son existence, mais il a fait parti des pionniers qui ont participé
à l'amélioration du téléphone en France.
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