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Voici un extrait du site
de Philippe THOEN "amateur de l'histoire de Woippy"
et qui selon son souhait : "que d'autres historiens amateurs comme
je le suis, fassent la même chose pour leur village ou leur ville.
Au moins, et en définitive, nos recherches auront servi et ne resteront
pas enfermées dans une caisse au fond du grenier pour finir un
jour dans la benne papiers de la déchetterie"...
Histoire du téléphone à Metz du début en
1877 à 1913, la veille de la première guerre mondiale
Sources d' informations : la Gazette de Lorraine (GdL),
le Messin (LM) ( Collection de la Bibliothèque-Médiathèque
de Metz )
sommaire
Mercredi 4 juillet 1877
Par suite de l'augmentation toujours croissante des relations télégraphiques
entre Berlin, Francfort et Paris, deux nouveaux fils ont été
établis entre ces trois voies... La jonction des fils a pu s'établir
ces jours derniers à Avricourt... (GdL)
Mardi 10 juillet 1877
Un américain vient de trouver, dit-on, un procédé
qu'il a fait breveter, pour la reproduction instantanée, par voie
télégraphique, de planches stéréotypiques.
Une page entière de journal, peut être transmise, par ce
moyen, prête à être mise sous presse, d'un lieu quelconque
à un autre, avec cette circonstance avantageuse que la reproduction
pourra arriver agrandie ou réduite à volonté. (GdL)
Le procédé est celui-ci : ... (cette invention du téléphone
de G.A. BELL est largement documentée dans ce
site, commencez par cette page )
Mercredi 11 juillet 1877
D'après les plus récentes nouvelles, la pose du câble
souterrain entre Halle et Francfort avance rapidement... (GdL)
Mercredi 18 juillet 1877
M. Stephan, maître général
des postes, revenu d'une tournée d'inspection qu'il a faite dernièrement
à travers l'Allemagne, a cru devoir consigner dans une circulaire
certaines négligences qu'il a été à même
de constater dans les différentes branches de son administration...
(GdL)
Mardi 28 août 1877
Le 1er septembre, un bureau télégraphique combiné
avec un bureau de poste seront ouverts au public avec service restreint
de jour à Uckange, arr. de Thionville.
(un autre article plus tard parle du 1er octobre) (GdL)
Vendredi 26 octobre 1877
Statistiques 1876 (GdL)
Mardi 30 octobre 1887
Un bureau de poste combiné avec un bureau télégraphique
sera établi dans la maison n°5 rue de Paris au Fort Moselle...
(GdL)
Mercredi 28 octobre 1877
A partir du 1er avril 1879, l'année budgétaire pour l'Alsace-Lorraine
débutera le 1er avril et se terminera le 31 mars. (GdL)
Vendredi 30 novembre 1877
Endommagement des lignes télégraphiques. (GdL)
Mardi 18 décembre 1877
Le directeur général des Postes et des Télégraphes
de l'Allemagne, dit l'Express, vient d'adresser à ses agents une
longue circulaire relative à l'exploitation du téléphone
sur les lignes télégraphiques. La taxe à percevoir
pour les dépêches téléphoniques seront calculées
à tant par mot, comme sur les lignes télégraphiques
ordinaires. Pour assurer le secret des correspondances, les instruments
téléphoniques seront installés dans des locaux particuliers
où les personnes étrangères au service ne peuvent
entendre celui qui envoie la dépêche verbale. Et il est interdit
aux employés de communiquer à qui que ce soit le nom de
l'expéditeur ou celui du destinataire. (GdL)
Samedi 29 décembre 1877
Le 1er janvier, ouverture d'un bureau télégraphique combiné
avec un bureau de poste ouvert au public avec service de jour restreint
à Béningen, Merlebach, Carling, Hettange-Grande, Berthelming
et Heming. (GdL)
Dimanche 30 décembre 1877
Le maître des postes fait connaître officiellement qu'à
partir du 1er janvier 1878, le tarif par mots sera introduit dans les
communications télégraphiques entre l'Allemagne et la France.
La taxe des télégraphes ordinaires échangés
directement entre ces deux pays est fixée uniformément et
par mot à 16 pfennig = 20 centimes. (GdL)
sommaire
Année 1878
Jeudi 3 janvier 1878
Un bureau de poste sera ouvert le 1er janvier 1878 à Cheminot,
arrondissement de Metz-campagne. (GdL)
Dimanche 6 janvier 1878
Nous avons dit dernièrement que le directeur général
des Postes et de Télégraphes de l'Allemagne avait adressé
à ses agents une longue circulaire relative à l'exploitation
du téléphone sur les lignes télégraphiques.
Voici, en abrégé, quelques-unes des principales dispositions
contenues dans la circulaire de M. Stephan. Les bureaux qui seront ouverts
au public pour le service des dépêches télégraphiques
en Allemagne seront considérés comme des établissements
indépendants, mais ils seront en même temps rattachés
aux bureaux télégraphiques ordinaires, lesquels se chargeront
de la transmission sur leurs fils des télégrammes envoyés
au moyen du téléphone. La transmission aura lieu de la manière
suivante: le bureau qui aura un télégramme à expédier
invitera le bureau de destination à mettre l'appareil en place.
Dès que les cornets du téléphone auront été
ajustés, le bureau de transmission donnera le signal de l'envoi
de la dépêche verbale. L'expéditeur devra parler lentement,
d'une manière claire et sans forcer la voix, les syllabes seules
seront nettement séparées dans la prononciation; on aura
soin surtout de bien articuler les syllabes finales et d'observer une
pause après chaque mot, afin de donner à l'employé
récepteur le temps nécessaire à la transcription.
Lorsque le télégramme a été reçu et
transcrit, l'employé du bureau de destination vérifie le
nombre des mots envoyés, puis il répète à
l'aide du téléphone, le télégramme entier
rapidement et sans pause, afin de constater qu'aucune erreur n'a été
commise. Pour assurer le secret des communications, les instruments téléphoniques
sont installés dans des locaux particuliers, où les personnes
étrangères au service ne peuvent entendre celui qui envoie
la dépêche verbale, et il est interdit aux employés
de communiquer à qui que ce soit le nom de l'expéditeur
ou celui du destinataire. Les taxes à percevoir pour les dépêches
téléphoniques sont calculées à tant par mot,
comme sur les lignes télégraphiques ordinaires. (GdL)
Mardi 8 janvier 1878
Congrès international de télégraphie le 1er juillet
à Londres. (GdL)
Vendredi 11 janvier 1878
Le téléphone a été essayé avec succès
entre la France et l'Angleterre. De nouvelles expériences ont eu
lieu samedi matin, à l'aide du câble sous-marin qui relie
Saint-Margareth's bay près de Douvres, au village de Sangatte,
sur la côte de France... (GdL)
Dimanche 27 janvier 1878
Le 1er février prochain, une station télégraphique
établie à Solgne et fonctionnant au moyen d'un téléphone
sera ouvert au public avec service restreint de jour. Cette station télégraphique
sera réunie au bureau de poste de ladite localité. (GdL)
Jeudi 31 janvier 1878
Le réseau télégraphique intérieur de l'Allemagne
doit s'étendre sur le territoire dans toutes les directions qui
ont de l'importance... (GdL)
+ description de la machine à creuser
Mercredi 13 février 1878
Budget de l'Empire présenté au Reichstag.
Lignes télégraphiques. (GdL)
Mardi 13 mars 1878
Nombre des bureaux télégraphiques d'Allemagne. Du 1er janvier
1875 au 1er janvier 1878, le nombre des bureaux télégraphiques
est passé de 1686 à 3320. Dans cette même période,
le nombre des employés est passé de 3590 à 3275.
(GdL)
Vendredi 15 mars
Paris. Expérience téléphonique entre le Grand Théâtre
et un immeuble voisin. (GdL)
Samedi 13 mars 1878
Nous avons parlé plusieurs fois déjà du téléphone,
qui permet de transmettre la voix à des distances indéfinies.
Voilà maintenant qu'on a trouvé le moyen de conserver la
voix indéfiniment avec la faculté de la reproduire à
volonté... (GdL)
Samedi 6 avril 1878
Nombre de télégrammes expédiés sur les lignes
télégraphiques de l'Empire. 1877 - 11 391 846 ; 1876 - 10
649 994 (GdL)
Vendredi 19 avril 1878
Le téléphone et le phonographe dépassés par
l'aérophone. (GdL)
Mardi 23 avril 1878
L'aérophone. (GdL)
Mercredi 8 mai 1878
Demande de télégraphe pour Saint-Quirin. (GdL)
Jeudi 9 mai 1878
Ouverture d'un bureau de poste à la gare de Thionville. (GdL)
Mercredi 15 mai 1878
On sait que le télégraphe souterrain est en voie de construction
entre Berlin, Carlsruhe, Strasbourg et Metz. La ligne est achevée
jusqu'à Hemsbach dans le Grand Duché de Bade. Ces travaux
occupent 600 ouvriers. (GdL)
Mardi 28 mai 1878
Le 1er juin prochain, des bureaux télégraphiques combinés
avec les bureaux de poste et à service de jour restreint, seront
ouverts au public à Niederweileret à Vallérysthal,
arrondissement de Sarrebourg, ainsi qu'à Goetzenbruck, arr. de
Sarreguemines. (GdL)
L'Hôtel des Postes est situé rue des Parmentiers Le bureau
du Télégraphe est situé Place Royale. (GdL)
Mercredi 26 juin 1878
Des nouveaux bureaux télégraphiques seront ouverts le 1er
juillet prochain, aux nouvelles gares de Metz et de Thionville, ainsi
qu'à Rodemacker, Waldwisse, Nébing et Hombourg-Haut. (GdL)
Dimanche 14 juillet 1878
Le 16 courant, des bureaux télégraphiques réunis
aux bureaux de poste seront ouverts à Marsal et à Maizières-les-Vic.
Au dernier endroit, le service se fera par le téléphone.
Le bureau télégraphique de la station de Carling sera fermé
pour la correspondance privée à partir du 1er août.
(GdL)
Vendredi 26 juillet 1878
Le téléphone, un instrument qui permet de causer à
voix basse et à une distance kilométrique presque infinie.
(Lettre de l'exposition) (GdL)
Mercredi 9 octobre 1878
Le 1er courant, un bureau télégraphique combiné avec
le bureau de poste a été ouvert au public avec service de
jour restreint à la gare de Hagondange. (GdL)
Mardi 29 octobre 1878
On sait que la ligne télégraphique souterraine Francfort-Strasbourg
a été récemment terminée. Aujourd'hui les
journaux de Berlin annoncent que les travaux nécessaires pour la
pose d'un câble souterrain entre Cologne, Coblence, Trèves
et Metz seront commencés dès le mois de mars 1879. (GdL)
Vendredi 8 novembre 1878
Rapport administratif au Conseil général de la Lorraine.
Poste et télégraphe. Nombre de bureaux de poste de la Lorraine
: 106 en 1876, 110 en 1877. Nombre de bureaux télégraphiques
en Lorraine : 38 en 1876, 55 en 1877 dont 54 combinés avec un bureau
de poste. L'administration se propose de créer en 1878, 11 nouveaux
bureaux télégraphiques, éventuellement avec téléphone.
Une ligne doit être établie instamment entre Forbach et Klein-Rosselle,
Metz-Woippy, Metz-Vigy, Valerysthal et Hessen, Abbersvillers et Saint-Quirin.
(GdL)
Vendredi 13 décembre 1878
On sait que la Direction générale des Postes et Télégraphes
d'Allemagne a établi depuis quelques temps des lignes de téléphone.
Il résulte d'un rapport de l'administrateur que le nombre des stations
téléphoniques existant actuellement est de 272 et que l'on
a reconnu que, pour une distance de 50 kilomètres, ces appareils
fonctionnent très bien. (GdL)
Mercredi 25 décembre 1878
Le 1er janvier, une agence de poste combinée avec un bureau télégraphique
et comportant un service de jour restreint, sera ouvert au public à
Longeville-lès-Metz. (GdL)
sommaire
Année 1879
Jeudi 10 avril 1879
Les travaux pour la pose du câble télégraphique souterrain,
destiné à relier Cologne à Metz, ont été
inaugurés le 1er de ce mois, sur la rive gauche du Rhin, à
Kalh. ... (GdL)
Vendredi 11 avril 1879
Depuis le 1er courant, un service télégraphique de jour,
réuni au bureau de poste est ouvert au public à Chambrey,
Petite-Rosselle, Vigy et Woippy.
A Chambrey, le service se fait au moyen de l'appareil téléphonique.
(GdL)
Dimanche 4 mai 1879
Les journaux rhénans annoncent que la câble télégraphique
souterrain qui doit relier Cologne à Metz a été posé
les 29 et 30 avril dans les rues de Coblence et dans le lit du Rhin. Le
revêtement métallique destiné à protéger
le câble contre les attaques de l'eau ne pèse pas moins de
60 000 kg. (GdL)
Vendredi 20 juin 1879
Les travaux pour la pose du câble téléphonique souterrain
de Cologne à Metz viennent d'être achevés jusqu'à
Thionville. Le câble, de Cologne à Metz, a une longueur d'environ
310 kilomètres, dont 282 kilomètres sont actuellement posés,
il ne reste donc plus que 28 kilomètres, qu'on doit achever en
10 jours de sorte que les travaux commencés vers le 10 avril n'auront
duré en tout que 3 mois. C'est la compagnie Felsen et Guillaume
de Cologne qui fait la pose. Le câble, dit la Gazette de Thionville,
se compose de sept fils télégraphiques isolés au
moyen d'une matière composée de gutta-percha. Les sept fils
isolateurs, enveloppés de chanvre goudronné, sont réunis
en une seule et même masse et entourés de nouveau de fils
de fer protecteurs qui, eux-mêmes enveloppés d'une préparation
de chanvre, constituent le câble. Les différents câbles
sont roulés par morceaux de 1000 mètres sur des voitures
spécialement construites à cet effet. Au moment de la pose,
le câble se déroule facilement dans les fossés, on
comble ces derniers et on continue le travail. La jonction des différents
morceaux se fait par une soudure qui elle-même est entourée
de gutta-percha et enveloppée de tuyaux en fonte. ... (GdL)
Mercredi 25 juin 1879
Les ouvriers occupés à ces travaux sont déjà
arrivés près du fort de St Julien, et demain on pourra les
voir à l'uvre à l'intérieur de la ville. (GdL)
Jeudi 26 juin 1879
La pose du câble (GdL)
Mercredi 2 juillet 1879
La ligne télégraphique de Strasbourg. (GdL)
Vendredi 4 juillet 1879
Le progrès n'a pas de limite. Après le télégraphe,
le téléphone, le phonographe, voici que... (GdL)
Jeudi 10 juillet 1879
On nous écrit de Courcelles-Chaussy le 8 juillet. Le télégraphe
souterrain... bagarre et blessés le jour de paie... (GdL)
Vendredi 11 juillet 1879
Suite de la bagarre. (GdL)
Vendredi 1er août 1879
Le congrès télégraphique de Londres a terminé
ses travaux. La nouvelle convention a été signée
le 28 et entrera en vigueur en avril 1880. Prochain congrès à
Berlin en 1884. (GdL)
Mercredi 13 août 1879
La pose du câble souterrain reliant Berlin et Strasbourg, par Magdebourg,
Cologne et Metz est terminée jusqu'à Haguenau. Encore quinze
jours et toute la ligne sera achevée. (GdL)
Dimanche 17 août 1879
Le câble est terminé... (GdL)
Samedi 13 septembre 1879
Le câble sous-marin entre l'Allemagne et la Norvège est en
exploitation depuis le 5 septembre (GdL)
Mardi 16 septembre 1879
Signalement des incendies par le télégraphe. Vienne et Berlin
en 1860. (GdL)
Samedi 27 septembre 1879
Interdiction de faire des fouilles près des câbles télégraphiques.
(GdL)
Vendredi 3 octobre 1879
A en croire la Gazette de Cologne , de grands travaux vont être
entrepris pour réunir par des lignes télégraphiques
souterraines les grandes places fortes de Metz et de Strasbourg avec les
principaux points stratégiques de l'Allemagne. La forteresse de
Bitche, déjà, se trouve en communication avec le grand câble
qui relie ces deux villes, et le même travail va, selon toute probabilité
être exécuté pour Thionville. D'autre part, un câble
souterrain reliera Neuf-Brisach avec Strasbourg qui depuis l'an dernier
se trouve, comme l'on sait, en communication télégraphique
au moyen d'un câble souterrain avec la capitale de l'Allemagne.
(GdL)
sommaire
Année 1880
Jeudi 1er janvier 1880
Le 1er janvier 1880, une agence postale sera créée à
Rombas. Cette agence sera desservie par un courrier en voiture circulant
entre Hagondange et Rombas aux heures suivantes: Départ de Hagondange
à 6 heures du matin, arrivée à Rombas à 7
heures. Départ de Rombas à 3h40 du soir, arrivée
à Hagondange à 4h40. La circonscription postale de Rombas
comprendra les localités suivantes: Bronvaux, Clouange, Guisbonne,
Marange-Silvange, Moulin-de-Marange, Moulin-Ste-Croix, Moulin-de-Ternel,
Pierrevillers, Point du jour, Ramonville, Silvange et Villers-lès-Rombas.
+ Poste de Hagondange (GdL)
Samedi 28 février 1880
A partir du 1er mars, les forts de St-Quentin et Lessy, ainsi que le Sauvage,
la caserne dite du Plateau, le fort de Plappeville, les communes de Tignomont
et de Plappeville seront desservies par le bureau de poste de Longeville.
(GdL)
Mardi 2 mars 1880
Poste et courrier de Longeville (GdL)
Vendredi 26 mars 1880
Convention internationale de télégraphie (GdL)
Lundi 29 et mardi 30 mars 1880
Le téléphone vient d'être employé aux Etats-Unis
à un usage assez inattendu. Une citation à comparaître
devant le tribunal de la ville de St-Louis, a été notifiée
par huissier à l'aide du téléphone, et l'exploit
téléphonique a été déclaré par
les juges parfaitement valable. (GdL)
Mercredi 7 avril 1880
Abréviations pour les dépêches. (GdL)
Vendredi 30 avril 1800
Le 1er mai prochain, un bureau télégraphique combiné
avec le bureau de poste, et avec service de jour restreint, sera ouvert
à Rombas. Ce bureau sera desservi par des appareils téléphoniques.
(GdL)
Vendredi 25 juin 1880
Ouverture d'un bureau de poste à Saint-Julien-lès-Metz.
(GdL)
sommaire
Année 1883
Jeudi 11 janvier 1883
A Metz, le nombre des boîtes à lettres est de 33, celui des
bureaux de poste est de 4 dont ceux de la Place de la Comédie et
de la Gare et du Fort Moselle avec service télégraphique.
Celui des fils télégraphiques de 27. Metz est rattachée
au grand réseau télégraphique souterrain de l'Empire
et reliée directement, par câble, avec Berlin, Cologne, Coblence,
Mayence, Francfort et Strasbourg. (GdL)
Samedi 13 janvier 1883
Chambre de commerce. Metz le 15 novembre 1882. Téléphone
et télégraphe. Relation entre les postes. (GdL)
Jeudi 25 janvier 1883
Le téléphone en Amérique pour instruction judiciaire,
dans le journal "L'électricité" que dirige Hallez
d'Arros. (GdL)
Samedi 27 janvier 1883
L'incendie à l'Hôtel des Postes hier soir est dû à
l'explosion d'un tuyau de gaz dans une pièce faisant partie de
l'appartement de M. Bolhe, directeur supérieur des Postes. De là,
le feu s'était communiqué au second étage habité
par M. Jesse, directeur des Postes. Les dégâts commis dans
les deux appartements par le feu et l'eau des pompiers sont des plus considérables.
Le bureau d'expédition du rez-de-chaussée a été
également fort détérioré par l'eau et on s'est
vu obligé de transmettre momentanément ce bureau à
la grande gare. Au reste, le service postal n'a subi aucune interruption
à la suite du sinistre. (GdL)
Samedi 15 avril 1883
Correspondance téléphonique entre New York et Chicago distants
1 609 kilomètres. Le fil d'acier est recouvert de cuivre. (GdL)
Lundi 23 juillet 1883
Grammaire hiéroglyphique au télégraphe pour moins
payer au nombre de mots. Projet de loi. (GdL)
Mardi 24 juillet 1883
Séance du Conseil municipal des 13 et 20 juillet. La communication
téléphonique établie entre la tour de la Mutte et
le poste des pompiers de l'Hôtel de ville ayant donné de
bons résultats, l'établissement de téléphones
pour annoncer les incendies recevra une extension nouvelle. On a arrêté
provisoirement d'établir des stations pour les signaler aux endroits
suivants: à la demeure du sacristain près de l'église
St-Simon, à l'école de la rue du Pontiffroy, au logement
du concierge du Lycée et à celui du concierge de l'Hôtel
de la Présidence du Département, à l'hospice israélite,
aux lavoirs de la rue des Capucins et de la rue Vigne St-Arnould, à
l'école de la place St-Simplice et au poste central de la direction
de la Police. Si les autorités intéressées y donnent
leur consentement, ces divers endroits seront mis en communication téléphonique
avec l'Hôtel de ville, dans le cas où l'Etat se chargerait
d'une partie des frais. (GdL)
Vendredi 5 octobre 1883
L'emploi du téléphone se généralise de plus
en plus. Faisant droit à une demande qui lui a été
adressée par MM. Lion et Caen , l'administration des Postes et
Télégraphes fait établir en ce moment, un fil téléphonique
qui reliera les bureaux de cette maison, rue St-Georges, avec la gare
centrale. Une communication semblable existe déjà entre
la gare et les bureaux de M. Brettschneider, camionneur, place de Chambre.
(GdL)
sommaire
Année 1884
Mercredi 11 juin 1884
Une nouvelle application du téléphone. (GdL)
Samedi 23 août 1884
Publicité pour le télégraphe électrique par
la maison M. Oetringer, rue de la Tour aux rats, 14. (GdL)
Samedi 6 septembre 1884
Les lignes télégraphiques sont souvent endommagées...
(GdL)
Jeudi 1er décembre 1884
Endommagement des lignes téléphoniques... (GdL)
sommaire
Année 1887
Mardi 29 mars 1887
L'établissement du réseau téléphonique pour
la ville de Metz est unanimement reconnu utile et bien désirable,
d'après les communications faites par l'administration des Postes,
la réalisation de ce projet est possible, seulement il sera nécessaire
de trouver un certain nombre de participants (au prix d'abonnement de
150 marks par an). Une invitation de participer à cette entreprise
sera prochainement publiée par les soins de la Mairie. Pour utiliser
le réseau téléphonique pour le service d'annonce
des incendies, on offrira aux propriétaires d'un téléphone
placés aux endroits convenables, de payer une partie de l'abonnement
de l'année sur les fonds de la ville, sous la condition qu'ils
tiennent le téléphone pour signaler les incendies à
la disponibilité du public et qu'ils lui donnent à cet effet
toujours rapidement accès. (GdL)
Dimanche 22 mai 1887
M. le Maire fait connaître qu'on a l'intention d'établir
pour la ville de Metz des communications téléphoniques,
qui permettront à chaque particulier de se mettre directement en
rapport, au moyen des appareils téléphoniques avec tous
les autres participants, ainsi que d'envoyer indirectement, c'est-à-dire
par l'entremise de la station centrale, des lettres et dépêches
dans toutes les directions. L'installation sera faite par l'administration
impériale des Postes, et chaque participant devra payer à
cette administration un abonnement de 150 marks par an. On pourra prendre
connaissance des autres conditions à la Mairie et recevoir aussi
des imprimés contenant les détails.
Pour la réalisation de ce projet, qui sera d'une grande importance
pour le développement de notre ville, il importe avant tout de
réunir un certain nombre de participants, par conséquent,
tous ceux qui voudront faire établir un téléphone
chez eux -administration, industriels, commerçants...- sont priés
d'en informer l'administration municipale qui entrera alors en négociation
avec l'administration des Postes, dès que le nombre suffisant de
participants sera atteint. On aura tous les égards pour des vux
spéciaux à formuler, autant que cela sera possible dans
l'intérêt général.
Une partie de l'abonnement annuel pourrait être remboursée,
par la Caisse municipale, à ceux des participants qui mettent leur
téléphone à la disposition du public pour annoncer
les incendies et qui rendront l'accès possible à toutes
les heures. Des déclarations à ce sujet seront également
reçues à la Mairie.
Comme il serait peut-être possible d'étendre le réseau
téléphonique jusqu'aux villages des environs de la ville,
les habitants des communes de Montigny, Sablon, Plantières, Queuleu,
Vallières, St-Julien, Woippy, Lorry, Plappeville, Devant-les-Ponts,
Ban-St-Martin, Longeville, Scy et Moulins, sont également invités
à prendre connaissance des conditions dont il s'agit et à
faire connaître leurs intentions à la Mairie de Metz. (GdL)
Jeudi 7 juillet 1887
Nous rappelons aux commerçants de notre ville l'avis du Maire de
Metz en date du 17 mai dernier au sujet de l'établissement projeté
de communications téléphoniques à Metz. Il importe
pour la réussite de cette utile entreprise que les déclarations
de participations arrivent bientôt en grand nombre à la mairie.
Les téléphones sont établis par les soins de la Direction
impériale des Postes à laquelle chaque participant a un
abonnement de 150 marks par an à payer. De cette façon,
il se trouvera dans la possibilité de se mettre directement en
rapport avec tous les autres participants. Le poste des pompiers à
l'Hôtel de ville et le poste central de police devant être
reliés au réseau téléphonique, il pourra,
en particulier, requérir de suite des secours, en cas d'incendie
ou de tout autre danger. Indirectement, c'est-à-dire par l'intermédiaire
de la station centrale, il pourra envoyer des lettres et des dépêches
dans toutes les directions. Une partie de cet abonnement sera remboursée
par la ville à ceux des participants qui mettront leur téléphone
à la disposition du public pour annoncer les incendies. Les déclarations
relatives à l'acceptation d'un arrangement de cette espèce
sont également reçues à la Mairie. (GdL)
Mardi 19 juillet 1887
En présence de l'importance et de l'extension de la ville de Metz
avec sa population intelligente, de ses nombreux établissements
industriels, et de son commerce développé, il faut s'étonner
que Metz ne soit pas encore dotée d'un réseau téléphonique.
Luxembourg, qui est une ville bien moins considérable que Metz
a son réseau téléphonique depuis plusieurs années;
actuellement cette installation dessert 280 abonnés. Nancy et plusieurs
autres villes voisines possèdent également leur service
téléphonique. Est-il besoin d'insister sur les nombreux
avantages que présenterait un réseau téléphonique
pour le monde commercial, pour les propriétaires de fabrique, les
hommes d'affaire, les commerçants, les maisons de banque, les entreprises
d'expédition? La sécurité publique gagnerait aussi
à l'établissement d'un réseau téléphonique
en ce sens qu'il serait possible de créer des postes d'alarme pour
les incendies. Il y aurait pour tous les adhérents une grande économie
de temps, et times is money. Les Américains, en gens pratiques,
l'ont parfaitement compris, et, il n'est pas une ville de 10 000 habitants
aux Etats-Unis qui n'ait aujourd'hui son Téléphone-Exchange.
L'Allemagne n'est pas restée en arrière, au mois d'août
1886, on comptait 109 villes possédant un réseau téléphonique
; Strasbourg, Guebviller et Thann figurent dans le nombre, et cependant
Guebviller n'a que 12 000 habitants et Thann 7 500 seulement. Il est certain
que Metz ne saurait rester plus longtemps en arrière. L'établissement
d'un réseau téléphonique ne sera réellement
profitable qu'à la condition que cette entreprise soit secondée
par le public dans la mesure du possible. Dans toute chose, il faut un
commencement. L'édilité messine comprenant les intérêts
de la cité s'est montrée favorable à l'entreprise
à laquelle l'administration des Postes et des Télégraphes
témoigne toute sa sympathie. Pour que le projet entre dans le domaine
de la réalisation, il faut une participation de 20 abonnés.
On sait que le prix de l'abonnement n'est que de 150 marks par an. Que
nos concitoyens ne tardent pas à prendre l'initiative, il y va
d'un grand progrès à faire sur le terrain des relations
commerciales à Metz. (GdL)
Jeudi 21 juillet 1887
La Chambre de commerce de Metz a émis un avis favorable au sujet
de l'établissement d'un réseau téléphonique
à Metz. Seulement elle estime que le prix d'abonnement -150 marks
par an- est trop élevé en raison de la situation commerciale
à Metz et qu'il faudrait réduire l'abonnement à 80
marks ou à 100 marks au plus. (GdL)
Jeudi 21 juillet 1887
Comme nous n'avons reçu que tardivement, après nos confrères,
et en texte allemand, la communication faite aux journaux relativement
aux avantages que présenterait l'établissement d'un service
téléphonique en notre ville, nous n'avons pas eu à
la publier, puisque nos confrères l'avaient déjà
fait.
Il ne s'agit pas, d'ailleurs, - et la Metzer Zeitung le reconnaît
très bien dans son numéro d'hier - de démontrer au
public les avantages généraux du téléphone.
Il les comprend si bien, que, M. Lanique et ses amis, dont la Metzer rappelle
la déconvenue, se faisaient forts de réunir au bas mot 100
premières adhésions.
Ce qu'il faut se demander d'abord, c'est si les conditions d'installation
et d'abonnement sont en rapport avec la situation de la ville de Metz.
Or, les avis semblent maintenant unanimes pour trouver ces conditions
trop onéreuses. La Chambre de commerce, tout en se déclarant
favorable au projet, estime qu'il faudrait abaisser le prix d'abonnement
à 80 ou 100 Mk, et la Metzer Zeitung se fait l'écho des
négociants, tant indigènes qu'immigrés en taxant
de trop élevé le prix demandé de 150 Mk par an.
Nous aussi, nous sommes partisans convaincus de l'établissement
d'un service téléphonique. Une pareille innovation constitue
un progrès sérieux, et nous sommes pour tous progrès,
téléphone aussi bien que la lumière électrique
; c'est également le vu de notre administration municipale,
à laquelle il faut savoir le plus grand gré de tous les
efforts qu'elle fait pour arriver sur ces deux points à une solution
favorable.
Mais les bonnes volontés se heurtent à une difficulté
fondamentale : le prix de 150 Mk est uniforme pour toute l'Allemagne,
et l'Administration des Postes se retranche derrière ce tarif unique,
invoquant comme compensation le chiffre de 20 adhésions dont elle
se contentera pour commencer. C'est précisément cette compensation
qui est dérisoire, car 20 abonnements ne sauraient constituer un
réseau télégraphique de valeur sérieuse. Quel
avantage pratique chacun des 20 abonnés trouverait-il à
communiquer uniquement avec ses 19 coparticipants ?
On voit donc qu'au contraire le service téléphonique n'aura
de signification que s'il rencontre un grand nombre d'adhésions.
Or, il ne peut en réunir à Metz que si les prix d'abonnement
sont largement abaissés. La situation de notre ville ne comporte
pas d'autre solution, car il ne viendra à l'esprit de personne
que nous puissions être traités sur le même pied que
Berlin et Francfort, voire même que Strasbourg et Mulhouse.
Nous aurons à revenir demain sue cette question, que nous désirons
vivement voir aboutir. (LM)
Vendredi 22 juillet 1887
Nous recevons la lettre suivante :
Metz, le 21 juillet 1887.
Monsieur le Rédacteur en chef,
Dans votre article d'hier, relatif à l'établissement du
téléphone à Metz, vous avez constaté, d'accord
avec le sentiment général, que le prix d'abonnement élevé
imposé uniformément par l'administration des postes à
toutes les villes de l'Empire, était le seul obstacle sérieux
à la réalisation d'un progrès que nous désirons
tous.
Ce progrès, il faut bien le dire, nous ne pouvons l'espérer
tant que subsistera cet obstacle, -le prix d'abonnement trop élevé-,
étant donné notre situation commerciale et industrielle,
que l'on ne saurait, ainsi que vous l'avez fait ressortir, assimiler à
celle de Berlin, Francfort, Strasbourg ou Mulhouse.
Il est en outre un point très important, selon moi, et sur lequel
il nous faudrait être fixés, parce qu'il est de nature à
influencer un grand nombre de décision. La Metzer Zeitung a bien
voulu reconnaître que l'élément indigène forme
la majorité du commerce au double point de vue du nombre et du
chiffre d'affaires. Or, parmi nos commerçants indigènes,
beaucoup ne savent encore que le français. Leur sera-t-il permis,
lorsqu'ils auront à s'entretenir avec le bureau central administré
par des employés de l'Etat, de s'exprimer dans la seule langue
qu'ils connaissent, c'est-à-dire en français.
Je ne parle pas des conversations particulières d'abonné
à abonné, où ils pourront évidemment se servir
de leur langue maternelle ; j'entends les rapports avec l'Administration,
tels que la demande de mise en communication, la transmission de télégrammes,
etc. Ces commerçants ne seront-ils pas exposés à
s'entendre répondre par l'employé de service qu'il ne comprend
pas les langues étrangères ? Dans ce cas, quels sont les
services que pourrait rendre à ces commerçants un réseau
téléphonique ?
En résumé, je crois qu'un nombre suffisant de nos concitoyens
sont disposés à s'abonner au téléphone, le
jour où les conditions en seront compatibles avec la situation
matérielle et morale de notre cité. Ce jour-là, en
face d'un progrès à réaliser, chacun fera taire ses
sentiments particuliers, s'il en éprouve, et personne n'hésitera
devant l'intérêt général.
Dans l'intérêt même d'une heureuse solution, il me
paraît nécessaire de demander un éclaircissement sur
le point important que je viens de signaler. Je trouverais également
désirable, et profitable à la réalisation de l'idée
qui nous occupe, l'envoi d'une traduction en français des conditions
d'abonnement pour le réseau téléphonique à
chacun des intéressés parlant cette langue.
Veuillez agréer, etc. (H. Lanique)
La lettre de l'honorable M. Lanique confirme nos appréciations
d'hier.
Nous aimons à croire que si l'on arrive à une entente, désirable
à tous égards, sur le point principal du prix d'abonnement,
la question posée par M. Lanique recevra de la part de l'Administration
des Postes une solution satisfaisante.
Comme il importe avant tout d'aboutir, nous sommes heureux de constater,
qu'au cas échéant, les bonnes volontés de la part
des commerçants indigènes ne feront pas défaut. C'est
là un des points les plus importants de la question. L'Administration
des Postes de l'Empire fera sans doute bientôt connaître s'il
est possible de faire des concessions et comment.
En attendant, nous pouvons déjà donner nous-mêmes
satisfaction dans la mesure de notre publicité à l'un des
désirs exprimés par M. Lanique, et nous publierons demain
la traduction en français que nous avons faite des conditions d'abonnement
au réseau téléphonique. (LM)
Samedi 23 juillet 1887
Voici la traduction dont nous avons parlé hier :
Conditions pour participer aux communications téléphoniques
dans une ville.
I - But de l'entreprise.
Le téléphone donne à chaque participant, pendant
les heures de service de la station centrale, soit de sept heures du matin
en été et huit heures en hiver jusqu'à neuf heures
du soir, la faculté de :
a) Communiquer directement avec tout autre abonné ;
b) Transmettre au bureau central des messages qui, à volonté,
seront soit portés par express, par la poste (par lettre ou carte
postale), soit télégraphiés aux destinataires de
la ville ou de l'extérieur.
II - Raccords.
Il sera établi, aux frais de l'administration des postes et télégraphes
de l'Empire, un fil télégraphique pour chaque participant,
qui reliera le téléphone placé, sur sa demande, dans
l'appartement, les bureaux, le magasin, etc, avec la station centrale
; l'appareil téléphonique sera muni de tous ses accessoires
et livré au participant, contre une indemnité une fois payée,
pour en faire tout l'usage qu'il lui plaira. L'entretien de la communication
et de l'appareil sera également à la charge de l'administration
des postes, en tant que le propriétaire en aura soin comme il le
doit. C'est lui qui devra prendre à sa charge toute détérioration
causée avec intention ou par sa propre négligence.
Il est interdit de louer le téléphone ou de l'employer contre
payement dans des affaires concernant des tiers.
Par contre, le propriétaire d'une maison reliée téléphoniquement
à la station centrale pourra faire placer des téléphones
dans les différents appartements, bureaux ou magasins de cette
maison, et permettre à ses locataires l'emploi de ces téléphones
contre payement.
La communication entre ces locaux et la station intermédiaire et,
par celle-ci, avec les autres abonnés, sera établie avec
la participation d'une personne à ce préposé par
le maître de la maison (concierge ou autre).
III - Raccord de plusieurs téléphones appartenant au même
propriétaire.
Il est de règle que chaque poste soit relié par un fil spécial
à la station centrale ; cependant un abonné pourra être
autorisé à adjoindre, comme poste intermédiaire,
un second téléphone au fil du premier, à condition
que ce second téléphone ne soit pas éloigné
de plus de 500 mètres du fil en question (fil primitif). Pour assurer
le bon fonctionnement des communications, il ne pourra pas être
établi plus d'un appareil supplémentaire.
Après entente avec la direction, il pourra être établi
un second, troisième, etc, téléphone ou sonnerie
électrique (Fernsprechwecker) dans une autre pièce de la
maison appartenant au même propriétaire.
IV - Tarif annuel
Il sera payé pour participation au service téléphonique
:
a) Pour tout téléphone à l'intérieur de la
localité, qu'il soit intermédiaire ou tête de ligne,
il devra être payé annuellement 150 marks.
b) Pour les téléphones situés en dehors de la localité,
le montant de la redevance annuelle s'augmente par chaque kilomètre
ou fraction de kilomètre, compté à partir de la limite
du réseau central, de 50 m.
c) Pour un ou plusieurs autres appareils installés par des abonnés
différents dans une même maison ou propriété
desservie par un raccordement unique, outre les droits stipulés
par paragraphes a et b pour le raccord du premier appareil avec le bureau
central, il sera payé pour chaque appareil supplémentaire
un droit de 50 m., mais à la condition que le minimum par maison,
par an soit de 100 m.
d) Pour l'établissement d'un second, troisième appareil,
etc, dans d'autres pièces de la même propriété,
il sera payé annuellement par téléphone un supplément
de 20 m.
e) Pour l'établissement d'une sonnerie ordinaire, dans les conditions
du paragraphe précédent, il sera payé un supplément
annuel de 10 m.
f) Pour tout appareil d'espèce particulière, différent
des sonneries ordinaires, indépendamment desdits 10 m., les frais
d'achat, d'installation et d'entretien seront à la charge des intéressés.
En cas d'indemnité à payer à des particuliers pour
utilisation de terrains où devraient être placés les
poteaux téléphoniques, l'administration des postes se réserve
le droit de récupérer ces indemnités au moyen d'un
supplément proportionnel une fois payé, mis à la
charge des abonnés. Si ce supplément dépasse un quart
de la somme due en vertu des paragraphes a et b, l'abonné aura
le droit de résilier avant expiration de son engagement, mais pas
avant la fin du trimestre légal courant.
V - Tarif des communications transmises au delà du réseau
téléphonique.
Pour la réception par la station téléphonique intermédiaire
d'une communication envoyée par un abonné et la transmission
immédiate à un bureau de poste ou télégraphique,
ainsi que pour la transmission d'un télégramme par téléphone,
il sera perçu :
Un droit fixe de 10 pf, sans égard pour le nombre de mots, Et un
droit de 1 pf par mot.
(Il ne sera pas fait de réduction en chiffres ronds des frais dont
le compte ne peut être réduit par somme de 5 pf)
En outre, les frais de transmission par poste, express ou télégramme
des communications reçues téléphoniquement par la
station intermédiaire, seront comptés d'après les
tarifs en usage.
VI - Paiement des droits
Le paiement des droits énumérés à la section
IV sera effectué d'avance, conformément à l'avis
de la Direction, soit annuellement en un seul versement, soit par termes
trimestriels, aux dates des 1er janvier, 1er avril, 1er juillet et 1er
octobre. Lorsqu'un appareil téléphonique est inauguré
dans le courant d'un trimestre, les premiers droits sont comptés
depuis l'entrée en exercice jusqu'à la fin du trimestre,
et d'avance, c'est-à-dire au début de l'exploitation.
Les droits prévus par la section V pour la transmission ultérieure
des communications venues par téléphone sont perçus,
soit à la fin de chaque mois, soit dès que leur montant
atteint la somme de 10 m. En cas d'interruption du service téléphonique,
il ne pourra être élevé de prétention au remboursement
des droits versés que si l'interruption a duré au moins
quatre semaines à partir du jour où elle aura été
annoncée, et sans qu'elle ait cessé même passagèrement.
VII - Cessation du service téléphonique.
Le droit appartenant à l'administration des postes et télégraphes
d'arrêter temporairement le service télégraphique,
en entier ou partiellement, s'applique également au service téléphonique.
Dans les cas où il serait fait usage de cette faculté, les
droits ne seront pas perçus pendant l'interruption, et ceux qui
auraient été versés d'avance seront remboursés.
La Direction est en droit de supprimer immédiatement le service
téléphonique en cas de retard dans le paiement des droits,
d'abus prouvé (section 2, deuxième alinéa), de modifications
qu'un abonné ferait de son propre chef à l'installation
technique (par exemple en y incorporant des appareils de son invention),
ou de détériorations volontaires commises par un abonné,
ou les personnes placées sous sa dépendance. Cette suppression
n'affranchit point l'abonné des charges indiquées à
la section 2, ni du paiement des droits annuels pour la durée de
l'engagement contracté par lui (voir section 9).
VIII - Déplacement de téléphones.
Le déplacement d'un téléphone, pour cause de déménagement
ou pour toute autre raison, est effectué par les soins de l'administration
des Postes ; les frais en sont à la charge de l'abonné,
à l'exception des frais du matériel de communication. Si
par ce déplacement les bases sur lesquelles sont calculés
les droits, conformément à la section 4, devaient être
modifiés, ces droits seraient fixés autrement, à
partir du jour du déplacement.
C'est à l'abonné qu'il appartient d'obtenir du propriétaire
de son nouveau domicile l'assentiment à l'installation du téléphone.
Si cette autorisation est refusée par le propriétaire, l'abonné
n'en reste pas moins tenu au paiement des droits annuels jusqu'à
l'expiration de son engagement (voir section 9).
IX - Durée des engagements.
Pour les engagements réciproques il est fait un contrat de la durée
de deux ans au moins, ledit engagement devant toujours expirer à
la fin du dernier trimestre légal.
Lorsque le contrat n'est pas annulé de part ou d'autre trois mois
avant l'expiration, il est considéré comme tacitement renouvelé
pour un an, et d'année en année. Sera regardé comme
date d'entrée en vigueur du contrat le jour où le téléphone
est livré à l'abonné.
Les frais de timbre du contrat sont à supporter par l'abonné.
-----o-----
Au dernier moment il nous est communiqué que les
démarches de notre municipalité, ainsi que celle de la Chambre
de commerce, auprès de la direction générale des
postes, ayant pour objet d'obtenir une réduction sur le prix d'abonnement
au réseau téléphonique, n'ont malheureusement pas
eu l'issue favorable que nous nous étions plu à espérer.
La Direction des postes, tout en manifestant ses regrets et en affirmant
ses sympathies pour notre cité messine et en se déclarant
prête à toutes les facilités compatibles avec les
règlements adoptés, fait valoir qu'elle se trouve en face
d'une décision applicable à toutes les villes de l'Empire,
décision qui a fixé le prix de l'abonnement à 150
m., et qu'il n'est pas possible, sans les plus grands dangers administratifs,
d'entrer dans la voie des exceptions.
Le temps nous manque aujourd'hui pour examiner dans quelle situation cette
réponse de l'administration des postes met la question, c'est ce
que nous ferons dans notre numéro de demain. (LM)
Dimanche 24 juillet 1887
On nous communique l'article suivant :
Le point le plus important dans la question du téléphone
a été décidé.
Nous sommes avisés par l'Administration des Postes qu'à
son regret, il y a impossibilité absolue d'abaisser de 150 Mk à
100 Mk par an l'abonnement à l'établissement téléphonique
projeté pour la ville de Metz. Il ne faut pas perdre de vue que
l'installation et l'entretien d'un pareil service exigent une dépense
si considérable pour le personnel tout autant que pour le matériel,
que la rente du capital dépensé n'est pas absolument garantie
par les recettes. L'Administration des Télégraphes, guidée
par une expérience de plusieurs années n'est pas à
même d'abaisser, au gré des parties intéressées,
le montant des abonnements annuels, sans menacer l'équilibre financier.
Au surplus, nous croyons devoir relever que les procédés
suivis dans d'autres pays fournissent la preuve qu'à l'étranger
les abonnements aux services téléphoniques ont été
fixés dès le commencement, pour l'obtention d'une rente
suffisante des frais d'établissement, à un montant bien
supérieur à celui en usage en Allemagne.
C'est ainsi que l'abonnement annuel pour chaque rattachement a été
fixé à Paris à 600 francs, à Lyon, Rouen,
au Havre et à Marseille à 400 francs, à Reims, Dunkerque
et Lille à 200 francs. A Londres, Manchester, Liverpool et Glasgow,
les abonnés payent 500 francs par an ; à Leeds, 375 francs
; à Cambridge, 250 francs. En Italie, les prix d'abonnement varient
de 170 et 200 francs ; en Hollande, la taxe est de 250 francs au minimum
; au Portugal, de 334 à 440 francs ; en Espagne, de 280 à
374 francs ; au Danemark, de 200 à 262 francs ; à Verviers,
200 francs ; à Ostende (Belgique), l'abonnement est calculé
à raison de 170 francs pour chaque kilomètre de circuit.
En comparaison avec ces tarifs, l'abonnement de 150 mark ou 187 fr. 50
en Allemagne ne paraît nullement exagéré.
En ce qui concerne l'objection relative à l'exagération
du prix de l'abonnement de 150 m. par rapport aux distances minimes dans
notre ville, nous prenons la liberté de faire ressortir que d'autres
villes en Allemagne, telles que Lübeck, Hildesheim, Bielefeld, Minden,
etc, dont la superficie est de beaucoup inférieure à celle
de la ville de Metz, n'ont fait aucune objection contre la stipulation
d'un prix d'abonnement annuel de 150 m. Admettons qu'un abonné
au service téléphonique fait dix entretiens par jour au
moins, nous arrivons alors au chiffre de 4000 entretiens téléphoniques
environ par an. Les frais d'un seul entretien se chiffrent par conséquent
à 3 1/2 pf. en moyenne, montant tout à fait minime par rapport
aux avantages, facilités et économies que présente
le commerce instantané entre les abonnés. Ce chiffre se
rapproche, du reste, de la taxe de 5 centimes perçue en Suisse
pour chaque entretien téléphonique. Or, nous croyons que
les débats se résument à ces deux points :
1° La population intelligente de Metz veut-elle sérieusement,
oui ou non, l'établissement d'un service téléphonique
en ville ?
2° Veut-elle absolument limiter les abonnements annuels à la
somme de 100 m. au lieu de 150 m, tarif exigé par l'Administration
des Télégraphes à la suite d'une longue expérience
?
La première question a été déjà tranchée
favorablement sur toute la ligne. Nous avons lieu d'émettre l'espoir
que la deuxième question obtiendra également une solution
conforme aux exigences de la situation, la différence de 50 mark
par an pour chaque raccord téléphonique paraît trop
insignifiante pour qu'une ville de l'importance de Metz reste désormais
privée d'un moyen de communication le plus important au point de
vue de l'amélioration et du développement de ses nombreuses
relations à l'intérieur. Si la participation à l'établissement
d'un service téléphonique restait actuellement insuffisante,
cette installation serait sans doute retardée pour plusieurs années.
Il va de soi que le désavantage qui en résulte retombe exclusivement
sur la ville de Metz et ses habitants, mais non sur l'Administration impériale
de Télégraphes qui veut bien actuellement, sans retard,
contribuer pour sa part au développement du commerce et des intérêts
publiques de la ville.
Par rapport au vu exprimé dans le n°169 du Messin, la
Direction supérieure des Postes veut bien nous déclarer
qu'il est loisible aux abonnés - ainsi qu'il y a lieu devant les
guichets des bureaux de poste en ville- de se servir de la langue française
non pas seulement dans leurs entretiens avec les co-abonnés, mais
encore dans les communications à échanger avec l'employé
de service du bureau central.
A vrai dire, nous ne sommes pas très surpris de l'insuccès
des démarches faites auprès de l'administration des postes.
Il faut bien reconnaître qu'il n'est guère d'usage qu'une
administration de l'Etat, malgré les meilleures raisons du monde,
revienne sur une décision prise et puisse entrer dans la voie des
traités particuliers et des exceptions. Elle créerait des
précédents fâcheux, sans compter les revendications
rétrospectives. Tout en constatant donc que les conditions uniformes
de la poste s'appliquent souvent d'une façon anormale en mettant
sur un pied d'égalité de traitement des villes d'importance
disproportionnée à tous points de vue, il est évident
que, une fois la décision prise et le tarif adopté, la poste
ne peut plus que les poursuivre, avec leurs avantages et leurs inconvénients.
Nous voici donc maintenant en présence du dilemme suivant :
Devant le non possumus de la poste, devons-nous considérer l'établissement
d'un réseau téléphonique comme impraticable et l'ajourner
?
Devons-nous, au contraire, accepter telles quelles les conditions de la
poste, et nous assurer ainsi les bénéfices du progrès
dont nous poursuivons la réalisation ?
Tout bien examiné, notre conclusion sera celle-ci : il faut accepter
les conditions de la poste, et il faut poursuivre avec énergie
l'installation du réseau téléphonique.
Voici nos raisons :
Personne ne conteste que le service téléphonique ne soit
un progrès très sérieux, au double point de vue des
raisons commerciales et de la sécurité publique (service
d'incendie, service de santé, etc.). Il faut évidemment
nous assurer le plus tôt possible, même dans les conditions
les plus modestes, le bénéfice de ce service, si la chose
est faisable.
Le prix de 150 m. qui nous est demandé actuellement n'est pas définitif,
il faut l'espérer d'après les précédents similaires.
C'est un prix d'attente, dont on peut prévoir l'abaissement pour
une époque à venir. Ainsi les premiers téléphones
qui fonctionnèrent en France étaient très onéreux.
A Nancy, où ils sont introduits depuis 1885, le prix d'abonnement,
qui était fixé à 200 francs en raison du nombre d'abonnés
inférieur à 200 (il y en eut 60 seulement 60 au début)
a été réduit aujourd'hui à 150 fr. par le
chiffre d'abonnements atteint. A Liège, le téléphone
coûte 300 fr. par an, ce qui ne l'a pas empêché de
réunir 469 abonnés.
En Allemagne, où le prix était naguère de 250 et
200 m., le voici réduit à 150 m., et la poste reconnaît
elle-même que de nouveaux adoucissements seront possibles.
Une dernière considération, d'un grand poids, peut être
invoquée contre tout ajournement de l'installation du téléphone
à Metz. Ce n'est pas seulement en ville que les communications
pourront se multiplier ; une fois installées à Metz, elles
pourront petit à petit rayonner sur certains points de la banlieue,
gagner Thionville, de là Luxembourg, etc. C'est ainsi que Mulhouse,
dont le service téléphonique compte 250 abonnés,
correspond avec les 50 abonnés de Thann, Guebwiller et Saint-Louis,
moyennant un léger supplément de taxe, et même en
payant 1 m. de plus par cinq minutes, avec les nombreux abonnés
du réseau de Bâle. Or, si Metz n'acquiert pas un service
téléphonique et ne prend pas courageusement l'initiative
en cette affaire, ce n'est pas Thionville ni les petites villes des environs
qui peuvent la prendre, et cette question, qui a besoin d'un certain temps
pour mûrir et être élaborée, serait ajournée
à une époque indéterminée, tandis que, une
fois Metz muni de service, la voie est largement ouverte à la diffusion
du progrès. (LM)
Dimanche 24 juillet 1887
L'autorité municipale et la Chambre de commerce ont fait des démarches
collectives en vue d'obtenir une réduction du prix d'abonnement
pour le téléphone que l'on se propose d'établir à
Metz, ces démarches n'ont pas abouti. L'office des Postes de l'Empire
a répondu que le tarif d'abonnement -150 marks par an- était
uniforme pour toutes les ville de l'Allemagne possédant un réseau
téléphonique. On ne saurait dans ces conditions faire une
exception pour Metz. En présence de cette décision, le monde
commercial de Metz aura de nouveau à examiner la question s'il
y a lieu de renoncer aux nombreux avantages que présentait l'établissement
d'un réseau téléphonique, ou s'il n'est pas préférable
d'accepter les offres de l'administration des Postes, offres qui sont
les mêmes pour toutes les villes d'Allemagne. Dans ce dernier cas,
qui est certes le plus favorable aux intérêts commerciaux
de la ville, et que nous ne saurions plaider assez vivement, on pourrait
toujours compter tôt ou tard sur une réduction générale
du tarif d'abonnement, car, on n'ignore pas que le prix d'abonnement qui,
primitivement était fixé à 250 marks, n'est plus
aujourd'hui que de 150 marks. Pour assurer l'entreprise il faudrait une
participation active, il faudrait le même zèle dont le monde
commercial à Metz a toujours fait preuve lorsqu'il s'agit d'innovations
utiles. Les déclarations de participation sont reçues à
la Direction des Postes et à la Mairie; prochainement on fera circuler
des listes où les personnes disposées à participer
à l'entreprise pourront s'inscrire. (GdL)
Mardi 26 juillet 1887
Le point le pus important dans la question du téléphone
a été décidé. Nous sommes avisés par
l'administration des Postes qu'à son grand regret il y a impossibilité
absolue d'abaisser de 150 marks à 100 marks par an l'abonnement
à l'établissement téléphonique projeté
pour la ville de Metz. Il ne faut pas perdre de vue que l'installation
et l'entretien d'un pareil service exigent une dépense tellement
considérable tant pour le personnel que pour le matériel,
que la rente du capital dépensé n'est nullement garantie
par les recettes. L'administration du télégraphe, guidée
par une expérience de plusieurs années, n'est pas à
même d'abaisser, au gré des parties intéressées,
le montant des abonnements annuels sans menacer l'équilibre financier.
Au surplus, nous croyons devoir faire remarquer que les procédés,
suivis dans d'autres pays, fournissent la preuve que les abonnements aux
services téléphonique à l'étranger ont été
fixés, dès le commencement à un montant bien supérieur
à celui en usage en Allemagne, de façon à garantir
d'une rente suffisante des frais d'établissement. C'est ainsi que
l'abonnement annuel pour chaque rattachement a été fixé
à Paris à 600 francs, Lyon, Rouen, Le Havre et à
Marseille à 400 francs, Reims, Dunkerque et Lille à 200
francs. A Londres, Manchester, Liverpool et Glasgow, les abonnés
payent 500 francs par an, à Leeds, 375 francs, à Cambridge,
250. En Italie, le prix d'abonnement varie entre 170 et 200 francs. En
Hollande, la taxe est de 250 francs au minimum. Au Portugal, de 334 à
440 francs. En Espagne, de 280 à 374 francs. Au Danemark, de 200
à 262 francs. A Verviers, 200 francs, à Ostende (Belgique),
l'abonnement est calculé à raison de 170 francs pour chaque
kilomètre de circuit. Comparé à ces tarifs, l'abonnement
de 150 marks ou 187,50 francs en Allemagne ne paraît nullement exagéré.
En ce qui concerne l'objection relative à l'exagération
du prix de l'abonnement de 150 marks par rapport aux distances minimum
dans notre ville, nous prenons la liberté de faire ressortir que
d'autres villes en Allemagne, telles que Lubeck, Hildesheim, Bielefeld,
Minden, etc, dont la circonférence est de beaucoup inférieure
à celle de la ville de Metz, n'ont fait aucune objection contre
la stipulation d'un prix d'abonnement annuel de 150 marks. Admettons qu'un
abonné au service téléphonique fasse 10 entretiens
par jour au moins, nous arrivons alors au chiffre de 4000 entretiens téléphoniques
par an. Les frais d'un seul entretien se chiffrent par conséquent
à 3 1/2 pfennigs en moyenne, montant tout à fait minime
par rapport aux avantages, facilités et économies que présente
le commerce instantané entre les abonnés. Cette quotte se
rapproche du reste de la taxe de 5 centimes perçue en Suisse pour
chaque entretien téléphonique. Or, nous croyons que les
débats se résument à ces deux points :
1) la population intelligente de Metz veut-elle sérieusement oui
ou non l'établissement d'un service téléphonique
en ville ?
2) Veut-elle absolument limiter les abonnements annuels à la somme
de 100 marks au lieu de 150, tarif exigé par l'administration des
Télégraphes à la suite d'une longue expérience
?
La première question a été déjà tranchée
favorablement sur toute la ligne. Nous avons lieu d'exprimer l'espoir
que la deuxième question obtiendra également une solution
conforme aux exigences de la situation; la différence de 50 marks
par an pour chaque rattachement paraît trop insignifiante pour qu'une
ville de l'importance de Metz reste désormais privée d'un
moyen de communication le plus important au point de vue d'une amélioration
et du développement de ses nombreuses relations à l'intérieur.
Si la participation à l'établissement d'un service téléphonique
restait actuellement insuffisante, cette installation serait sans doute
retardée pour plusieurs années. Il va de soi que le désavantage
qui en résulterait retomberait exclusivement sur la ville de Metz
et ses habitants, mais non sur l'administration impériale de télégraphes
qui veut bien actuellement et sans retard contribuer pour sa part au développement
du commerce et des intérêts publiques de la ville. La Direction
supérieure des Postes veut bien nous déclarer qu'il est
loisible aux abonnés -ainsi que cela se fait devant les guichets
des bureaux de poste en ville- de se servir de la langue française
non pas seulement dans leurs entretiens avec les co-abonnés, mais
encore dans les communications à échanger avec l'employé
de service du bureau central. (GdL)
Mardi 26 juillet 1887
Nous avons résumé samedi, très brièvement,
les diverses considérations qui militent en faveur de l'installation
immédiate du réseau téléphonique ; inutile
de les développer davantage, d'autant que nous croyons savoir que
les idées émises par nous sont l'expression de l'opinion
général.
Pour aujourd'hui, nous nous bornerons à insister sur un point.
Il est sans doute regrettable que nous n'ayons pu obtenir un prix inférieur
à 150 m., et plus à la portée des bourses modestes,
car alors les abonnés se seraient multipliés, et, avec eux,
en raison mathématique, la somme des services que le téléphone
est destiné à rendre.
Mais, puisque nous nous heurtons à une impossibilité, et
que, d'autre part, les bonnes volontés de l'administration des
postes, de l'administration municipale et des principaux commerçants
de Metz sont acquises, il faut en profiter pour faire entrer la question
dans le domaine des faits.
Nous reconnaissons que, de la part des premiers souscripteurs, il y a
peut-être une sorte de sacrifice. Mais il n'y a pas lieu de trop
s'y arrêter, comme nous le disions samedi : outre la question du
présent, il faut considérer la question d'avenir. Mettre
la chose en train, voici l'important ; elle ira toute seule dès
qu'on se sera rendu compte des avantages qu'on retire du téléphone.
Il s'agit donc d'un effort initial, auquel nous adjurons nos citoyens
de s'associer.
On remarquera, d'ailleurs, qu'il s'agit presque d'une expérience
comparable à celles dont l'éclairage électrique a
été l'objet. En effet, si la municipalité n'avait
pas pris l'initiative d'essais coûteux, nous ne serions pas aujourd'hui
à la veille d'être dotés d'un éclairage électrique
complet et dans de bonnes conditions.
Comme il n'est rien de tel que de prêcher d'exemple, nous faisons
inscrire la Direction du Messin sur la liste des abonnés au service
téléphonique. Nous savons, d'ailleurs, qu'une certaine quantité
d'adhésions, des plus importantes, est réunie, assez nombreuse
pour représenter le chiffre minimum demandé par l'administration
des postes.
Par les soins de M. le maire, des listes vont circuler, accompagnées
de la traduction en français, des conditions d'abonnement et des
documents concernant la question. Nous nous félicitons ici de ce
que l'administration des postes ait bien voulu donner aussi rapidement
satisfaction au desideratum exprimé par M. Lanique dans sa lettre
du 21 courant, et nous espérons que les listes d'abonnement se
couvriront, à bref délai, de nombreuses signatures. La Rédaction
--- ---
Au moment de mettre sous presse, nous recevons la communication suivante
:
La Direction supérieure des postes a reçu jusqu'à
présent les adhésions suivantes pour l'abonnement au service
téléphonique :
La Présidence du département, 2 abonnements ; MM. Furderer
et Cie, 1 ; M. L. Gottlieb, 2 ; M. C. Heister, 1. En tout : 6 abonnements.
Il est très désirable que nos concitoyens prennent une décision
au plus tôt, afin d'éviter toute perte de temps.
Comme nous le disions plus haut, les adhésions
sont en bonne voie, puisque dès le premier jour, la Direction des
postes en a reçu six, indépendamment de celles qui seront
déposées à la Mairie par les intéressés.
(LM)
Mercredi 27 juillet 1887
Jusqu'à présent, se sont fait inscrire pour participer à
l'établissement d'un réseau téléphonique :
La Présidence du Département, 2 conduites ; MM. Furderer
et Cie, 1 conduite ; L. Gottlieb, 2 conduites ; C. Heister 1 conduite.
En tout 6 abonnements.
Nous engageons vivement nos concitoyens à prendre une détermination
le plus tôt possible, afin d'arriver à assurer l'entreprise.
(GdL)
Vendredi 29 juillet 1887
Le public apprendra avec satisfaction que la question du téléphone
est dès à présent résolue. Actuellement, il
y a déjà 26 abonnements assurés. Voulant contribuer
pour sa part à la réussite de l'entreprise, la Gazette de
Lorraine s'est inscrite pour un abonnement. (GdL)
Samedi 30 juillet 1887
Nous avons déjà dit que la création d'un réseau
téléphonique à Metz était déjà
dès à présent assurée, attendu que le nombre
des adhésions dépassait le chiffre minimum fixé comme
condition de l'établissement. En dehors des adhésions que
nous avons déjà signalées en voici quelques nouvelles
:
La Direction de l'arrondissement, M. Clément et Cie, La Gazette
de Lorraine, Le Messin, MM. Reuter, huissier de justice, Th. Kolbach et
Cie, J.H. de Westphalen dit Koch.
La Direction des chemins de fer, de son côté a fait prévoir
qu'elle demandera deux raccordements, l'un pour la gare des marchandises
de Metz, l'autre pour celle de Devant-les-Ponts. (GdL)
Dimanche 31 juillet 1887
La mairie nous adresse le communiqué suivant :
D'après un bruit qui circule en ville, les abonnés participant
à l'établissement du réseau téléphonique,
entreprise assurée dès à présent, auraient
à payer des frais d'enregistrement en dehors du montant annuel
de l'abonnement. Comme preuve à l'appui, on cite une maison de
commerce de Metz qui a fait installer une communication téléphonique
particulière, il y a quelques temps déjà. En ce qui
concerne les abonnements au réseau téléphonique,
nous pouvons affirmer de la façon la plus positive que les abonnés
n'auront rien à payer, ni frais d'enregistrement, ni frais d'aucune
sorte en dehors de leur cotisation annuelle.
Ne voulant contrecarrer en aucune façon l'entreprise si utile de
la création du téléphone, nous nous sommes abstenus
jusqu'ici d'exposer les objections que nous avons entendues formuler au
sujet du prix d'abonnement. Aujourd'hui cependant que l'entreprise est
assurée, nous n'hésitons pas à les soumettre à
l'attention de qui de droit. D'accord avec l'Administration des Postes,
nous sommes d'avis que le prix de 150 marks n'est pas trop élevé
pour l'abonnement d'un seul raccordement. Mais - et c'est là précisément
que réside la difficulté - beaucoup, nous dirons même
la plupart des maisons de commerce ne peuvent se contenter d'un seul raccordement
qui ne leur servirait pas à grand-chose. Prenons un exemple. L'entreprise
de messageries X a son bureau au centre ville, pour communiquer avec l'agence
qui est établie à proximité de la gare des marchandises,
il lui faudra un double abonnement comprenant un premier raccordement
du bureau situé en ville avec la station téléphonique
centrale et un second raccordement de cette dernière avec l'agence
de la gare, coût 300 marks. Voilà ce qui nous semble le principal
obstacle qui s'est opposé dès le début à une
nombreuse participation d'industriels et de commerçants. Tout en
maintenant à 150 marks le prix d'abonnement pour un seul raccordement,
il serait bon, croyons-nous, d'accorder une remise d'un tiers par exemple
aux maisons qui demanderaient un double abonnement. Dans le cas seulement
où les maisons commerciales pourront à peu frais, communiquer
avec leurs agences, leurs succursales, leurs chantiers..., le réseau
téléphonique répondra réellement à
son but qui est de donner une nouvelle impulsion aux affaires. (GdL)
Mercredi 2 août 1887
Conseil municipal, séance du 29 juillet.
M. le Maire annonce que l'installation de communication téléphonique
pour la ville de Metz peut dès à présent être
considérée comme assurée. Quarante demandes d'abonnement
ont été présentées jusqu'à présent
à la Mairie et à l'Administration des Postes. La ville elle-même
en fait partie pour un téléphone à installer au poste
des Sapeurs-Pompiers à l'Hôtel de Ville et un autre à
l'Abattoir. Les demandes à venir, qu'il serait désirable
de voir se produire en grand nombre, devront être adressées
à l'Administration des Postes, qui commencera sous peu l'établissement
du réseau téléphonique. Relativement aux annonces
d'incendies, on se réserve de statuer ultérieurement. Pour
démentir un bruit qui s'est répandu à tort, il est
expressément observé qu'il n'y aura pas de frais d'enregistrement
à payer et qu'en dehors de l'abonnement de 150 marks, aucune autre
dépense ne sera imposée. (GdL)
Ainsi qu'on l'a vu ci-dessus par le compte-rendu de la
dernière séance du Conseil municipal, l'établissement
d'un réseau téléphonique peut désormais être
considéré comme entièrement assuré. Samedi
matin, la liste des abonnés, couverte de 48 adhésions, a
été remise par la Mairie à la Direction supérieure
des Postes, qui prendra maintenant l'affaire en mains.
Se sont inscrits comme abonnés à deux téléphones:
la Présidence du Département, l'Administration municipale
(1 téléphone à l'Hôtel de Ville et un autre
à l'Abattoir), l'Administration des chemins de fer (1 téléphone
à la gare Serpenoise et un autre à la gare de Devant-les-Ponts),
MM. Lion et Caen, L. Gottlieb, Jules Buch, C. Guermont, J. Furst fils,
Clément et Augustin, J. Nusch, Ruelle frères. A un téléphone:
la Direction de la Police, la Direction de l'Arrondissement, MM. Furderer
et Cie, Saltzmann, Moitrier, la rédaction de la Gazette de Lorraine,
la rédaction du Messin, MM. Lang frères, Mayer, banquier,
Banque du Luxembourg, MM. H. Lanique, C. Heister, J.S. Behr (Hôtel
du Nord), Serot et fils, Lallement frères, Tllement, Mme vve Bolich,
MM. Baudinet, A. Weisert, Clément et Cie, Reuter, huissier, Holbach
et Cie, de Westphalen dit Koch, Alfred Neumann, C. Heurich, C. Leiser
et Cie. (GdL)
Jeudi 3 août 1887
Aux adhésions que nous avons déjà fait connaître,
il faut ajouter celle de la rédaction du Lorrain qui s'est fait
inscrire comme abonné à un téléphone, ce qui
porte leur nombre à 49. (GdL)
Samedi 6 août 1887
L'administration des Postes vient de décider que les abonnés
au réseau téléphonique n'auront à s'engager
que pour la durée d'une année. Si, après l'expiration
de cette première année, ils ne dénoncent pas leur
abonnement à la fin du trimestre, ils pourront continuer à
faire usage du téléphone pour une durée indéterminée,
quittes à résilier leur abonnement un trimestre avant d'y
renoncer. Il ne sera pas passé de traité spécial,
sur ce point, entre les abonnés et l'administration des Postes.
(GdL)
Samedi 6 août 1887
Monsieur le secrétaire d'état du département des
Postes conformément à la demande de M. Tybusch, directeur
supérieur des Postes, vient de donner l'autorisation nécessaire
pour que l'établissement du téléphone de la ville
de Metz soit effectué immédiatement et avec la plus grande
diligence. Dès que les travaux préparatoires seront terminés,
l'installation téléphonique sera commencée sans délai.
(GdL)
Mardi 9 août 1887
La direction des Postes nous signale comme nouveaux abonnés: MM.
E. Schulte, 5 rue du Faisan, Venner, 2 rue St-Louis, H. Wallenborn, 63
rue de l'Evêché. (GdL)
Mercredi 10 août 1887
Monsieur le Directeur supérieur des Postes invite les maisons de
commerce et les personnes qui désirent être rattachées
au réseau téléphonique à s'adresser sans retard
à la Direction supérieure des Postes de Metz. Les demandes
qui ne parviendraient pas à cette administration dans un délai
de 15 jours ne sauraient être prises en considération pour
l'année courante et subiraient un retard jusqu'au printemps de
l'année 1888. (GdL)
Jeudi 18 août 1887
La Direction supérieure des Postes vient d'adresser à différentes
maisons de Metz qui ne sont pas encore abonnées au téléphone,
la circulaire suivante :
Monsieur,
Les travaux nécessaires pour l'installation de l'établissement
téléphonique pour la ville de Metz (avec 52 abonnés)
devant commencer sous peu, j'ai l'honneur d'appeler de nouveau votre attention
sur les avantages de ce moyen de communication. Presque partout, l'expérience
a démontré que les marchands, industriels, hôteliers,
... d'une ville où un établissement téléphonique
devait être inauguré, ne sont venus d'abord qu'avec hésitation
et en petit nombre déclarer leur adhésion. Du moment toutefois
où les intéressés se sont aperçus de l'influence
avantageuse d'un rattachement téléphonique sur la marche
des affaires et la renommée d'une maison de commerce, sur la facilité
des communications entre les fournisseurs et leurs clients, entre le marchand
et l'administration des chemins de fer... Les personnes qui jusqu'alors
n'avaient pu se décider à s'abonner au service téléphonique
ont reconnu l'utilité à la nécessité de ce
nouveau service public. Les établissements téléphoniques
à peine installés, le nombre des adhésions augmentait
si rapidement que l'administration des Postes et Télégraphes,
à son grand regret n'était pas toujours en mesure de répondre
à toutes les demandes, tandis qu'il n'y aurait aucune difficulté
d'y faire droit sans retard, si les demandes d'abonnement avaient été
effectuées avant le commencement des travaux d'installation. Le
public fera donc bien, dans son propre intérêt, de prendre
une résolution et de faire connaître son adhésion
avant l'inauguration des travaux, afin que la Direction puisse dès
l'abord prendre les mesures nécessaires à l'établissement
des conduites. J'ajouterais que si chaque abonné n'est tenu que
pour la durée d'une année d'abord, le montant annuel 150
marks d'un abonnement est si minime par rapport aux avantages futurs,
qu'il ne doit guère entrer en considération dans une maison
telle que la vôtre. D'autre part, une réduction de l'abonnement
de 150 à 100 marks est inadmissible, l'Administration des Télégraphes
n'étant alors pas à même de couvrir ses frais pour
l'installation et l'entretien du réseau téléphonique.
Dans le cas où vous désireriez encore des renseignements
sur les conditions d'un rattachement au service téléphonique,
je serais prêt à vous adresser à titre gratuit un
prospectus ou à vous donner personnellement tous les renseignements
dont vous pourriez avoir besoin. Veuillez agréer Monsieur, l'assurance
de ma haute considération.
La Direction supérieure des Postes. Tybusch. (GdL)
Vendredi 19 août 1887
Ont déclaré leur adhésion à l'établissement
téléphonique de la ville de Metz: Max Salomon, M. Béda,
ainsi que la succursale de la Société générale
alsacienne de Banque. Enfin, la banque de l'Empire (Directeur M. Friedhoff)
a annoncé son intention de prendre un abonnement. Nous avons lieu
de croire que les maisons qui sont en relation avec la banque de l'Empire
(Reichbank) ne tarderont pas à demander leur raccordement au réseau
téléphonique. (GdL)
Mardi 23 août 1887
La Direction supérieure des Postes nous communique la circulaire
suivante relative au projet d'un établissement téléphonique
entre Metz et les villes voisines.
L'installation d'un réseau téléphonique pour la ville
de Metz étant assuré grâce au concours bienveillant
de notre population intelligente, on a tout naturellement songé
à donner à ce moyen de communication une plus grande extension
et à envisager le projet d'un établissement téléphonique
entre Metz et les localités voisines. Metz capitale de la Lorraine,
est le point central des relations politiques, administratives, industrielles
et commerciales d'une contrée populeuse. Des rapports d'ordre officiels
et privés mettent la ville de Metz en communication directe avec
de nombreux cercles de la population de plusieurs villes du voisinage,
telles que Thionville, Boulay, Remilly, Ars et St-Avold, pour ne citer
que les plus importantes. Au point de vue commercial, la ville de Metz
produit ou fournit de nombreux objets d'un usage constant. Les maisons
de banque messine entretiennent avec leurs clients en Lorraine des rapports
journaliers et fréquents, les journaux de Metz sont les plus répandus
dans la campagne, au point de vue du commerce des blés ou autres
objets de la production agricole, la ville de Metz reste le point d'échange
le plus important pour le département Un grand nombre de commerçants
entretiennent des représentants dans les localités importantes
de notre province, quelques maisons y possèdent des succursales
avec lesquelles elles entretiennent des relations non interrompues à
l'aide de la poste, du télégraphe, etc, Plus les rapports
sont facilités et multipliés, plus les maisons intéressées
gagnent en importance et en extension. Pour le développement de
tous ces intérêts, l'établissement d'un service téléphonique
serait de la plus haute importance.
Le rattachement des services téléphoniques de plusieurs
localités voisines fournit aux intéressés la possibilité
d'entrer en communication directe et verbale à toute heure, sans
aucun déplacement. L'économie de temps ainsi réalisée
et la spontanéité d'un commerce de vive voix sont d'un prix
incalculable. L'expérience a du reste démontré l'importance
d'un tel service public. Dans la Haute-Alsace (Mulhouse, Gebwiler, Thann),
dans les endroits industriels de la Haute-Silésie (Beuthen, Gleiwitz...)
dans certains districts rhénans-westphaliens, ainsi que dans les
annexes de plusieurs grandes villes, des établissements téléphoniques
fonctionnent avec le plus grand succès. Notre commune, sans doute,
ne peut pas se comparer avec ces localités, en ce qui concerne
l'étendue des intérêts commerciaux; néanmoins,
nous avons tout lieu de croire que Metz étant le centre d'un réseau
où convergent des intérêts de toute nature, les institutions
administratives et privées de notre ville et ses rapports avec
les autres endroits de la Lorraine sont autant de garantie pour la réussite
d'un service téléphonique avec le dehors.
La mise en pratique du projet tendant à établir des communications
entre les habitants de Metz et ceux des villes voisines exige d'abord
la création, dans chacun de ces endroits, d'un bureau téléphonique
local. Ces bureaux téléphoniques reliés une fois
avec Metz par fil spécial, il sera procédé par des
moyens techniques à la mise en communication directe entre les
différents abonnés de Metz et ceux des localités
voisines. Un nombre considérable d'abonnés ne serait pas
de rigueur; l'administration des télégraphes prendra en
considération les demandes de rattachement au service téléphonique
de Metz dès qu'un nombre de 6 à 10 personnes de la même
localité déclarerait son adhésion au nouveau service.
Chaque intéressé supporterait l'abonnement ordinaire de
150 marks par an plus un droit, variant de 50 pf. à 1 mark pour
chaque entretien d'une durée de 5 à 10 minutes avec un abonné
messin. Nous ne dissimulons pas les difficultés qui, dans les conditions
spéciales où se trouve notre département, s'opposent
pour le moment à la réalisation du projet. Toutefois, l'influence
considérable du téléphone sur le développement
des relations générales a été reconnue partout,
de manière que l'extension projetée de l'établissement
téléphonique n'est qu'une question de temps? C'est pourquoi
nous jugeons utile que les localités des contrées intéressées
se familiarisent dès à présent avec l'idée
que nous avons émise aujourd'hui, en fassent l'objet de leurs entretiens,
d'articles de journaux, de débats au sein des Conseils municipaux...
C'est ainsi que le terrain sera avantageusement préparé
et que l'administration des Postes, qui porte un grand intérêt
à cette affaire sera mise à même de procéder
en temps utiles à l'étude des installations et à
la préparation des travaux nécessaires. Il nous revient
que plusieurs maisons de commerce de Metz ont déjà posé
comme condition à leur adhésion à l'établissement
téléphonique de la ville, l'extension du réseau à
d'autres localités de la Lorraine; aussi, l'administration pourra-t-elle
sans aucun doute compter sur le concours de ces maisons qui, dans leur
propre intérêt, voudront contribuer à la propagation,
dans les localités dont il s'agit, des idées émises
ci-dessus et aide ainsi au développement des intérêts
publics. Les Conseils municipaux des communes voisines de Metz auront
en première ligne bien mérité de leurs administrés
en prêtant leur concours précieux à la réalisation
du projet d'un grand réseau téléphonique rayonnant
autour de la ville de Metz. (GdL)
Mercredi 24 août 1887
Se sont abonnés: MM. Jacquemin à Metz, éventuellement
au Sablon et Montigny, Mme vve Bondroit, L. Schard et Cie (moulin de la
ville). Le délai fixé pour les déclarations étant
expiré, il n'en sera plus accepté pour le moment. (GdL)
Les travaux d'installation ont commencé par des
pourparlers relatifs à la pose des points d'appui et des fils sur
les diverses maisons de la ville. Dès que ces pourparlers, qui
sont menés très activement, auront abouti, on procédera
aux travaux. (GdL)
Samedi 27 août 1887
La Direction supérieure des Postes nous communique une adhésion
au téléphone arrivée au dernier moment, celle de
M. Eugène Fribourg, représentant de commerce, rue des jardins
qui s'abonne pour deux appareils. (GdL)
Samedi 27 août 1887
Ainsi qu'on l'a vu par la communication de l'Administration des Postes
que nous avons publiée, la liste des adhésions au téléphone
est close. Toutefois nous avons encore à en signaler trois, qui
seront comprises dans la première liste ; celles de :
MM. Ferdinand Schaeffer (raison sociale « Krell et Schaeffer »),
41, rue Nexirue (un poste) ;
Ph. Weigand jeune, 19, rue des Prisons Militaires (un poste) ;
Ferry, vis-à-vis la gare de Metz (un poste).
Il convient de remercier l'Administration des Postes du zèle et
de l'urbanité parfaite qu'elle a apportés dans tous les
détails de cette entreprise.
S'il nous était permis de formuler encore quelques vux, nous
ferions observer à M. le Directeur des Postes qu'il conviendrait
de se montrer coulant sur la question du délai, et d'attendre,
le cas échéant, les adhésions retardataires. Car,
d'une part, un certain nombre de personnes sont longues à se décider
; d'autre part, la saison des vacances et des villégiatures a entraîné
des absences dont il faut tenir compte, et retardé plus d'une adhésion.
Une autre question, bien plus importante, que nous désirons adresser
à l'Administration des Postes, est celle-ci: Ne pourrait-il pas
être établi des cabines téléphoniques publiques,
dans lesquelles tout le monde serait admis à échanger des
communications moyennant un tarif à tant les cinq minutes, comme
cela se pratique à Nancy, par exemple ? Ces cabines publiques,
qui pourraient sans doute être installées facilement dans
les bureaux de poste et de télégraphe déjà
existants, mettraient le public à même d'apprécier
tous les avantages du téléphone et faciliteraient singulièrement,
croyons-nous, le recrutement de nouveaux abonnés. Nous appelons
donc l'attention de l'Administration supérieure sur cette intéressante
question, et nous sommes convaincus que, dans son désir de favoriser
autant que possible cette entreprise d'utilité publique, elle voudra
bien prendre la question en considération.
Nous allons donc débuter avec environ 54 adhésions, représentant
66 rattachements téléphoniques ; nous nous félicitons
de ce résultat.
Ces chiffres, croyons-nous, seront bientôt largement dépassés.
A Nancy, au commencement de 1885, le nombre primitif des abonnés
était également de 60 ; il dépasse 130 actuellement,
et la progression a été constante.
Quant à l'utilité du téléphone, elle n'est
plus à discuter, et nous terminerons par cet extrait d'une lettre
qui nous est adressée de Nancy par un notable commerçant,
M. N... :
« Tous les adhérents que j'ai vus m'ont déclaré
qu'ils reconnaissaient de plus en plus les avantages du téléphone,
lesquels s'imposent aujourd'hui à ceux qui au début y étaient
tout à fait réfractaires. »
Nul doute que le même phénomène se produira à
Metz, et que tous nos négociants comprendront bientôt tous
les avantages d'un progrès incontestable dans les relations commerciales.
(LM)
Dimanche 28 août 1887
Avec une célérité toute téléphonique
dont nous ne saurions trop le remercier, M. Tybusch, directeur supérieur
des Postes de Metz, a bien voulu répondre aux questions que nous
formulions hier. Il nous a fait savoir que l'Administration ne se montrera
pas plus rigoureuse qu'il ne faut sur le délai d'admission, et
qu'elle acceptera les adhésions des retardataires en tant qu'il
sera compatible avec les nécessités des travaux d'installation.
Quant à la question des cabines publiques, l'Administration supérieure
a déjà commencé une étude spéciale
à ce sujet, et elle veut bien nous promettre de nous tenir au courant
des résultats.
Nous espérons apporter un élément d'éclaircissement
à la question en publiant la façon dont les choses se passent
en France pour le service des cabines publiques. Voici, concernant ce
point, un extrait du règlement que nous devons à notre correspondant
de Nancy, déjà cité hier :
«C. Communications échangées à partir des cabines
téléphoniques publiques.
Dans une même ville ou entre villes différentes formant,
en vertu d'une décision spéciale, un groupe au point de
vue de l'exploitation téléphonique de l'Etat, il est à
percevoir, par 5 minutes de conversation, 0 fr. 25 c., à percevoir
dans chaque poste extrême, pour conversation entre abonnés
de deux villes différentes ou entre deux cabines publiques ; à
percevoir dans la cabine publique seulement, pour les conversations entre
abonnés et cabines publiques dans la même ville.
Toutefois, la personne qui demande la communication peut payer d'avance
25 c. pour la réponse. Dans ce cas il en est donné avis,
par le téléphone, au poste de destination, et il n'est rien
perçu dans ce dernier poste.
Durée des communications.
En aucun cas il ne peut être accordé, dans les cabines téléphoniques
publiques, successivement plus de dix minutes de communication à
la même personne, lorsqu'il s'est produit d'autres demandes de communication.
L'ordre des demandes est suivi rigoureusement sans aucune exception ni
tour de faveur. La même règle est applicable aux communications
entre abonnés de réseaux différents. »
--- ---
Nos lecteurs trouveront à la 3e page la liste complète,
à ce jour, que nous avons établie par ordre alphabétique,
des adhérents au service téléphonique, liste dont
chacun aura besoin quand le téléphone commencera à
fonctionner. Si par hasard cette liste contenait quelques inexactitudes
de détail, nous serions obligés aux intéressés
de nous les faire connaître.
Toute la presse messine se trouve, comme on verra, représentée
sur cette liste. Nous constatons, à son honneur, que, malgré
les divergences d'opinion, elle sait se trouver d'accord dès qu'il
s'agit d'une question d'intérêt général et
d'un progrès à réaliser.
Souhaitons en terminant que cette liste, qui compte déjà
53 noms, s'augmente à bref délai, à l'exemple de
ce qui est arrivé à Nancy.
--- ---
Le 1er septembre, M. Tybusch, directeur supérieur des postes de
Metz, retournera à son poste à Minden (Westphalie), et sera
remplacé par M. Schulz, d'Arniberg.
M. Tybusch a été en fonction à Metz pendant trois
mois. Il a toujours montré une bonne volonté et une affabilité
à laquelle nous nous plaisons à rendre hommage une fois
de plus. C'est grâce à lui que l'entreprise du téléphone,
commencée sous de mauvais auspices, a pu être menée
à bonne fin. (LM)
Mardi 30 août 1887
Ainsi qu'on l'a vu par la communication de la Direction supérieure
des Postes que nous avons publiée, la liste des adhésions
au réseau téléphonique est close. Toutefois nous
avons encore à en signaler quatre qui seront comprises dans la
première liste : celles de MM. Ferdinand Schaeffer (raison sociale
Krell et Shaeffer) 41 rue Nexirue (1 poste), Ph. Weigand jeune, 19 rue
des Prisons Militaires (1 poste), Ferry, vis à vis la gare de Metz
(1 poste), Schwieger, café de la Meuse (1 poste).
Il convient, dit le Messin, de remercier l'administration des Postes du
zèle et de l'abanité parfaite qu'elle a apportés
dans tous les détails de cette entreprise. (GdL)
Mercredi 7 septembre 1887
On nous annonce une nouvelle adhésion au service du téléphone,
celle de M. Anselm, pharmacien, rue des Allemands. (GdL)
Mercredi 21 septembre 1887
Il nous revient que la Direction générale des Postes vient
de décider que l'abonnement annuel au service téléphonique
dans les localités de la banlieue messine serait fixé au
même chiffre que pour la ville même, pour autant que ces localités
soient exploitées dans la circonscription postale du bureau de
Metz. En revanche, les droits pour les raccordements téléphoniques
avec des localités voisines pourvues d'un bureau de poste spécial
seront perçus conformément aux conditions arrêtées
pour les participations à un service téléphonique
urbain (catégorie $4b). C'est ainsi que chaque poste téléphonique
au Sablon, aux Bordes, à Devant-les-Ponts, etc. payera 150 marks
tandis que cet abonnement sera majoré d'un droit de 50 marks pour
chaque kilomètre de distance entre le rayon postal et la localité
intéressée, lorsqu'il s'agit des raccordements avec Montigny,
Longeville et St-Julien.
Il résulte d'une autre décision de l'Office central des
Postes, que les traités relatifs à l'installation d'un service
téléphonique ne seront pas conclus sous forme de contrat,
mais par simples notifications écrites. Les formules établies
à cet effet seront distribuées sous peu aux intéressés.
Une observation intéressante, pour terminer, l'expérience
a démontré que les supports téléphoniques
surmontant les immeubles constituent une protection efficace contre la
foudre. Ces poteaux étant en communication permanente avec la terre
par de nombreux fils métalliques, chaque support peut être
considéré comme faisant fonction de paratonnerre. Nous avons
lieu d'espérer, dans l'intérêt d'un prompt achèvement
du réseau téléphonique que cette considération
contribuera à faire lever certaines difficultés rencontrées
de la part de quelques propriétaires au sujet de l'application
des supports téléphoniques sur leurs maisons. (GdL)
Mercredi 23 septembre 1887
Conseil municipal de Metz.
D'après des informations données par M. le Maire, des arrangements
ont été faits pour utiliser les téléphones
pour l'annonce des incendies avec MM. Henrich, pharmacien, rue du Pont-St-Georges,
16-18, Anselm, pharmacien, rue des Allemands, 21, et R, boucher, rue de
Paris, 10. Les téléphones du poste central de la Direction
de la police, rue des Trois-Boulangers, et du bureau central du télégraphe
seront en outre à la disposition du public, de sorte qu'après
l'achèvement du réseau téléphonique, dont
les travaux seront commencés sous peu, la ville de Metz sera pourvue
en dehors de l'Hôtel de Ville, de cinq stations d'annonces d'incendies
avantageusement réparties dans les divers quartiers de la ville.
(GdL)
Jeudi 6 octobre 1887
On nous annonce une nouvelle adhésion au réseau téléphonique,
celle de M. Corhumel, pharmacien, rue Serpenoise, avec deux postes, l'un
à Metz, l'autre au Sablon. (GdL)
Mardi 18 octobre 1887
Les travaux relatifs à l'établissement d'un réseau
téléphonique pour la ville de Metz et les communes suburbaines
ont été commencés le 4 octobre par la pose des fils
conducteurs reliant Metz à Devant-les-Ponts, au Sablon et aux Bordes.
Depuis quelques jours, des ouvriers aménagent la station centrale
qui est installée dans le bâtiment du télégraphe,
rue de l'Esplanade. A partir d'aujourd'hui, on procédera à
la pose, sur les toitures, de tuyauteries en fonte destinées à
supporter les isolateurs autour desquelles viendront s'enrouler les fils
conducteurs. C'est ici une besogne qui nécessitera plusieurs mois,
d'autant plus que voici la mauvaise saison qui commence. Le réseau
téléphonique ne pourra guère être terminé
avant les mois de janvier ou de février prochain. Les fils conducteurs
dont on se sert sont en acier de 2,2 millimètres. Les appareils
sont du système Siemens et Halske. Chaque station téléphonique
sera munie d'une batterie de 6 éléments. (GdL)
Mardi 13 décembre 1887
Les appareils téléphoniques sont actuellement posés
chez tous les abonnés. D'après nos informations, le service
serait inauguré officiellement le 16 octobre; les intéressés
recevront tous la liste de leurs co-abonnés et des instructions
relatives à l'usage des appareils. (LM)
Mercredi 14 décembre 1887
Un avis officiel confirme aujourd'hui la nouvelle que nous avons donnée
hier relativement au service téléphonique.
Les communications seront ouvertes le 16 courant à partir de 8
heures du matin. La distribution des listes d'abonnement, renfermant des
instructions exactes sur le maniement des appareils et l'exploitation
du système téléphonique a lieu aujourd'hui. Nous
reproduirons ces instructions dans un prochain numéro. (LM)
Jeudi 15 décembre 1887
Nous appelons tout spécialement l'attention du public sur l'avis
ci-après :
L'installation téléphonique de la ville de Metz sera
inaugurée le 16 du mois courant à 8 heures du matin
et mise à partir de la même date, à la disposition
du public. La distribution de la liste des abonnés, renfermant
une instruction exacte sur le maniement des appareils et l'exploitation
du service téléphonique aura lieu aujourd'hui.
Metz le 12 décembre 1887. Pour le Directeur supérieur des
Postes. Signé Waechter. (GdL)
Le bureau du télégraphe de l'Esplanade délivre
des exemplaires de la liste des abonnés au prix de revient.
Dimanche 25 décembre 1887
Conseil municipal du 24 décembre.
(...) Le maire fait ensuite communication au Conseil municipal de ce que
l'exploitation du réseau téléphonique de la ville
de Metz a été inauguré le 16 du mois courant, avec
67 stations terminales et deux postes intermédiaires, en rendant
hommage à l'administration supérieure des Postes pour son
empressement et l'activité déployée par elle pendant
les travaux préparatoires et ceux de cette importante extension
des moyens de communication. On rappelle à cette occasion encore
une fois que dorénavant à toutes heures du jour et de la
nuit, on pourra signaler les incendies par les voies du téléphone
: 1° au poste des pompiers de l'Hôtel de ville, 2° au bureau
central du téléphone, rue de l'Esplanade n°10, (bureau
du télégraphe), 3° au poste central de la Direction
impériale de police, rue des Trois-Boulangers, n°4, 4°
chez M. Anselm, pharmacien, rue des Allemands, n°24, 5° chez M.
Heurich, pharmacien, rue du Pont-St-Georges, n°16-18, 6° chez
M. Rehmenklau, boucher, rue de Paris, n°10 au fort. (...) (GdL)
sommaire
Année 1888
Dimanche 29 janvier 1888
Nous rappelons l'attention de nos lecteurs de la ville par un avis publié
aux annonces par la Direction supérieure des Postes.
A cette occasion nous ferons observer que l'installation téléphonique
présente d'autant plus d'avantages pour le public que les rattachements
augmentent en nombre. Elle fonctionne déjà avec 67 cabines,
et ainsi qu'il en résulte des nombreux entretiens journaliers,
elle est devenue un moyen de communication aussi utile que nécessaire;
il est donc hors de doute qu'elle subsistera et se développera
même d'une façon continue. Les maisons de commerce, les hôtels,
les débits, de même que les médecins, avocats, agiraient
évidemment dans leur propre intérêt en se faisant
rattacher au réseau téléphonique. (GdL)
Vendredi 3 février 1888
La Direction supérieure des Postes nous informe que jusqu'à
présent les personnes suivantes se sont faites inscrire pour le
nouvel exercice comme abonnées à l'installation téléphonique
de notre ville, savoir :
J. Reitz, 13, rue St Médard ; Thiria Bruch, 24, rue Nexirue ; Lacroix
Successeurs, 33, rue des Allemands ; Claude Mitanchez, Plantières.
(GdL)
Mercredi 22 février 1888
Intentions d'abonnements au réseau téléphonique :
N. Léonard, 9, rue du Petit Paris ; C. Wollert, 16, rue Chambière
; Albert Herz Frères, 28 bis, rue Mazelle. (GdL)
Jeudi 23 février et 1er mars 1888
Avis concernant la demande de nouveaux rattachements à l'installation
téléphonique de Metz.
L'échéance prochaine pour la notification de nouveaux rattachements
à l'installation téléphonique de la ville de Metz
est fixée au 1er mars prochain. Les personnes, maisons de commerce
débits qui désirent obtenir un rattachement au service téléphonique
voudront m'adresser leur demande le plus tôt possible. L'exécution
des rattachements pendant l'exercice courant de construction ne saurait
être garantie que si les notifications parviennent à la Direction
Supérieure des Postes jusqu'au 1er mars prochain.
Metz, le 17 février 1888. (GdL)
Mardi 6 mars 1888
Rattachement au réseau téléphonique :
H. Colin, représentant de commerce, 16, rue du Palais. (GdL)
Dimanche 11 mars 1888
Rattachement au réseau :
Greiff, 8, rue St Médard ; Zureich, 1, place de la Comédie
; N. Gengler, Café de Paris ; Jules Maillet, Café du Théâtre
; Lévy, Dr en médecine, rue du Lancieu. (GdL)
Mardi et mercredi 22 et 23 mai 1888
Le télautographe, écriture
à distance inventeur Elisha Gray, invention qui fonctionne déjà
en Amérique, on aura bientôt un spécimen à
l'Académie des Sciences de Paris. Ne fera pas de tord au téléphone.
(GdL)
Mardi 5 juin 1888
Avis concernant la demande de rattachement au réseau téléphonique
fixée au plus tard au 1er juillet. (GdL)
Vendredi 5 octobre 1888
Depuis l'introduction du service téléphonique la ville dispose
de sept postes-avertisseurs en cas d'incendie: à l'Hôtel
de ville, à la Direction de la Police, au théâtre,
à l'abattoir, MM. Heurich et Anselm, pharmaciens, Rehmanklau, boucher.
Afin d'indiquer ces postes au public, ils seront munis d'une inscription
spéciale sur plaque de fer. Les frais se montant à 50 marks
seront pris sur les crédits en cours. (GdL)
Dimanche 11 novembre 1888
Le prochain congrès international de télégraphie
devant bientôt se réunir à Paris, des réseaux
internationaux sont à l'étude dont un passant à Metz
: Vienne-Metz-Paris. (GdL)
sommaire
Année 1889
Samedi 26 janvier 1889
Postes avertisseurs.
Nous informons le public que l'administration municipale a fait apposer
des plaques portant l'inscription "Feuermelder" aux postes avertisseurs
en cas d'incendie reliés au réseau téléphonique.
En dehors du poste des sapeurs-pompiers, des postes avertisseurs sont
établis aux numéros 21 rue des Allemands, au 18 rue du Pont
St-Georges, à la Direction de la Police 4 rue des Trois Boulangers
et au 10 rue de Paris. Dès qu'un incendie s'est déclaré
quelque part il suffit de se rendre au poste au poste avertisseur le plus
proche et d'y désigner l'endroit où le feu a pris, les sapeurs
pompiers seront aussitôt prévenus. (GdL)
Mardi 18 juin 1889
Avis 1er juillet dernier délai pour les inscriptions au réseau
téléphonique. (GdL)
Jeudi 15 août 1889
La Compagnie du gaz a été rattachée sous le numéro
36 au réseau téléphonique. (GdL)
Vendredi 19 septembre 1889
La pharmacie Féréol Welter, rue du Pont des Morts, n°20,
vient d'être rattachée au réseau téléphonique.
(GdL)
Vendredi 25 octobre 1889
Rattachement au réseau téléphonique :
G. Amos, brasseur, rue Hollandre-Piquemal (n°55) et au Sablon (n°75)
; la Compagnie du Gaz, rue des Clercs n°9 (n°36) ; M. Welter-Féréol,
pharmacien, rue du Pont des Ports n°20 (n°21).
Ont renoncé :
Clément et Augustin (n°40 et 55) ; La Direction d'Arrondissement
(n°92) ; Schulte (n°53). (GdL)
sommaire
Année 1890
Mardi 14 janvier 1890
(Annonces)
J.G. Koessler, maître de poste et loueur de voitures, 27 rue St
Marcel. Téléphone n°27.
Ubersetzung. (Traductions) J.N. Reuter, huissier à Metz, 2 rue
des Ecoles. Téléphone n°13. (GdL)
Dimanche 23 février 1890
Rattachement au réseau téléphonique.
Koessler, ( n°27) ; Café viennois, 1 rue Nexirue, (n°30).
(GdL)
Mercredi 25 juin 1890
Monsieur le Directeur supérieur des Postes fait connaître
que les personnes qui désirent encore être rattachées
dans le courant de l'année budgétaire 1890/91 au réseau
téléphonique, devront faire parvenir leur déclaration
à bref délai au plus tard au 1er août. Quant aux déclarations
faites postérieurement à cette époque, il n'en pourra
être tenu compte qu'après le 1er avril 1891. (GdL)
Mardi 21 octobre 1890
Monsieur le Directeur supérieur des Postes à Metz se référant
aux plaintes formulées récemment dans les journaux locaux
concernant le service du téléphone nous adresse les observations
suivantes.
"Le bureau central du téléphone est occupé constamment
par un employé chargé de donner les communications et qui,
en regard du petit nombre de correspondances, suffit parfaitement et en
tous temps pour satisfaire aux exigences du public.
Des plaintes relatives à des défauts de service dus à
l'inadvertance de l'employé n'ont été adressées
ni à moi ni, constatation faites au bureau télégraphique.
Des dérangements dans le fonctionnement d'une installation si sujette
à des influences du hasard, surtout aux changements atmosphériques,
n'ont rien d'étonnant et ne peuvent être imputés au
personnel. D'autres désagréments survenus dans le fonctionnement
du service téléphonique doivent être attribués
en grande partie aux maniements inexacts des appareils et au manque d'attention
que les abonnés accordent aux prescriptions réglementaires
en n'agissant que rarement d'une manière absolument conforme à
l'avis annexé à la liste des abonnés et occasionnent
ainsi des retards sensibles dans le fonctionnement et des difficultés
dans les communications.
Il en résulte de ces explications que l'inadvertance des employés
ne peut être invoquée que dans des cas isolés, et
à cet égard il n'y peut être remédié
que si les intéressés avisent aussitôt du fait le
bureau télégraphique en relatant soigneusement tous les
détails. Des réclamations conçues dans un sens général
ne peuvent amener l'amélioration d'inconvénients éventuels.
Par conséquent, on ne saurait trop recommander aux intéressés
de contribuer pour leur part au perfectionnement du service, en suivant
exactement les indications données et en signalant à l'autorité
supérieure chaque cas particulier qui semblerait dû à
l'inadvertance de l'employé. En ce qui concerne en particulier
le fait signalé par les journaux "que les intéressés
sont souvent obligés d'attendre trop longtemps la communication
demandée et de s'adresser plusieurs fois au bureau téléphonique
avant que l'on tienne compte de leur appel" il y a lieu de faire
remarquer que ces plaintes sont à attribuer jusqu'à présent,
sans exception, à l'inadvertance des personnes appelées
au téléphone et à l'impatience des appelants. Il
arrive assez souvent que, la communication étant effectuée
par le bureau central, la réponse n'arrive pas, ou que la sonnette
ne fonctionne point, ce qui provient évidemment de ce que l'appareil
auditif n'avait pas été accroché, puisqu'à
l'ordinaire la sonnette fonctionne de nouveau plus tard.
Quelque fois aussi, quand l'appelé ne répond pas immédiatement,
il arrive que l'appelant quitte l'appareil. Entre-temps, l'appelé
s'est approché de l'appareil et appelle alors inutilement de son
côté. Si la conversation s'établit enfin, les deux
parties s'imaginent que le bureau central avait négligé
d'établir à temps la communication.
Si le bureau téléphonique est mis en réquisition
de plusieurs côtés à la fois, cas qui se présente
fréquemment, il est évident que chaque appelant doit attendre
son tour; toutefois, la perte de temps n'est guère sensible, pourvu
que les correspondances s'effectuent promptement. Mais même le léger
laps de temps d'une minute est évalué par maints intéressés
impatients à 5 à 10 minutes, parce que la courte attente
lui paraît doublement ou triplement plus longue qu'elle ne l'est
en réalité. Et comme il n'a guère connaissance de
cette particularité que plusieurs abonnés peuvent se mettre
en rapport simultanément avec le bureau central, il finit pas admettre
qu'il est nécessaire d'appeler à plusieurs reprises avant
qu'il soit tenu compte de l'appel.
Le vu concernant l'installation de cabines publiques a été
émis de différents côtés, mais on ne peut en
constater le besoin réel, en égard à la faible participation
au téléphone et au rare usage qu'on en fait. Cette innovation
ne pourrait amener une augmentation du nombre des abonnés que dans
le cas où ces derniers recevraient l'autorisation d'user gratuitement
des cabines publiques. Hypothèse incompatible avec l'état
des choses, puisque d'après les règlements établis
à ce sujet pour tout le réseau des Postes de l'Empire, toute
personne qui utilise un appareil téléphonique est tenue
de payer la taxe fixée à cet effet. Je me permets de rajouter
que même dans les localités où la correspondance par
téléphone est très active, comme Berlin, Hambourg,
Cologne... les cabines publiques sont peu utilisées de sorte que
les frais d'installation, d'entretien et de fonctionnement dépassent
le chiffre des recettes." (GdL)
Jeudi 23 octobre 1890
Il résulte d'une communication qui nous est adressée par
Monsieur le Directeur supérieur des Postes au sujet du service
téléphonique que les appareils actuels seront probablement
remplacés d'ici au 1er avril 1891 par des microphones, ce qui contribuera
à une amélioration notable. (GdL)
Jeudi 23 octobre 1890
Le téléphone va recevoir une application nouvelle en annonçant
les tempêtes. On vient, en effet, de faire une nouvelle découverte
sur la propriété de ce moyen de transmission du son.
En plaçant deux barres de fer à une distance de 7 à
8 mètres l'une de l'autre, et en les mettant en communication,
d'un côté, par un fil de cuivre recouvert d'un caoutchouc,
et, de l'autre avec un téléphone, on peut prédire,
au moins 12 heures à l'avance, une tempête par un bruit sourd
qui se fait entendre dans l'instrument récepteur. Au fur et à
mesure que la tempête approche, on entend un bruit semblable à
des grêlons qui battent contre les fenêtres. Chaque éclair,
et par suite chaque coup de foudre qui l'accompagne, produisent un choc
semblable à celui d'un coup de pierre lancé entre le diaphragme
de l'instrument.
Tous les changements atmosphériques se distinguent par des bruits
plus ou moins intenses, que tous ceux qui sont habitués au téléphone
peuvent découvrir. Cette nouvelle découverte rendra d'inappréciables
services aux bureaux météorologiques. (LM)
Statistiques : Communications téléphoniques
et télégrammes par voie téléphonique.
Janvier . .
Février . .
Mars 8002 ...................... 136
Avril 7328 .......................105
Mai 7329 ..........................93
Juin 9818.......................... 88
Juillet 9019 ......................145
Août 7984 .......................112
Septembre 7011 ..............113
Octobre 6853 ..................121
Novembre 6718 ................84
Décembre 6750 ................61
sommaire
Année 1891
Jeudi 6 mars 1891
Délai pour le raccordement au réseau téléphonique
fixé au 15 mars 1891 (GdL)
Samedi 20 juin 1891
50 ans d'administration municipale
Le mandat du Conseil municipal est prêt d'expirer, regard en arrière
sur l'activité déployée par cette assemblée
depuis cinq années ...
M. le Maire a ouvert la séance du Conseil municipal de mardi dernier
par l'allocution suivante :
... A l'aide du réseau téléphonique installé
à Metz en 1887 et pour la réussite duquel l'autorité
municipale a fait beaucoup, on a établi des avertisseurs d'incendie
dans tous les quartiers de la ville et réalisé ainsi une
amélioration considérable dans le service des incendies
... (GdL)
Samedi 27 juin 1891
La Direction supérieure des Postes a fixé au 1er août
le prochain délai pour la déclaration des nouvelles adhésions
au réseau téléphonique de Metz. Les particuliers,
les maisons de commerce ... qui désirent être reliés
au réseau téléphonique dans le courant de cette année
devront adresser leur déclaration d'ici à cette date à
l'administration précitée.
A partir du 1er juillet, la redevance annuelle à payer pour un
poste téléphonique situé dans un rayon de 5 km du
bureau central sera fixé à 150 marks par an. En dehors de
ce rayon, la redevance est augmentée de 5 marks par chaque 100
mètres ou par fraction de 100 m. Le tarif pour l'utilisation d'une
sonnerie d'appel de construction ordinaire est réduite de 10 à
5 marks.
Voici les localités situées dans un rayon de 5 km du bureau
central: St Julien, Vallières, Ventoux, les Bordes, Plantières,
Borny, Queuleu, Sablon, Grigy, Magny, Montigny, Longeville, Moulins, Chazelles,
Scy, Plappeville, Lorry, Ban-St-Martin, Devant-les-Ponts, Woippy, Thury.
Nous rappelons l'attention particulière des intéressés
sur les facilités accordées par la Direction des Postes.
Nous voudrions engager en particulier les commerçants, bouchers,
boulangers, marchands de comestibles, etc, à se faire relier au
réseau téléphonique. Les avantages qui peuvent en
résulter pour eux, compensent largement l'abonnement annuel. De
nouvelles adhésions donneront naissances à un plus fort
courant d'affaires tant à Metz que dans les localités suburbaines.
(GdL)
Mercredi 1er juillet 1891
A l'exposition qui vient de s'ouvrir à Francfort sur le Main, on
donne des auditions téléphoniques des représentations
du théâtre royal de Munich situé à une distance
de près de 500 km. (GdL)
Mardi 21 juillet 1891
Il est arrivé dernièrement qu'un abonné au réseau
téléphonique de Metz, voulant se servir de son appareil
pendant un orage, a été épouvanté par les
courants d'électricité atmosphérique. En conséquence,
la Direction supérieure des Postes a donné des ordres pour
que les communications demandées pendant les orages par les abonnés
ne soient plus établies à l'avenir. Il est vrai que les
téléphones sont munis d'appareils qui les mettent à
l'abri des décharges de l'électricité atmosphérique,
néanmoins il vaut mieux ne pas se servir des téléphones
et ne pas toucher aux fils conducteurs pendant les orages violents. (GdL)
Mercredi 23 septembre 1891
La Chambre de commerce, ainsi qu'il en résulte de son dernier compte
rendu, s'est à plusieurs reprises occupée des améliorations
que réclamait notre réseau téléphonique et
il faut rendre justice à notre Direction supérieure des
Postes, dit le Messin, que rien n'est négligé par elle pour
donner au public la plus grande somme de satisfactions possible. C'est
donc sur l'initiative de la Chambre de commerce que l'administration a
fait étudier la question de l'établissement en ville de
quelques cabines téléphoniques publiques. Aujourd'hui, la
poste est résolue à installer pour le moment 3 stations
de ce genre, la taxe qu'aurait à payer le public -abonné
ou non abonné- serait de 25 pf. par entretien de 3 minutes. Toutefois,
avant de mettre son projet à exécution, l'administration
des Postes demande à la ville de lui garantir pendant 5 ans pour
chaque poste, une recette de 150 marks, c'est-à-dire de compléter
-s'il y a lieu- les recettes jusqu'à ce chiffre. La commission
des bâtiments de la ville chargée de cet objet n'acquiesceront
-nous dit-on- qu'en partie à cette proposition: elle déclare
vouloir se contenter, quant à présent, d'une seule cabine
téléphonique publique à la gare, ou du moins elle
engagerait la ville à ne donner sa garantie que pour cette unique
station. C'est ainsi, paraît-il que la question doit se poser prochainement
devant le Conseil municipal appelé à formuler sa décision.
(GdL)
Vendredi 2 octobre 1891
Conseil municipal du 29 septembre.
La Direction supérieure des Postes a proposé la création
de cabines téléphoniques publiques à la gare Serpenoise,
au bureau principal des télégraphes et à l'Hôtel
de ville. La conversation de 3 mn coûterait 25 pf. et la ville prendrait
pour 5 ans la garantie d'une recette totale annuelle de 450 marks (3 x
150) avant de s'engager, le Conseil décide de demander d'abord
la réduction de 15 à 10 pf. du droit de conversation et
de stipuler que ce droit n'est dû que lorsque la personne appelée
s'est déclarée prête à répondre, de
même que la durée de la communication compte, non pas du
moment de l'appel mais du moment seulement où la conversation commence
réellement. (GdL)
Statistiques : Communications téléphoniques
et télégrammes par voie téléphonique.
Janvier 6010 .....................91
Février 5832 ...................108
Mars 5924 .......................76
Avril 5917 .......................86
Avril
Mai
Juin 15173 .....................213
Juillet
Août
Septembre 18032 ..........471
Octobre
Novembre
Décembre . .
sommaire
Année 1892
Mardi 24 mai 1892
Il vient d'être établi à la gare Serpenoise un bureau
téléphonique qui, à partir de ce jour, est ouvert
au public. Tout le monde pourrait au moyen de ce bureau entrer en communication
avec les abonnés du service téléphonique de la ville,
sans pour cela être soi-même abonné. La taxe pour chaque
conversation jusqu'à 3 mn est de 25 pf. Celui qui voudra se servir
du téléphone aura à se présenter au guichet
du bureau de poste de la gare et à se munir d'un ticket portant
le cachet du jour et qui, après avoir été annulé
par l'employé, devra être remis à celui-ci au sortir
du bureau téléphonique. Si la durée de l'entretien,
dont le contrôle appartient uniquement à l'employé,
dépasse 3 mn, on devra se faire délivrer un nombre de tickets
correspondant. Les tickets ne sont valables que pour le jour où
on les a pris. Le bureau téléphonique sera ouvert, en été
de 7 heures du matin à 9 heures du soir, et en hiver, de 8 heures
à 9 heures. La durée de l'entretien compte à partir
du moment où l'on entre en communication avec l'abonné.
Aucune taxe ne sera prélevée dans le cas où pour
un motif quelconque une communication ne peut s'établir entre une
personne voulant profiter du téléphone et un abonné.
Par contre, la taxe devra être payée si cette communication
devient impossible par la faute des intéressés, par exemple,
par le refus de l'abonné de s'aboucher avec son interlocuteur.
(GdL)
Samedi 9 juillet 1892
Le dernier délai pour les déclarations d'adhésions
au réseau téléphonique a été fixé
par la Direction supérieure des Postes de Metz au 1er août
prochain. Les personnes, maisons de commerce... qui voudraient se faire
inscrire encore pour l'année courante sont priées d'adresser
leurs demandes à la Direction susnommée avant la date fixée.
N'oublions pas de faire remarquer, à cette occasion, que le prix
de l'abonnement -150 marks par an- est uniforme pour les abonnés
de la ville et pour ceux du dehors, en tant que les récepteurs
de ces derniers seront situés dans un rayon de 5 km du bureau central.
Les récepteurs situés au-delà de cette distance supporteront
une surtaxe de 3 marks par 100 mètres. (GdL)
Mercredi 20 juillet 1892
A la liste des abonnés du réseau téléphonique
de Metz, il faut ajouter :
Charles Bayer (n°17), représentant de commerce, 4, rue de la
Grande Armée et Winkert et Cie (n°64), rue de la Vignotte.
Les postes suivants ont été supprimés :
F. Roth (24), Venner (63), Weissmann (58).
Le poste 86 (M. C. Guermont) a été transféré
à la rue de l'Evêché n°55 et le poste 100 (Le
Lorrain) au 14, rue des Clercs. (GdL)
Vendredi 16 septembre 1892
La Direction supérieure des Postes communique une liste d'abonnés
au téléphone sur laquelle nous relevons les nouvelles adhésions
suivantes :
G. Cannepin (n°24), Châtel-Saint-Germain
Le même, (n°58), place St-Louis
Féry (n°94), Moulins
Guillemin et Cie (n°32), Maison-Neuve
Le commissariat impérial de Police-Frontière à Novéant
(n°30)
Le bureau du Messin (n°98) rue Serpenoise est transféré
rue au Blé. (GdL)
Samedi 22 octobre 1892
Communication longue distance. On a échangé pour la première
fois une communication téléphonique entre New York et Chicago
distants de 1526 km. (GdL)
Année 1893 Retour haut de page
Mercredi 14 juin 1893
Il est dangereux de faire usage du téléphone en temps d'orage.
Le 34e régiment d'artillerie de campagne, en garnison à
Metz, vient d'en faire l'expérience. Il exécutait l'un de
ces jours derniers, des exercices de tir au polygone d'Haguenau et avait
placé comme d'habitude, des sentinelles pour interdire la circulation
dans la zone dangereuse. Un artilleur venait d'approcher l'oreille du
récepteur du téléphone lorsque la foudre est tombée
dans le fil conducteur et a tué le soldat. Un autre artilleur a
eu les pieds paralysés par le fluide électrique. (GdL)
sommaire
Année 1894
Samedi 27 janvier 1894
La Direction supérieure des Postes nous communique les additions
et modifications suivantes qui viennent d'être faites à la
liste des abonnés au réseau téléphonique.
Ont été nouvellement établis les postes suivants
:
N°105. MM. Bastien frères, café restaurant, place d'Armes
14-15.
N°110. Bureau d'octroi à la porte Serpenoise.
N°103. M. Thomas Charles jeune, menuisier de la Cour, rue du pont
des Morts, 22.
N°19. M. Roederer et Cie, fabrique de vins mousseux et commerce de
vins à Longeville, 1.
A été supprimé le poste n°2, M. Schoeffer Ferdinand,
Hôtel du Nord, rue Pierre-Hardie, 4. (GdL)
Vendredi 13 avril 1894
Conseil municipal du 10 avril.
(...) M. Heurich, pharmacien, ayant refusé de conserver aux conditions
actuelles l'avertisseur d'incendie établi dans sa maison, le Conseil
décide de transférer cet avertisseur au n°24 de la rue
du Pontiffroy, chez M. Casselmann. (...) (GdL)
Mardi 17 avril 1894
Pendant les mois du trimestre écoulé, janvier-février-mars,
les abonnés au réseau téléphonique ont été,
par l'intermédiaire du bureau principal, mis 20046 fois en communication
entre eux, et la cabine publique a été utilisée 44
fois. La voie télégraphique a servi aussi à la transmission
de 610 télégrammes.
Le poste Winckert et Cie, à Longeville 28, a été
supprimé. (GdL)
Vendredi 15 juin 1894
Conseil municipal du 12 juin.
(...) Le nombre de guetteurs de la cathédrale a été
réduit en 1890 à deux. Cette réduction n'a pas été
reconnue comme étant opportune, en ce sens surtout qu'en seul guetteur
fonctionne pendant la nuit. Pour remédier à cet inconvénient,
le Conseil décide d'installer de nouveau un deuxième guetteur
auxiliaire pour le service de nuit, au traitement annuel de 600 marks.
Donnant suite à une pétition portant les signatures de nombreux
habitants de la deuxième section, le Conseil décide d'augmenter
de deux le nombre des avertisseurs téléphoniques d'incendie,
dont l'un sera installé à l'intersection de la rue des Jardins,
de la rue Boucherie St-Georges, de la rue de l'Arsenal, du quai de l'Arsenal
et de la rue du pont St-Georges et l'autre, sur la place du pont Sailly,
là où viennent aboutir les rue Mazelle, des Allemands, du
Champé et du pont Sailly. (GdL)
Mercredi 11 juillet 1894
Ont été rattachés au réseau téléphonique
sous le n°108, V. Prevel, Société du crédit coopératif
pour la Lorraine, rue Serpenoise 58 et sous le n°109, la Société
par actions dite "Metzer Brauerei", dépôt de bois
à la gare. (GdL)
Mercredi 28 novembre 1894
Des postes téléphoniques ont été nouvellement
installés chez MM. Magot, pharmacien, rue du pont Sailly, 20-22
et Grave, boulanger, rue des Jardins, 47, et au Commissariat de Police
de la frontière à Amanvillers. (GdL)
Statistiques 1894 :
Janvier/février/mars : .......................20046
communications
Cabine publique :..................................44 fois utilisée
Télégrammes par voie téléphonique : ...610
Octobre/nov./déc. : .........................22620
communications
Cabine publique :
Télégrammes par voie téléphonique : ...755
sommaire
Année 1895
Vendredi 4 janvier 1895
Le "Gaulois de Paris" publie la note suivante.
"L'attention de l'Administration supérieure des Postes vient
d'être appelée sur ce fait que des maladies contagieuses
peuvent se propager par l'intermédiaire des téléphones.
L'on nous assure qu'il s'agit d'une communication de la Faculté
de médecine. On a déjà songé, en Allemagne,
à remédier à ce danger, et l'on a signalé
à notre Direction générale la mise en usage de transmetteurs
formés d'un certain nombre de disques en papier superposés.
La feuille supérieure est détachable avant ou après
chaque conversation." (GdL)
Mardi 8 janvier 1895
Conseil municipal du 4 janvier.
La Direction supérieure des Postes a fait savoir qu'à la
suite de la décision prise récemment par le Conseil municipal
et tendant à obtenir que Metz et Strasbourg soient reliées
entre elles par un câble téléphonique, on va ouvrir
une enquête pour établir si l'établissement de ce
câble répond à un besoin réel. D'autres communications
suivront quand l'enquête sera close. (GdL)
Mardi 15 janvier 1895
De nouveaux postes téléphoniques ont été établis.
Chez MM. Magot, pharmacien, rue du Pont Sailly 20-22, Grave, rue des Jardins,
47, et au bureau de police frontière à Amanvillers. (GdL)
Vendredi 25 janvier 1895
L'administration des fortifications a demandé à la ville
l'autorisation de poser un câble téléphonique militaire
dans le terrain de la ville au Ban-St-Martin. Le Conseil donne son adhésion
à cette demande, sous réserve du retrait en tous temps,
du payement d'une indemnité pour tous les dommages qui en pourraient
résulter et du payement d'un droit de récognition annuel
de 1 mark. (GdL)
Mardi 19 février 1895
Le dernier délai pour les déclarations d'adhésions
au réseau téléphonique a été fixé
par la Direction supérieure des Postes de Metz au 1er avril prochain.
(Suite, voir le même article du samedi 9 juillet 1892) (GdL)
Dimanche 24 février 1895
Avertisseurs d'incendie.
L'établissement de deux nouveaux avertisseurs d'incendie, décidés
par le Conseil municipal étant chose faite, la ville possède
actuellement 17 de ces avertisseurs accessibles de jour et de nuit et
qui sont répartis comme suit :
au corps de garde de la compagnie des sapeurs-pompiers à l'Hôtel
de ville (n°49 du réseau téléphonique), chez
M. Grave, boulanger, rue des Jardins, 47, (n°102), chez M. Heurich,
pharmacien, rue du Pont St-Georges, 16, (n°44), chez M. Koessler,
maître de poste, rue St Marcel, 27 (n°27), Chez M. Mungenast,
commandant de la compagnie des sapeurs-pompiers, rue d'Asfeld, 6, (n°84),
chez M. Magot, pharmacien, rue du pont Sailly, 20-22, (n°101), à
la Direction de la police, rue des Trois Boulangers, 4, (n°88), chez
M. Rehmenklau, boucher, rue de Paris, 10, (n°57), au théâtre,
place de la Comédie (n°14), à l'abattoir, île
Chambière (n°35), au bureau de l'octroi de la porte St Thiébault
(n°97), Mazelle (n°89), des Allemands (n°54), de Thionville
(n°93), de France (n°31), Chambière (n°35), Serpenoise
(n°110). Il est à espérer vivement que le public fera
usage de ces avertisseurs, dans tous les cas où l'on atteindra
ainsi le but plus promptement que par un avis transmis directement au
corps de garde des pompiers de l'Hôtel de ville. Néanmoins,
pour plus de sécurité, il convient d'envoyer en même
temps un express audit corps de garde. (GdL)
Mercredi 10 juillet 1895
Le service de guetteur de la cathédrale étant maintenant
organisé de façon que le premier et le second aide-guetteur
ont absolument les mêmes fonctions à remplir, le Conseil
décide d'accorder aussi le même traitement à ces deux
employés. Et il porte par conséquent celui du second aide-guetteur
à 1000 marks. (GdL)
Mardi 5 novembre 1895
La Mosel und Nied Zeitung apprend de source autorisée que l'installation
d'une ligne téléphonique de Metz par Thionville et Trèves
à Coblence est chose décidée. Or, Coblence étant
reliée à la ligne téléphonique Cologne-Berlin,
on pourra, de Metz et de Thionville se mettre en communication directe
avec Berlin. (GdL)
sommaire
Année 1896
Jeudi 16 janvier 1896
Le poste n°40, S. Schiff, de Ban-Saint-Martin a été
supprimé.
Dimanche 26 janvier 1896
Le public se plaint souvent d'irrégularités dans le service
du téléphone ou du temps que mettent les employés
à établir ou à couper les communications. Ces inconvénients
ont, paraît-il, leur cause dans la non-observation de la part du
public, des instructions contenues dans le règlement. Ceci, tout
en étant très désagréable, constitue une perte
de temps pour les communications. Aussi essayerons-nous d'expliquer à
nos lecteurs, aussi bien que possible les dispositions du règlement
:
« Aussitôt que l'employé du bureau téléphonique
aura répondu à votre appel, il faut lui indiquer de façon
compréhensible le numéro et le nom de la personne avec laquelle
vous désirez être mis en communication. Pour le dehors, il
faut ajouter le nom de la localité. Lorsque l'employé aura
répondu « Bitte ruffen », vous appuyez pendant plusieurs
secondes sur le bouton d'appel. La personne avec laquelle vous voulez
causer -supposons qu'elle se nomme A- devra décrocher le récepteur,
s'approcher de l'appareil et répondre « Voilà A de
tel ou tel endroit ». L'interpellant se nommera et entamera la conversation.
Celle-ci achevée, il prononcera le mot « Schluss »
(fin) et appuiera rapidement à trois reprises différentes
sur le bouton. C'est le signal indiquant à l'employé du
bureau téléphonique de couper la communication. »
Nous profitons de l'occasion pour aviser les abonnés du téléphone
qui demeurent à une certaine distance d'un bureau du télégraphe
qu'ils ont le droit de demander qu'on leur téléphone le
contenu des télégrammes qui arrivent à leur adresse.
C'est un avantage pour eux au point de vue du temps gagné. L'administration
perçoit pour ce service 1 pf par mot, plus une taxe fixe de 10
pf. Elle envoie néanmoins le télégramme par le facteur
des postes à la tournée la plus proche. Les abonnés
désireux de profiter de ce service ont à en faire la déclaration
au bureau du télégraphe.
Mardi 11 février 1896
La Direction supérieure des Postes nous prie de publier l'avis
suivant : Le plus prochain délai pour la déclaration des
adhésions nouvelles, au réseau téléphonique
de Metz, est fixé au 1er avril prochain.
Mardi 10 mars 1896
Le poste n°17, M. Bayen Ch., représentant de commerce, rue
de la Grande Armée, a été supprimé.
Jeudi 16 avril 1896
Un nouveau poste a été installé sous le n°114
à la mairie a) cabinet de travail de l'administrateur, b) secrétariat.
Dimanche 10 mai 1896
Nouveaux postes installés.
N°17, A. Lossing, expéditeur, 19, place des Charrons.
Déplacés.
N°63, C. Grabau, représentant de commerce de la rue Poncelet,
9, à la rue de l'Esplanade, 12.
N°37, Klein Joseph, raison sociale Jean Zeitz, expéditeur,
de la rue St-Médard, 13, à la rue Serpenoise, 58.
Mardi 14 juillet 1896
Les demandes d'adhésions au réseau téléphonique
de la ville devront parvenir à la Direction supérieure des
Postes le 1er septembre au plus tard.
Nous rappelons que les habitants des environs de Metz qui désirent
être reliés au réseau du téléphone,
en tant qu'ils habitent dans un rayon de 5 kilomètres du bureau
central, ont à verser chaque année un droit de 150 Mk comme
les abonnés de la ville. En dehors de cette limite, le prix d'abonnement
est augmenté de 3 Mk par 100 mètres ou fraction de cette
longueur.
Jeudi 16 juillet 1896
Trois nouveaux postes ont été ouverts :
N°17, A. Lossing, expéditeur, place des Charrons, 19.
N°117, Dr. Münz, médecin, rue Serpenoise, 15.
N°146, Atelier de montage "Lothringen-Saar", rue d'Asfeld,
1.
Postes supprimés :
N°102, A. Grave, rue des Jardins (avertisseur en cas d'incendie).
N°2, L. Rottenbach, représentant de commerce, rue St Marcel,
27 bis II.
Vendredi 11 septembre 1896
Le nouvel annuaire de Metz, édition 1896 vient de paraître
à la librairie Emile Seifert, rue du Palais, 7.
Mardi 13 octobre 1896
Postes supprimés :
N°45, H. Rheimbold, agent d'affaire, rue Fournirue, 31.
N°12, Siegfried Salomon, fournisseur militaire, rue des Bénédictins.
Jeudi 15 octobre 1896
Une réunion d'industriels de l'Alsace-Lorraine et du Luxembourg
aura lieu le mercredi 21 octobre au "Trierische Hof" à
Trèves à midi et demi, en vue de discuter un projet relatif
à l'établissement d'une ligne téléphonique
de Metz à Trèves-Coblence-Giessen-Kassel-Berlin.
Samedi 24 octobre 1896
L'assemblée convoquée à Trèves dans le but
de discuter la question d'une ligne téléphonique Metz- ...
- Berlin a eu lieu avant-hier d'après la Lothringer Presse, 42
personnes y assistaient. Plusieurs résolutions ont été
adoptées, entre autres, celle de convoquer -probablement à
Metz- une nouvelle assemblée à laquelle on inviterait les
administrations municipales et les chambres de commerce.
Mercredi 23 décembre 1896
Le Moniteur officiel de l'Empire annonce qu'à partir du 1er janvier
1897, le service téléphonique sera organisé entre
toutes les villes du ressort de l'administration des télégraphes
qui ne sont pas situées à une distance de plus de 50 kilomètres
à vol d'oiseau d'une station principale téléphonique.
La taxe pour une conversation de 3 minutes est réduite à
25 pf. Pour les grandes distances, la taxe est , comme par le passé,
de 1 Mk.
Statistiques 1896 :
Janvier/février/mars : .......................27534
communications
Cabine publique : .................................33 fois utilisée
Télégrammes par voie téléphonique :.... 601
Avril/mai/juin : ................................32916
communications
Cabine publique : .................................23 fois utilisée
Télégrammes par voie téléphonique : ....772
Juillet/août/septembre : .....................24882
communications
Cabine publique :
Télégrammes par voie téléphonique : ....827
Octobre/nov./déc. :
Cabine publique :
Télégrammes par voie téléphonique :
sommaire
Année 1897
Jeudi 3 juillet 1897
La Société pour la défense des intérêts
économiques de l'industrie du fer en Alsace-Lorraine et dans le
Luxembourg adresse aux intéressés une circulaire dans laquelle
elle annonce que l'installation d'une ligne téléphonique
Metz-Thionville-Coblence est en voie d'exécution. On pourra donc
bientôt communiquer par téléphone de Metz à
Thionville, Trèves, Merzig, Sarrelouis, Sarrebrück, Sarreguemines,
Coblence, etc. L'office impérial des Postes exigeant la création
de lignes locales avec un nombre minimum de participants avant d'autoriser
le raccordement avec les grandes lignes, la société joint
à la circulaire un questionnaire afin d'établir l'importance
que la population attache au téléphone. Quand les constatations
seront terminées, la société en rendra compte aux
intéressés dans une réunion publique qu'elle convoquera
à Metz. (LM)
Vendredi 9 juillet 1897
La direction des Postes a l'intention d'installer, dans le courant de
cet été, une deuxième station centrale. Elle prie
les personnes qui auraient l'intention de s'abonner au réseau de
faire leur déclaration avant le 1er août ; l'administration
sera obligée d'ajourner à l'année prochaine les installations
qui lui seront demandées après cette époque.
Les abonnés au réseau de la ville pourront se servir des
lignes qui seront établies avec Coblence, Cologne, Thionville,
Merzig, Neunkirchen (près Trèves), Sarrebrück, Sarreguemines,
Sarrelouis et Trèves. Le prix de chaque communication dont la durée
n'excède pas 3 minutes est de 25 pf pour Thionville, Merzig et
Sarrelouis et de 1 Mk pour les autres villes. (LM)
Jeudi 22 juillet 1897
La ligne téléphonique pour Thionville a été
livrée à l'exploitation hier matin, et les appareils fonctionnent
partout à la satisfaction des intéressés. En même
temps, le service téléphonique a été ouvert
entre Thionville et Metz. Le prix d'une conversation jusqu'à trois
minutes entre ces deux villes est de 25 pf. (LM)
Samedi 31 juillet 1897
On sait que l'administration des Postes et Télégraphes a
fait installer, ces derniers temps, dans un certain nombre de localités
un fil télégraphique pour demander du secours en cas d'accident
ou de sinistre. Ces postes fonctionnent à toute heure du jour et
de la nuit.
Pour étendre davantage ce service, l'administration vient d'abaisser
la redevance de 50 à 25 Mk qu'elle fait verser aux communes.
Le gouvernement accordera, sur demande, une subvention aux localités
qui ne pourront faire la dépense de cette utile installation.
Thionville. Le service téléphonique établi par l'administration
des Postes fonctionne à Thionville depuis quelques jours. Onze
personnes seulement ont souscrit et fait installer chez elles un appareil
téléphonique les mettant en correspondance avec Coblence,
Metz, Sarreguemines, Trèves, Cologne, Merzig, Neunkirchen, Sarrebruck,
Sarrelouis, et prochainement Strasbourg. Ce petit nombre d'abonnés
est certainement dû au prix élevé de l'abonnement
annuel (150 Mk) plus le prix de chaque conversation.
Cela est fort regrettable, mais cependant pour mettre le public à
même d'apprécier les avantages du téléphone,
il a été décidé que les différents
appareils établis pourront être mis à sa disposition.
Chaque personne peut donc, moyennant 0,25 pour Metz, Merzig et Sarrelouis
et 1 Mk pour les autres localités désignées plus
haut, s'entretenir pendant 3 minutes. Les appareils téléphoniques
se trouvent donc naturellement à leur place dans les hôtels
et les cafés, et seront ainsi appelés à rendre au
public d'importants services. (LM)
Mercredi 4 août 1897
Le service téléphonique a été ouvert le 1er
août entre Strasbourg, Colmar, Ste-Marie-aux-Mines, Mulhouse, Guebwiller,
Thann et St Louis d'une part et Achern de l'autre. La taxe pour une conversation
de 3 minutes entre Achern et Strasbourg est fixée à 25 pf,
entre Achern et les autres localités à 1 Mk, pour les conversations
urgentes, la taxe est triplée. (LM)
Mardi 31 août 1897
Hier a eu lieu à Haguenau et à Bischwiller, l'ouverture
de service téléphonique. Ces deux villes ont, en outre,
été reliées entre elles ainsi qu'à Strasbourg,
Kehl, Colmar, Ste-Marie-aux-Mines, Mulhouse et Thann. La taxe pour une
conversation de trois minutes entre Bischwiller, Haguenau, Strasbourg,
Kehl est fixée à 25 pf. La communication avec les autres
villes coûte 1 Mk. (LM)
Samedi 4 septembre 1897
L'administration des Postes et Télégraphes fait installer,
dans plusieurs villes, des appareils pour protéger les personnes
qui se servent du téléphone, contre toute commotion provenant
d'une augmentation subite du courant électrique. Il s'agit d'un
petit fil d'argent qui, enveloppé dans un tube en verre, est à
l'abri des influences du dehors et met en communication les fils et l'appareil.
(LM)
Vendredi 17 septembre 1897
On annonce que l'installation de la ligne téléphonique Sarrebrück-Trèves-Metz-Coblence
et Metz-Sarreguemines sera terminée dans quelques jours. Le prix
des communications est fixée à 1 Mk pour 3 minutes. (LM)
Samedi 18 septembre 1897
La direction supérieure des Postes a l'intention de transférer
la cabine publique du téléphone qui est actuellement installée
au bureau de poste III, à la gare, dans le bâtiment du télégraphe,
rue de l'Esplanade. Le Conseil municipal, consulté sur ce projet,
s'est prononcé bien pour l'installation d'une nouvelle cabine téléphonique
à l'endroit indiqué, mais aussi en même temps pour
le maintien de l'ancienne au bureau de la gare. Nous espérons que
l'administration des Postes et Télégraphes donnera suite
à ce vu. (LM)
Jeudi 23 septembre 1897
Le service téléphonique entre Metz et Thionville d'une part,
Trèves-Coblence et Cologne d'autre part a été ouvert
hier matin. La prix d'une communication dont la durée n'excède
pas trois minutes est fixée comme suit : de Metz à Thionville,
25 pf ; de Metz ou Thionville à Trèves, Coblence et Cologne,
1 Mk. (LM)
Samedi 2 octobre 1897
Un cabine publique du téléphone est établie dans
une dépendance du bureau des postes de la grande gare. Toute personne
peut dès maintenant, contre paiement d'une taxe, entrer en communication
avec les personnes abonnées au réseau de Metz, Thionville,
Coblence, Cologne et Trèves. Pour une conversation d'une durée
de 3 minutes avec des personnes de Metz et de Thionville, la taxe est
fixée à 25 pf et pour une conversation de la même
durée avec les autres villes à 1 Mk.
Prochainement, les communications téléphoniques seront encore
établies avec les villes de Merzig, Neunkirchen (province de Trèves),
Sarrebrück, Sarreguemines et Sarrelouis. Pour une conversation d'une
durée de 3 minutes entre Metz, Merzig et Sarrelouis, la taxe sera
fixée à 25 pf et entre Metz et Neunkirchen, Sarrebourg et
Sarreguemines à 1 Mk. (LM)
Jeudi 7 octobre 1897
La Gazette de Francfort apprend qu'une ligne téléphonique
va être établie entre la Hollande et la province rhénane
grâce aux efforts de la Chambre de Commerce de Rotterdam, les Etats
généraux viennent de voter un crédit de 10000 florins
pour l'établissement de la ligne Utrecht-Amsterdam-Rotterdam et
la frontière allemande. (LM)
Vendredi 15 octobre 1897
Pendant le 3e trimestre de 1897, les abonnés au réseau téléphonique
de la ville ont eu entre eux 31067 communications, la cabine publique
a été utilisée 977 fois et 44 télégrammes
ont été communiqués par téléphone.
Depuis l'installation de la ligne Metz-Thionville-Coblence-Cologne, 75
communications ont été communiquées. (LM)
Samedi 16 octobre 1897
Conseil municipal du mardi.
Le Conseil municipal décide de garantir pour une période
de 5 ans, une recette annuelle de 150 Mk à la deuxième cabine
publique téléphonique. (LM)
Dimanche et lundi 24 et 25 octobre 1897
La Direction supérieure des Postes et Télégraphes
nous communique la liste des nouveaux abonnés au réseau
téléphonique de la ville.
116. Apprederis et Cie, bières en gros, rue Nexirue, 8.
102. Fürst frères, tabacs et cigares en gros, Rue St-Médard,
4.
118. Charles Gans, Hôtel de la Poste, rue des Clercs, 38.
58. A. Haberer, serrurerie, rue du Champé, 26.
2. Kannebier-Versandt-Gesellschaft (Sarl), rue de Paris, 9.
40. Vve C. Plusquin et Cie, fabrique de champagne à Moulin-lès-Metz.
125. Fleischer, capitaine des pompiers, transféré rue St-Louis,
1.
Le n°33, Louis Kern, est supprimé. (LM)
Jeudi 28 octobre 1897
Hier à une heure de l'après midi, la Société
pour la défense des intérêts de l'industrie du fer
et de l'acier de l'Alsace-Lorraine et du Luxembourg a tenu à l'Hôtel
de ville une réunion, en vue de délibérer sur les
mesures à prendre pour l'extension du réseau téléphonique
et la création d'un réseau départemental dans la
partie nord-ouest de la Lorraine. Une trentaine d'industriels et autres
intéressés étaient présents.
M. Ragoczy, secrétaire général de la Société,
après avoir rappelé qu'une réunion semblable tenue
l'année dernière à pareille époque à
Trèves, a eu pour résultat de relier par téléphone
Metz et Thionville à Coblence, Cologne et autres villes du Rhin
et de la Sarre, préconise l'extension du réseau téléphonique
aux centres miniers et autres localités importantes du département.
L'orateur est d'avis qu'il suffira que les adhérents, dont le nombre
atteint près d'une centaine , garantissent pendant 3 ans une recette
de 150 Mk par an, pour que l'administration des Postes se charge de la
création du réseau. L'effet de cette garantie cesserait
si, pour le 1er août 1898, les travaux d'établissement n'étaient
pas commencés.
Dans la Gazette, à l'issue de la réunion, un certain nombre
de personnes présentes ont signé leur déclaration
d'adhésion dans le sens indiqué par le conférencier.
(LM)
Dimanche 31 et lundi 1er novembre 1897
M. de Podbielski, secrétaire d'Etat à l'office des Postes,
dit, dans une lettre adressée à la Chambre de commerce de
Brunswick, qu'il a l'intention de soumettre à un examen méthodique
toutes les questions importantes touchant au service téléphonique,
entre autres la question du service de nuit. Là où le besoin
se fera sentir, il n'hésitera pas à modifier le règlement.
(LM)
Samedi 20 novembre 1897
Le vu émis par le Conseil général dans sa dernière
session par rapport à l'établissement d'une ligne téléphonique
de Metz à Strasbourg n'a pas encore pu être réalisé,
parce que la Direction impériale des Postes de Metz conteste toujours
la nécessité de cette ligne. (LM)
Jeudi 25 novembre 1897
La Direction supérieure des Postes va autoriser provisoirement
les abonnés au réseau téléphonique de Metz,
Thionville et Sarreguemines a faire usage dans une plus grande mesure
d'appareils auxiliaires pour le téléphone.
On sait que jusqu'à présent, il était interdit de
se servir, sans autorisation spéciale, d'appareils ou d'accessoires
tels que : pupitre adapté au mur et crampons pour tenir l'un des
cornets à la hauteur de l'oreille pendant la conversation, etc.
Dans tous les cas, les modifications doivent être soumises préalablement
à la direction des Postes, qui, si elle accorde l'autorisation,
les fait installer elle-même, contre remboursement du prix de revient.
Les abonnés pourront également faire remplacer les cornets
actuels par un système de récepteurs que l'on place sur
la tête et qui permet d'avoir les mains libres pendant la conversation.
Pour cette installation spéciale, l'administration des télégraphes
perçoit une taxe annuelle supplémentaire de 5 marks. (LM)
Vendredi 17 décembre 1897
A partir d'aujourd'hui 16 décembre, un service téléphonique
est établi entre Metz et Dormagen (district de Düsseldorf).
Le prix d'une conversation ordinaire dont la durée n'excède
pas 3 minutes est fixé à 1 mark. (LM)
Mercredi 22 décembre 1897
Une cabine téléphonique publique est installée dans
le vestibule du bureau du télégraphe, 10, rue de l'Esplanade.
De même que la cabine qui se trouve au bureau de poste de la gare,
la nouvelle cabine publique est à la disposition de tout le monde,
moyennant le paiement de la redevance prescrite, pour correspondre avec
les abonnés des réseaux téléphoniques de Coblence,
Cologne, Dormagen, Merzig, Metz, Mühleim (Rhin), Neunkirchen (Trèves),
Sarrebruck, Sarreguemines, Sarrelouis, Thionville et Trèves. La
taxe pour une conversation de trois minutes avec les abonnés de
Merzig, Metz, Sarrelouis et Thionville est de 25 pf ; elle est de 1 Mk
pour les communications avec les autres villes. (LM)
Mardi 28 décembre 1897
Annonce en page de réclames : M. Oetringer, 9 rue du Faisan. Installation
de sonneries électriques et de téléphones. (LM)
sommaire
Année 1898
Dimanche et Lundi 16 et 17 janvier 1898
Le Courrier Hanovrien annonce que désormais, les bureaux téléphoniques
seront tenus par des femmes. C'est tout d'abord dans les bureaux de second
ordre que le sexe féminin sera employé. On sait que c'est
déjà le cas dans les grands centres, mais cette mesure doit
être appliquée à toute l'Allemagne, à l'instar
de la France et de la Hollande. (LM)
Dimanche et Lundi 6 et 7 février 1898
L'administration des Postes a l'intention d'agrandir au printemps le réseau
téléphonique de Metz. Les personnes qui désireraient
s'abonner au téléphone doivent adresser leur déclaration
avant le 1er Mars au bureau du télégraphe où l'on
pourra prendre connaissance des conditions d'abonnement et se procurer
les formulaires de déclaration. Les demandes d'abonnement qui ne
parviendraient à l'administration qu'après le 1er mars ne
pourront être prises en considération au printemps. (LM)
Mardi 8 février 1898
La station centrale téléphonique de Metz, a donné,
pendant les mois d'octobre-novembre et décembre 1897 :
36386 communications, 55 communications entre les stations publiques et
les abonnés de Metz ou de l'extérieur, 806 télégrammes
de Metz ou de l'extérieur, 319 communications pour l'extérieur.
Elle nous indique en outre les changements suivants dans le tableau des
abonnés :
Nouveaux abonnés.
n°147, Hôtel du Gouverneur, rue de la Princerie, 2 ; n°33,
Gunther et Scheer, droguerie médicinale, rue Fournirue,16; n°128,
L. Maujean, fabrique de chaussures, rue des Allemands, 78 ; n°130,
Bureau télégraphique Wolf (propriété de la
Cie télégraphique continentale à Berlin) rue du Neufbourg,
22. Transfert.
n°23, Metzer Zeitung, rue de Paris, 4.
Suppression.
n°105, café Central (Bastien frères) ; n°37 et 127,
Klein Joseph ; n°87, Klein W.
Changement d'adresses.
n°129, Eckel et Cie, Henry, fabrique de champagne à Montigny,
rue de la Chaussée, 91, au lieu de Henry Eckel et Cie ; n°52,
Hauss Alexandre, marchand de bière, place de Chambre, 29, au lieu
de Rohmann Max, même adresse.
Porter à la lettre S du répertoire : Sektplusquin, au lieu
de Plusquin et Cie qui figure à la lettre C.
L'administration du télégraphe a l'intention
de développer encore le réseau téléphonique
de la ville pour le printemps prochain.
Les personnes disposées à profiter de la nouvelle installation
sont priées d'adresser leurs demandes pour le 1er mars au plus
tard à la Direction impériale du télégraphe
à Metz. Dans ces mêmes bureaux, elles obtiendront des formulaires
de demandes et pourront connaissance des conditions. Les nouvelles installations
dont les demandes ne parviendront qu'après le 1er mars ne pourront
plus être exécutées pour le printemps, mais seulement
pour le mois d'août. A Thionville, aussi, l'agrandissement du réseau
téléphonique est projeté. Les demandes d'abonnement
devront être adressées avant le 1er mars au bureau de poste
de Thionville. (LM)
Jeudi 28 avril 1898
Le bureau central du téléphone de Metz a, pendant le 1er
trimestre 1898, opéré 38603 communications entre les abonnés
du téléphone à Metz, 52 communications entre postes
publics et abonnés et avec le dehors, il a expédié
591 dépêches téléphoniques venant du dehors
et allant au dehors et a opéré 1204 communications avec
le dehors. (LM)
Mardi 10 mai 1898
Un réseau téléphonique a été ouvert
le 1er mai à Sulzbach, cercle de Sarrebruck. De ce point, on peut
échanger des correspondances avec Thionville, Metz et Sarreguemines.
La taxe pour chaque correspondance d'une durée allant jusqu'à
3 minutes est de 25 pf pour Sarreguemines et d'un mark pour Metz et Thionville.
(LM)
Samedi 14 mai 1898
Le téléphone à la campagne.
Afin de rendre l'usage du téléphone accessible aux habitants
de la campagne, l'administration des Postes de l'Empire a l'intention
de créer des cabines téléphoniques publiques près
des bureaux de poste des petites villes et des villages, d'où les
personnes avec lesquelles on voudrait s'entretenir seraient appelées
par un messager. Les communes devant garantir une recette déterminée.
Ce projet n'a pas grande chance de réussir. (LM)
Dimanche et lundi 12 et 13 juin 1898
L'administration des Postes a l'intention de développer de nouveau
dans le courant de l'été, le réseau téléphonique
de Metz. Les personnes qui désirent s'abonner sont priées
d'adresser leur demande au bureau du télégraphe, rue de
l'Esplanade, 10, d'ici au 1er août. Elles trouveront dans ce bureau
les conditions et les formalités nécessaires à leur
demande.
Les abonnés du téléphone de Metz sont admis à
correspondre avec Coblence, Cologne, Thionville, Dormagen, Merzig, Malheim,
Neunkirchen, Sarrebruck, Sarreguemines, Sarrelouis, Salzbach et Trèves.
Dans le courant de l'été, le service téléphonique
sera étendu aux localités suivantes : Bous, Francfort, Mayence,
Voklingen, Wiesbaden et Wittlich. La taxe pour chaque conversation durant
3 minutes est de 25 pf pour Bous, Thionville, Merzig et Sarrelouis, et
de 1 Mk pour toutes les autres localités ci-dessus nommées.
(LM)
Dimanche et lundi 17 et 18 juillet 1898
Un bureau télégraphique a commencé à fonctionner
le 12 juillet à Plappeville. Le service est chargé de recevoir
et de transmettre les informations qui concernent des accidents pour les
syndicats d'assurance. (LM)
Mardi 26 juillet 1898
La direction des télégraphes a l'intention d'étendre
le service téléphonique de la ville. Les personnes qui voudraient
s'abonner sont priées d'en faire la déclaration d'ici au
10 août, au bureau des télégraphes rue de l'Esplanade,
10. Les abonnés du service téléphonique de Metz sont
reliés également avec les villes de Thionville, Sarreguemines,
Sarrebruck, Trèves, Sarrelouis, Sulzbach près Sarrebruck,
Neunkirchen près Sarrebruck, Merzig, Coblence, Cologne, Dormagen
et Mulhein-sur-le-Rhin. Dans le courant de l'été, les localités
et villes de Bous, Francfort-sur-le-Main, Mayence, Voelklingen, Wiesbaden
et Wittlich seront également reliées à Metz. Toutes
correspondances jusqu'à trois minutes est taxée 25 pf pour
Bous, Thionville, Merzig et Sarrelouis et un Mk pour les autres localités
citées. (LM)
Mardi 3 août 1898
Les bureaux de télégraphes des localités suivantes
de la Lorraine viennent d'être reliées au réseau téléphonique
de la ville de Metz : Ancy, Augny, Aulnois, Baudrecourt, Béchy,
Bioncourt, Cheminot, Coin-lès-Cuvry, Coin-sur-Seille, Corny, Delme,
Fey, Fleury, Gorze, Grémecey, Hannocourt, Jalaucourt, Liocourt,
Lorry-Mardigny, Louvigny, Lucy, Luppy, Magny, Manhoué, Marly, Montigny,
Noisseville, Nouilly, Novéant, Corny, Remilly, Selligny, Solgne,
Tragny, Vallières, Vantoux et Verny. Les localités pourront
correspondre non seulement avec les abonnés du téléphone
à Metz, mais aussi entre-elles. Les taxes pour chaque conversation
ordinaire avec les abonnés de Metz est de 25 pf pour 3 minutes,
pour chaque conversation urgente de 3 minutes, 75 pf, pour l'appel d'une
personne au téléphone, 25 pf. Si la conversation ne peut
avoir lieu, soit pour cause d'absence, soit pour refus de la personne
intéressée, la taxe sera perçue quand même.
(LM)
Jeudi 25 août 1898
Un service téléphonique vient d'être ouvert le 22
août à Wittlich. Les villes de Metz, Thionville et Sarreguemines
sont désormais en correspondance directe avec Wittlich. La taxe
pour chaque conversation ordinaire durant jusqu'à trois minutes
est fixée à 1 Mk. (LM)
Mardi 30 août 1898
Deux nouveaux abonnés viennent d'être reliés au service
téléphonique. Ce sont : MM. le docteur Christel, rue de
la Grande Armée, 4, avec le n°38 et F. tuteur, fabricant de
savon, rue du Champé, 39, avec le n°133. (LM)
Jeudi 1er septembre 1898
A partir du 1er septembre, les abonnés du service téléphonique
de Metz, Thionville et Sarreguemines seront reliés avec Francfort-sur-le
Main, Mayence, Wiesbaden. La conversation ordinaire de 3 minutes est taxée
1 Mk.
Les nouveaux postes téléphoniques suivant ont été
créés :
n°71, H. Rheinboldt, agence, commission et encaissement, rue Tête
d'or, 31 ; n°126, Ewald et Cie, fabrique de ciment et entreprise de
travaux, succursale, place de la Comédie, 2, bureau principal à
Devant-les-Ponts ; n°151, Bonne-Fontaine, eau minérale, propriétaire
J-H de Wesphaler, place du Fort, 3. (LM)
Mercredi 7 septembre 1898
On sait qu'un service téléphonique a été ouvert
récemment entre Francfort-sur-le Main et les villes de Metz, Thionville
et Sarreguemines. Dès maintenant, ces dernières villes sont
également en communication avec Offenbach-sur-le Mein. (LM)
Mardi 14 septembre 1898
Un nouvel abonné : M Léon Hecht, rue de l'Esplanade, 1,
a été relié au téléphone public sous
le n°153. (LM)
Jeudi 22 septembre 1898
M. Steinmetz, entrepreneur de travaux publics à Montigny vient
d'être relié au réseau téléphonique
de la ville sous le n°154. (LM)
Vendredi 23 septembre 1898
A partir d'aujourd'hui 22 septembre, les bureaux de poste de Fribourg,
Desseling er Guermange, arrondissement de Sarrebourg, seront dotés
d'un service télégraphique. Ils signaleront les accidents
qui pourraient survenir soit à Dieuze, soit à Mézières-Azoudange.
(LM)
Dimanche et lundi 2 et 3 octobre 1898
Par suite de difficultés imprévues, l'extension des communications
téléphoniques entre l'Allemagne et la Suisse, ainsi que
la réduction de la taxe ont dû être ajournées.
Le réseau téléphonique d'Alsace-Lorraine a été
mis en communication avec celui de Stockach. La taxe est de 1 Mk pour
une conversation de 3 minutes. (LM)
Vendredi 7 octobre 1898
Un service téléphonique a commencé à fonctionner
au 1er octobre à Horrem près Cologne. Les villes de Metz,
Thionville et Sarreguemines sont admises à correspondre avec cette
localité. La taxe pour chaque conversation durant trois minutes
est d'un mark. (LM)
Mardi 18 octobre 1898
Un service téléphonique a commencé à fonctionner
le 11 octobre à Uckange. Il a été relié à
Thionville, en communication avec les localités de Bous, Coblence,
Cologne, Dormagen, Francfort, Horrem près Cologne, Mayence, Merzig,
Metz, Mulheim-sur- le Rhin, Neunkirchen près Sarrebruck, Offenbach,
Sarrebruck-St Jean, Sarreguemines, Sarrelouis, Salzbach, Thionville, Trèves,
Voelklingen, Wiesbaden et Wittlich. La taxe pour chaque conversation ordinaire
jusqu'à trois minutes avec Bous, Merzig, Metz, Sarrelouis, Thionville
et Voelklingen est de 25 pf, pour toutes les autres localités ci-devant
nommées est de un mark. (LM)
Mercredi 19 octobre 1898
M. Willich, rue Belle Isle, 21, vient d'être classé, sous
le numéro 152 parmi les abonnés du service téléphonique
de Metz. (LM)
Mardi 8 novembre 1898
Un service téléphonique public fonctionne depuis le 1er
novembre à Bedburg et est relié avec Thionville, Metz, Sarreguemines
et Uckange. La taxe pour chaque conversation jusqu'à trois minutes
est fixée à un mark. (LM)
Samedi 12 novembre 1898
Les deux nouveaux postes suivants ont été reliés
au service téléphonique.
S. Levy, pharmacien, place St-Jacques, 10-12, sous le numéro 156
et le prince de Schaumbourg-Lippe à Longeville-lès-Metz
sous le numéro 158. (LM)
Samedi 26 novembre 1989
Le service téléphonique vient d'inscrire trois nouveaux
abonnés.
M. Tornow, conseiller à Metz, place St-Etienne sous le n°157
; le même à Chazelles sous le n° 159. M. Charles Bayen,
rue Nexirue, 14, sous le n°155 et M. Nordschild, rue des Jardins,
8, sous le n°160. (LM)
Mercredi 7 décembre 1898
Dans sa prochaine séance qui aura lieu le vendredi prochain 9 courant,
le Conseil municipal aura à discuter des points suivants : (entre
autres)
- Raccordement au réseau téléphonique des cimetières
de l'Est et de Chambière
- Installation d'un avertisseur en cas d'incendie dans la maison, impasse
Chaplerue n°10. (LM)
A partir du 15 décembre, pour les communications
téléphoniques entre deux localités, la personne appelée
qui n'aurait pas répondu, soit parce que les communications auraient
été interrompues, soit par suite de l'absence momentanée
de la personne, sera avisée par le bureau téléphonique
auquel elle est reliée qu'un abonné du dehors a voulu lui
parler. Cet avis sera donné sans frais par le facteur du télégraphe
ou par la poste. Des formulaires de cartes postales seront employés
à cet effet. (LM)
Jeudi 8 décembre 1898
Les bureaux télégraphiques Ancy-sur-Moselle, Ars-sur-Moselle,
Châtel-St-Germain, Gravelotte, Moulins-lès-Metz, Rezonville
et St-Hubert où le service se fait à l'aide du téléphone,
ont été admis à relier le public avec les abonnés
du service téléphonique de Metz et des localités
voisines de Metz. La taxe est de 25 pf pour une conversation ordinaire
jusqu'à trois minutes, de 75 pf pour toute conversation urgente
de la même durée et de 25 pf pour l'appel d'une personne
avec laquelle on désire communiquer. (LM)
Annonce.
M. Oetringer, 9, rue du Faisan, recommande son riche assortiment de téléphones
et sonneries électriques.
Samedi 10 décembre 1898
Les bureaux téléphoniques de Thionville, Metz, Sarreguemines
et Uckange ont été reliés avec Aix-la Chapelle. La
taxe pour toute correspondance jusqu'à trois minutes est d'un mark.
Le public messin sera assurément reconnaissant à l'administration
des postes de la nouvelle amélioration ; mais quand Metz sera-t-elle
reliée à ... Strasbourg? Nous correspondons aujourd'hui
avec Aix-la Chapelle, mais le pays d'Alsace-Lorraine nous est encore fermé
!! (LM)
Dimanche et lundi 11 et 12 décembre 1898
Conseil municipal du 9 décembre.
Les demandes tendant à raccorder au réseau téléphonique
les cimetières de l'Est et de Chambière, et d'installer
un avertisseur en cas d'incendie dans la maison impasse Chaplerue n°16
sont accueillies favorablement. (LM)
Mercredi 14 décembre 1898
Les nouveaux abonnés suivants ont été reliés
au service téléphonique.
MM. Tornow, architecte à Devant-les-Ponts, n°157 ; C. Bohn,
marchand de bois à Devant-les-Ponts, n°162 ; Volkmann, consum
à Devant-les-Ponts, n°163 ; Thomas, loueur de voitures à
Metz, rue Chapelotte, n°164 ; Hollinger, Lothringer Bügerzeitung,
rue de l'Evêché, 20, n°166 ; François, marchand
de fer, place St-Simplice, n°167 ; Hommel, ciments Portland à
Metz, avenue Serpenoise, 8, n°169 ; le même, rue de l'Evêché,
33, n°170. (LM)
Jeudi 15 décembre 1898
A partir du 1er janvier 1899, le service téléphonique admettra
des communications doubles d'une durée de 6 minutes. Les mêmes
personnes mises en correspondance ensemble ne pourront converser plus
de 6 minutes que si pendant ce temps, il n'y a pas eu d'autre demande
de communication de la part d'une tierce personne. Cette disposition ne
sera appliquée provisoirement que dans le ressort des télégraphes
de l'Empire. (LM)
Dimanche et lundi 18 et 19 décembre 1898
M. Paul Platz, marchand de vins en gros, rue des Minimes a été
abonné au service téléphonique public sous le n°161.
Les localités d'Eschweiler et Stolberg (province rhénane)
sont admises à correspondre par téléphone à
Metz. La simple communication durant jusqu'à 3 minutes coûte
1 mark. (LM)
Mercredi 21 décembre 1898
M. Jean Ehlinger, pharmacien, place du Quarteau a été relié
au service téléphonique public sous le n°165. (LM)
Samedi 31 décembre 1898
Les bureaux télégraphiques disposant d'un service téléphonique
à Beuvange, Hettange-Grande, Kanfen, Ottange, Roussy-le-Village,
Soetrich et Volmerange-lès-Oetrange seront reliés, à
partir du 1er janvier 1899, au service téléphonique de Metz.
La taxe de chaque communication ordinaire dont la durée n'excède
pas 3 minutes est de 25 pf, pour chaque communication urgente de la même
durée, 75 pf, et pour appel d'une personne invitée à
causer, de 25 pf. (LM)
sommaire
Année 1899
Jeudi 5 janvier 1899
MM. L. Houpin, fabrique d'ouvrages en métaux, rue Tour-aux-Rats
et Emile Huet, épicerie en gros rue Mazelle, 63, ont été
inscrits parmi les abonnés du service téléphonique,
le premier sous le numéro 168, le second sous le n° 172. (LM)
Mercredi 18 janvier 1899
Les trois postes téléphoniques suivants viennent d'être
créés nouvellement et d'être reliés au service
téléphonique public.
1° M. le docteur Kramer, médecin à St-Julien, n°173,
2° Le cimetière de l'Est, n°174,
3° Le cimetière Chambière, n°175. (LM)
Vendredi 27 janvier 1899
M. Heurich, pharmacien, prévenait par son téléphone
mardi soir vers 6 heures, le poste de sapeurs-pompiers qu'un feu de cheminée
venait de se déclarer rue Vincent-rue au numéro 28, dans
l'appartement de M. Sinnemayer. Le commencement d'incendie fut rapidement
éteint.
Les pompiers étaient à peine rentrés au poste que
la sonnerie dudit téléphone se faisait de nouveau entendre.
Un feu de même nature était signalé rue du Pont-St-Georges
n°19. En une heure de travail, les pompiers se rendirent maîtres
du fléau.
Dans les trois cas, les dégâts ont été insignifiants
et la cause de ces sinistres proviennent des cheminées mal ramonées.
(LM)
Dimanche et lundi 29 et 30 janvier 1899
A partir d'aujourd'hui 28 janvier, les bureaux de poste à Devant-les-Ponts
et Plappeville sont reliés au service téléphonique
de Metz, et, par conséquent, avec les localités rurales
rattachées à ce même service. La taxe de la communication
ordinaire de trois minutes est de 25 pf, la communication urgente de la
même durée coûte 75 pf, l'appel d'une personne pour
venir converser au bureau coûte 25 pf. (LM)
Samedi 4 février 1899
M. S. Weil, commerçant, rue des Clercs, 11, a été
inscrit parmi les abonnés du service téléphonique
public sous le n°176. (LM)
Mercredi 8 février 1899
Les abonnés des réseaux téléphoniques de Metz,
Thionville et Uckange sont admis à communiquer avec ceux du réseau
de Kreuznach. La taxe d'une conversation de trois minutes est de 1 mark.
Le téléphone de M. Heurich, pharmacien, prévenait
hier à 11 heures 50 du soir le poste des sapeurs-pompiers qu'un
incendie venait de se déclarer au n°13 de la rue Chambière.
La pompe partit aussitôt. Le feu avait pris au deuxième étage
de la maison dans un faux grenier probablement par suite d'une défectuosité
dans la cheminée. Les dégâts sont assez importants,
le plafond s'est effondré sur une longueur de trois mètres
environ. (LM)
Vendredi 24 février 1899
Statistiques de l'administration des Postes et des Télégraphes
de l'Empire pour l'année 1897.
Le téléphone avait 546 bureaux centraux qui ont établi
646 909 628 communications. (LM)
Jeudi 2 mars 1899
A partir d'aujourd'hui, premier mars, le service téléphonique
de Metz pourra communiquer avec les téléphones du Palatinat,
dans les localités de Deidesheim, Dürkheim, Frankenthal, Grünstadt,
Kaiserslautern, Lambrecht, Landau, Ludwigshafen-sur-le-Rhin, Meustadt-sur-la-Haardt,
Pirmasens, Spire et Deux-Ponts. La taxe pour chaque communication ordinaire
durant jusqu'à trois minutes est de 1 mark. Cette communication
pourra être prolongée jusqu'à 6 minutes et comptera
comme double.
Et quand communiquerons-nous avec l'Alsace ? C'est-à-dire avec
notre propre pays ? (LM)
Dimanche et lundi 5 et 6 mars 1899
A diverses reprises, en signalant de nouvelles communications ouvertes
entre Metz et des localités en dehors de l'Alsace-Lorraine, nous
avons relevé le manque d'un service téléphonique
entre Metz et Strasbourg, capitale du pays. Le Lorrain apprend qu'enfin,
il est question de relier les deux villes et que les travaux seront entrepris
sous peu. Espérons que notre confrère aura raison et que
ce service que nous devrions avoir depuis longtemps commencera bientôt
à fonctionner. (LM)
Mardi 7 mars 1899
L'administration des Postes a l'intention d'étendre le réseau
du service téléphonique de la ville dans le courant du printemps.
Les personnes qui désirent s'abonner au service sont priées
d'en faire la déclaration sans retard au bureau des Télégraphes,
rue de l'Esplanade, 10. Dorénavant, l'administration des Postes
n'invitera plus dans les journaux à présenter des demandes
d'abonnement à des services téléphoniques déjà
existants. (LM)
Mardi 14 mars 1899
Les personnes suivantes sont abonnées au service téléphonique
de la ville de Metz.
M. H. Colin, représentant de commerce, rue Poncelet, 2, sous le
n° 177,
M. Alfred Traus, fabrique de conserves lorraines à Maison-Rouge
près Woippy sous le n°178,
M. Frankel, notaire, rue aux Ours, 3, sous le n°180. (LM)
Samedi 25 mars 1899
Le téléphone de Nancy à Metz. (Article dans la colonne
« Meurthe-et-Moselle » sans intérêt pour Metz)
(LM)
Jeudi 30 mars 1899
Le service d'été. Le service téléphonique
fonctionnera de 7 heures du matin à 9 heures du soir. (LM)
Dimanche et lundi 2 et 3 avril 1899
Téléphone de Metz à Nancy. On lit dans le Lorrain
:
On avait annoncé que la Chambre de commerce de Nancy s'était
prononcé en faveur de l'établissement d'une communication
téléphonique entre Nancy et Metz. Ainsi présentée,
la nouvelle n'est pas exacte. Cette assemblée patronne un projet
tendant à emprunter une somme de 722 000 Fr. pour créer
trois nouveaux circuits téléphoniques Epinal-Nancy-Paris,
Nancy-Dijon et Nancy-Reims. Il n'est pas question de l'Alsace-Lorraine
et l'on ne pourra songer à un projet de ce genre que si le fil
Paris-Berlin est établi.
La Gazette de Voss, journal paraissant à Berlin,
annonce que les pourparlers relatifs au service téléphonique
Berlin-Paris sont clos. On a l'intention d'établir une communication
directe entre les deux capitales sans aucune commutation. On utilisera
un fil double en bronze de 5 millimètres de diamètre chacun.
On n'avait pas encore jusqu'à présent utilisé un
fil de cette grosseur. En même temps que cette ligne Berlin-Paris,
on établira un service Francfort-Paris. Un double fil du même
diamètre sera posé entre Berlin et Francfort. De cette façon,
les communications pourront se faire également par Francfort. Les
conventions provisoires au sujet de ces deux lignes vont être soumises
à l'approbation du gouvernement français. (LM)
Dimanche et lundi 9 et 10 avril 1899
Chambre de commerce. L'Office impérial des Postes se propose d'installer
pour l'exercice 1899 une ligne téléphonique entre Metz et
Strasbourg (Als) par Sarrebruck. En outre, on a l'intention d'établir
également cette année des installations téléphoniques
pour les villes de Sarrebourg (Lorr) et Saverne et de les relier par une
ligne double à Strasbourg au réseau téléphonique
général. Comme conditions préliminaires, on demande
qu'il y ait pour chacune des installations des deux villes an moins cinq
adhésions et que les intéressés de Sarrebourg et
de Saverne s'obligent à assurer ensemble pour la durée de
cinq ans, un rapport annuel de 1 400 mark pour l'exploitation de la ligne
Sarrebourg-Saverne-Strasbourg. La répartition de la somme de garantie
entre les localités de Sarrebourg et de Saverne est laissée
aux intéressés. La future installation téléphonique
de la ville de Sarrebourg serait reliée, le cas échéant,
aux installations déjà existantes ou à établir
en 1899 dans les villes de Metz, Strasbourg et Trèves. La garantie
d'un rapport annuel pour l'exploitation de la ligne téléphonique
Metz-Sarrebruck-Strasbourg n'est pas exigée par la Direction supérieure
des Postes. (LM)
Mardi 9 mai 1899
Le service téléphonique de Metz compte les neuf nouveaux
abonnés suivants : n°179, A. Doehmer, pharmacien, rue Tête
d'Or, 2 ; n°113, A. Marlier, administrateur du Messin à Montigny,
rue de la Vacquinière ; n°142, a) Ragoczy, secrétaire
général , b) Société protectrice des intérêts
économiques de l'industrie du fer et de l'acier en Alsace-Lorraine,
rue de Châtillon ; n°143, Justin Caye, commerce d'huiles à
Rozerieulles près Moulins ; n°183, Dufour, fabricant, place
St-Louis, 8 ; n°141, Banque de Metz, rue des Clercs, 3 ; n°52,
Crevaux, entrepreneur de voitures, place de Chambre, 19 ; n°181, Léon
Ambach, négociant, rue des Clercs, 7 ; n°182, E. Leiser et
Cie, rue Serpenoise, 1-3, et rue du Petit-Paris, 17. (LM)
Jeudi 1er juin 1899
Conseil municipal. Le Conseil municipal décide de se joindre à
la pétition que la Chambre de commerce de Sonneberg se propose
d'adresser au Reichstag, en vue d'obtenir une réduction de la taxe
pour l'utilisation des téléphones. (LM)
Dimanche et lundi 11 et 12 juin 1899
Le service téléphonique de Metz compte deux nouveaux abonnés
en plus : n°184, MM. A. et M. Schiff, trousseaux, toiles et linges
; n°186, M. Hermann Weil, confections, rue des Jardins, 27-29. (LM)
Mercredi 14 juin 1899
Le 10 juin, des bureaux téléphoniques dépendant des
bureaux de poste de Mainvillers et de Pontpierre ont été
ouverts dans ces deux localités. Les bureaux sont reliés
à Faulquemont au réseau télégraphique général
et se chargent du signalement des accidents. (LM)
Samedi 17 juin 1899
A. Bouché, représentant de la maison de champagne du château
de Vaux, rue du Petit-Paris, 4, est abonné sous le numéro
185 au service téléphonique de Metz. (LM)
Jeudi 22 juin (et jeudi 29 juin) 1899
Annonce :
Charles Weigand fils, électricien, Metz, 14 rue Serpenoise, se
recommande pour l'installation de sonneries électriques et de téléphones,
ainsi que pour la réparation d'installations déjà
existantes. Exécution prompte et soignée. (LM)
Mercredi 5 juillet 1899
Le service téléphonique de Metz compte deux nouveaux abonnés
qui sont MM. Louis Guthmann, loueur de voitures, rue Sous St-Arnould,
9, sous le numéro 187 et Philippe Braun, marchand de meubles, avenue
Serpenoise 5-6, sous le numéro 188. (LM)
Les localités de Maizères-les-Metz et Hagondange
sont reliés au service téléphonique public. Le prix
de la communication ordinaire durant jusqu'à trois minutes est
de 25 pf de Maizières-lès-Metz à Hagondange et vice-versa,
et de 25 pf de ces deux postes téléphoniques à Uckange,
Thionville, Merzig, Sarrelouis, Volkrange et Bous, et de 1 Mk à
Sarreguemines, Trèves, Sarrebruck, Sulzbach près Sarrebruck,
Neunkirchen près Sarrebruck et Wittlich.
A Maizières-lès-Metz, sont abonnés les usines «
Sambre et Moselle », à Hagondange, MM. H. Foelzer fils, constructions
en fer et ponts et A. Charlier, fabrique de produits céramiques.
(LM)
Samedi 8 juillet 1899
Il y a quelques jours, un colonel inspecteur des télégraphes
de l'administration militaire se trouvant en tournée d'inspection
au fort Kameke se fit mettre en communication avec le fort Menteuffel
(St-Julien) pour voir si le télégraphiste de service au
dernier fort se trouvait à son poste. Après avoir décliné
ses qualités et titres, le colonel attendit une réponse.
La réponse arriva, mais provoqua plutôt l'étonnement
de l'inspecteur. Le mince filet de papier se déroulant avec lenteur
reproduisait ces mots « Ici général Haesseler »
puis après un court intervalle les signes continuaient «
Sale recrue, comment oses-tu te permettre de déranger et de t'entretenir
avec un vieux soldat ! ». Le colonel trouvant la méprise
de son goût insista pour que le soldat ne soit pas puni, mais malgré
ses insistances, le capitaine infligea trois jours de salle de police
au télégraphiste. (LM)
Dimanche et lundi 9 et 10 juillet 1899
Les téléphones publics des bureaux de postes de Verneville,
Amanvillers, Ste-Marie-aux-Chênes, St-Privat-la-Montagne, Montois-la-Montagne,
Roncourt, Malan-court, Pierrevillers, Marange-Silvange, Rombas, Ay et
Antilly sont admis de correspondre avec Metz ; ceux de Rosselange et Guenange-Haute
avec Thionville et Metz.
La taxe de chaque conversation ordinaire durant jusqu'à trois minutes
est de 25 pf. (LM)
Jeudi 20 juillet 1899
Un service télégraphique et téléphonique a
commencé à fonctionner à l'agence de poste de Marthil
le 7 juillet dernier et au bureau auxiliaire des postes de Vaxy le 11
juillet. Les bureaux télégraphiques nouveaux sont reliés
à Mohrange, respectivement à Château-Salins au réseau
général. Le bureau de Marthil signale les accidents à
Mohrange et celui de Vaxy à Château-Salins. (LM)
Vendredi 21 juillet 1899
Incendie. Cette nuit, vers 1 heure du matin, le poste des sapeurs-pompiers
était alarmé par le téléphone de M. Georg
Koesler, loueur de voitures, rue St-Marcel, n°1-3-5, immeuble comprenant
la brasserie Mason. Le feu a pris naissance dans un faux-grenier, a attaqué
les poutres et au moment où les pompiers, accourus sur les lieux
se mirent à la besogne, le danger était des plus sérieux...
(LM)
Samedi 22 juillet 1899
Farce stupide. Hier, vers 4 heures du soir, deux individus pénétraient
dans la pharmacie de M. Heurich, le priant de téléphoner
au poste central des sapeurs-pompiers, qu'un incendie venait de se déclarer
au n°30 de la rue Vincent-Rue. M. H., avec sa complaisance habituelle,
le fit aussitôt... (LM)
Dimanche et lundi 23 et 24 juillet 1899
Un service téléphonique a commencé à fonctionner
à Rombas au 20 juillet. Les abonnés peuvent correspondre
avec Metz, Thionville, Forbach, Sarreguemines, Maizières-lès-Metz,
Hagondange, Uckange, Aix-la-Chapelle, Bous, Bedburg, Coblence, Cologne,
Deidesheim, Dormagen, Dürkheim, Eschweiler, Frankental, Francfort,
Grunstadt, Horrem près Cologne, Kaiserslautern, Kastel (Rhin),
Kreuznach, Lambrecht, Ludwighafen, Landau, Mayence, Marzig, Mülheim
(Rhin), Neunkirchen (Trèves), Neustadt (Haardt), Offenbach (Mein),
Pirmasen, Sarrebruck, Sarrelouis, Spire, Stolberg (province Rhénane),
Salzbach (près sarrebruck), Trèves, Voeklingen, Wiesbade,
Wittlich et Deux-Ponts. (LM)
Mardi 25 juillet 1899
Le bureau des téléphones fait aux abonnés du service
téléphonique, relativement au récepteur Pack, de
Barmen, les recommandations suivantes :
Avoir soin d'isoler le récepteur de l'appareil chaque fois qu'on
s'en est servi pour ne pas empêcher le fonctionnement de la sonnerie
et ne pas détériorer les éléments de la batterie
microphonique. C'est le service des télégraphes qui se charge
de la pose de ces nouveaux récepteurs. (LM)
Téléphone Bruxelles-Metz-Strasbourg.
Une correspondance adressée de Bruxelles au journal d'Alsace exprime
le regret qu'il n'existe aucune correspondance entre Bruxelles et Anvers
d'une part et Strasbourg et Metz d'autre part. Le besoin de cette communication
se fait, en effet, vivement sentit. Le commerce de Metz entretient des
relations très suivies avec la place d'Anvers ; le téléphone
les faciliterait et les développerait. Mais nous n'avons même
pas encore le téléphone de Metz à Strasbourg depuis
si longtemps réclamé. Nous pouvons, par contre communiquer
par téléphone avec une série de petites villes de
la Prusse rhénane, qui n'ont guère pour nous qu'un intérêt
géographique. (LM)
Vendredi 28 juillet 1899
Un service télégraphique et téléphonique fonctionne
depuis le 10 juillet aux bureaux de postes de Morsbach (Lorraine) et Carlsbrunn
(circonscription de Metz).
Les nouveaux bureaux de télégraphe ont à signaler
les accidents au bureau de Forbach. (LM)
Dimanche et lundi 30 et 31 juillet 1899
La maison Siemens et Halske, société par actions, bureau
technique pour les installations téléphoniques, rue du Palais,
1, a été abonnée au service téléphonique
de la ville sous le numéro 190. (LM)
Mercredi 2 août 1899
Colonne « Strasbourg ». La communication est établie
entre les réseaux de Strasbourg et de Mulhouse d'une part, avec
ceux de Biebrick, Floersheim, Hocheim (Mein), Hoechot (Mein) et Wiesbaden.
La taxe est de 1 Mk par conversation de 3 minutes. (LM)
Samedi 19 août 1899
Les employés du télégraphe ayant la charge de la
révision des postes téléphoniques chez les abonnés,
ou des travaux d'installation sont toujours munis d'une carte de légitimation
qu'ils ont à produire en entrant dans les maisons particulières.
Ces cartes portent le sceau de la Direction supérieure des Postes
et un numéro. Le public fera bien d'interdire aux personnes qui
se disent employées du télégraphe et ne sont pas
munies d'une carte de légitimation, l'entrée des maisons,
l'accès des postes ou des fils téléphoniques. (LM)
Samedi 26 août 1899
A partir du 1er septembre, les services téléphoniques de
Metz, Thionville, Forbach, Rombas, Sarreguemines et Uckange seront reliés
avec celui de la ville d'Edenkoben (Palatinat). La taxe pour chaque conversation
ordinaire durant jusqu'à 3 minutes est de 1 Mk. (LM)
Mardi 29 août 1899
Un service télégraphique et téléphonique a
commencé à fonctionner au bureau de poste de St-François
le 22 août. Le nouveau bureau des télégraphes a été
relié entre Thionville et Hettange-Grande au grand réseau
téléphonique et est chargé de signaler les accidents
au bureau de Thionville. (LM)
Samedi 2 septembre 1899
Une question intéressante pour tous les abonnés des services
téléphoniques a été soulevé dernièrement,
dit la Metzer Zeitung, devant le tribunal des échevins de Bielefeld.
Le prévenu avait offensé un employé des téléphones
en présence d'un excès de zèle de ce dernier. En
effet, l'employé s'était mêlé de la conversation
du prévenu avec un autre abonné et l'avait interrompue par
un mot qui prouvait qu'il avait écouté l'entretien. Le prévenu
lui en ayant fait l'observation, l'employé prétendit qu'il
avait le droit de contrôler la conversation. Là-dessus, le
prévenu lâcha l'expression offensante qui donna prétexte
à la direction supérieure des Postes pour porter plainte.
A l'audience du tribunal des échevins, l'employé cité
témoin, maintint sur une interpellation du défenseur, que
c'était son droit de contrôler et d'écouter la conversation,
non seulement pour établir si elle a commencé ou si elle
est terminée, mais aussi en constater le sujet. Il est vrai qu'il
ne peut pas indiquer quelle disposition de son règlement lui donne
ce droit, mais, malgré cela, il persista à dire qu'il possédait
ce droit.
Le défenseur et le prévenu déclarèrent qu'à
leur avis, -et c'est probablement l'avis de tous les abonnés du
service téléphonique- il est impossible que ce droit soit
et puisse être concédé à un employé.
Vu l'importance que cette question présente pour tout commerçant,
notamment pour les banquiers et boursiers, qui ont intérêt
à assurer le secret de bien des nouvelles, le prévenu a
porté plainte contre l'employé, moins pour le faire punir,
s'il a excédé de dépasser le pouvoir établi
par son règlement, que pour faire trancher, une fois pour toutes,
par l'autorité supérieure, la question de savoir si un employé
du service téléphonique a le droit 1) de contrôler
et d'écouter toute la conversation entre deux abonnés, 2)
de se mêler à son gré, à une conversation et
de l'interrompre. (LM)
Mercredi 6 septembre 1899
Le service téléphonique au bureau des postes de Château-Salins
est admis à converser avec les bureaux téléphoniques
suivants et les abonnés du téléphone à Metz
:
Aulnois (Seille), Azoudange, Baudrecourt, Bioncourt, Bisping, Bourdonnay,
Delme, Dieuze, Disselinger, Donnelay, Fénétrange, Fribourg,
Guermange, Grémecy, Hampont, Hannocourt, Jallaucourt, Lagarde,
Langenberg, Loudrefing, Lezy, Liocourt, Lixheim, Lucy, Maizières-Azoudange,
Manhoué, Marsal, Marthil, Mittersheim, Morhange, Moyenvic, Mulcey,
Niederstinzel, Salival, St-Epvre, Schalfach, Solgne, Vannecourt, Vaxy,
Vic (Seille).
La conversation ordinaire avec ces localités est de 25 pf.
Metting, Mittelbronn et Phalsbourg. La conversation avec ces trois dernières
localités est de 1 Mk.
Il faut de plus verser 25 pf pour appeler au téléphone les
personnes avec lesquelles on désire s'entretenir. (LM)
Dimanche et lundi 17 et 18 septembre 1899
Le service téléphonique tant désiré entre
la Lorraine et l'Alsace a enfin commencé à fonctionner hier
15 septembre. Les abonnés du téléphone à Thionville,
Forbach, Metz, Rombas, Sarreguemines et Uckange sont admis à converser
directement avec les services téléphoniques de Baar, Bischwiller,
Colmar, Guebwiller, Haguenau, Kaysersberg, Ste-Marie-aux-Mines, Molsheim,
Mulhouse, Munster, Niederbronn, Ribeauvillé, St-Louis, Schirmeck,
Schlettstat, Strasbourg, Thann, Wissenbourg, et Wesserling.
Les abonnés de Hagondange, Maizières-lès-Metz et
Kurzel et les services publics de ces trois localités peuvent converser
avec le service de Strasbourg.
La taxe pour chaque conversation ordinaire durant jusqu'à trois
minutes, entre les services de la circonscription de Metz et ceux de la
circonscription de Strasbourg est de 1 Mk. Sont exceptées les conversations
de Sarreguemines à Niederbronn, dont la taxe n'est que de 25 pf.
A partir d'hier, a commencé à fonctionner également
un service téléphonique à St-Avold pour Kurzel, Metz,
Forbach et Strasbourg.
La taxe pour chaque conversation ordinaire d'une durée allant jusqu'à
trois minutes entre St-Avold et Kurzel, Metz ou Forbach est de 25 pf,
et pour celle entre St-Avold et Strasbourg est de 1 Mk. (LM)
Samedi 30 septembre 1899
Le téléphone entre Paris et Berlin.
On annonce officiellement que les négociations engagées
entre les gouvernements français et allemand pour l'établissement
de communication téléphonique entre Berlin et Paris viennent
d'aboutir. La convention énumérant les clauses de l'accord
a été définitivement signée. Les travaux d'établissement
de la ligne vont commencer incessamment.
Nous ne savons pas encore quel sera exactement l'itinéraire suivi
par la ligne téléphonique Paris-Berlin, mais il serait bien
intéressant pour nous de la voir reliée au poste télégraphique
de Metz.(LM)
Dimanche et lundi 1er et 2 octobre 1899
Les services téléphoniques publics de Thionville, Uckange,
Rombas, Metz, Forbach, Sarreguemines, Hagondange, Maizières-les-Metz,
Kurzel et St-Avold sont admis à correspondre avec celui de Kehl.
La taxe pour chaque conversation ordinaire durant jusqu'à trois
minutes est de 1 Mk. (LM)
Mardi 3 octobre 1899
Les services téléphoniques installés aux bureaux
télégraphiques à Hellimer, Maxstadt, Barst, Buding
(accord de Forbach), Living, St-Avold-gare, Bionville, Longeville-lès-St-Avold,
Baumbiedersdorf, Buschwald, Karling et Lauterbach sont admis à
converser avec les abonnés du service téléphonique
de Metz.
La taxe pour une conversation ordinaire durant jusqu'à trois minutes
est de 25 pf. (LM)
Vendredi 6 octobre 1899
Téléphone Paris-Berlin, 1200 km.
Nous recevons à propos de la ligne téléphonique Berlin-Paris
les renseignements suivants :
"Ainsi que le Messin l'annonçait dans un de ses derniers numéros,
la construction de la ligne téléphonique Paris-Berlin est
assurée. Des deux côtés l'entente a été
parfaite. Au cours des pourparlers, il a été décédé
de construire les lignes suivantes : Paris-Berlin, Paris-Francfort-sur-le-Main-Berlin,
Metz-Nancy et Belfort-Mulhouse, sans bureau intermédiaire. On sait
que Berlin est déjà relié avec Vienne (Autriche),
et avec Bruxelles. La taxe d'une conversation ordinaire de Berlin à
Vienne, est de 3 mark pour 3 minutes. Le fil Berlin-Vienne a 800 kilomètres
de longueur. La ligne de Paris-Berlin étant encore un tiers plus
longue, il est à prévoir que la taxe sera de 4 m. 50, peut-être
encore plus si on considère que le fil reliant Paris à Berlin
aura un diamètre de 5 mm. Le fil de Berlin-Vienne a 4 mm, celui
de Berlin-Memel 4 1/2 mm. L'estimation des frais est de 2,000,000 mark,
dont 2/3 pour l'Allemagne et 1/3 pour la France. Les travaux de construction
seront commencés incessamment sur toute la ligne, de sorte que
la ligne sera construite au plus tard pour le printemps. (LM)
Le téléphone en France.
On sait que M. Mougeot, secrétaire d'Etat des postes, télégraphes
et téléphones, avait fait proposer à tous les conseils
généraux de France, l'installation du téléphone
dans toutes les communes, à la condition de l'avance des frais
d'installation par les départements.
La session est close et l'on connaît maintenant les résultats
officiels de ce référendum téléphonique. Il
n'y a que six départements qui aient repoussé, pour des
considérations budgétaires, la proposition ministérielle.
De telle sorte que la France toute entière, à part quelques
rares régions, va être sillonnée de lignes téléphoniques.
On estime qu'il ne faudra pas plus d'une année pour l'installation
complète du réseau national.
A quand la Lorraine ? (LM)
Jeudi 12 octobre 1899
Les services téléphoniques publics de Thionville, Forbach,
Metz, Rombas, Sarreguemines et Uckange sont admis à correspondre
avec ceux de Benfeld et de Massevaux en Alsace.
La taxe de la conversation ordinaire jusqu'à une durée de
trois minutes est de 1 Mk. (LM)
Mercredi 18 octobre 1899
Les maisons suivantes se sont fait inscrire comme abonnées au service
téléphonique de Metz :
MM. Ubach et Seiffarth, représentants de Villeroy et Boch, matériaux
de construction, rue des Clercs, sous le n° 193 ; Lamberty Servais
et Cie, dépôt de fabrique et matériaux de construction
au port du canal, sous le numéro 199; Chotin et Grosdemange, épicerie
en gros, rue Mazelle, 43, sous le numéro 197; Société
de construction lorraine à responsabilité limitée,
construction, rue des Bénédictins, 6, sous le numéro
194 ; Eugène Lambert, marchand de grains, rue de la Grande-Armée,
4 bis, sous le numéro 196; Isidore Weil, commerce de grains et
agence, rue de Ladoncette, 24, sous le numéro 195 ; Technisches
Versandthaus de Strasbourg, succursale Metz, rue Sainte-Marie, 24, sous
le numéro 24 ; L. Haase, entrepreneur de travaux, à Devant-les-Ponts,
sous le numéro 134 ; H. Siegel, négociant à Montigny,
rue de Saint-Privat, sous le numéro 198. (LM)
Dimanche et lundi 22 et 23 octobre 1899
Les abonnés de services téléphoniques publics de
Carlsbrunn, circonscription de Metz, Morsbach (Lorraine) et Spichern (Lorraine)
sont admis à converser avec les abonnés du téléphone
de Metz.
La taxe de la conversation ordinaire durant jusqu'à trois minutes
est de 25 pf entre Metz et Carlsbrunn, et de 1 Mk entre Metz et Morsbach
ou Spichern. (LM)
Vendredi 27 octobre 1899
Téléphone avec le Luxembourg.
On écrit à la Gazette de Cologne :
Il y a environ six mois, les journaux berlinois nous apprenaient que des
délégués du gouvernement luxembourgeois étaient
arrivés à Berlin pour prendre avec l'administration des
postes allemandes des dispositions au sujet du raccordement du service
téléphonique luxembourgeois avec le réseau téléphonique
de l'Empire allemand. Le résultat des conférences est resté
secret ; nous avons cependant lieu de croire qu'elles n'ont abouti à
rien. L'administration des postes luxembourgeoises a renforcé,
il y a environ deux ans, ses fils pour le service à grande distance
; depuis, presque tout le réseau belge est relié au réseau
luxembourgeois. Vu les relations intenses qui existent entre le Luxembourg
d'une part et l'industrie rhénane dans les régences d'Aix-la-Chapelle,
Cologne, Düsseldorf et Trèves et les habitants de la Lorraine
d'autre part, une correspondance téléphonique entre l'Allemagne
et le grand-duché est ardemment souhaitée. Les pays-frontière
du Luxembourg, des régences d'Aix-la-Chapelle, Trèves et
de la Lorraine souffrent particulièrement du manque d'un raccordement.
Maintenant que les conduites téléphoniques d'Aix-la-Chapelle
à Montjoie, Malmédy et Saint-Vith, et de Thionville à
Audun-le-Tiche sont établies, il y a lieu de croire que l'Office
des postes allemandes ne tardera pas à envisager un raccordement
téléphonique avec le Luxembourg. (LM)
Dimanche et lundi 29 et 30 octobre 1899
Les services téléphoniques de Metz, Thionville, Forbach,
Rombas, Uckange et Sarreguemines sont admis à converser à
partir du 1er novembre avec celui de St-Ingbert (Palatinat). La taxe de
chaque conversation de trois minutes entre St-Ingbert et Forbach ou Sarreguemines
est de 25 pf, entre St-Ingbert et les autres localités 1 Mk. (LM)
Mardi 1er novembre 1899
Les services téléphoniques de Metz, Thionville, Forbach,
Rombas, Sarreguemines et Uckange sont admis à converser avec ceux
de Sarrebourg et de Saverne. Sarrebourg et Saverne sont de même
mis en relations directes.
La conversation ordinaire de trois minutes entre Sarrebourg ou Saverne
et Sarreguemines et entre Sarrebourg et Saverne est de 25 pf, et entre
Sarrebourg ou Saverne et les autres localités ci-dessus de 1 Mk.
(LM)
Le service téléphonique Berlin-Paris se
fera par deux lignes passant par Francfort-sur-le-Main. L'une établira
une communication directe entre les deux capitales ; l'autre aura un bureau
intermédiaire à Francfort et on y reliera les villes de
Cologne et Hambourg. D'autres villes suivront probablement. Le tarif sera
établi sur la base de 2 zones, à 2 et 4 francs. Une conversation
Paris-Berlin coûterait donc 6 francs, une conversation Le Havre-Berlin
8 fr. La conversation sera, au maximum, de 3 minutes. Les conversations
pressantes payeront la triple taxe et une taxe maxima de quinze francs.
Il est question d'établir aussi des lignes téléphoniques
Mulhouse-Paris par Belfort et Strasbourg-Paris par Nancy. (LM)
Vendredi 10 novembre 1899
Les services téléphoniques de Metz, Thionville, Forbach,
Rombas, Sarreguemines et Uckange sont admis à correspondre avec
celui de Bürgel (Hesse). La taxe de chaque conversation de trois
minutes est de 1 Mk. (LM)
Téléphones internationaux.
D'après un relevé fait par l'Elektrotechnische Zeitschrift
(Revue électrotechnique), le téléphone relie déjà
les pays suivants : l'Allemagne avec l'Autriche, la Hongrie, le Danemark,
la Hollande, la Belgique et la Suisse ; l'Autriche avec la Hongrie, la
Suisse, la principauté de Liechtenstein, le Danemark et la Suède,
la Suède et la Norvège, la Hollande et la Belgique, la Belgique
et la France, la France et l'Angleterre et la Suisse et l'Italie.
Signalons parmi les lignes téléphoniques celles de Berlin
à Vienne, Berlin-Budapest, Berlin-Copenhague, Berlin-Amsterdam,
Berlin-Anvers, Francfort-Bâle, Bruxelles-Paris, Paris-Londres.
Les nouveaux projets en voie d'exécution les plus intéressants
sont pour le moment les lignes Berlin-Paris et Francfort-Paris. Il est
question, en outre, de relier entre elles différentes localités
des deux côtés de la frontière allemande-française.
(LM)
Samedi 11 novembre 1899
La communication téléphonique avec la France.
Le secrétaire d'Etat des Postes a déclaré, dans une
conversation qu'il a eue avec M. Eissen, vice-président de la Chambre
de commerce de Strasbourg, que l'Alsace-Lorraine jouirait d'un tarif de
faveur pour les communications téléphoniques entre l'Allemagne
et la France. (LM)
Mardi 28 novembre 1899
A dater du 1er décembre, les services téléphoniques
de Metz, Thionville, Forbach, Hagondange, Rombas, Sarreguemines, Uckange
et Algrange correspondront avec ceux de Kirchheimbolander et Landstuhl.
La taxe de chaque conversation de trois minutes sera de 25 pf pour les
correspondances entre Landstuhl et Sarreguemines, de 1 Mk entre les autres
localités, et de 1 Mk entre Kirshheimbolanden et toutes les autres
localités ci-dessus. (LM)
Jeudi 30 novembre 1899
Les services téléphoniques de Metz, Thionville, Rombas,
Uckange, Hagondange et Maizières-lès-Metz sont admis à
correspondre avec ceux de Hayange, Algrange, Aumetz, Audun-le-Tiche et
Fontoy.
La taxe pour chaque conversation est de 25 pf. (LM)
Le téléphone Paris-Mulhouse. (dans la colonne
« Alsace »)
Dans son numéro d'hier, le Petit Journal de Paris, annonce l'ouverture,
pour le 1er janvier, de la ligne téléphonique Paris-Mulhouse.
Il fait ressortir l'utilité, la nécessité même
de cette ligne projetée depuis si longtemps, et pour la mise en
exploitation de laquelle les pourparlers aboutissaient si difficilement.
Ce sera, de l'avis du plus répandu des journaux français,
l'une des voies téléphoniques les plus fréquentées
de l'Europe centrale, car les régions qu'elle reliera immédiatement
présentent une égale intensité industrielle et commerciale
et possèdent de nombreux intérêts communs. (LM)
Mardi 5 décembre 1899
Dépêches téléphoniques.
On ignore encore généralement dans le public que les abonnés
au téléphone peuvent se faire transmettre téléphoniquement
les dépêches expédiées à leur adresse
et que, d'autre part, ils peuvent téléphoner des dépêches
au bureau téléphonique, qui se charge de leur expédition.
Pour la transmission téléphonique à domicile, il
est perçu un droit de 10 pf par dépêche et pour la
transmission d'une dépêche par le bureau téléphonique
au bureau télégraphique 1 pf par mot, mais pour le moins
20 pf par télégramme. (LM)
Jeudi 7 décembre 1899
Les services téléphoniques de Metz, Thionville, Forbach,
Hayange, Rombas, Sarreguemines, Uckange et Algrange sont abonnés
avec celui de Kirm à partir du 7 décembre. La taxe d'une
communication ordinaire est de 1 mark. (LM)
Vendredi 8 décembre 1899
Le danger du téléphone. Le téléphone ne peut-il
pas être un agent de contamination ? L'administration pourrait bien
s'en inquiéter aussi en ce qui concerne les cabines publiques.
Sait-on qui s'est servi de l'instrument quand on vient l'appliquer, à
son tour, devant la bouche ? En Amérique, on a trouvé que
souvent il se concentrait, sur le cornet-parleur, des traces de germes
infectieux. Il faudra donc prendre ses précautions. Déjà,
de l'autre côté de l'Océan, les inventeurs se sont
mis à l'uvre pour combiner les dispositifs antiseptiques.
On a réalisé une embouchure contenant dans sa partie antérieure
un antiseptique dégageant des vapeurs. Lorsqu'on veut se servir
du téléphone, on enlève un couvercle qui ferme l'embouchure
et on le place de nouveau après avoir parlé. Un autre inventeur
a simplement proposé de coiffer le cornet-parleur d'un petit bonnet
de gaze antiseptique. Ce moyen plus rudimentaire est dans le domaine public
en France. La planchette du téléphone (appareil Ader à
pupitre) est revêtue d'une gaze antiseptique, de façon à
éviter tout contact avec le bois, lequel, autrement, se salit vite
et devient un réceptacle pour les microbes de la bouche et les
poussières de l'air. Un téléphone est dans une maison
aussi bien à l'usage des domestiques qu'à celui du maître
; il peut servir à un malade, à un diphtérique, à
un tuberculeux. Le danger n'est pas illusoire et l'on ne saurait trop
se défendre contre la contamination. Habillons donc nos téléphones.
(LM)
Dimanche 31 décembre 1899
On écrit, à la date du 26 à Metz, à la Gazette
de Francfort, que M. le Directeur supérieur de Postes de Nancy
est actuellement à Metz pour opérer de concert avec son
collègue de Metz la jonction à la frontière de la
conduite téléphonique Paris-Francfort-Berlin. (LM)
sommaire
Année 1900
Jeudi 4 janvier 1900
Les services téléphoniques publics de Metz, Thionville,
Forbach, Hayange, Rombas, Sarreguemines, Uckange et Algrange sont admis
à correspondre directement depuis avant hier 1er juin avec celui
de Hassloch (Palatinat).
Chaque communication ordinaire sera taxée 1 mark. (LM)
Mardi 9 janvier 1900
D'après le Journal, de Paris, la mise en service de la ligne téléphonique
directe de Paris à Berlin (par Verdun, Metz, Francfort) pourra
avoir lieu avant la fin du mois courant. (LM)
Vendredi 12 janvier 1900
Le téléphone franco-allemand.
Les administrations postales française et allemande se sont enfin
mises d'accord pour l'établissement de la ligne téléphonique
Paris-Berlin. La mise en service de la ligne qui était présumée
au 1er juin prochain, sera par suite fort avancée ; et il ne serait
pas extraordinaire qu'elle eût lieu avant la fin du mois courant.
Les deux pays font, respectivement les frais sur leur territoire, l'Etat
allemand, directement, la France, par l'intermédiaire d'une compagnie.
L'itinéraire Paris, Châlon-sur-Marne, Verdun, Metz, Francfort
et Berlin comprend 1100 kilomètres divisés en deux zones.
Le prix de la conversation (3 minutes) est de 2 francs pour la première
zone et 4 francs pour la deuxième, soit 6 francs pour l'ensemble
des deux zones Paris-Berlin. Des taxes réduites jusqu'à
1 F 25 sont créées entre les deux villes proches des frontières.
Il y aura aussi des communications urgentes, passant avant les autres,
et payant triple taxe, sans pouvoir pourtant dépasser 15 F par
unité de conversation. (LM)
Les services téléphoniques de Woippy et
Norroy-le-Veneur sont admis à correspondre avec les abonnés
de celui de Metz. Chaque conversation ordinaire sera taxée 25 pf.
(LM)
Mercredi 17 janvier 1900
Aux termes d'un avis public de la direction supérieure des Postes
de Metz, le tarif annuel des abonnements au service téléphonique
à Ars-sur-Moselle, Hagondange, Kurzel, Maizières-lès-Metz
et Rombas sera de 80 Mk à partir du 1er avril 1900 quand l'abonné
ne demeurera pas au-delà de 5 kilomètres du bureau téléphonique.
La réduction de 25% sur le tarif annuel accordé jusqu'ici
aux administrations sera supprimée à dater du 1er avril
1900.
A Metz, l'abonnement sera de 120 Mk par an. Les personnes qui ne voudront
pas s'abonner paieront une taxe fondamentale de 60 Mk et 5 pf par conversation,
mais au moins 20 Mk par an (outre les 60 Mk). Les personnes de Metz qui
ne voudront pas du grand abonnement de 120 Mk devront prévenir
le bureau des télégraphes de Metz, rue de l'Esplanade, 10,
d'ici au 15 février. On leur donnera dans ce cas de nouveaux numéros
d'abonnés.
Les abonnés qui, actuellement, payent des abonnements annuels inférieurs
aux nouvelles taxes pourront renoncer à l'abonnement pour le 1er
avril. Ils devront en informer d'ici au 15 février le bureau des
télégraphes de Metz. (LM)
Vendredi 19 janvier 1900
Les personnes et maisons suivantes se sont faits admettre au nombre des
abonnés du service téléphonique de Metz.
S. Hochschild, modes et confections, rue Serpenoise, 40-42, et rue du
Lancieu, 4 bis ; H. Béna, docteur en médecine, place Saint-Louis,
8 ; J. Pavis et Riegel, tissus et tapis, rue du Petit-Paris, 9 bis ; Adolphe
Stortz, fabrique d'instruments de chirurgie et de bandages, rue Fournirue,
18 ; Louis Kern fils, entrepreneur, rue Chambière, 16 ; Adolphe
Baumblatt, agence, rue Serpenoise, 57 ; Adolphe Herz, commerce de métaux,
rue Serpenoise, 59 ; Sali Fürst, mercerie, rue de la Petite-Boucherie,
7 ; Otto Borlinghaus, dépositaire de margarines, place de Chambre,
29 ; A. Kahn, marcerie, place de Chambre, 15 ; L. Lévy-Schmidt,
produits bruts, rempart des Allemands, 34 ; M. Rosenkranz, fabrique de
cigares, au Sablon, coin de la route d'Augny et de la rue Militaire ;
Emile Hecht, négociant, rue des Huiliers, 20 ; E. Hennequin, vins
en gros, rue Saint-Eucaire, 6 ; Le Tribunal régional, palais de
Justice ; Simon Louis frères et Cie, semences, rue d'Asfeld, 8
; Simon Louis frères, pépiniéristes, à Plantières,
49 ; F. Baudinet, négociant, rue Serpenoise, 45. (LM)
Mardi 23 janvier 1900
Nous lisons dans le Temps :
Le gouvernement allemand qui, tout récemment, avait signé
avec le gouvernement français un accord définitif pour l'établissement
de la ligne téléphonique Berlin-Paris (1100 kilomètres)
vient de se déclarer en mesure d'opérer, dès maintenant,
le raccordement de ses fils téléphoniques avec la France,
la ligne de Berlin-Metz étant complètement achevée
depuis une semaine.
Le directeur des postes et télégraphes de Nancy, délégué
par le gouvernement français, s'est, à ce sujet, rendu à
Metz pour arrêter avec son collègue allemand de Metz les
dernières dispositions en vue de l'ouverture du téléphone
franco-allemand qui n'avait été prévue que pour le
1er juin, mais qui, dit-on se fera vers le fin de février prochain.
Les deux états font respectivement les frais sur leur territoire.
Le prix de la conversation (trois minutes) sera de 6 francs, de Paris
à Berlin ; de 2 francs de Metz-Paris, et de 4 francs de Metz-Berlin.
Des taxes réduites à 1 fr. 25 seront créées
entre les villes proches des frontières. La communication urgente
payera triple taxe.
Le service téléphonique de Metz compte les
nouveaux abonnés suivants :
Auguste Legris, successeur, fabrique de chaussures, rue des Récolets,
7.
Hans Beck, cuirs et peaux, rue de L'Esplanade, 14.
Le même , dépôt à l'Abattoir.
Saul Jacques, boucher, rue du Petit-Paris, 8.
Bleyler-Willms, magasin d'articles de ménage et de cuivre, rue
du Palais, 14. (LM)
Samedi 27 janvier 1900
Le service téléphonique de Metz compte deux nouveaux abonnés,
ce sont MM. Simon Hecht, fournisseur militaire, rue des Allemands, 75,
et Robert Grass, Agence à Queuleu, rue de l'Eglise, 125. (LM)
Mardi 30 janvier 1900
Les services téléphoniques publics de Metz, Thionville,
Forbach, Hayange, Rombas, Sarrebourg, Sarreguemines, Uckange et Algrange
sont mis en correspondance directe avec celui de Wissembourg depuis le
27 janvier. La taxe d'une conversation ordinaire est de 1 Mk. (LM)
Mercredi 31 janvier 1900
Téléphoneries.
(Rubrique « Lettre de Paris » en première page)
Si la majorité des découvertes scientifiques était,
comme pour certaines fonctions administratives et certains droits civils,
fixée à 25 ans, le téléphone ne serait pas
encore majeur. C'est en avril 1877, en effet, il n'y a pas tout à
fait vingt-trois ans, que le miraculeux appareil a fait pour la première
fois son entrée dans le monde. Il a joliment fait du chemin depuis
!
Le téléphone s'est si intimement incorporé à
notre vie pratique, nous nous sommes tellement habitués à
en user couramment, machinalement même, en quelque sorte, qu'il
nous fait aujourd'hui l'effet d'être une institution toute naturelle
sinon même une chose due, ayant existé de tout temps. Au
moins avons-nous quelque peine à nous représenter l'époque
datant, je le répète, de moins de vingt-cinq ans, mais déjà
préhistorique où l'on ne connaissait pas encore «
l'électrologie ».
Ce n'est rien moins qu'une révolution à laquelle les murs
publiques, surprises d'emblée et comme par effraction, ont dû
s'adapter docilement, et l'on ne se figure plus, à l'heure où
nous sommes, le fonctionnement normal et régulier du commerce,
de l'industrie, de la finance, du journalisme, de la politique ou de la
diplomatie sans le secours de ce petit appareil banal, dont les sorciers
et les thaumaturges d'autrefois n'auraient pas osé, faute d'imagination,
présager les invraisemblables merveilles. Le fait est que, pour
qui prend la peine de réfléchir un brin et de comparer,
ne fût-ce qu'à fleur de méninges, le présent
au passé, il n'est rien, dans toute l'uvre industrielle et
scientifique de l'histoire, qui soit aussi extraordinaire que le téléphone,
rien qui donne une aussi crâne idée de l'espèce humaine,
avec une aussi légitime fierté d'en être. N'insistons
pas : je prêche à des convertis.
Mais l'appétit vient en mangeant, et il doit être dans la
destinée de l'homme jamais rassasié, jamais content, de
se blaser bientôt sur les plus étourdissants prodigues.
Voici déjà qu'on a découvert des imperfections au
téléphone, des inconvénients et des vices. Le fait
est qu'il en a, parbleu !, comme toutes les oeuvres sorties de la cervelle
et des mains des êtres incomplets et défectueux que nous
sommes.
Ceci n'est pas pour refaire une fois de plus le procès des pauvres
demoiselles du téléphone pour lesquelles la nervosité
contemporaine affecte peut-être trop de rigueur et même d'injustice.
Mais, enfin,; il est bien permis de dire que le téléphone
laisse quelque peu à désirer au point de vue de l'aisance
et de la rapidité des communications ; il est bien permis de dire
également qu'il a le double tort de ne pas porter assez loin, et
de ne pas laisser de traces. Mais vous pensez bien que ça ne pouvait
pas durer longtemps comme ça. Si le téléphone n'est
pas parfait - comment, à vingt-trois ans, aurait-il pu donner toute
sa mesure ? - il est perfectible. Et ils sont bien quelques douzaines
de chercheurs, dont tels ou tels ont peut-être un grain de génie,
qui travaillent à le perfectionner. Nous sommes de ce chef à
la veille de plus d'un coup de théâtre. Tout d'abord nous
allons voir le téléphone haut parleur. C'est-à-dire
que plus ne sera besoin pour converser par téléphone, de
vous déranger pour prendre en main l'appareil, et vous coller contre
le pertuis de l'entendement une conque métallique plus ou moins
suspecte de souillures infectieuses, pendant que vous vous exténuez
à crier tue-tête, la bouche tout près d'une planchette
également malpropre. Une fois la communication établie,
vous pourrez tailler une bavette avec votre interlocuteur invisible, les
mains et les oreilles libres, sur le ton qui vous plaira, absolument comme
on parle à travers une porte ouverte d'une pièce à
l'autre d'un même appartement.
Je sais au moins trois appareils qui donnent une solution acceptable de
ce problème et s'en disputent le record. L'un est suisse, le second
français, le troisième est hongrois. Dieu me garde de me
prononcer entre ces trois appareils rivaux, quoique j'ai personnellement
l'occasion de les expérimenter tous les trois. Tout ce que, jusqu'à
nouvel ordre, il me plaît d'en dire, c'est que le téléphone
hongrois est basé sur un principe différent du principe
des deux autres, ce qui lui permet de se combiner, le cas échéant,
avec eux. Alors, en effet que les inventeurs français et suisse
se sont attachés à perfectionner les microphones, l'inventeur
hongrois, lui, a limité ses effort à l'amélioration
de la ligne elle-même, sur laquelle un artifice spécial renforce
la puissance du son grâce à l'accumulation des actions magnétiques,
sans altérer le timbre, ni augmenter la résistance.
Qui dit téléphone haut parleur, dit ipso facto téléphone
à longue distance. Le moment approche où la distance va
devenir - ce qu'elle est déjà pour la télégraphie
- un facteur négligeable, où, par conséquent, l'on
pourra converser aussi aisément de Paris à Lisbonne, à
Naples, à Bucarest, à Constantinople, à Moscou, voire
même Pékin, que de la Madeleine à la Bastille. S'ensuit-il
qu'on pourra converser de même avec New-York ou Buenos Aires, Hanoi
ou Johannesburg ? That is the question ! La téléphonie sous-marine
est, en effet, en raison de la haute capacité des câbles
immergés toute une autre affaire comportant des difficultés
sui generis ! Mais l'inventeur hongrois se flatte de les avoir d'ores
et déjà résolues. Il n'a peut-être pas tort.
En tout cas, nous serons bientôt fixés là-dessus,
car je crois savoir qu'il ne va pas tarder à être mis au
pied du mur.
Tout cela n'est rien encore à côté du téléphone
enregistreur, crée par le savant français à l'aide
d'une ingénieuse combinaison avec le phonographe.
Dites-vous bien ceci, mes chers lecteurs : c'est que, le jour où
cette affaire là aura définitivement conquis droit de cité,
peu importera quand vous téléphonerez à quelqu'un,
que ce quelqu'un soit ou non chez lui. S'il est sorti, votre communication
n'en aura pas moins été recueillie par un cylindre phonographique,
auquel il lui sera loisible de la faire répéter autant de
fois qu'il pourra lui plaire à son retour.
C'est déjà joli. Mais on m'annonce au dernier moment plus
fort et mieux encore. Il paraît qu'à Berlin on vient de mettre
à l'essai sur une assez considérable échelle un nouveau
système d'intercommunication permettant aux abonnés de s'entretenir
directement sans avoir à passer par l'intermédiaire du bureau
central.
Cette fois, les demoiselles du téléphone n'ont qu'à
se bien tenir, il ne s'agit de rien moins que de se priver de leurs services.
Vous pensez bien que nous ne sommes pas au bout et que nous sommes appelés
à en voir bien d'autres. Mais, c'est sans doute assez pour aujourd'hui.
A chaque jour suffit son progrès !
Emile Gautier. (LM)
Téléphone franco-allemand.
La direction supérieure des postes adresse à la rédaction
du Courrier de Metz la rectification suivante :
L'information publiée dans votre numéro du 24 janvier sous
le titre "Téléphone franco-allemand", disant que
le directeur des postes et télégraphes de Nancy se serait
rendu à Metz afin d'arrêter avec son collègue allemand
de Metz les dernières dispositions en vue de l'ouverture du téléphone
franco-allemand, n'est pas exacte. La direction supérieure des
postes de Metz ne sait pas davantage quand le service téléphonique
avec la France entrera en exploitation, si Metz pourra converser avec
Berlin et Paris, ni, enfin, quelles seront les taxes des conversations
entre la France et l'Allemagne.
Vous êtes prié de rectifier dans ce sens votre information
du 24." Nous renvoyons nos lecteurs à ce sujet à notre
numéro du 23 janvier, où nous avons publié une information
analogue provenant du Temps. (LM)
Mercredi 21 février 1900
Le service téléphonique public de Metz compte les trois
nouveaux abonnés suivants :
Restaurant Brauneberg, rue Bonne-Ruelle, 2, sous le numéro 216
;
L. Schard et Cie, moulin de la ville de Metz, rue du Pont de la Préfecture,
2, sous le numéro 226 ;
Maison L. S. Cahen et fils, Achile de Roos, successeur, commerce de grains,
rue Ambroise-Thomas, 1, avec le numéro 226. (LM)
Jeudi 1er mars 1900
L'administration des Postes et Télégraphes a l'intention
d'agrandir sous peu le réseau téléphonique à
Metz, à Ars-sur-Moselle, Hagondange, Kurzel, Maizières-lès-Metz
et Rombas. Les personnes qui ont l'intention de devenir abonnées
du service téléphonique de leur localité sont priées
d'en aviser l'administration d'ici au 15 mars.
A Metz, la taxe fondamentale pour chaque abonné dont l'appareil
n'est pas à plus de 5 kilomètres du bureau central est de
120 Mk ; ou bien, l'abonné aura à verser 60 Mk, taxe fondamentale,
et pour le moins 20 Mk pour les correspondances. Dans les autres localités
ci-dessus indiquées, la taxe fondamentale est de 80 mark. (LM)
Mardi 13 mars 1900
On annonce que la ligne téléphonique Paris-Metz-Berlin sera
inaugurée d'ici à l'ouverture de l'exposition universelle
de 1900. (LM)
Mardi 20 mars 1900
Le téléphone Paris-Metz-Berlin.
On assure que la ligne téléphonique Berlin-Metz-Paris sera
inaugurée d'ici à l'ouverture de l'exposition universelle
de 1900, c'est-à-dire vers le milieu d'avril. (LM)
Mercredi 21 mars 1900
L'administration des télégraphes a l'intention de créer
dans le courant de l'année, des services téléphoniques
à Dieuze, Morhange et Rémilly et de les mettre en correspondance
avec Metz et Sarrebourg. La taxe sera de 80 Mk par an. Les demandes d'abonnement
sont à adresser, avant le 1er avril, aux bureaux des postes de
ces trois localités. (LM)
Samedi 31 mars 1900
Les services téléphoniques de Metz, Thionville, Forbach,
Hayange, Rombas, Sarreguemines, Uckange et Algrange seront reliés
à partir du 1er avril avec Hombourg (Palatinat). La taxe des conversations
sera portée dans la liste supplémentaire des abonnés
qui va paraître incessamment. (LM)
Vendredi 6 avril 1900
Depuis le 1er avril, les taxes pour les communications téléphoniques
ont été notablement modifiées. Tandis que jusqu'à
ce jour, on payait 25 pf pour une conversation de trois minutes jusqu'à
50 kilomètres de distance et 1 mark pour toute distance supérieure,
la taxe est fixée aujourd'hui: à 20 pf pour une distance
de 25 km, à 25 pf jusqu'à 50 km, à 50 pf jusqu'à
100 km, à 1 Mk jusqu'à 500 km, à 1 Mk 50 jusqu'à
1000 km et à 2 Mk pour les distances supérieures. Ces modifications
constituent en général une réduction des droits actuels.
(LM)
Samedi 7 avril 1900
Courrier de Paris, Jeudi 10 heures du soir (Chambre des députés).
Séance du jeudi 5 avril.
Le téléphone franco-allemand.
Voici un extrait du projet de loi présenté à la chambre
des députés par M. Delcassé, ministre des Affaires
étrangères, relativement à l'installation du service
téléphonique entre la France et l'Allemagne.
Article 5. Taxe des communications.
En Allemagne.
A deux francs (2 fr.) pour les communications originaires ou à
destination des centres téléphoniques situés entre
la frontière et une ligne partant de Gronau, passant par Paderborn,
Cassel, Meiningen, Ansbach, Ingolstadt, Munich et, de là, directement
au sud jusqu'à la frontière autrichienne (1re zone); Les
villes désignées au paragraphe précédent font
partie de la 1re zone ;
A quatre francs (4 fr.) pour les communications originaires ou à
destination des autres centres téléphoniques (2e zone).
Pour les relations limitrophes échangées entre des centres
téléphoniques respectivement situés :
En France, dans les départements du Doubs, de Meurthe-et-Moselle,
de la Meuse, de la Haute-Saône (y compris le territoire de Belfort)
et des Vosges ;
Et en Allemagne, dans l'arrondissement de Trèves et la principauté
de Birkenfeld, en Alsace-Lorraine et dans la grand-duché de Bade,
excepté la partie située au nord d'une ligne allant de Lauterbourg
à un point de la frontière bado-wurtembergeoise, près
de Gernsbach, et la partie située à l'est d'une ligne allant
d'un point de la même frontière, au nord de Saint-Georgen
à Waldshut.
Il est appliqué une taxe totale de deux francs cinquante centimes
( 2 fr. 50 ), à partager en parties égales entre les deux
offices.
Cette taxe est exceptionnellement réduite à un franc vingt-cinq
centimes (1 fr. 25), soit 0 fr. 625 pour chaque office, pour les relations
entre villes reliées par des lignes ou sections de ligne dont la
longueur réelle ne dépasse pas soixante-quinze kilomètres
(75 kilom.).
Les taxes élémentaires prévues ci-dessus sont respectivement
triplées pour les communications privées urgentes ayant
priorité sur les communications privées ordinaires, sans
pouvoir toutefois excéder, en aucun cas, quinze francs (15 fr.),
pour une conversation de trois minutes.
Les administrations pourront, d'un commun accord, modifier les taxes élémentaires
et les réduire pendant les heures de nuit. (LM)
Jeudi 12 avril 1900
Avis. Afin de donner toute facilité aux abonnés et aux personnes
utilisant la communication téléphonique du réseau
de Metz et des postes avoisinants pour la réception et l'envoi
de télégrammes, les dispositions suivantes ont été
arrêtées :
A. Communications de télégrammes reçus
1° La taxe de transmission d'un télégramme à
l'abonné est fixée, quel que soit le nombre de mots, à
10 pfg.
La communication ne s'effectue que sur demande de l'abonné. Les
télégrammes rédigés en langage chiffré,
en langue étrangère ou en langage conventionnel ne pourront
être transmis. Toutefois, il est laissé à la latitude
du chef du bureau téléphonique d'en autoriser ou d'en refuser
la transmission, si le contenu ne semble offrir aucun danger au point
de vue général. En tous cas, la transmission devra s'effectuer
par messagers si l'on suppose que ce mode d'envoi sera plus rapide et
plus sûr. (Exemple : télégramme très long)
ou si la transmission par messager semble répondre à l'intention
de l'expéditeur (félicitations pour fêtes de famille).
2° Les télégrammes à destination de Berlin pourront
être transmis par cette voie à la condition seulement de
porter une indication d'adresse abrégée convenue ou si le
premier mot spécifie la communication téléphonique
avec désignation du bureau et du numéro. Cette indication
peut être donnée par un seul nombre déplacé
à volonté, le premier chiffre donnant l'indication du bureau
transmetteur et le second, le numéro de la communication. Exemple
: 61 642 = Bureau VI, n°1642. -Bureau 1A ne doit être désigné
que par le chiffre 1. -Dans ce cas, il n'est pas utile d'indiquer la rue
ni le numéro de la maison. Les destinataires de télégrammes
habitant Berlin qui n'ont pas déposé d'adresse télégraphique
abrégée devront prendre soin, s'ils désirent que
communication de télégrammes par voie téléphonique
leur soit donnée, non seulement d'en adresser la demande à
l'Office central des télégraphes, mais aussi d'aviser leur
correspondant d'avoir à indiquer en tête du télégramme
le bureau et le numéro de communication.
Pour les télégrammes à d'autres destinations que
Berlin, s'ils peuvent être transmis téléphoniquement,
la spécification de la transmission par téléphone
doit être également indiquée. Toutefois, dans ce cas
comme dans les cas précédents, ce mode de transmission ne
doit être employé que si le destinataire en a formulé
la demande.
3° Les télégrammes parlés -messages téléphoniques-
seront adressés sous enveloppe par la poste avec le nom et le domicile
du destinataire. En dehors de la taxe indiquée sur l'enveloppe,
aucune autre perception ne sera exigée.
La taxe sur la transmission d'un télégramme par téléphone
ne sera pas perçue si elle a été acquittée
par l'expéditeur (X.P.). L'excédent de la somme versée
-s'il dépasse le montant à percevoir par le messager, ne
sera pas remboursé.
B. Réception des télégrammes expédiés
1° La taxe de réception est fixée à un pfennig
par mot (minimum 20 pfg.) Les excédents seront élevés
à la somme ronde la plus approchée en suivant la graduation
décimale.
2° Les dépêches qui ne pourront être transmises
télégraphiquement mais par la poste ou par un exprès
seront également acceptées et transmises par lettre ou carte
postale. Le prix du port de ces lettres ou de ces cartes devra être
acquitté d'avance.
3° Les taxes télégraphiques, taxes de réception
ou de transmission, seront payées par l'abonné à
présentation d'une facture.
Metz, le 6 avril 1900.
Le Directeur général des Postes. (LM)
Vendredi 4 mai 1900
Téléphone automate.
Dans le but de faciliter au public l'utilisation du téléphone,
la Direction supérieure des Postes a l'intention d'installer dans
un magasin, un débit ou un hôtel de la partie est de la ville,
soit dans la rue des Allemands ou dans les environs, un téléphone
automate relié au réseau téléphonique de la
ville. Moyennant 10 pf, le public pourrait ainsi communiquer avec les
abonnés du réseau de la ville ; des conversations avec les
abonnés du dehors ne seraient pas permises. Les recettes provenant
de l'utilisation de l'automate seront versées à la caisse
postale. L'administration des Postes ne supporterait aucune sorte de frais
soit pour le local dans lequel on installera l'appareil automate, soit
pour la surveillance de celui-ci. En outre, il faut que le public ait
accès au local pendant les heures de service du bureau téléphonique.
Les offres devront être adressées jusqu'au 5 mai à
la direction supérieure des Postes. (LM)
Mercredi 23 mai 1900
Courrier de Paris. Lundi 10 heures du soir.
Le téléphone Paris-Berlin.
Le journal officiel du 18 mai publie le décret portant approbation
de la convention conclue entre la France et l'Allemagne pour régler
le service de la correspondance téléphonique entre ces deux
pays. (LM)
Jeudi 24 mai 1900
Les bureaux téléphoniques de Thionville, Forbach, Hayange,
Metz, Rombach, Sarrebourg, Sarreguemines, Hagondange et Uckange sont reliés
désormais avec le bureau d'Erstein en Alsace. La taxe pour une
conversation ordinaire de trois minutes est fixée à 1 Mk.
(LM)
Jeudi 31 mai 1900
Liste des nouveaux abonnés au téléphone depuis le
30 avril jusqu'au 21 mai.
Fabrique d'articles de construction de A. Siebel, succursale à
Metz, dépôt au port du Canal, n° de la communication
: 552 ; Th. Goldschmidt, manufacture de cuir, 24, rue du Pont-St-Georges,
n°544 ; Walter Sturmer, marchand de cigares, 18, rue de l'Esplanade,
n°218 ; Hôpital Sainte-Blandine, 8, rue de la Gendarmerie, n°209
; Mathias Oetringer, électro-technicien, 11, rue du Faisan, n°546
; Auguste David, marchand de grains, 5, rue Saint-Thiébault, n°530
; Serot, marchand de fer, route de Magny; Henri Pauly, entrepreneur et
sculpteur, 28, Plantières, n°40 ; Ernest Stadelmann, entrepreneur
de bâtiments, 4, Plantières, n°246 ; Bleyler-Wilms, 27,
rue Mazelle ; Bleyler-Wilms, 9, rue du Commerce ; Société
électrique, section Metz, installation d'électricité,
route de La Ronde, Devant-les-Ponts ; Fonderie de fer de Metz Kunster
et Kremer, fonderie à Devant-les-Ponts, 167, route de Woippy, n°529
; Louis Demuth, marchand de cigares en gros et en détail, 3, rue
du Petit-Paris, n°538 ; S. Nachbar, agences, 8, rue du Haut-Poirier,
n°550 ; Leichert Ferdinand, serrurerie, 35, rue des Jardins, n°545
; Emile Goulon, entrepreneur de bâtiments, 5, rue Saint-Clément,
n°520 ; Journal "Le Lorrain", propriétaire M. l'abbé
Collin, 14, rue des Clercs, n°31 ; Boistaux F.S. (maison Schmit),
marchand de comestibles, 2, rue Chaplerue, n°532 ; Koelsch Willy,
restaurateur (Münchener Bürgerbrau), 1, rue de l'Esplanade,
n°534 ; Paul Aubertin, vins et spiritueux, agent et commissionnaire,
45 II, rue Serpenoise, n°536 ; Gustave Rivoiret, épicier, 18,
rue Mazelle, n°56 ; Pierre Maurer, marchand de vins en gros, 18, rue
Nexirue, n°237 ; Gustave Herizog, architecte expert, rue Saint-Louis,
n°227 ; Lucien Epstein, lithographe, matériel de bureau et
papier d'emballage en gros, 14, rue de la Chèvre, n°505 ; Charles
Francke, Brême, succursale Metz (E. Winkert), construction d'usines
à gaz, électricité, à Metz, n°549 ; Michel
Eberschweiler, négociant, 68-70, rue des Allemands, n°537 ;
M. Fischer, épicier, coin de la rue Serpenoise, n°54; N. Reinert,
marchand de bois à Metz, 10, rue du Lancieu, n°2 ; Théodore
Kolbach, négociant, 20, rue de Ladoucette, dans la cour, n°519.
(LM)
Samedi 2 juin 1900
Le 1er juin, il sera ouvert à Rosheim un bureau téléphonique
public correspondant avec tous les bureaux téléphoniques
des circonscriptions postales de Strasbourg, Constance, Carlsruhe, Metz,
Trèves et Francfort-sur-le Main. Le même jour, le service
téléphonique sera ouvert entre Radolfzell et les bureaux
téléphoniques des villes d'Alsace. (LM)
Dimanche 17 juin 1900
Du 17 mai au 2 juin, le téléphone a été installé
pour les nouveaux abonnés dont les noms suivent :
Frédéric Roth, représentant de commerce, 9, rue Serpenoise
(n°35) ; Roederer et Cie, fabrique de champagne, à Longeville
(n°89) ; Dr Müller, conseiller de justice, 4, rue de l'Esplanade
(n°80) ; Schaefer, charcutier, 12, rue du Palais (n°559) ; H.
Haug, représentant de commerce, 3, rue de la Paix (n°560) ;
Société la Réforme du Crédit, rue Neuve-Saint-Louis
(n°557) ; H. Scriba, librairie, 20, place de Chambre (n°84) ;
F. Kopp, commerce de bières en gros, 46, rue de l'Evêché
(n°562) ; F. Bierck, pharmacien, Sablon (n°83) ; P. Epstein, représentant
de commerce, 22, rue du Change (n°507) ; A. Hirster, brasserie, 14,
rue de l'Evêché (n°87) ; P. Heinen, directeur des tuileries
lorraines, Sablon (n°201 bis) ; B. Mayer, vins en gros, 33, rue Mazelle
(n°524) ; Brasserie Saint-Nicolas de Basse-Yutz, rue Mazelle (n°558)
; H. Voit, ingénieur, représentant de la Société
Siemens et Halske, Plantières (n°501). (LM)
Mardi 18 juin 1900
Le téléphone Metz-Mancy.
La Chambre de commerce de Nancy informe que la ligne téléphonique
Nancy-Metz est terminée depuis le 1er janvier et que, seules, les
lenteurs de l'administration en retardent la mise en service, vient de
demander instamment à MM. les députés du département
de vouloir bien intervenir près des pouvoirs publics, pour que
les formalités nécessaires soient remplies et qu'un terme
soit mis à ce retard inexplicable. (LM)
Dimanche 24 juin 1900
Les nouveaux abonnés dont les noms suivent sont reliés au
réseau téléphonique de Metz.
Oscar Fischer, confect. et costumes, 1 r. du Petit-Paris (514) ; François
Emrich, entrepreneur à Devant-les-Ponts (533) ; C. Grabau, représentant
de commerce à Scy (10) ; Etablissement des diaconesses dit "Mathildenstift",
2 rempart Belle-Isle (93) ; Dr Frantz, médecin, 30 rue de l'Evêché
(97) ; David Mendel, boucher, 6 rue Ste-Marie (564) ; F. Teiten, agences,
53 place de Chambre (563). (LM)
Samedi 30 juin 1900
Les microphones. Après que les localités voisines ont été
pourvues d'appareils téléphoniques dits "microphones",
on vient de commencer, à Metz, la pose de ces nouveaux appareils.
Les microphones sont munis d'une petite boîte parafoudre qui les
met à l'abri des variations électriques de l'atmosphère
en temps d'orage. (LM)
Jeudi 5 juillet 1900
Téléphone Paris-Berlin.
D'après les dernières informations, les travaux à
établir pour les communications téléphoniques sont
complètement terminés sur le territoire français.
En Allemagne, les travaux sont achevés depuis des mois, de sorte
qu'aucune difficulté ne s'oppose plus à l'ouverture de la
communication entre Paris et Berlin. Toutefois, il est indispensable d'exécuter
des essais maintenant, afin de s'assurer si la transmission peut s'effectuer
facilement et au gré des abonnés. Les abonnés de
Berlin qui pensent avoir des conversations fréquentes avec Paris
seront pourvus d'un microphone qui donnera au son plus de force et plus
de clarté. L'ouverture de l'exploitation n'est plus subordonnée
qu'au résultat de ces essais. Pendant les heures de séance
de la Bourse, la communication téléphonique directe sera
à la disposition de cet établissement. (LM)
Dimanche 15 juillet 1900
Le téléphone entre l'Alsace et la France.
L'essai des communications téléphoniques entre l'Alsace
et la France vient d'avoir lieu par un échange de correspondance
entre Mulhouse et Paris-Belfort-Besançon-Langres-Troyes-etc.
L'ouverture officielle de la ligne aura lieu dans quelques jours.
Et Metz ? A quand l'ouverture du réseau qui devait déjà
être livré à l'exploitation depuis plusieurs mois
? (LM)
Jeudi 2 août 1900
Le réseau téléphonique qui relie l'Allemagne et la
France est achevé. Il se comporte des lignes Berlin-Paris (1200
km), Berlin-Francfort-Paris, Metz-Nancy et Mulhouse-Belfort.
Les frais de construction de ce réseau sur territoire allemand
se sont élevés à 1 milliard et 1/2 de mark. Pour
établir le tarif des conversations (durée trois minutes),
dans tout l'Empire comme en France, on a établi deux zones : la
première est un rayon de 300 km des deux côtés de
la frontière, la seconde zone comprend, dans les deux pays, les
parties du territoire situées au-delà de la première
zone.
La taxe d'une conversation entre localités de la première
zone, des deux pays, est de 3 Mk ; entre localités de la première
zone allemande et de la deuxième zone française, de 5 Mk
; entre localité de la deuxième zone des deux pays, 6 Mk
50.
Pour les conversations entre les localités d'Alsace-Lorraine, du
district de Trèves, de la principauté de Birkenfeld et d'une
partie du pays de Bade, d'une part, et les départements du Doubs,
de la Haute-Saône, de Meurthe-et-Moselle, de la Meuse, des Vosges
et Belfort, de l'autre, situées à environ 100 km des deux
côtés de la frontière, on a prévu une taxe
de faveur de 2 Mk. Enfin la taxe sera réduite à 1 Mk pour
les communications entre les localités suivantes : Nancy, Metz
et Hagondange ; Malzéville, Dombasle.(LM)
Vendredi 3 août 1900
Des bureaux auxiliaires de télégraphe avec communication
téléphonique ont été ouverts à Eichhoff
et à Essesdorf (Lorraine). (LM)
Téléphone automatique.
A dater d'aujourd'hui 2 août, 3 téléphones automatiques
sont livrés à l'usage public. La taxe pour une conversation
en ville seulement est de 10 pfg. Ces appareils se trouvent :
1° Dans le grand corridor de la mairie, place d'Armes,
2° Au guichet du bureau de poste, 2, place de la Comédie,
3° Dans l'établissement de la brasserie « Bürgerbrau
», rue Mazelle, 2.
Un mode d'emploi est adapté à chaque appareil. En outre
la taxe pour une conversation tenue aux postes téléphoniques
des bureaux du télégraphe et de la gare, bureau de poste
n°3 avec un abonné de la ville a été déduite
à 10 pf. (LM)
Dimanche 5 août 1900
Nouveaux abonnés au téléphone. N°515, Lametz,
successeur, fabrique chimique, Vallières ; 509, G. Hertrog, scierie
et fabrique de chaux, Vallières ; 565, Ed. Poll, négociant,
1 bis rue de la chèvre ; 113, Emile Klein, marchand de vins en
gros et distillateur, 2 et 4 rue Chèvremont ; 569, L. Weil, négociant
et propriétaire d'une tuilerie, 5-6 avenue Serpenoise ; 567, Henry
Bouchy, représentant de commerce, 2 rue du Pont-des-Roches ; 568,
Oulimann, notaire, 11-13, rue de la Tête-d'Or ; 572, A. Moses, bijoutier
et horloger, 8, rue de l'Esplanade ; 570, Corhumel, Porr, successeur,
pharmacien, 82, rue Serpenoise ; 573, Joseph Schmidt, fournisseur d'articles
militaires, 95, rue Mazelle ; 101, Adolphe Hirsch, épicier en gros,
27, rue des Allemands ; 112, Ed. Winkert, négociant, chargé
d'affaires de la maison Karl Franke à Brème, 28, Grand'rue,
Longeville ; 566, Siegfierd Salomon, négociant et fournisseur militaire,
3, rue Belle-Isle ; 117, Otto Lametz, successeur, fabrique chimique, Vallières,
17, rue des Clercs ; 128, N. Laudauer, cuir en gros, 7, place de Chambre
; 547, Sichel, magasin de chaussures, 11, rue du Petit-Paris ; 3, Best,
château d'Augny. (LM)
Jeudi 9 août 1900
Le téléphone Paris-Berlin.
C'est hier 7 août, dans l'après-midi que, la première
communication téléphonique a été échangée
entre la Bourse de Berlin et la Bourse de Paris. Les expériences
ont pleinement réussi et l'audition s'opère très
nettement.
Quand à la mise en communication de Metz et Paris, elle est imminente,
puisque hier matin, nous avons eu la curiosité de la demander au
bureau téléphonique, comme si la ligne était livrée
à l'exploitation, et il nous a été répondu
qu'elle serait donnée sous très peu de jours.
Lignes téléphoniques nouvelles.
Les communications téléphoniques peuvent être échangées
depuis le 6 août entre Metz et Rombas, d'une part, et entre Metz
et Oberstein, d'autre part. La taxe pour un entretien d'une durée
de trois minutes est fixé à 50 pf. (LM)
Mardi 14 août 1900
Enfin ! Le service téléphonique entre l'Allemagne et la
France et vice-versa sera ouvert au public le 15 août. (LM)
Mercerdi 15 août 1900
Les communications téléphoniques sont ouvertes entre Algrange,
Aumetz, Audun-le-Tiche, Uckange d'un côté ; de l'autre avec
Manderscheid et Daun. La taxe pour une conversation ordinaire avec Daun,
de la durée de trois minutes est de 1 mark ; avec Manderscheid,
d'Algrange et de Fontoy, 1 mark ; d'Aumetz, Audun-le-Tiche, Thionville,Hagondange,
Algrange, Rombas et Uckange, 50 pf. (LM)
Dernière heure.
Ouverture des communications téléphoniques avec la France.
La Direction supérieure des Postes adresse l'avis suivant :
« Les communications téléphoniques avec la France,
dans la direction Metz-Nancy sont ouvertes à dater du jeudi 15
août.
La taxe des communications pour une conversation d'une durée de
trois minutes a été fixée comme suit : Entre Metz
et Nancy, Malzéville, Dombasle, Pont-St-Vincent, Champigneulles,
Frouard, Maxéville : 1 mark.
Entre Metz et Pont-à-Mousson ..... etc ..... : 2 mark.
Entre Metz et Paris, St-Denis, Châlons-sur-Marne (Marne), Suippes,
Courtisols, Ste-Ménehould, Vitry-le-François, Epernay, St-Dizier
(Haute-Marne), Chaumont, Versailles (Seine-et-Oise), Fontainebleau (Seine-et-Marne),
Melun : 3 mark.
Pour les communications entre Hagondange et Nancy : 1 mark.
Entre Hagondange et Paris, Epinal (Vosges), Bar-le-Duc (Meuse), Malzéville,
Dombasle, Lunéville, Vézelise, Pont-St-Vincent, Champigneulles,
Frouard, Maréville, Longwy, Toul, Blauville-sur-l'eau : 2 mark.
Entre Hagondange et Paris : 3 mark.
Entre Rombas et Nancy : 2 mark. » (LM)
Dimanche 19 août 1900
Dans la colonne « Alsace ».
Strasbourg. Téléphone. La correspondance téléphonique
a été ouverte, hier, entre l'Alsace et la France. Sont admis
provisoirement à cette correspondance les réseaux de Strasbourg,
Mulhouse, Benfeld, Bischwiller, Colmar, Guebwiller, Kaysersberg, Sainte-Marie-aux-Mines,
Masevaux, Molsheim, Munster, Obernai, Ribeauvillé, Saint-Louis,
Sehlestadt, Thann et Wesserling.
La conversation de 3 minutes coûte, suivant la distance, 1, 2 ou
3 mark. Pour les conversations urgentes, la taxe est triplée. On
peut se renseigner aux bureaux de téléphone sur les localités
françaises qui sont reliées et sur le montant de la taxe
à payer. (LM)
Vendredi 24 août 1900
Téléphone. Répondant à une question de la
Chambre de commerce de Strasbourg, le Ministère d'Alsace-Lorraine
a fait savoir que les droits d'enregistrement ne seront plus perçus
pour les contrats d'abonnement au téléphone, qui seront
désormais aussi exempts du timbre. La déclaration d'assentiment
de la part des propriétaires d'immeubles est encore soumise, par
contre, au timbre de dimension. (LM)
Vendredi 7 septembre 1900
Le réseau téléphonique de Brumath relié avec
les réseaux des régions de Strasbourg, Constance, Karlsruhe,
Metz, Trèves et Francfort fonctionnera à partir de demain.
(LM)
Samedi 15 septembre 1900
Télégraphe. Des bureaux télégraphiques avec
téléphone ont été ouverts à Dieblingen
et à Iplingen. Un bureau télégraphique a été
adjoint au bureau de poste auxiliaire de Kemplich. En même temps,
un poste téléphonique à l'usage du public a été
ouvert dans ce bureau. (LM)
Dimanche 16 septembre 1900
Le service téléphonique a été ouvert aux bureaux
de poste de Saint-Anarin et de Moosch, de même qu'entre tous les
bureaux téléphoniques d'Alsace-Lorraine et Sickenheim. (LM)
Mercredi 19 septembre 1900
Le service téléphonique est ouvert avec Metz, Hagondange
et Rombas d'une part, et Rouffach et Wasselonne d'autre part. La taxe
pour une conversation ordinaire de trois minutes est de 1 mark. (LM)
Nouveaux abonnés au réseau téléphonique
de Metz.
149, M. F. Nitzche, architecte et entrepreneur, port du canal ; 143, Camille
Federspiel, marchand de bois, place du Saulcy, 42 ; 576, M; le Dr Cramer,
place St-Louis, 2 ; 577, M. A. Watier, épicier, rue Fabert, 11.
(LM)
Dimanche 23 septembre 1900
Le service téléphonique a été ouvert entre
Metz, Hagondange, Rombas d'une part et Hochfelden d'autre part.La taxe
pour une conversation ordinaire de trois minutes est de 1 mark. (LM)
Mardi 25 septembre 1900
Le service téléphonique public a été ouvert
aux agences postales de Schwindratzheim, Alteckendorf et Ettendorfg, ainsi
qu'entre Sandhausen (près Heidelberg), Oberkirch et Appenweier
d'une part et les bureaux téléphoniques de l'Alsace d'autre
part. (LM)
Mardi 2 octobre 1900
Le service postal du polygone de Haguenau a été fermé
le 30 septembre.
Le service téléphonique a été ouvert entre
les bureaux téléphoniques des villes d'Alsace d'une part
et Biberach, Gengenbach, Haslach et Hausach d'autre part. (LM)
Jeudi 4 octobre 1900
A partir du 1er octobre, le réseau de Brumath sera mis en communication
avec ceux de Bamberg, Nuremberg et Furth ; les réseaux de Strasbourg
et de Mulhouse seront mis en communication avec celui de Munich et des
environs, à titre d'essai. Le prix de la conversation de trois
minutes entre ces diverses localités est de 1 mark. (LM)
Vendredi 5 octobre 1900
Les communications téléphoniques sont établies entre
Metz, Hagondange et Rombas, d'une part, et Illkirch-Grafenstaden et Geispolsheim,
d'autre part. La taxe pour une conversation ordinaire n'excédant
pas trois minutes est de 1 mark. (LM)
Les localités suivantes sont admises à communiquer
par le téléphone avec Metz et Thionville, Beckerholz, Bibische,
Bouzonville, Filsdorf, Halsdorf, Hombourg, Kédange, Kemplich, Kirchnaumen,
Launsdorf, Luttange, Mandern, Monneren, Waldweisdorf, Waldwiese.
Selon les distances, la taxe est de 20 ou de 25 pf. pour une conversation
ordinaire de 3 minutes. (LM)
Samedi 6 octobre 1900
Les communications téléphoniques sont établies entre
Metz, Hagondange et Rombas d'une part, et Sennheim d'autre part. La taxe
pour une conversation de trois minutes est de 1 mark. (LM)
Dimanche 7 octobre 1900
Des communications téléphoniques ont été établies
entre les localités suivantes : Metz, Amanvillers, Ancy-sur-Moselle,
Ars, Châtel-Saint-Germain, Gorze, Moulins, Novéant, Corny,Rezonville,
Vionville, Maizières-lès-Metz, Malacourt, Marange-Silvange,
Montois-la-Montagne, Pierrevillers, Rombach, Roncourt, Rosselange, Sainte-Marie-aux-Chênes,
Saint-Privat-la-Montagne, Vernéville.
Le prix d'une conversation pour la durée de trois minutes est de
20 ou 25 pf. (LM)
Samedi 13 octobre 1900
Un poste de communications téléphoniques a été
établi à Rémilly. On pourra communiquer avec les
localités suivantes moyennant la taxe indiquée à
côté du nom de chaque localité pour une conversation
de 3 minutes.
Algrange 25 pf ; Ars-sur-Moselle 25 pf ; Aulnois-sur-Seille 20 pf ; Aumetz
50 pf ; Baudrecourt 20 pf ; Béchy 20 pf ; Bioncourt 25 pf ; Château-Salins
25 pf ; Delme 20 pf ; Audun-le-Tiche 50 pf ; Thionville 25 pf ; Dieuze
25 pf ; Fontoy 25 pf ; Forbach 25 pf ; Grémecy 25 pf ; Grossblittersdorf
25 pf ; Hagondange 25 pf ; Hannocourt 20 pf ; Hayange 25 pf ; Jallaucourt
25 pf ; Kurzel 20 pf ; Liocourt 20 pf ; Lucy 20 pf ; Luppy 20 pf ; Maizières-lès-Metz
20 pf ; Manhoué 20 pf ; Metz 20 pf ; Morhange 20 pf; Phalsbourg
50 pf ; Rombas 25 pf ; Sarralbe 25 pf ; Sarrebourg 50 pf ; Sarreguemines
25 pf ; Saint-Avold 25 pf ; Saint-Epvre 20 pf ; Sierck 25 pf ; Solgne
20 pf ; Strasbourg 1 mark ; Tragny 20 pf ; Uckange 25 pf ; Wasselonne
50 pf ; Saverne 50 pf. (LM)
Mardi 16 octobre 1900
Le téléphone franco-allemand.
L'administration des postes allemandes entreprend des négociations
avec la France, afin de rendre possible les communications téléphoniques
pendant la nuit. (LM)
Mercredi 24 octobre 1900
Le service téléphonique entre les bureaux téléphoniques
publics d'Alsace-Lorraine d'une part et Ars-sur-Moselle, Fontoy et Courcelles
d'autre part a été ouvert le 16 octobre. (LM)
Jeudi 25 octobre 1900
Le service téléphonique a été inauguré
entre Metz, Ars, Hagondange, Kurzel et Rombas, d'une part, et Bouxviller
d'autre part. La taxe pour une conversation ordinaire d'une durée
de trois minutes est de 50 pf. pour Metz et Kurzel et de 1 m. pour les
autres localités. (LM)
Vendredi 26 octobre 1900
Le service téléphonique a été ouvert entre
Sarralbe et les bureaux téléphoniques des villes d'Alsace.
(LM)
Jeudi 8 novembre 1900
Des communications téléphoniques sont ouvertes entre Metz,
Ars, Hagondange, Kurzel et Rombach, d'une part, ainsi que Sarre-Union
d'autre part. La taxe pour une conversation ordinaire de la durée
de 3 minutes est de 25 pf. pour Kurzel et 50 pf. pour les autres localités.
(LM)
Vendredi 9 novembre 1900
Avis postal. La ville de Dieuze vient d'être reliée au réseau
téléphonique général.
Des conversations de 3 minutes pourront être échangées
avec les localités suivantes : (100 localités avec le prix
de la communication)
A Dieuze, des communications téléphoniques
ont été établies entre MM. Blum Paul, marchand de
grains, rue de la gare, le même, Grand'rue, 39 ; Dreher et Lehmann,
denrées coloniales, 11, rue des Halles ; usine à gaz Dieuze,
Kemmer et Cie ; Latschat (Crédit coopératif) banque et assurance,
16, rue des Halles ; Ruben Abraham, Grand'rue, le même, rue de la
Gare ; Sabotier Lucien, négociant, place des Salines, 1 (Saline
Dieuze). (LM)
Mercredi 21 novembre 1900
Le service téléphonique est ouvert entre Metz, Ars, Hagondange
et Kurzel d'une part, et Ingweiler d'autre part. La taxe pour une conversation
ordinaire d'une durée de trois minutes est de 50 pf. pour Metz
et Kurzel, et de 1 mark pour toutes les autres localités. (LM)
Mardi 4 décembre 1900
Nouveaux abonnés au téléphone.
N°596, fabrique de malt, François Engels et Cie, Devant-les-Ponts,
route de Woippy.
591, Louis Meier, 43, Ban-St-Martin.
602, Hundt, restaurant Sauvage.
605, Administration de la Synagogue, 43, rue de l'Arsenal.
166, Hennes frères, maison de gros, boucherie et charcuterie, à
l'abattoir.
133, Félix Tuteur, fabrique de savon, 39, rue du Champé.
110, Alfred Dérozier, marchand de gibier et de volaille, 12, rue
Serpenoise.
608, Jean Mayam, entrepreneur de transports, 9, rue Sainte-Marie.
607, Auguste Didem, architecte et entrepreneur de bâtiments, Queuleu,
126, rue de l'Eglise.
144, Frédéric-Adolph Boesner, ingénieur civil, Longeville,
route de Scy, 17.
610, Z. Weber, confiseur, 15, rue du Palais.
609, Louis Bazin, notaire, 36, place Saint-Louis.
611, Direction de la prison.
612, Hermann Schlusselbourg, agence commerciale, commissions, 67, rue
Saint-Marcel.
77, L. Gottlieb, Sablon.
98, Le Messin, 4 bis, rue du Lancieu, 3 accessoires.
174, 34° division, bureau 45 II, rue Serpenoise.
614, Eugène Rheims, représentant de commerce, 47, rue Mazelle.
615, H. Hedo, marchand de vin en gros, 3, rue Belle-Isle.
616, Jules Mayet, café du Théâtre, 3, place de la
Comédie.
617, Ernest Legris fils, fabrique de chaussures, 36, rue Mazelle. (LM)
Samedi 15 décembre 1900
Des bureaux téléphoniques ont été ouverts
à Beblenheim, Oberhof, Soultzbach-le-Haut et Eckarkswiller. (LM)
sommaire
Année 1901
Vendredi 4 janvier 1901
Chambre de commerce.
Samedi prochain, 5 janvier, la Chambre de commerce de Metz tiendra une
séance plénière pour délibérer entre
autres sur les questions suivantes :
Proposition concernant l'établissement d'une ligne téléphonique
entre Metz et Luxembourg ; requête concernant l'intercalation de
Metz ou de la région industrielle lorraine dans la ligne téléphonique
Berlin-Metz-Nancy-Paris. (LM)
Mercredi 9 janvier 1901
L'administration des Postes et Télégraphes vient de publier
un nouvel annuaire des abonnés aux différents réseaux
téléphoniques de la Lorraine. On trouve également
dans cette brochure, une table alphabétique de toutes les localités
avec lesquelles le public est admis à communiquer par téléphone
avec indication des taxes respectives. (LM)
Vendredi 11 janvier 1901
Chambre de commerce, audience du 5 janvier.
- Des démarches seront faites en lieu compétent en vue de
l'établissement d'une ligne téléphonique entre Metz
et le grand-duché du Luxembourg.
- Des démarches seront également faites en vue de l'intercalation
de Metz, respectivement de la région industrielle lorraine dans
la ligne téléphonique Berlin-Metz-Nancy-Paris.
On fait remarquer avec juste raison à ce sujet qu'il est au moins
bizarre que l'on ne puisse pas actuellement correspondre directement par
téléphone de Metz à Berlin, tandis qu'on le peut
de Metz à Paris. (LM)
Vendredi 25 janvier 1901
Des bureaux téléphoniques publics ont été
ouverts aux agences postales de Sigolsheim, Kienzheim, Bennwihr, Mittelwihr,
ainsi qu'au bureau de poste de Marmoutier. (LM)
Jeudi 31 janvier 1901
Des communications téléphoniques pourront être établies
à partir du 1er février entre Berlin et Dieppe, Elboeuf,
Epernay, Fontainebleau, Le Havre, Lyon, Melun, Orléans, Reims,
Rouen, Saint-Denis et Versailles ainsi qu'entre Paris et Charlottenbourg
et Postdam. (LM)
Samedi 9 février 1901
Le service téléphonique a été ouvert entre
tous les bureaux téléphoniques publics des villes d'Alsace,
d'une part, et Herbolzheim, d'autre part. (LM)
Dimanche 17 février 1901
Les lignes téléphoniques projetées.
Au printemps prochain, l'administration des téléphones projette
de relier les lignes déjà existantes à Dieuze, Forbach,
Hayange, Metz, Morhange, Sarrebourg, Sarreguemines et Thionville; ces
travaux préparatoires doivent être exécutés
dès maintenant. Comme ces préparations pourraient durer
assez longtemps, il est nécessaire que les personnes qui désirent
être raccordées au réseau téléphonique,
en fassent la demande au plus tard le 15 mars prochain. A Metz, les déclarations
doivent être adressées au bureau du télégraphe;
dans les autres localités, aux bureaux de poste où l'on
délivrera les formulaires et où l'on fournira tous les renseignements
nécessaires.
Les déclarations faites après le 15 mars, entraîneront
des retards et ne pourront être prises en considération que
si l'intéressé s'engage à rembourser les frais supplémentaires
qui s'élèvent à 15 marks au minimum. (LM)
Mercredi 27 février 1901
Les communications téléphoniques ont été étendues
aux localités françaises ci-après désignées.
(Le prix d'une conversation ordinaire de trois minutes est indiqué
pour chaque localité)
Bezange-la-Grande, Briey, Carignan, Joeuf (M et M), Lay-St-Christophe
(M et M), Le Valtin (Vosges), Longuyon (M et M), Montmédy (Meuse),
Mourmelon-le-Grand, Réméreville, Reims (Marne), St-Amé
(Vosges), St-Mihiel (Meuse), St-Nicolas-de-Port, Sedan (Ardennes), Stenay
(Meuse). (LM)
Vendredi 1er mars 1901
L'administration téléphonique a établi la communication
téléphonique avec les abonnés dont les numéros
et les noms suivent : (45 noms et 4 suppressions). (LM)
Mardi 5 mars 1901
A dater du 1er mars, un bureau de poste nouveau fonctionnera à
Folklingen, circonscription postale de Morsbach (Lorraine). (LM)
Mercredi 6 mars 1901
Les nouvelles communications téléphoniques.
Ce matin, l'administration des téléphones essayait les nouvelles
communications établies entre Metz et les différentes villes
de France.
Ce matin, nous avons donc eu le plaisir de causer avec Orléans,
Amiens et Compiègne. Nous avons profité de l'occasion pour
nous livrer à quelques observations météorologiques.
Quel temps fait-il ? -avons-nous demandé- et des trois points nous
est arrivé le même mot, affreux, il pleut à verse
! Donc, nous n'avons pas le droit de nous plaindre. (LM)
Annonce.
Téléphones et porte-voix, etc. Sonnettes électriques.
Travail soigné et garanti. Eug. Fourquin, rue de Bique, 6 bis.
Vendredi 8 mars 1901
Les communications téléphoniques.
Ce matin, pour continuer la série d'essais des communications téléphoniques
nouvelles établies, nous avons causé avec Rouen à
8 h 1/2 -heure française, naturellement- la capitale de la Normandie
se chauffant sous un beau soleil et la température dont jouissaient
les Normands était essentiellement douce. Les veinards !
A propos de communication téléphonique, profitons de l'occasion
pour rectifier la dernière liste d'abonnés publiée
par le Messin en modifiant le nom de M. Etling, marchand de fromage en
gros, rue de la Fontaine sous le n° 623. (LM)
Samedi 9 mars 1901
Chambre de commerce, séance plénière du 2 mars 1901.
3° a) Depuis longtemps déjà -et de nouveau, par une
lettre récente de la direction supérieure des Postes- l'espoir
est fourni qu'il pourra être établi une ligne téléphonique
entre la Lorraine, principalement la région industrielle, entre
Metz et Thionville et le grand-duché du Luxembourg.
Il est urgent, au point de vue des intérêts économiques
du pays, que ce projet soit réalisé au plus tôt. La
Chambre décide de pétitionner une fois de plus en ce sens.
b) A la suite d'une réponse défavorable de M. le secrétaire
d'Etat à l'Office des Postes de l'Empire, S. Ex. M. de Podbielski,
à la demande de la Chambre au sujet de l'intercalation de la ville
de Metz dans les communications téléphoniques directes avec
Berlin, sur la grande ligne existante Berlin-Paris, il est résolu
d'insister de nouveau vivement à cet égard, en faisant spécialement
ressortir que, puisque douze localités de minime importance, situées
en France peuvent communiquer directement avec Berlin, il doit bien être
possible et il n'est que juste de prendre les mêmes dispositions
pour Metz.
c) La Chambre décide de pétitionner en lieux compétents
pour que dans l'extension continue des lignes téléphoniques,
il soit pris plus d'égards en faveur des lignes de Metz vers l'Allemagne
du sud, rive droite du Rhin, particulièrement vers les grandes
villes notamment surtout vers les grandes places commerciales. d) La Chambre
décide de faire des démarches pour l'intercalation directe
du bureau téléphonique de Sarrebourg dans le réseau
de Nancy. Etant donné que d'autres localités, telles que
Uckange, Rombas, Hayange, etc, sont reliées directement avec Nancy,
il est évidemment possible et juste de relier également
le réseau de Sarrebourg avec la capitale de la Lorraine française,
avec laquelle Sarrebourg a des rapports d'affaires constants.
e) Le public commercial de la place de Metz éprouve vivement les
inconvénients qui résultent du fait que l'expédition
de la « Grande vitesse » à la gare de Metz n'est pas
reliée au réseau téléphonique local. A l'arrivée
des envois en « Petite vitesse », les destinataires en reçoivent
l'avis par voie téléphonique. Il est étrange qu'il
n'en soit pas de même pour les arrivages en « Grande vitesse
». Une installation téléphonique à la «
Grande vitesse » s'impose également sous tous les rapports
et la Chambre adresse, en vue de son obtention, une requête à
M. le président de la Direction générale des chemins
de fer en Alsace-Lorraine à Strasbourg. (LM)
Mardi 12 mars 1901
Le service téléphonique a été ouvert entre
les bureaux téléphoniques publics des villes d'Alsace d'une
part, et Ladenburg d'autre part. (LM)
Mercredi 27 mars 1901
Communications téléphoniques nouvelles. (4) (LM)
Dimanche et lundi 19-20 mai 1901
Les abonnés au téléphone dont les noms suivent ont
été reliés au réseau téléphonique:
(40) dont 684. A. Alt, propriétaire, Woippy, 45 rue de l'église,
magasin Metz, 3 rue de la Petite-Boucherie. 685. A. Alt, quincaillier
pour bâtiments et installation d'eau, 1-3, rue de la Petite-Boucherie.
(LM)
Samedi 25 mai 1901
Chambre de commerce.
A une requête adressée à Son Excellence M. le Secrétaire
d'Etat à l'Office des Postes, la Chambre vient de recevoir la réponse
suivante :
« La ligne téléphonique entre Metz et Berlin a été
ouverte au public le 12 avril dernier.
L'établissement d'une ligne pour la partie de l'Allemagne sud située
sur la rive droite du Rhin n'est pas encore possible pour le moment; il
sera toutefois tenu compte des désirs de la Chambre, dès
que les circonstances le permettront. » (LM)
Dimanche et lundi 26-27 mai 1901
A dater du 23 mai, les communications téléphoniques pourront
être échangées entre Gaggenau (Bade) et une partie
de l'Alsace (liste des localités). (LM)
Jeudi 30 mai 1901
Les bureaux téléphoniques publics établis à
Devant-les-Ponts, Montigny, Plappeville et Woippy ont été
admis à communiquer avec les localités suivantes. Nous indiquons
entre parenthèses la taxe en pfennige prélevée pour
chaque localité.
Algrange (20), Ars (20), Dieuze (40), Forbach (25), Grossblittersdorf
(50), Hagondange (20), Hayange (20), Kurzel (20), Maizières-lès-Metz
(20), Morhange (25), Oberhombourg (25), Phalsbourg (50), Remilly (20),
Rombas (20), Sarrebourg (50), Sarreguemines (50), St-Avold (25), Sierk
(25), Thionville (20), Uckange (20).
La taxe entre Montigny, d'une part, et Devant-les-Ponts, Plappeville et
Woippy, d'autre part, est de 20 pf. pour une conversation de trois minutes.
(Article du mercredi 29 dans la Metzer Zeitung, avec en plus :)
Ouverture de la communication téléphonique à Courcelles-sur-Nied.
Taxe prélevée en pfennig pour les localités suivantes
:
Béchy (20), Thionville (25), Dieuze (25), Hagondange (25), Kurzel
(20), Luppy (20), Maizières (20), Metz (20), Morhange (20), Remilly
(20), Sanry (Nied) (20), Sarrebourg (50), St-Avold (25), Solgne (20),
Tragny (20).
Se sont abonnés :
1) Collin Emile, entrepreneur et sculpteur, Willers-Laquenexy.
2) Dampfziegelwerk, Courcelles a. Nied. (LM)
Jeudi 6 juin 1901
L'administration a établi les nouvelles communications suivantes
: (6) (LM)
Jeudi 20 juin 1901
Chambre de commerce, séance du 11 juin 1901.
La Chambre de commerce vient de recevoir de Son Excellence M. le secrétaire
d'Etat à l'Office des Postes, à Berlin, la communication
suivante en réponse à la requête qu'elle lui avait
adressée le 22 mai dernier.
La direction supérieure des Postes à Metz est autorisée
à ouvrir, à partir du 1er juillet prochain, le service téléphonique
entre Metz et Mannheim. (LM)
Dimanche 30 juin et lundi 1er juillet 1901
Le public ignore généralement qu'il existe une série
de postes téléphoniques accessibles à toutes les
heures du jour et de la nuit, et qui permettent de signaler rapidement
au poste des sapeurs-pompiers les incendies pouvant se déclarer
dans un quartier déterminé, sans qu'il soit nécessaire,
comme on le fait d'ordinaire, de courir sur la place d'Armes pour donner
l'alarme de vive voix. Pendant la journée, on peut même recourir
à l'appareil du plus proche abonné, chaque abonné
se faisant certainement un devoir de mettre le téléphone
à la disposition du public pour le cas d'incendie.
Voici les postes téléphoniques publics pour signaler les
incendies :
- Rue du Pont-Saint-Georges, 18, pharm. Heurich, n°44
- Rue Saint-Marcel, 27, Koessler, maître de postes, n°27
- Rue de Paris, 10, Rehmenklau, boucher, n°57
- Théâtre municipal, pl. de la Comédie (concierge),
n°14
- Impasse Chaplerue, Thomas, loueur de voitures, n°164
- Place de l'Abreuvoir, 8, Joosten, fab. d'eau minér. n°60
- Rue de Trois-Boulangers, 4, Direction de police, n°88
- Rue du Pont-Sailly, 20-22, pharmacie Magot, n°561
- Bureau de l'octroi, porte Chambière, n°535
- = = de Thionville, n°593
- = = de France, n°531
- = = Serpenoise, n°571
- = = St-Thiébaultt, n°597
- = = Mazelle, n°589
- = = des Allemands, n°554. (LM)
Samedi 27 juillet 1901
Un bureau téléphonique a été ouvert à
Novéant-Corny. Des conversations peuvent être échangées
entre le nouveau bureau et les localités suivantes :
Amanvillers, Ancy, Arry, Ars, Augny, Châtel-St-Germain, Coin, Coin-les-Cuvry,
Cuvry, Fey, Gravelotte, Gorze, Lorry-Mardigny, Maizières-lès-Metz,
Malancourt, Maran-ge-Silvange, Metz, Montigny, Montois-la-Montagne, Moulins,
Pierrevillers, Rezonville, Roncourt, St-Hubert, Ste-Marie-aux-Chênes,
St-Privat, Verneville et Vionville.
La taxe pour un entretien de trois minutes avec ces localités est
de 20 pf.; avec Rombas et Rosselange 25 pf. (LM)
Dimanche 28 et lundi 29 juillet 1901
L'administration des postes a l'intention de donner une plus grande extension
aux réseaux téléphoniques à Thionville, Dieuze,
Forbach, Hayange, Metz, Morhange, Sarrebourg et Sarreguemines.
En raison des préparatifs nécessaires à cet effet,
il faut que les déclarations de nouveaux abonnements parviennent
avant le 15 août prochain aux autorités respectives. Les
bureaux de postes tiennent à la disposition du public les formulaires
de déclaration. (LM)
Samedi 3 août 1901
Des bureaux téléphoniques publics directement rattachés
au réseau téléphonique de Metz sont installés
au bureau de postes à Devant-les-Ponts, Longeville-lès-Metz,
Montigny, Plantières-Queuleu et St-Julien. Les bureaux téléphoniques
publics sont admis à communiquer avec des bureaux du dehors et
à profiter du service téléphonique franco-allemand
et dans la même mesure et aux mêmes taxes que les abonnés
du réseau téléphonique de la ville de Metz. La taxe
pour chaque conversation entre un de ces bureaux et un abonné du
réseau de Metz est de 10 pf.; en sens inverse, il est prélevé
en outre une taxe de 25 pf. pour appeler au bureau la personne avec laquelle
un abonné de Metz désire s'entretenir. (LM)
Mardi 6 août 1901
Chambre de commerce. Extrait de la séance plénière
du 27 juillet 1901.
5° Plusieurs intéressés, demeurant à Bitche,
s'étaient adressés à la Chambre de commerce en vue
de l'établissement d'un réseau téléphonique
à Bitche avec jonction au réseau général,
et la Chambre avait transmis ces vux à la direction supérieure
des Postes à Metz.
Il en résulte de la correspondance échangée sur cette
question avec les intéressés, depuis l'année 1899,
et que la direction supérieure a communiquée à la
Chambre, que cette dernière n'est pas dans la situation de devoir
faire à cet égard de nouvelles démarches.
La direction supérieure des Postes ayant, du reste, prévu
dans le prochain budget, les travaux d'établissement du téléphone
à Bitche, à condition que, d'ici là, les intéressés
de cette ville se soient déclarés prêts à fournir
la garantie exigée par les règlements, il sera fait aux
requérants les communications nécessaires. (LM)
Jeudi 8 août 1901
L'administration des téléphones a établi les communications
suivantes dans les mois de juillet et août: (27) dont
219, Bureau téléphonique public à l'agence postale
de Devant-les-Ponts
220, = = Longeville
221, = = Montigny
222, = = Plantières
223, = = Saint-Julien (LM)
Samedi 24 août 1901
Chronique Parisienne
Le journal téléphonique
Il me semble qu'on ne parle pas assez d'une innovation scientifique véritablement
merveilleuse et qui, cependant, à la différence de tant
d'autres innovations scientifiques, non moins merveilleuses sur le papier,
a le mérite de fonctionner régulièrement depuis plusieurs
années déjà, à la grande satisfaction des
intéressés.
Je veux parler du journal téléphonique Telefon Hermondo
de Buda-Pesth. Vous entendez bien ?
Un journal téléphone, c'est-à-dire un journal qui
vous raconte verbalement chez vous, à domicile, les nouvelles et
les potins du jour, sauf à vous faire servir par les meilleurs
artistes, pendant les entractes, un morceau de musique instrumentale ou
un air d'opéra! N'est-ce pas quelque chose comme un miracle ?
Ce miracle est pourtant devenu, depuis 1893, une réalité
presque banale pour les Hongrois.
Il y a huit ans, tout au début de l'entreprise, due au génie
du fameux électricien Teodor Paskas, le réseau du Telefon
Hermondo ne dépassait pas 69 kilomètres. Aujourd'hui, il
ne comprend pas moins de 250 ou 300 lieues, et le nombre de ses abonnés
atteint plusieurs milliers.
Il va de soi que cela n'a pas marché tout seul, et les difficultés
techniques, pour ne parler que de celle-là, ont été
assez considérables pour décourager tout autre homme que
Paskas, dont l'énergie, la patience et l'habileté devaient
finir par triompher de tous les obstacles.
Aujourd'hui, rien ne « cloche » plus et le journal téléphone
fonctionne avec autant d'aisance, d'ordre et de régularité
que le mieux organisé des journaux écrits. Au surplus, ce
journal bizarre se fait absolument de la même façon que n'importe
quel journal ordinaire, en ce sens que les rédacteurs vont aux
nouvelles et rédigent leurs articles absolument comme si leur «
copie » devait aller à la composition. C'est ici seulement
que commencent les difficultés et que s'amorce l'originalité.
Au lieu d'être remis à des typographes à frais d'impression,
les articles sont remis à des « aboyeurs », c'est-à-dire
à des gens ayant la voix nette et sonore et les poumons solides,
dont la mission consiste à les réciter par le téléphone
-par l'intermédiaire, bien entendu, de dispositifs spéciaux-
à la foule des abonnés.
Il y en a pour tous les goûts, pour ceux qui ont besoin d'informations
rapides comme pour ceux qui préfèrent les articles de fond,
pour les amateurs de science comme pour les amateurs de faits divers,
de littérature, de critique artistique ou de théâtre,
de renseignements sportifs, financiers ou commerciaux, de mercuriales
ou de cancans. Toutes les rubriques traditionnelles de la presse courante
sont religieusement conservées, à ceci près qu'on
les dicte à distance, en verbe intelligible au lieu de les imprimer
en noir sur blanc.
Tout est combiné, du reste, pour que la communication orale aux
abonnés de ces diverses rubriques se fasse au moment opportun.
Cela commence à huit heures du matin pour finir à onze heures
du soir, dans un ordre tel que tout un chacun peut en prendre à
sa convenance, d'après un programme préétabli et
qui ne change jamais. Libre donc à l'abonné qui connaît
ce programme, de ne prêter l'oreille que quand le tour est venu
des choses qui l'intéressent.
L'homme de bourse, le négociant, le politicien reçoivent
ainsi de demi-heure en demi-heure soit le cours des valeurs ou des marchandises,
soit les échos parlementaires ou les informations de l'étranger.
Idem pour le monsieur que passionnent les courses de chevaux, de cycles
ou d'automobiles, les régates, les matches et les records de toute
espèce. Idem pour l'avocat, l'avoué, l'homme de loi, désireux
de suivre de loin toutes les péripéties d'un procès.
A deux heures de l'après-midi, enfin, pour couronner l'édifice,
un bulletin sommaire des événements et des bruits de la
matinée, est téléphoné aux gens pressés,
ainsi mis au courant, sans se déranger, en cinq minutes, de tout
ce qui a pu se passer d'important.
Il va de soi, d'ailleurs, que si, dans la journée, ou même
dans la nuit, une fois la communication définitivement interrompue
et le journal bouclé, il survient un événement grave
ou simplement sensationnel -la mort de Krüger ou de l'empereur Guillaume,
le naufrage du ballon de Santos-Dumont, l'incendie du Théâtre-Français,
l'arrivée de Stiegler ou l'assassinat de Waldeck Rousseau- une
sonnerie d'alarme prévient les abonnés qu'il arrive quelque
chose d'anormal, dont, séance tenante, il leur fait part. Entre
temps, on offre aux-dits abonnés, tantôt un régal
oratoire ou musical (avec le programme des spectacles), tantôt un
fragment de sermon ou de conférence, tantôt un morceau de
déclamation- le tout emprunté aux meilleures sources. Toute
la lyre.
Une pareille installation, direz-vous peut-être, doit coûter
extrêmement cher, et il ne peut y avoir que des gens « calés
» à s'en payer le luxe... Erreur! chers amis! L'abonnement
au Telefon Hermondo, dont je crains de n'avoir pas exposé les prodigieux
avantages en termes assez suggestifs, ne revient pas à plus de
36 francs par an, soit 3 francs par mois -2 sous par jour!- moins que
le Temps ou le Figaro !
On ne paye pas, par ailleurs, les frais de premier établissement,
et l'abonné est toujours libre de résilier son contrat à
la fin de chaque trimestre.
Aussi la clientèle va-t-elle toujours grossissante.
Cependant, la ville de Buda-Pesth a, jusqu'ici, conservé le monopole
original. Il n'est pas, en effet, ni en Europe, ni ailleurs, une seule
autre grande ville qui ait songé jusqu'ici à suivre l'exemple
des riverains du Danube.
Peu s'en est fallu, cependant, que Paris n'emboîta le pas. Voici
quelque quatre ou cinq ans de cela; je puis en parler savamment, ayant
failli d'assez près être indirectement mêlé
à l'affaire.
Le projet, très séduisant, consistait de même à
communiquer instantanément aux Parisiens de bonne volonté,
moyennant une faible redevance, toutes les nouvelles du jour au fur et
à mesure de leur réception au poste central: fluctuations
de la Bourse, résultats des « Curses », comptes rendus
des Chambres et des Sociétés savantes, des premières
représentations, des assemblées d'actionnaires, etc, en
un mot tous les événements de la vie quotidienne condensés
et transmis avec la rapidité qu'exigent les conditions actuelles
du travail et des affaires.
L'accueil le plus bienveillant avait été fait à l'idée
et, le 29 mars 1895, sur la proposition de M. de Selvez, alors directeur
général des Postes, le ministre du Commerce, M. André
Lebon, voulut bien rendre un arrêté autorisant l'initiateur,
M. Charles Mouton, (je précise), à créer ce journal,
baptisé par anticipation la Chronique téléphonique,
au moyen d'un réseau spécial.
La Préfecture de police et la Sûreté générale
avaient également donné leur autorisation. Tout semblait
donc devoir aller comme sur Déroulède (Paul).
Malheureusement, tandis que les bonnes gens de Buda-Pesth ont la possibilité
d'utiliser, pour leurs transmissions, des fils aériens coûtant
quelques sous le mètre courant, les règlements exigèrent,
à Paris, une canalisation souterraine avec câbles sous plomb.
L'affaire devenait une entreprise colossale et ruineuse. Voilà
comment et pourquoi la Chronique téléphonique n'a pas vu
le jour.
Ce n'est pas la première affaire que le formalisme administratif
aura tuée dans l'oeuf, et ce ne sera pas la dernière.
Il n'empêche que la Frrrance sera toujours la Frrrance, et que les
Frrrançais, « peuple de braves », seront toujours les
Frrrançais...
Hip! Hip! Hurrah!
Emile Gautier
(Reproduction interdite)(LM)
Mercredi 4 septembre 1901
Des communications téléphoniques ont été installées
à Abreschwiller... (LM)
Mardi 24 septembre 1901
Le Moniteur officiel de l'Empire annonce qu'à partir du 1er octobre,
le service de nuit sera établi sur les lignes téléphoniques
Berlin-Munich, Berlin-Nuremberg, Francfort-Munich, Francfort-Nuremberg.
Le Moniteur officiel de l'Empire publie en même temps les dispositions
concernant l'emploi du téléphone pendant les heures de nuit:
les abonnés pourront dorénavant communiquer gratuitement,
de 9 heures du soir à 7 heures du matin en été, et
de 9 heures du soir à 8 heures du matin en hiver. Les conversations
de personnes non abonnées, qu'elles soient urgentes ou non, pourront
avoir lieu aux mêmes conditions que de jour, mais seulement aux
heures qui ne sont pas prises par les abonnés.
Les abonnements doivent être au moins d'un mois; la taxe pour les
conversations d'abonnés comporte la moitié du prix des conversations
équivalentes pour les non abonnés. Le minimum de la durée
d'une conversation est fixée à 6 minutes, le maximum à
12 minutes. (LM)
Samedi 5 octobre 1901
Des communications téléphoniques ont été établies
entre le bureau central et les localités de Bouzonville et Kédange.
Des conversations peuvent être échangées avec les
localités suivantes:
Algrange, Altkirch, Ars-sur-Moselle, Aumetz, Barr, Beckerholz, Beckingen,
Benfeld, Berncastel, Bévange, Bibisch, Bischweiler, Bitbourg, Boulay,
Bous, Bouzonville, Brumath, Buchsweiler, Château-Salins, Coblence,
Cologne, Colmar, Daun, Delme, Audun-le-Tiche, Devant-les-Ponts, Thionville,
Dieuze, Drulingen, Erstein, Faulquemont, Fontoy, Filsdorf, Forbach, Guebviller,
Gelmingen, Gross-Blittersdorf, Gross-Hettingen, Moyeuvre-Grande, Haguenau,
Hagondange, Halsdorf, Hayange, Hochfelden, Hombourg (Lorraine), Illingen,
Ingweiler, Ittersdorf, Kalk, Kanfen, Kaysersberg, Kédange, Kehl,
Kemplich, Kirchnaumen, Knutange, Kurzel, Launsdorf, Longeville, Lutange,
Maizières, Mandern, Markirch, Markolsheim, Masmünster, Merzig,
Metz, Morhange, Molsheim, Monnern, Montigny, Mulhouse, Mülheim (Rhin),
Munster (Als), Neunkirchen (départ. de Trèves), Niedaltdorf,
Niederbronn, Novéant-Corny, Oberebnheim, Oberhombourg, Oberstein,
Oetrange, Ottange, Pfaffdenhofen (Als), Phalsbourg, Plantières-Queuleu,
Ribeauvillé, Remilly, Rombach, Rosheim, Rufach, Rüttgen, Sarralbe,
Sarrebourg (Lor.), Saarburg (dép. de Trèves), Sarreguemines,
Saarlouis, Sarrunion, Saint-Avold, Saint-Franz, Saint-Jean (Sarre), Saint-Julien,
Saint-Louis (Als), Saint-Wendel, Saverne, Schirmeck, Schlettstadt, Schönecken,
Sennheim, Sierck, Soetrich, Strasbourg, Sulzbach, Thann, Trèves,
Uckange, Völklingen, Waldwelsdorf, Waldwiese, Wasselnheim, Wissembourg,
Wesserling, Wittlich, Wörth, Wollmerange. (LM)
Ont été reliés aux communications
téléphoniques :
a) Au téléphone de Bouzonville : 3, Schweigmann, médecin
cantonal, rue de la Gare; 4, Fonderie métallurgique Lorraine ;
5, Nenig, commerce de vins et d'épicerie, Grand'rue 204 ; 6, Schuttel,
notaire, bureau ; 7, Huck, commerce de fer, Grand'rue 94; 8, Dr. Philips,
médecin cantonal, Grand'rue ; 9, Salmon F., brasseur, Freisdorf.
b) A Kédange : 3, Becker Paul, fabrique de chaux, Metzerwiese ;
4, Wantzen, notaire, Metzerwiese ; 5, Bemer et Schwarz, fabrique de chaux,
Metzerwiese ; 5, les mêmes, maison n°7 ; 6, G. Semin, fabrique
de mortier, fabrique à la gare de Kédange ; 7, Wilhelm Werner
Beyer, fabrique de mortier ; 9, Endorf, gare; 10, Semin Gustave, fabrique
de mortier, Endorf, grande route, 25 ; 11, Dr. Renmaler, médecin
cantonal, Kédange. (LM)
Samedi 26 octobre 1901
Le service téléphonique a été ouvert entre
Habsheim et Sierenz d'une part, et Algrange, Ars, ... (LM)
Mardi 5 novembre 1901
Les communications suivantes ont été établies dans
le courant du mois d'octobre: (22) (LM)
Vendredi 29 novembre 1901
Du 5 au 16 novembre, les nouveaux abonnés dont les noms suivent
ont été reliés au téléphone: (9) (LM)
Dimanche 22 et lundi 23 décembre 1901
La direction supérieure des Postes nous communique un tableau duquel
il ressort que le service téléphonique est ouvert entre
Metz et 280 localités françaises des départements
de la Seine, Seine-et-Oise et Seine-et-Marne. Thionville, Maizières-lès-Metz,
Kurzel et Remilly peuvent communiquer par téléphone avec
103 de ces localités. La taxe pour une communication de trois minutes
est fixée à 3 marks. Pour de plus amples renseignements,
s'adresser aux bureaux téléphoniques. (LM)
Mardi 24 décembre 1901
Le service téléphonique a été ouvert entre
Ars-sur-Moselle, Bouzonville, Forbach, Grossblittersdorf, Hagondange,
Kurzel, Maizières-lès-Metz, Oberhomburg, Remilly, Sarralbe,
Sarreguemines, Saint-Avold et Thionville, d'une part, et Saint-Wendel,
d'autre part.
La taxe est de 25 pf., pour les communications entre Saint-Wendel et Bouzonville,
Forbach, Grossblittersdorf et Sarreguemines, et de 50 pf. pour les communications
avec les autres localités. (LM)
sommaire
Année 1902
Mercredi 22 janvier 1902
La direction supérieure des Postes communique une liste au sujet
de l'extension des communications téléphoniques entre 31
localités de la Lorraine et 68 localités de l'Alsace, du
grand-duché de Bade, de la Prusse...
Les bureaux de poste donneront de plus amples détails. (LM)
Vendredi 31 janvier 1902
Le service téléphonique a été ouvert le 25
janvier entre Abreschwiller, Delme, Grossbliersdorf, Harzwiller, Hesse,
Hundlingen, Novéant, Corny, Phalsbourg, Rémilly, Vallérysthal,
Dreibrunnen, Walscheidt, d'une part et 38 communes de l'Alsace, d'autre
part.
Pour de plus amples renseignements, s'adresser aux bureaux téléphoniques
publics. (LM)
Dimanche et lundi 9 et 10 février 1902
Des prescriptions spéciales ont été éditées
récemment pour l'utilisation du téléphone la nuit.
La durée de la conversation sera de 6 minutes au moins, de 12 minutes
au plus. L'abonnement ne pourra pas être inférieur à
1 mois et comptera du 1er et du 16 de chaque mois. Les heures de nuit
sont, en été de 9 heures du soir à 7 heures du matin;
en hiver, à 8 heures du matin. Les demandes d'abonnement doivent
être adressées au bureau du télégraphe, sur
les formulaires qui sont délivrés à ce bureau.
Des dispositions spéciales entreront prochainement en vigueur pour
le service avec la France. Pour de plus amples renseignements, on est
prié de s'adresser au bureau du télégraphe. (LM)
Mercredi 19 février 1902
On fait remarquer aux abonnés du téléphone que s'ils
désirent modifier à partir du 1er avril les conditions de
leur abonnement, c'est-à-dire s'ils préfèrent payer
une redevance fixe ou une redevance calculée d'après le
nombre des communications, ils doivent en aviser par écrit le bureau
du télégraphe dans le courant du mois de février.
Au cas où les conditions d'abonnement sont modifiées, il
en résulte aussi un changement de numéro de l'abonné.
(LM)
Mardi 25 mars 1902
Depuis le 20 mars, il est établi une communication par téléphone
entre Metz et Bonn. Le prix de la conversation est de 1 mark. (LM)
Mercredi 26 mars 1902
L'administration du téléphone vient d'établir les
nouvelles communications suivantes: (12) (LM)
Vendredi 4 avril 1902
Désormais, les mêmes taxes que celles en vigueur pour le
service téléphonique à Metz s'appliqueront aux cabines
téléphoniques de Magny, Plappeville, Vallières, Vantoux
et Woippy, abstraction faite de la redevance à verser pour appeler
au bureau la personne avec laquelle on désire avoir une conversation.
(LM)
Samedi 19 avril 1902
L'administration a établi les communications suivantes avec le
réseau téléphonique de France. Le prix d'une conversation
ordinaire de la durée de trois minutes est fixée comme suit
:
COTE D'OR : Aignay-le-Duc, Aisey-sur-Seine, Autricourt, Belan, Brion-sur-Ource,
Courban, Grancey-sur-Ource, Montigny-sur-Aube, St-Marc-sur-Seine, Seurrre
: 3, 00 marks.
ISERE : Heyrieux, Meyzieux, Norestel, La Tour-du-Pin, Verpillière
: 3,00 marks.
SEINE-ET-OISE : Dammartin-en-Serve, Longues, Vigny : 3,00 marks.
SEINE-ET-MARNE : Faremoutiers : 3,00 marks.
MEURTHE-ET-MOSELLE : Mont-St-Martin : 2,00 marks.
VOSGES : St-Michel-s-Meurthe : 2,00 marks.
DOUBS : Boussières, Marchaux, Quingey, Roulans : 2,00 marks.
EURE-ET-LOIRE : Chartres : 5,00 marks.
HAUTE-SAONE : Frasne-le-Château : 2,00 marks. (LM)
Mardi 29 avril 1902
Téléphone. Les personnes chargées d'inspecter et
d'entretenir en état les appareils téléphoniques
du réseau de la ville sont munies de cartes de légitimation
qu'elles doivent présenter en entrant dans les logements des particuliers.
Ces cartes sont revêtues du sceau officiel de la direction des Télégraphes
et d'un numéro d'ordre. On recommande instamment au public de ne
pas accueillir des personnes qui se disent attachées à l'administration
des Télégraphes mais qui ne sont pas en possession d'une
carte de légitimation. (LM)
Dimanche 25 et lundi 26 mai 1902
Doléances téléphoniques. (par téléphone
naturellement)
Dix heures du matin. La sonnerie retentit énergiquement, pressée,
impérieuse.
- Allô! Mademoiselle.
- Allô! Le Messin.
- C'est le bureau central qui vous parle. Il s'agit d'une requête
à vous adresser.
- Parlez Mademoiselle, je vous écoute.
- On fait courir de vilains bruits sur notre compte. On prétend
que nous sommes distraites, pas complaisantes, que nous faisons «
poser » les abonnés, que nous leur rions... au nez.
- Pardon Mademoiselle, aux oreilles tout au plus.
- Si vous voulez. Mais ces accusations sont absolument imméritées.
Nous avons chacune un grand nombre d'abonnés à servir. La
plupart ne cherchent pas les numéros avant d'appeler, vous tout
le premier. Ensuite, il y a des Allemands qui veulent téléphoner
en français et des Français qui veulent téléphoner
en allemand.
Par instant, la « friture » s'en mêle, alors il ne faut
pas être surpris si, parfois, nous devons imposer quelques minutes
d'attente à l'abonné.
Si vous ajoutez à ces légères imperfections que,
parfois, on nous demande deux communications successives sans remettre
l'auditeur au crochet, ce qui laisse la communication interrompue, vous
voudrez bien admettre que nous faisons notre possible pour ne pas mériter
le reproche du public.
- Mais Mademoiselle, je ne sache pas que nous ayons jamais adressé
de reproche.
- Certes Monsieur, mais... viande de buf à 40 pf la livre.
- Vous dites ?
- Pardon, c'est l'abattoir qui vous parle.
Après quelques secondes, la conversation reprend.
- Allô Monsieur, vous n'avez aucun reproche à nous adresser
?
- Aucun mademoiselle, vous avez toujours été d'une complaisance
parfaite et d'un empressement sans égal, nous nous plaisons à
le reconnaître.
- Savez-vous qu'il y a des abonnés qui nous disent parfois des
choses très désagréables par le téléphone.
- Ce sont des grincheux, mais, en échange, il y en a aussi qui
vous font des compliments.
- C'est vrai.
- Enfin Mademoiselle, c'est un certificat d'empressement téléphonique
que vous nous demandez. Nous vous le donnons de tout cur. Mais qui
êtes-vous ? Je ne vous connais pas !
- Si Monsieur, vous m'avez connue à Paris, au Théâtre
des Nouveautés, où je suis restée bien longtemps,
je suis la demoiselle du téléphone.
Et la sonnerie donna les trois coups réglementaires de la finale.
(LM)
Vendredi 6 juin 1902
Câbles télégraphiques souterrains à cause du
tramway électrique... (LM)
Jeudi 12 juin 1902
Le service téléphonique a été ouvert entre
Strasbourg, Saverne, Wasselonne d'une part et les communes lorraines de
Bénestroff, Bermering, Guébling, Vergaville d'autre part.
La taxe pour une conversation de trois minutes est fixée pour Strasbourg
et Wasselonne à 50 pf., de Saverne à Bermering, Guébling
et Vergaville à 25 pf., à Bermering 50 pf. (LM)
Samedi 28 juin 1902
Depuis quelques jours déjà, le salon de coiffure Hector,
rue Serpenoise, est relié téléphoniquement au réseau
sous le numéro 463. (LM)
Dimanche et lundi 6 et 7 juillet 1902
Les relations téléphoniques de Metz et des réseaux
lorrains qui y sont rattachés vont être notablement améliorés
et étendus par la création de plusieurs lignes de communications
importantes.
Le budget de l'exercice courant prévoit de nouveaux circuits d'aller
et retour en fil de bronze de 4 et 5 millimètres d'épaisseur,
sans relais intermédiaires, de Metz à Cologne, Francfort
et Strasbourg, qui doivent permettre des échanges de conversations
avec une série d'importants réseaux téléphoniques
de l'Allemagne, du Centre et du Sud. La conduite en bronze de 5 millimètres
entre Metz et Francfort aura surtout pour conséquence de rendre
plus distinctes les conversations avec Berlin. En outre, on établit
en Lorraine des conduites téléphoniques directes et doubles
de Metz à Hayange et Château-Salins, de Sarrebourg à
Deutch-Avricourt, Lorquin, Abreschwiller et Sarrunion (par Fénétrange).
Enfin, 27 petites localités qui, jusqu'ici, n'avaient pas le téléphone
seront dotées d'une cabine téléphonique publique
et reliées au réseau général de téléphones,
ce qui augmentera de plus en plus les facilités de communications
verbales à la campagne. (LM)
Mercredi 9 juillet 1902
L'administration des téléphones communique la liste des
nouveaux abonnés reliés au réseau téléphonique.
(15) (LM)
Mercredi 6 août 1902
Monsieur le Directeur supérieur des Postes publie l'avis suivant
:
« Il doit être procédé sous peu à des
travaux d'agrandissement des installations téléphoniques
au district de la direction supérieure des Postes de Metz, travaux
dont les préparatifs nécessaires doivent être exécutés
dès aujourd'hui.
Les déclarations d'adhésions au réseau téléphonique...
» (LM)
Jeudi 14 août 1902
Le bureau du télégraphe nous communique la liste des nouveaux
abonnés au téléphone. (10) (LM)
Jeudi 28 août 1902
On annonce de bonne source que les communications téléphoniques
entre Metz et Luxembourg, désirées depuis si longtemps,
ne tarderont pas à être ouvertes. Il sera établi,
à cet effet, une ligne téléphonique double et directe.
Rien n'est encore arrêté quant aux taxes et aux réseaux
lorrains qui seront admis à communiquer avec le Luxembourg. Mais
les intéressés qui, pour cette raison, tiennent à
être reliés au téléphone, feront bien d'adresser,
dès à présent, leurs demandes, soit aux bureaux de
poste, soit, pour Metz et la banlieue, au bureau des télégraphes
de Metz, attendu que, en cas de retard, les raccordements ne pourraient
plus être exécutés cette année. (LM)
Mardi 23 septembre 1902
Communications téléphoniques avec la France.
A partir du 1er octobre prochain, on pourra correspondre par téléphone
entre Metz, Ars, Thionville, Maizières-lès-Metz, Kurzel,
Rémilly, Hagondange, d'une part, et les localités suivantes
du département de Meurthe-et-Moselle :
Arnaville, Belleville, Chambley, Bussières, Conflans, Jarny, Doncourt,
Favières, Marbache, Mars-la-Tour, Onville, Pagny-sur-Moselle, Pompey,
Saint-Marcel, Saint-Mard, Tantonville, Trouville, Val-et-Châtillon
(cette dernière localité est en communication avec Metz
seulement). La taxe pour une conversation ordinaire de trois minutes est
de 2 marks, à l'exception des communications entre Pompey et Metz,
et Saint-Mard-Metz, Ars et Maizières-lès-Metz pour lesquelles
la taxe n'est que de 1 mark. En outre, à partir du 1er octobre,
on pourra correspondre par téléphone entre Metz et une série
de localités des départements français suivants:
Ain, Aisne, Côte-d'Or, Doubs, Haute-Saône, Isère, Jura,
Marne, Oise, Seine-et-Marne, Seine-et-Oise, Vosges. La taxe pour toutes
les communications avec ces départements est de 3 marks, sauf pour
la Haute-Saône et les Vosges, où elle est 2 marks. Pour plus
de renseignements, s'adresser au bureau du télégraphe. (LM)
Mercredi 8 octobre 1902
Pose d'un câble. On peut voir actuellement une équipe d'ouvriers
de M. Heister, entrepreneur, occupée à creuser un canal
à travers la Moselle, un peu en aval du Pont des Morts, pour la
pose d'un câble télégraphique. (LM)
Jeudi 9 octobre 1902
Pose d'un câble sous la Moselle.
Depuis une quinzaine de jours, on pouvait voir un nombre considérable
d'ouvriers occupés à creuser un fossé en aval du
Pont des Morts, à travers le bras extérieur de la Moselle.
Le but de ce travail était de procéder à la pose
d'un câble électrique souterrain, travail qui s'effectue
actuellement et qui n'est pas des plus faciles. (LM)
Mardi 14 octobre 1902
Chambre de commerce. Séance du 4 octobre.
b) La direction supérieure des Postes à Metz communique
sous la date du 23 août 1902, que maintenant qu'un accord est intervenu
entre l'administration des Postes et Télégraphes de l'Empire
et l'administration des Finances du grand-duché de Luxembourg,
au sujet des communications téléphoniques entre l'Allemagne
et le Luxembourg, une nouvelle ligne téléphonique doit être,
à bref délai, installée entre Metz et Luxembourg.
On prévoit que cette nouvelle ligne pourra encore être livrée
dès cet automne à l'exploitation. (LM)
Dimanche et lundi 19 et 20 octobre 1902
A partir du 1er novembre, des communications par téléphone
pourront avoir lieu entre Forbach, Grossblittersdorf et Sarreguemines,
d'une part, et Saint-Dié (Vosges), d'autre part. La taxe pour une
conversation ordinaire de 3 minutes est de 2 marks. (LM)
Mardi 18 novembre 1902
Un journaliste foudroyé par le téléphone.
Une dépêche de Francfort nous apprend qu'un journaliste de
cette ville vient d'être victime d'un accident bizarre.
Pendant une communication téléphonique, il a reçu
une terrible décharge qui l'a gravement blessé. Outre des
brûlures à la face, il a le côté droit presque
entièrement paralysé.
Cet accident -heureusement fort rare- ne peut s'expliquer que par le contact
accidentel de la ligne téléphonique avec un fil transporteur
de courant à très haute tension. Ce contact a pu se produire
soit par la chute d'un fil aérien, soit par le défaut d'isolement
d'une transmission souterraine. En outre, pour qu'une blessure aussi grave
ait été causée, il faut admettre que le courant ainsi
dérivé dans le téléphone avait une tension
supérieure à 500 volts et que notre confrère se soit
trouvé, par la position qu'il occupait sur le sol, dans le trajet
même du circuit accidentel. Enfin, ce foudroiement a dû être
de courte durée, car il est probable que le fil téléphonique
a fondu presque aussitôt au point de contact avec la ligne à
haute tension. Quoi qu'il en soit, la perspective d'être foudroyé
en prenant une communication téléphonique, manque totalement
de charme. (LM)
Mercredi 26 novembre 1902
Des cabines téléphoniques publiques ont été
installées à Basse-Yutz, Diesdorf et Metzerwiese. A Basse-Yutz,
le service téléphonique est réglé de la même
manière que pour la cabine téléphonique publique
à Thionville. A Diesdorf et à Metzerwiese, des conversations
peuvent être échangées avec les localités suivantes:
Ars-sur-Moselle, Audun-le-Tiche, Aumetz, Bouzonville, Château-Salins,
Delme, Fontoy, Hagondange, Hayange, Kédange, Kurzel, Maizières-lès-Metz,
Morhange, Novéant-Corny, Ottange, Remilly, Rombas, Sarrelouis,
Saint-Avold, St-Jean-sur-Sarre, Sierck, Strasbourg, Thionville, Trèves,
Uckange et un grand nombre de petites localités possédant
une cabine téléphonique publique. (LM)
Vendredi 19 décembre 1902
Liste des nouveaux abonnés : (7) dont n° 248, Raffinerie de
Benzine à Maison Rouge-Woippy. (LM)
Dimanche et lundi 28 et 29 décembre 1902
A partir du 1er janvier prochain, les abonnés du téléphone
dans les localités suivantes, Algrange, Boulay, Bouzonville, Château-Salins,
Dieuze, Faulquemont, Fontoy, Forbach, Grossblittersdorf, Hombourg-Haut,
Kédange, Morhange, Moyeuvre-Grande, Puttelange, Rohrbach, Rombas,
Sarralbe, Sarreguemines, Saint-Avold, Sierck et Uckange seront admis à
correspondre avec Luxembourg. Pour de plus amples détails, s'adresser
aux bureaux de poste respectifs. (LM)
Mercredi 31 décembre 1902
A partir du 1er janvier, des communications téléphoniques
pourront avoir lieu entre Bitche, Fénétrange, Puttelenge
et Mohrbach, d'une part, et Saint-Ingbert et Deux-Ponts, d'autre part.
La taxe pour une conversation entre Fénétrage et Deux-Ponts
est de 50 pf., entre Puttelange et Saint-Ingbert elle est de 25 pf. pour
les communications entre les autres localités. (LM)
sommaire
Année 1903
Jeudi 12 mars 1903
A partir d'hier 10 mars, les communications téléphoniques
sont admises entre Metz, Algrange, Ars-sur-Moselle, Thionville, Hagondange,
Hayange et Maizières-lès-Metz, d'une part, et Bruxelles,
Anvers, ainsi que plusieurs autres villes belges, de l'autre.
Le prix d'une conversation de 3 minutes est fixée à 3 marks.
(LM)
Mardi 24 mars 1903
Il résulte d'une statistique qui vient d'être publiée,
que plus de 757 millions de conversations téléphoniques
ont été échangées, en 1902, dans le ressort
des Postes et Télégraphes de l'Empire. Le téléphone
est donc utilisé 2.086.171 fois par jour. Les employés ou
employées attachés au service téléphonique
sont au nombre de 1919 à Berlin, 770 à Hambourg, 437 à
Dresde, 285 à Leipzig, 227 à Breslau. (LM)
Vendredi 27 mars 1903
Chambre de commerce. Séance du 9 mars 1903.
A une lettre de la Chambre de commerce du 24 mai 1902, l'Office des Postes
à Berlin répond le 12 janvier 1903 que le service téléphonique
a été ouvert le 15 décembre 1902 entre Metz et les
localités suivantes: Backnang, ... (LM)
o) A une requête de la Chambre en date du 6 septembre
1902, la direction supérieure des Postes à Metz répond
qu'à partir du 10 mars courant, les communications téléphoniques
seront ouvertes entre Metz, d'une part, et Anvers, Bruxelles, Boom, Braine,
L'Allend, Capellen, Cortenberg, Court-et-Etienne, Gembloux, Genappes,
Hal, Lierre, Moll, Nivelles, Turnhout, Vilvorde, Virginal et Wavre, d'autre
part.
En outre, entre Algrange, Ars-sur-Moselle, Thionville, Hagondange, Hayange
et Maizières-lès-Metz, d'une part, et Bruxelles, Braine,
Cortenberg, Court, Gembloux, Hal, Nivelles, Vilvorde, Virginal, Ware,
ainsi que les bureaux reliés par fil double à Anvers, d'autre
part.
A partir du 10 courant, Rombas peut communiquer avec Bruxelles. La taxe
est de 3 marks par durée de 3 minutes. (LM)
Jeudi 2 avril 1903
A partir du 5 avril, le service téléphonique sera ouvert
entre Metz et Gemünd. La taxe est de 1 mark par conversation. (LM)
Mercredi 15 avril 1903
A partir du 15 avril, le service téléphonique sera ouvert
entre Metz et Baldersheim, Dellweiler, Diebolsheim, Oberseebach, Rheinau
(Alsace) et Riedselz, d'une part, ainsi qu'entre Dieuze, Morhange, Phalsbourg,
rémilly, Sarrebourg (Lorraine) et Fénétrange, d'une
part, et Dettweiler, d'autre part. (LM)
Samedi 27 juin 1903
Des cabines téléphoniques publiques ont été
ouvertes à Arzweiler et Niederweiler et raccordées par Sarrebourg
au réseau téléphonique. (LM)
Mardi 7 juillet 1903
Chambre de commerce, séance du 27 juin.
d) La direction supérieure des Postes avise la Chambre que les
abonnés au téléphone à Corny-Novéant
peuvent avoir les mêmes correspondances que ceux d'Ars-sur-Moselle,
en se faisant raccorder au bureau téléphonique d'Ars. Jusqu'ici,
ils y ont renoncé en raison du surplus de frais. L'administration
des Postes tâchera néanmoins d'élargir autant que
possible le cercle téléphonique de Novéant-Corny,
sans imposer plus de frais. (LM)
Vendredi 17 juillet 1903
Un bureau de télégraphe avec service téléphonique
a été ouvert à Neufchef (Neunhäuser). Une cabine
téléphonique publique y a été installée.
Le 15 juillet, un bureau de poste auxiliaire a été ouvert
à Vigny, circonscription postale de Solgne.
Un service de télégraphe avec service téléphonique
a été adjoint à l'agence postale de Haarberg (Lorraine).
On peut communiquer par téléphone avec les localités
suivantes: Alberschweiler, Château-Salins, Delme, Deutch-Avricourt,
Dieuze, Fénétrange, Lorquin, Maizières-Azoudange,
Metz, Morhange, Phalsbourg, Remilly, Sarralbe, Sarrebourg, Sarreguemines,
Strasbourg, Saint-Jean-sur-Sarre. (LM)
Mercredi 22 juillet 1903
Les cabines téléphoniques publiques à Conthil et
Wuisse ont été reliées au réseau téléphonique
de Morhange (Liste des localités appelées par chaque cabine).
(LM)
Samedi, dimanche et lundi 15, 16 et 17 août 1903
Liste des nouveaux abonnés au téléphone. (27) (LM)
Vendredi 28 août 1903
A partir du 1er septembre, les communications téléphoniques
seront établies entre Metz, Ars-sur-Moselle, Thionville, Maizières-lès-Metz
et Remilly, d'une part, et les localités luxembourgeoises Eppeldorf
et Ermsdorf d'autre part. La taxe est de 1 mark pour une conversation
ordinaire de trois minutes. (LM)
Dimanche et lundi 6 et 7 septembre 1903
Le téléphone dans les établissements. Les hôteliers
et débitants qui ont le téléphone dans leur établissement
sont exposés à être lésés dans leurs
intérêts par des voyageurs et clients peu consciencieux qui,
sous prétexte de demander une communication avec un abonné
de la ville, se font mettre en correspondance avec une localité
du dehors et « économisent » ainsi la taxe que le propriétaire
de l'hôtel devra payer à la fin du mois. Le patron de l'établissement
n'a pas toujours le temps de se rendre compte si le consommateur a été
en communication avec un abonné de la ville ou du dehors. Dans
beaucoup de cas, le client « oublie » de solder le coût
de la conversation. Il est difficile d'indiquer un moyen de contrôle
efficace; dans ce cas « la méfiance est la mère de
la sûreté » comme dit le fabuliste. (LM)
Vendredi 18 septembre 1903
A partir du 15 septembre, les localités de Lorry-lès-Metz,
le Chêne, Saulny et les Tuileries sont détachées de
la circonscription postale de Woippy, et desservies par le bureau de poste
de Devant-les-Ponts. Un courrier en voiture fera le service entre Devant-les-Ponts
et Lorry-lès-Metz. (LM)
Dimanche et lundi 20 et 21 septembre 1903
A partir du 25 septembre, les communications téléphoniques
seront établies entre Metz, d'une part, et Altzingen et Fentringen
dans le Luxembourg, d'autre part. La taxe pour une conversation ordinaire
est de 1 mark. (LM)
Dimanche et lundi 4 et 5 octobre 1903
A partir du 1er octobre, les communications sont établies entre
Metz et Surré, localité luxembourgeoise. La taxe est de
1 mark par conversation. (LM)
Vendredi 9 octobre 1903
Chambre de commerce, séance du 26 septembre 1903.
VIII) En réponse à sa demande du 22 août dernier,
le bureau des postes I (rue des Parmentiers et place St-Martin), informe
la Chambre que le bureau des postes I, rue des Parmentiers n'est relié
au réseau téléphonique que pour le service intérieur
des bureaux de poste entre eux. (LM)
Mardi 27 octobre 1903
A partir du 25 octobre, les communications téléphoniques
sont ouvertes entre Bitche, Rohrbach et Sarreguemines, d'une part, et
Achern, Appenweier, Baden-Baden, Bühl, Lahr, Offenburg et Rastatt
dans le grand-duché de Bade, d'autre part, en outre, entre Bitche
et Rohrbach, d'une part, et Durbach, Ettlingen, Carlsruhe, Kehl, Mannheim
et Steinbach dans le grand-duché de Bade, d'autre part. (LM)
Samedi 7 novembre 1903
Depuis le 4 novembre, les communications téléphoniques sont
établies entre Metz, Thionville, Forbach, Gross-blittersdorf, Sarrebourg
et Sarreguemines, d'une part, et Wadern (dép. de Trèves),
d'autre part. La taxe est de 50 pf. pour Metz, Thionville et Sarrebourg,
de 25 pf. pour les autres localité. (LM)
Vendredi 13 novembre 1903
Des cabines téléphoniques sont installées dans le
bureau de poste de Téterchen, l'agence postale à Brettnach,
et le bureau de poste auxiliaire à Walmünster, qui sont reliés
au réseau général des téléphones. A
Brettnach, les communications ont lieu dans la même mesure et moyennant
les mêmes taxes qu'à Bouzonville. (LM)
Mardi 17 novembre 1903
A partir du 20 novembre, les communications téléphoniques
seront établies entre Metz, Ars-sur-Moselle, Bouzonville, Delme,
Forbach, Grossblittersdorf, Hagon-dange, Hayange, Kurzel, Maizières-lès-Metz,
Phalsbourg, Remilly, Sarreguemines et Thionville, d'une part, et Porrentruy
(Suisse) d'autre part. La taxe pour une conversation ordinaire est de
2 marks 50. (LM)
Samedi 21 novembre 1903
Le casque téléphonique.
L'administration que dirige M. Bérard, à Paris, s'occupe
actuellement de l'application d'un nouvel appareil, destiné à
empêcher les bruits étrangers de parvenir aux oreilles de
ses clients qui font usage du téléphone. Tout le monde connaît
ce supplice, surtout dans les établissements possédant un
personnel nombreux. Le malheureux correspondant, pendant qu'il parle ou
écoute, entend non seulement des conversations autour de lui, mais
encore au bureau des téléphonistes, et jusque chez son partenaire,
pour peu qu'on y soit un peu bruyant.
Le nouvel appareil, dit « casque téléphonique »,
sans doute parce qu'il ressemble plus à un parapluie qu'à
un casque, est un engin complètement replié, en temps ordinaire,
dans le fond de la cabine téléphonique, où il tient
très peu de place. A-t-on besoin de téléphoner ?
On tire sur une poignée et l'appareil vient entourer la tête
du « parleur ».
La même opération est faite par la demoiselle du téléphone
et par le correspondant, les rumeurs étrangères cessent
immédiatement sur toute la ligne.
La conversation étant achevée, chacun tire sur une seconde
poignée et les casques retournent à leur première
position, contre le mur.
C'est simple, et assez peu pratique. (LM)
Samedi 28 novembre 1903
Depuis avant-hier 25 novembre, les communications téléphoniques
sont établies entre Stadtkyll, d'une part, et Dieuze, Fénétrange
et Saint-Avold, d'autre part. La taxe pour une communication ordinaire
est de 1 mark. (LM)
Mardi 1er décembre 1903
A partir du 1er décembre, les communications téléphoniques
seront établies entre Metz et la localité luxembourgeoise
de Godbringen. La taxe est de 1 mark pour une conversation ordinaire.
(LM)
Jeudi 10 décembre 1903
A partir du 10 décembre, les communications téléphoniques
seront établies entre Metz et Sarreguemines, d'une part, et Alsenz,
d'autre part. La taxe est de 1 mark pour Metz et de 50 pf. pour Sarreguemines.
(LM)
sommaire
Année 1904
Jeudi 7 janvier 1904
Le violant incendie de la rue de l'Abreuvoir a causé de graves
préjudices aux fils télégraphiques et téléphoniques.
Sur la toiture de l'immeuble incendié était posé
un poteau avec des isolateurs autour desquels étaient roulés
plus de cent fils. Ces différents conduits furent naturellement
détruits par l'incendie et l'administration des Télégraphes
dut rétablir les communications au plus tôt. On se mit immédiatement
à l'uvre et le lendemain déjà, on pouvait voir
sur les toitures du voisinage des intrépides ouvriers de l'administration
occupés à réparer les désastres en posant
les nouveaux poteaux destinés à recevoir les fils. (LM)
Jeudi 14 janvier 1904
A partir du 15 janvier, des communications téléphoniques
seront établies entre les localités lorraines et luxem-bourgeoises
suivantes: Metz, Ars, Thionville, Hagondange, Hayange, Kurzel, Maizières-lès-Metz
et Remilly, d'une part, Bollendorf et Hollerich, d'autre part; Kédange,
Sierck, Uckange, Rombas, Algrange, Boulay, Saint-Avold, Morhange, Forbach,
Grossblittersdorf et Sarreguemines, d'une part, Hollerich, d'autre part.
La taxe pour une conversation est de 1 mark. (LM)
Mercredi et jeudi 27 et 28 janvier 1904
Le service de nuit au téléphone. Le Berliner Tageblatt signale
l'introduction générale du service de nuit dans les communications
téléphoniques avec la Bavière, le Wurtemberg et l'Autriche.
Ces nouvelles dispositions entreront en vigueur à partir du 1er
février. Une entente vient également d'être conclue
avec l'administration des télégraphes belges, et le service
de nuit sera aussi introduit à partir du 1er février entre
les bureaux téléphoniques allemands et belges qui sont ouverts
la nuit et qui, pendant le jour, sont en communication entre eux, en tant
que la chose est possible d'après les heures de service des bureaux
intéressés. Pour les commencements, on n'admettra que des
conversations ordinaires pendant la nuit ; elles sont soumises aux mêmes
conditions que pendant le jour. Sont considérées comme heures
de nuit, celles qui sont comprises entre 9 heures du soir et 7 heures
du matin en été et 8 heures du matin en hiver. Information
prise, ces nouvelles dispositions n'entraînent aucune modification
dans le service téléphonique de Metz et de la région.
(LM)
Mercredi 3 février 1904
Depuis hier, les communications téléphoniques sont ouvertes
entre Metz et Bückebourg. La taxe pour une conversation est fixée
à 1 mark. (LM)
Jeudi 4 février 1904
Les télégrammes tronqués, quelques conseils pour
les éviter. (4 colonnes dans le supplément) (LM)
Samedi 6 février 1904
A partir du 15 février, une zone frontière sera introduite
dans le service téléphonique entre l'Allemagne et le Luxembourg.
Cette zone comprend, d'une part, toutes les localités allemandes
dont la distance du bureau intermédiaire dans le Luxembourg ne
dépasse pas 50 kilomètres. La taxe pour la conversation
ordinaire est de 50 pf. Les bureaux suivants en Lorraine sont compris
dans cette zone : Algrange, Audun-le-Tiche, Aumetz, Bouzon-ville, Fontoy,
Hagondange, Hayange, Hettange-Grande, Kédange, Maizières-les-Metz,
Moyeuvre-Grande, Rombas, Sierck, Thionville et Uckange. (LM)
Samedi 20 février 1904
Les communications téléphoniques sont établies entre
Metz et Leipzig y compris Markranstädt. La taxe est de 1 mark par
conversation. (LM)
Samedi 27 février 1904
Il est projeté d'étendre très prochainement les installations
téléphoniques dans le district de la direction supérieure
des Postes à Metz. Les préparatifs nécessaires doivent
être entrepris incessamment. Les personnes désirant des raccordements
au réseau téléphonique... (LM)
Vendredi et samedi 1er et 2 avril 1904
A partir du 1er avril, les localités suivantes de la Lorraine pourront
communiquer par téléphone, moyennant une taxe d'un mark,
avec les localités luxembourgeoises de Stadtbredimus et Greveldingen
: Ars, Kurzel, Metz et Remilly ; la taxe n'est que de 50 pf. pour Algrange,
Thionville, Hagondange, Hayange, Maizières-lès-Metz. (LM)
Jeudi 2 juin 1904
A partir du 1er juin, les localités suivantes : Ars-sur-Moselle,
Hagondange, Hayange, Kurzel, Maizières-lès-Metz, Remilly
et Thionville, seront admis à communiquer par téléphone
avec la localité luxembourgeoise de Colmarberg. La taxe est de
50 pf. pour Thionville, Hagondange, Hayange et Maizières-lès-Metz
et de 1 mark pour les autres localités.
A partir du 1er juin, la ville de Metz est admise à communiquer
par téléphone avec les localités luxembourgeoises
d'Altlinster, Colmarberg et Eisenhorn moyennant une taxe de 2 marks. (LM)
Samedi 18 juin 1904
A partir du 20 juin, des communications téléphoniques seront
établies entre Ars-sur-Moselle, Hagondange, Hayange (y compris
Algrange), Maizières-lès-Metz, Metz et Thionville, d'une
part, et le réseau belge de Charleroi, d'autre part. La taxe pour
une conversation ordinaire est de 3 marks. (LM)
Samedi 2 juillet 1904
A partir du 1er juillet, des communications sont établies entre
Metz, Louvain et Malines. La taxe pour une conversation ordinaire est
de 3 marks. (LM)
Vendredi 8 juillet 1904
Des communications téléphoniques sont établies entre
Metz, Zwickau, Chemnitz, Dresde et Halle-s-Saale. La taxe est de 1 mark
pour les communications avec Zwickau et Halle et de 1 mark 50 pf. pour
les communications avec Chemnitz et Dresde. (LM)
Vendredi 15 juillet 1904
Un bureau télégraphique avec service téléphonique
public a été adjoint à l'agence postale de Lorry-lès-Metz.
Les communications avec le dehors sont les mêmes que pour la ville
de Metz. (LM)
Mercredi 20 juillet 1904
Des communications téléphoniques sont établies entre
Metz et Wildungen. La taxe est de 1 mark. (LM)
Mardi 26 juillet 1904
Flirt téléphonique. Un millionnaire de Chicago, M. Oscar
Lewis, intente une action en divorce contre sa femme. Il l'accuse d'avoir
échangé... un baiser avec un admirateur, non de bouche à
bouche, mais de récepteur à récepteur. C'est la première
fois, dans l'histoire du téléphone, que cet outil électrique
aura été accusé d'un pareil rôle d'intermédiaire.
On accusa longtemps le téléphone de transmettre des termes
peu galants, il a pris sa revanche ! (LM)
Mercredi 24 août 1904
Allô! Allô!
Le téléphone n'a pas, à proprement parler, d'histoire
et si l'adage est vrai, de même que les peuples qui n'en ont pas,
les abonnés du téléphone devraient être contents
de leur sort.
Hélas! tel n'est pas toujours le cas, et nombreuses sont les sollicitations
qui nous arrivent presque journellement, nous priant de faire «
campagne » en vue d'obtenir une amélioration dans le service.
Lorsque l'on songe qu'en 1876, Henri de Parville pouvait encore écrire
avec beaucoup de raison : « Malgré les nombreux perfectionnements
apportés depuis 1863, le téléphone n'a pas encore
pu recevoir d'application pratique! Dix ans plus tard, Metz, après
beaucoup d'autres villes, était doté du téléphone.
»
Mais les pas de géant que fait l'humanité dans le domaine
de la science, n'ont-ils pas pour conséquence inséparable
de créer des aspirations et des besoins nouveaux et d'augmenter
les exigences du public qui n'en perçoit que les résultats
acquis ?
Quelle est la maison de quelque importance n'étant pas, aujourd'hui,
abonnée au réseau téléphonique ? Il y a actuellement
à Metz, sept à huit cents postes et chaque jour apporte
à l'administration de nouvelle demandes. Dans ces conditions, n'est-il
pas possible que des défectuosités soient signalées,
de ci, de là.
Nous n'avons jamais marchandé à nos lecteurs notre «
gracieux » concours, pour nous servir de l'expression consacrée.
Nous faisons sans cesse de notre mieux et, ceci en passant, sans flatterie
de notre part, nous avons obtenu des résultats très appréciables.
Dans une question aussi importante et aussi générale que
le téléphone, bien que nous n'ayons vis-à-vis de
l'administration aucune obligation morale ni autre, il ne nous est franchement
pas possible de partir en guerre tous les matins contre la direction du
téléphone, sous prétexte qu'un monsieur quelconque
est mis en communication avec l'Abattoir, quand il désirait la
Société Lorraine, ou qu'un autre a acheté des glucoses
au-dessus du cours faute de n'avoir pas eu la communication assez rapidement.
Nous avons fait notre possible pour calmer de légitimes impatiences
en promettant... une enquête.
Etant donnée la qualité considérable
de l'inculpé, l'impossibilité de la faire citer à
comparoir par-devant nous, Arbitre, nous nous sommes transportés
chez elle. C'est-à-dire que nous avons sollicité, du directeur
général des télégraphes, la grande faveur
d'être autorisés à visiter sa maison. Faut-il dire
que cette autorisation nous fut accordée « avec plaisir »,
nous a dit M. Klüpfel, le directeur supérieur, qui s'est montré
l'homme le plus aimable du monde en nous faisant faire le tour du propriétaire
:
Je vous avais indiqué dix heures, dans la matinée, parce
que c'est le moment le plus animé de la journée. La salle
des appareils présente, à ce moment, l'aspect d'une fourmilière
ou d'un rucher. C'est, paraît-il, chez nous, le coup de feu. Tant
pis, mais vous en verrez encore suffisamment en ce moment pour vous rendre
compte de l'immense besogne qu'abat notre personnel.
Tout en causant, M. Klüpfel nous fait pénétrer, par
une porte rigoureusement consignée aux simples mortels, dans la
grande salle des appareils télégraphiques au premier étage.
Derrière une vingtaine d'employés occupés à
expédier ou réceptionner des dépêches, nous
nous arrêtons devant un tableau noir divisé en cinquante
compartiments.
C'est le matériel du début; bien que le principe soit à
peu de chose près le même qu'actuellement, on a dû
l'abandonner devant l'affluence toujours croissante d'abonnés.
Il fallait trop de place, le bâtiment n'eût pas suffit. Cet
ancien système sert encore aujourd'hui aux communications de nuit,
avertisseurs en cas d'incendie ou d'accidents, pour appeler les médecins.
Le service, qui est permanent, est fait par des hommes.
En montant à l'étage au-dessus, le directeur nous fait observer
combien la maison est insuffisante. Il n'y a de bien que la façade.
En attendant l'installation dans le nouvel édifice à construire
dans la ville -quand ?- il faut tirer des plans et chercher des combinaisons
pour loger le matériel de service qui augmente tous les jours.
Nouvelle entrée interdite que nous violons. Cette fois, nous sommes
dans le sanctuaire. La salle est plus petite que celle du premier. Divisée
en trois parties dans le sens de la longueur, celle du milieu seule, qui
est plus vaste, est réservée au bureau. Les côtés,
qui servent de passages, d'abord, ont des destinations secondaires.
Les demoiselles du téléphone! Les voilà
donc, enfin, ces petites et intéressantes personnes, ce rouage
si important de la vie actuelle ! Bien qu'anonymes, nous les connaissons
tous; nous ne savons ni leur nom ni leur âge, mais nous les appelons,
nous leur parlons, nous échangeons avec elles des propos rapides,
aimables parfois, souvent acerbes et furieux; là-bas, à
l'autre bout du fil, elles tiennent une place essentielle, sont l'objet
de nos préoccupations, la cause de nos agacements et, quoi qu'on
pense, leur voix fluette et fraîche nous manquerait si tout à
coup on découvrait la transmission automatique.
Elles sont assises sur deux rangs devant leur appareil, actives et silencieuses,
dans leur uniforme bleu de roi garni de filets écarlates.
Très appliquées, c'est à peine si un mouvement de
curiosité détourne leur tête du côté
des intrus qui viennent les visiter. C'est un événement
dans la maison.
Assises devant leurs métiers, des fils pendant au-dessus de leur
tête, les mains agiles remuent des navettes, les plaçant
de côté et d'autre. Dans les cheveux un cercle d'acier tenant
contre l'oreille gauche le récepteur immuable; à la hauteur
de leur bouche, le cornet dans lequel elles répondent; devant elles,
le tableau de 100 cases où elles enfoncent les chevilles, selon
la demande; et encore les manettes, les commutateurs, tout un appareil
de mécanique, qu'elles manoeuvrent avec des mains fébriles;
la rumeur de voix qu'on entend ne provient pas de conversations particulières
entre elles, mais des communications constantes avec l'abonné;
huit heures par jour elles sont là assises, l'horizon de leurs
yeux borné à ces numéros, et lorsqu'on passe derrière
elles, on n'aperçoit que des nuques blondes ou brunes, des cheveux
en torsades ou en chignon, des dos penchés; l'anonymat se continue.
La phrase de Séverine est très juste : « ... Les employés
fonctionnent -je n'ose pas dire travaillent- tant l'être humain,
à ce degré d'activité, d'absorption par la besogne,
donne l'impression d'un rouage de machine. »
Le surveillant, à une table à part, prend des notes, s'approche
de tel ou tel tableau, faisant doucement et à voix basse une observation.
Ici encore notre cicérone nous fait une description minutieuse
et détaillée des appareils, nous explique leur fonctionnement.
A droite en regardant vers la place; le service de ville ; à gauche,
les transmissions interurbaines et internationales.
A très peu de détails près le service est identique.
Pour les communications avec le dehors les récepteurs et transmetteurs
sont adaptés à l'appareil même. En plus à chaque
poste, un sablier qui se renverse automatiquement, chaque fois que trois
minutes se sont écoulées.
Après avoir vu fonctionner avec autant de rapidité cette
machine aussi compliquée, il est impossible de ne pas comprendre
que des erreurs peuvent se produire quelquefois.
Mais ces erreurs ne sont pas uniquement le fait de la demoiselle et, si
prévenu que l'on soit contre l'administration, cette impression
disparaît et de l'indulgence naît de la vision plus précise.
Pour ceux qui ont eu à se plaindre du retard à obtenir une
communication, il faut absolument se débarrasser de l'idée
saugrenue que la demoiselle fait poser l'abonné histoire de l'embêter
ou de se venger d'un moment de vivacité qu'il pourrait avoir eu.
D'imaginer, par exemple, qu'elle confectionne avec des reliefs de son
goûter des boulettes de pain pour les lancer sur les promeneurs
de l'Esplanade ou qu'elle achève un point compliqué dans
son ouvrage de tapisserie !
De même que dans une bousculade, elle peut se tromper d'un cran,
elle peut, simple mortelle, comme l'abonné être malade. Alors,
son tableau de cent cases est desservi par sa voisine ou ses deux voisines.
Celles-ci obtiennent de ce fait un surcroît de cinquante ou de cent
clients à servir. C'est un surmenage qu'ignore l'abonné
et, le connût-il, il ne verrait pas là un motif de diminuer
ses exigences. Il paie, que l'administration s'arrange ! C'est, du reste,
ce qu'elle fait.
Ainsi que j'examinais, dernièrement, à propos
de la vitesse des automobiles, le cas du chauffeur et celui du piéton,
il serait injuste, après avoir exposé la situation de la
demoiselle, de négliger celle de l'abonné. A son tour maintenant.
Bien des erreurs proviennent du fait de l'abonné. Pour le nouveau,
manque de connaissance et d'habitude. Pour l'autre, distraction, oubli,
omission des prescriptions du règlement, etc.
Parmi les 7 à 800 abonnés au réseau de Metz, combien
en est-il qui aient pris connaissance du règlement contenu à
la page 10 du catalogue bisannuel que l'administration met à leur
disposition ? Et parmi ceux qui ont lu ces lignes ou parcourues, combien
les ont oubliées? Combien se souviennent qu'elles existent ?
Nous allons citer quelques-uns des cas les plus fréquents étant
sujets à occasionner des erreurs de communications. Et d'abord,
commençons à recommander de la modération dans le
premier appel. Il suffit de faire décrire à la manette un
seul demi-cercle.
Si vous n'obtenez pas de réponse immédiatement, ne vous
emportez pas. Vous avez été signalé, votre numéro
est indiqué; mais vous avez été devancés de
quelques secondes, sur le même tableau, par trois, quatre et peut-être
plus d'abonnés. Naturellement, comme à la fontaine, chacun
son tour ! Ne vous avisez pas, par exemple, tout en tournant la manivelle
avec fureur, d'accompagner votre mimique par une bordée de sottises.
Dans ces conditions, la demoiselle est obligée d'attendre que soit
épuisée la série des N. d. D. pour vous répondre
que vous avez la communication ou que la ligne est occupée. Le
premier, c'est-à-dire le seul coupable, c'est vous, monsieur l'abonné
grincheux. Pendant que vous étiez en train de jurer et de sacrer
vous eussiez obtenu le numéro tant et vous seriez déjà
en train d'en demander un autre. Pour mémoire seulement, je citerai
l'abonné nouveau qui se figure qu'après avoir simplement
fait pivoter la manette de son appareil, sans avoir rien demandé,
il se trouve déjà en communication et s'étonne de
n'être pas compris. Il y a aussi celui qui, ayant été
mis en contact avec le numéro demandé, sonne à tours
de bras, sans obtenir de réponse, pour la seule raison qu'il n'y
a personne là où il a appelé, s'imagine que le téléphone
ne marche pas, raccroche le cornet avec humeur et maugrée: «
Sale administration ! ». Vous repasserez plus tard, monsieur !
Souvent le cornet acoustique, malgré la communication établie,
n'est pas décroché pour être tenu contre l'oreille;
il y a des correspondants qui attendent même un appel ou causent
avec d'autres personnes autour d'eux, ce qui provoque de la distraction
à tel point que l'employée doit faire plusieurs appels.
D'autres, après avoir sonné et obtenu une réponse
de l'Amt, ne s'inquiètent pas de la nature de cette réponse.
Cela est surtout fâcheux quand on leur dit que le fil est occupé.
Croyant être en communication, il sonne sans interruption et tout
ce vacarme s'en va éreinter le tympan de la demoiselle qui n'en
peut plus.
Il arrive aussi qu'on ne donne que le nom de l'abonné et non le
numéro. Comme il est impossible à l'employée de connaître
le numéro de chaque abonné, il est prévu qu'on doit
aussi donner le numéro. Beaucoup d'abonnés supposent que
cette exigence est un manque de complaisance, d'autres au lieu du numéro
d'abonnement donnent le numéro du domicile, etc.
Il n'est pas rare non plus que l'un ou l'autre des correspondants ou même
les deux à la fois abandonnent l'appareil, au milieu de la conversation,
pour faire une recherche quelconque ou pour tout autre motif. Soit que
l'absence se prolonge, soit que la communication soit demandée
par un autre correspondant, l'employée venant à rappeler
l'attention du premier correspondant et, ne recevant pas de réponse,
coupe la communication, ce qui ne doit pas étonner.
Beaucoup d'abonnés ont de la peine à se faire comprendre.
La plupart du temps cela provient de ce qu'ils se tiennent trop loin de
l'appareil ou qu'étant trop près ils parlent trop fort.
Les appareils sont si sensibles que même à distance une voix
très modérée arrive à être enregistrée
avec toute la précision désirable.
On oublie souvent de donner le signal que la conversation est terminée
ou on le donne de façon défectueuse, qui le fait confondre
avec un nouvel appel. Trois demi-tours sont indiqués.
Après une conversation, si on en demande une autre, il arrive qu'on
appelle sans attendre d'avoir interrompu la communication par les trois
coups indiqués plus haut. De plus, on fera bien de laisser, entre
le signal final et la demande d'une nouvelle communication, un intervalle
de 30 secondes à une minute. Consciencieusement ce n'est pas trop
exiger !
Tout ceci ne veut pas dire que l'administration a proclamé l'infaillibilité
de son personnel et que toutes les plaintes sont uniformément jetées
au panier. Bien au contraire, les plaintes qui arrivent sont examinées
très attentivement et c'est pour l'administration un souci constant
de donner satisfaction aux abonnés dans la mesure du possible.
En quittant la grande salle du téléphone,
on nous fait entrer dans une petite pièce latérale où
une seule demoiselle travaille comme en pénitence. Celle-ci est
chargée des communications avec les petites localités sans
abonnés et ne possédant que l'appareil public de l'agence
locale des postes. C'est aussi cette demoiselle en pénitence qui
reçoit et transmet des télégrammes par le téléphone.
Nous avons tout vu; et après avoir pris congé de l'aimable
directeur qui nous reconduit, nous traversons encore une fois la grande
salle aux appareils, nous longeons les épaisses boiseries qui dissimulent
la toile d'araignée des fils, des faisceaux énigmatiques
où des vibrations courent qu'on ne devine pas. Les demoiselles
n'ont pas bougé de place; leurs doigts agiles manoeuvrent encore
des navettes, le même bourdonnement règne dans la ruche.
La patience que nous te conseillons, ô Abonné au même
titre que nous, nous en avons fait ample provision nous-mêmes après
avoir vu à l'oeuvre ces martyrs du « Allô! Allô!
».
John. (LM)
Jeudi 8 septembre 1904
Chronique parisienne.
Le téléphone en 1827.
Une assez amusante rencontre, dans un lot de vieux papiers trouvés
chez un bouquiniste. C'est une sorte de prospectus proposant le téléphone,
en 1827. Seulement, c'était sous le nom plus modeste de «
télégraphe acoustique ».
Avec quelle ingénuité s'exprimait, en ce temps-là,
un inventeur cherchant des capitalistes prêts à l'aider!
Et c'est sans doute par là que cette innocente brochure est le
plus loin de nous.
Au lieu de crier au merveilleux, notre homme l'excusait presque. Il n'y
avait rien, déclarait-il, d'extraordinaire dans son projet. Il
était seulement fondé sur l'observation. Il ne fallait pas
avoir peur d'une chose parce qu'elle était nouvelle. Et il invoquait
des exemples : « Il n'y a pas trente ans que l'idée d'éclairer
nos maisons par une substance invisible, produite quelquefois à
deux lieux du point où nous nous trouvons aurait paru prodigieuse...
»
Il mettait aussi en avant le télescope. « Il ne sera pas
plus étonnant d'entendre à grande distance que de voir,
au moyen d'un télescope, des objets placés dans un grand
éloignement ».
On est là à tout l'opposé du puffisme, et ce ton
insinuant est donc tout à fait touchant, par comparaison avec la
façon contemporaine de lancer une affaire.
Tout se résumait à ceci : la nature a des lois. Une fois
que l'homme a reconnu ces lois, il doit s'appliquer à en tirer
parti, en les faisant servir à ses besoins. on ne peut vraiment
parler plus raisonnablement.
Quant à l'invention elle même, elle était ingénieuse,
sinon pratique. L'auteur en faisait un petit historique semé d'anecdotes,
comme celle d'un « négociant de Clèves », nommé
Joussen, qui était extrêmement sourd. un jour qu'il fumait
une longue pipe, cette pipe se trouva par hasard un moment appuyée
contre le piano sur lequel s'escrimait sa fille. A sa grande surprise,
il perçut des sons, lui qui, depuis longtemps, n'entendait plus
rien. Le tuyau de pipe avait donc été un bon conducteur
acoustique.
Il rappelait aussi les expériences de M. Biot, sur la transmission
du son dans les tuyaux des égouts de Paris.
Et, alors, fort de ces autorités, celle du « négociant
de Cléves » et celle, meilleure, du célèbre
Biot, il exposait son système. Il s'agissait de construire une
série de petits tunnels rasant le sol, avec porte-voix à
leurs extrémités. On calculait qu'ils pourraient établir
des communications jusqu'à dix lieues « pourvu que les tunnels
fussent construits convenablement ».
Il faut croire, puisqu'il n'y eut point commencement d'exécution,
qu'il y avait des obstacles à la réalisation du projet.
Cependant, les arguments que faisait valoir l'inventeur étaient
bien tentants. « La nouvelle d'une maladie, d'un accident, d'une
mort ou de tout autre événement important pourrait être
transmise dans un instant. De sa chambre, tranquillement assis en son
fauteuil, un ecclésiastique pourra faire entendre sa parole à
une assemblée de fidèles, car rien n'empêchera de
construire un appareil propre à augmenter le volume de la voix
».
Avec des postes de relais, l'initiateur de la téléphonie
acoustique se faisait fort de lancer les nouvelles en une heure d'un bout
à l'autre du pays.
Combien étaient suggestives aussi les raisons pour engager la dépense,
encore qu'elle dut être assez élevée. « De grosses
sommes ne sont considérées que comme bagatelles quand il
s'agit d'équiper des flottes et des armées pour aller porter
la désolation sur les mers et les continents. Quand ces manies
guerrières cesseront-elles? Quand les hommes, las de détruire,
emploieront-ils leur énergie et leurs capitaux à produire
et à améliorer ? »
Ce voeu était d'ailleurs des plus louables, ce qui n'a pas empêché
depuis le temps où ces lignes furent écrites une trentaine
de guerres.
Mais cette façon de « faire l'article » n'était-elle
pas d'une aimable candeur ? Ce prospectus a une bonhomie charmante, dont
on a perdu le secret. Il était d'une naïve honnêteté
qui cause une sorte d'étonnement en notre époque, où
c'est avec un autre fracas qu'on développe des projets d'entreprises
encore plus douteuses que n'était celle-là !
Paul Ginisty. (LM)
Dimanche et lundi 18 et 19 septembre 1904
Le service téléphonique a été ouvert entre
Barr, Benfeld, Bischwiller, Brumath, Bouxwiller, Drusenheim, Erstein,
Haguenau, Hatten, Hochfelden, La Petite-Pierre, Molsheim, Neuf-Bisach,
Obernai, Rosheim, Schirmeck, Soufflenheim, Schlestadt, Soultz-sous-Forêts,
Truchters-heim, Vendenheim, Wanzenau, d'une part, et Albersch-weiler,
Avricourt-Allemand, Dieuze, Fénétrange, Lorquin, Morhange,
Phalsbourg et Sarrebourg, d'autre part. (LM)
Vendredi 14 octobre 1904
Un bureau de télégraphe avec service téléphonique
a été adjoint au bureau de poste auxiliaire de Fonteny (arr.
de Château-Salins). (LM)
Jeudi 3 novembre 1904
Un bureau de télégraphe avec service téléphonique
public a été adjoint au bureau de poste auxiliaire de Talange.
Les communications téléphoniques sont les mêmes que
pour le bureau de Hagondange. (LM)
Dimanche et lundi 6 et 7 novembre 1904
A partir du 10 novembre, les communications téléphoniques
seront établies entre Metz et Liège. La taxe pour une conversation
ordinaire de trois minutes est de deux marks cinquante. (LM)
Mardi 8 novembre 1904
Curieuse application du téléphone à la pêche.
Le microphone, déjà employé sur certains navires
de guerre pour déceler la présence de mines flottantes,
pourra être ingénieusement appliqué à la pêche,
grâce à un appareil dont l'invention vient d'être patentée
en Allemagne. Cet appareil se compose d'un microphone placé dans
un vase clos imperméable à l'eau et relié à
une batterie électrique et un téléphone. Quand l'appareil
est immergé, il ne se produit aucun son. Mais qu'un banc de poisson
vienne le heurter coups sur coups de ses rangs pressés, aussitôt
le microphone transmet téléphoniquement une série
de sons qui trahit la présence des poissons et indique même
la profondeur exacte à laquelle s'effectue la passage de la troupe
de poissons, ce qui fournit ainsi une indication précise assurant
le succès de la pêche. (LM)
Mardi 29 novembre 1904
Un bureau téléphonique vient d'être ouvert au bureau
de poste de Suftgen. (LM)
Samedi 3 décembre 1904
Les abonnés réclament. Ce sont ceux du téléphone
et très sincèrement, cette fois, leur réclamation
est justifiée.
Ils se plaignent des changements de numéros que l'administration
opère de temps en temps, sans pouvoir prévenir immédiatement
tout le monde. Il s'en suit tous les désagréments des «
falsch verbunden » agrémentés souvent de la mauvaise
humeur des personnes dérangées inutilement.
Si, pour des besoins du service, ces changements sont indispensables pour
son bon fonctionnement, que l'administration s'arrange pour ne les opérer
qu'au moment où elle fait paraître son nouveau catalogue
ou ses listes rectificatives périodiques.
Le mieux serait, dans tous les cas, de réduire ces modifications
à leur plus simple expression. (LM)
Mercredi 7 décembre 1904
Les dangers du téléphone. Un américain, M. Masters,
de Brockton (Etat de Massachusets), vient de trouver la mort dans des
conditions extraordinaires. Il se disposait à téléphoner
à sa femme et mettait la main sur le récepteur; de l'autre
main, il touche involontairement une boule métallique qui faisait
fonctionner la lumière électrique; il établit de
cette façon un circuit électrique dont le courant, passant
à travers son corps, l'a foudroyé. Le cadavre a été
retrouvé avec les mains carbonisées. (LM)
Dimanche et lundi 11 et 12 décembre 1904
On vient d'installer à Rugy et à Buss, des bureaux télégraphiques
combinés avec un service d'avertissement en cas d'incendie, reliés
à Hagondange, ainsi que des cabines téléphoniques.
(LM)
Vendredi 16 décembre 1904
Depuis hier 14 décembre, sont admis à communiquer avec des
localités du Palatinat :
Les réseaux téléphoniques locaux de Bitche et de
Rohrbach avec Kaiserslautern ; celui de Grossblittersdorf avec Neustadt
(Haardt) et Lambrecht. La taxe est de 50 pf. En outre, le réseau
de Faulquemont avec Hombourg (Palatinat), Kaiserslautern, Deux-Ponts.
La taxe est de 50 pf. Avec Ludwigshafen, la taxe est de 1 mark et avec
Saint-Ingbert, la taxe est de 25 pf. (LM)
Samedi 24 décembre 1904
Les bureaux téléphoniques publics de Barst, Buding, Freialtdorf,
Grostenquin, Hellimer, Lixingen, Maxstadt et Putelange (Lorraine) ont
été reliés au réseau téléphonique
de la Lorraine, et ceux de Freialtdorf et de Grostenquin à celui
de Strasbourg. Les bureaux de poste donnent de plus amples renseignements.
(LM)
sommaire
Année 1905
Vendredi 6 janvier 1905
Ordinairement, la direction des Postes fait parvenir, au début
de chaque année, un catalogue général des abonnés.
Aujourd'hui, les abonnés attendent encore. Cependant, avec les
nombreux changements de numéros introduits tout le long de l'année
dernière, il y aurait lieu de hâter la distribution. L'administration
n'a pas l'air de s'en douter. Sur de nombreuses demandes, nous nous permettons
de lui rafraîchir la mémoire. (LM)
Samedi 7 janvier 1905
A partir du 10 janvier, les réseaux téléphoniques
locaux à Rombas et Moyeuvre-Grande sont reliés avec Anvers,
Charleroi et autres localités de la Belgique. En outre, les abonnés
du réseau de Moyeuvre-Grande sont admis à communiquer avec
Bruxelles. La taxe est de 3 marks pour une conversation ordinaire. (LM)
Mardi 10 janvier 1905
L'inventeur du téléphone.
Quel est le véritable inventeur du téléphone? Ce
n'est ni Bell, ni Edison qui, en 1877, ont doté l'humanité
de ce moyen de communication rapide et directe à travers l'espace.
Ils étaient les grands perfectionneurs de cette merveilleuse idée,
comme Marconi a le mérite d'avoir réalisé l'idée
française de télégraphe sans fil. Les compatriotes
de Marconi réclament également pour eux aussi la priorité
de l'invention du téléphone. Les visiteurs de la Cité
d'Aoste peuvent voir sur une maison une plaque commémorative en
l'honneur d'Innocenz Manzetti, « inventeur et constructeur du premier
appareil téléphonique en 1864 ».
Mais les Allemands prétendent, eux aussi, posséder le premier
inventeur. Ils ont, en effet, décidé d'élever, à
Francfort-sur-le-Main, un monument à Philippe Reis qui, le 26 octobre
1861, dans une conférence tenue à la Société
de physique de la ville de Francfort, développa, le premier, la
théorie du téléphone, et les journaux allemands réclament
pour leur compatriote la gloire de la priorité. (LM)
Dimanche et lundi 19 et 20 février 1905
La photographie appliquée au télégraphe.
Un nouvel appareil télégraphique vient d'être expérimenté
à l'administration des Postes et Télégraphes à
Paris, qui avait mis ses fils à la disposition des inventeurs.
Ce système, dans lequel on a cherché avant tout à
réduire le durée des opérations de transmission,
se différencie complètement des systèmes actuellement
employés. Sa base est la photographie. Au départ, à
l'aide d'une machine à écrire spéciale, le télégramme
à expédier est traduit en signes conventionnels sur une
étroite bande de papier. Cette bande établie, on la place
sur un appareil nouveau où elle se déroule avec une plus
grande rapidité. A l'arrivée, l'appareil récepteur,
assez compliqué, et qu'il serait trop long de décrire, répète
par un jeu de microphones et de glaces les signes inscrits sur la bande
et les traduit en écriture claire sur une pellicule photographique,
qui les enregistre. On peut ainsi, affirment les inventeurs, transmettre
quarante mille mots à l'heure. Ce système, qui peut être
appelé à rendre de grands services dans des conditions spéciales,
quand il s'agit par exemple de « passer » une seule dépêche
de vingt ou trente mille mots, n'a plus la même utilité pour
le service télégraphique courant, le temps gagné
en transmission étant en partie dépensé par la traduction
primitive du télégramme à la machine à écrire.
Mais il est probable que cette invention n'a pas dit son dernier mot.
(LM)
Mardi 21 février 1905
Téléphone. Il est projeté d'étendre prochainement
les installations téléphoniques dans le district de la Direction
supérieure des postes de Metz. Les préparatifs nécessaires
doivent être entrepris incessamment. Les personnes désirant
des raccordements au réseau téléphonique devront
en faire la demande d'ici au 1er mars au bureau de leur localité
respective et à Metz, au bureau du télégraphe, où
l'on pourra se procurer les formulaires et obtenir des renseignements
plus détaillés. Il ne pourra être donné suite
que plus tard aux déclarations qui se produiraient après
cette date et seulement si les demandeurs s'engagent à supporter
les dépenses supplémentaires qu'occasionnerait une installation
spéciale. (LM)
Mercredi 22 février 1905
Modification des dispositions pour le service téléphonique
de nuit.
Pour les communications téléphoniques, les abonnés
seront désormais admis également de 7 à 8 heures
du matin aux conditions d'usage. Les communications téléphoniques
entre deux stations ayant un service de nuit, sont admises la nuit aussi
bien contre taxe habituelle que par voie d'abonnement. Le service de nuit,
à moins de dispositions locales spéciales, est compris entre
9 heures du soir et 8 heures du matin. (LM)
Samedi 25 février 1905
A partir de samedi 25 février, les localités de Emmendinsen,
Endingen (Bade) et Erkelenz seront reliées au réseau téléphonique
de Metz, et la localité de Erkelenz au réseau de Saint-Avold.
La taxe est de 1 mark. (LM)
Vendredi 10 mars 1905
Le téléphone sans demoiselles.
Nos confrères de Paris parlent d'un petit appareil fort ingénieux
qui fonctionne à Chicago et permet aux abonnés du téléphone
de communiquer entre eux sans le recours des téléphonistes.
C'est une sorte de cadran d'appel, comportant tous les chiffres de 0 à
9 ; le premier tour d'une manivelle sert à fixer un commutateur
dans le trou correspondant au chiffre des centaines d'un numéro
d'abonné; au deuxième tour, on fixe celui des dizaines,
et au troisième celui des unités. On entre ainsi directement
en communication avec le numéro demandé. C'est la suppression
de l'intermédiaire et des pertes de temps. (LM)
Samedi 18 mars 1905
Concurrence et téléphone.
Pendant qu'en Europe, presque partout, l'Etat monopolise le téléphone,
en Amérique, l'émulation se donne libre carrière,
au grand bénéfice du progrès et du service.
Il y a aux Etats-Unis, 7000 compagnies indépendantes de téléphone.
Elles représentent un capital d'un milliard 250 millions et comptent
deux millions d'abonnés.
Cela n'empêche pas un grand mouvement de se créer pour obtenir
le téléphone à meilleur marché encore. La
concurrence est seconde. Et c'est ainsi qu'aux environs de New-York, plusieurs
compagnies fournissent un bon service pour un chiffre variant de 30 à
60 marks.
Quand verront-nous ça à Metz ?
Il ne faut pas oublier non plus qu'en Suède et en Norvège,
le téléphone est dans toutes les maisons, et se paie, comme
l'eau 20 marks par an.
Mardi 28 mars 1905
Automates téléphoniques. Des appareils téléphoniques
automatiques d'un nouveau système, à utiliser dans la zone
du réseau local de Metz, ont été installés
au bureau de poste de la rue de Paris et dans la salle d'attente de la
gare de Devant-les-Ponts. Les autres appareils au bureau de poste de la
place de la Comédie, au poste des pompiers de l'hôtel de
ville et dans l'allée de l'hôtel du Cygne rue Mazelle, seront
également remplacés par des appareils d'un nouveau modèle.
Pour plus de renseignements, consulter les instructions près des
appareils. Puisse cette installation rendre service au public. (LM)
Mardi 11 avril 1905
A partir du 8 courant, le réseau téléphonique de
Saint-Avold est relié à celui de Kaiserslautern (taxe: 50
pf.) et à celui de Ludwigshaven (taxe: 1 mark); celui de Novéant-Corny
est relié à celui de Deux-Ponts (taxe: 1 mark). (LM)
Mardi 16 mai 1905
Le téléphone pêcheur.
Le téléphone est aussi désormais un ustensile de
pêche. C'est la dernière surprise de la science.
Un ingénieur norvégien vient, en effet, d'inventer un instrument
composé d'un microphone hermétiquement enfermé dans
une boîte d'acier et qui, jeté au fond de la mer, après
avoir été relié par deux fils métalliques
à un téléphone placé à bord d'une barque,
permet au pêcheur d'être averti de l'approche des poissons.
Au tumulte que font dans le téléphone ces habitants des
eaux, on peut reconnaître s'ils sont en plus ou moins grande quantité.
Bien mieux, on devinera quelle est leur espèce, car les poissons
ont une « voix ». Les harengs se signalent par un petit bruit
sec; un léger grognement est le « langage » de la morue
et le maquereau, à défaut de parole, a un sifflement très
particulier. Des pêcheurs de la mer du Nord se sont, paraît-il,
empressés de se servir de cet instrument.
On assure que l'invention de l'ingénieur norvégien leur
rend de réels services. (LM)
Vendredi 26 mai 1905
Toutes les agences téléphoniques et les bureaux téléphoniques
publics en Lorraine ont été reliés entre eux. (LM)
Dimanche et lundi 28 et 29 mai 1905
Des bureaux de poste auxiliaires seront ouverts le 1er juin à Ars-Laquenexy,
Bronvaux, Rugy et Schemerich. (LM)
Dimanche, lundi et mardi 11, 12 et 13 juin 1905
Les demoiselles du téléphone.
Tandis que, chez nous, la demoiselle se plaint d'être surmenée
et que, d'autre part, l'abonné se plaint de n'être pas bien
servi, il y a, en Amérique, une petite ville qui porte le nom français
de Belle-Plaine, de 3700 habitants, ayant une station centrale de téléphone
avec 500 abonnés. Elle est reliée par le téléphone
avec les villages voisins.
En Amérique, les paysans se servent beaucoup du téléphone,
en toute occasion. Un jour, la demoiselle du bureau central reçoit
l'ordre suivant : « Allô! Allô! j'ai placé l'appareil
dans le berceau de mon baby. S'il s'éveille et crie, annoncez-le-moi!
». Une autre paysanne envoie ceci : « Allô! Allô!
Bureau central! Appelez-moi dans un quart d'heure, afin que je n'oublie
pas de retirer le pain du four ! ». Si un paysan doit prendre le
train, la demoiselle reçoit cet ordre : « Central! Eveillez-moi
demain de bonne heure, avant le départ du train de 6 heures du
matin ». Trente abonnés se font réveiller ainsi tous
les matins par le bureau central.
Que diraient nos demoiselles du téléphone, si on leur demandait
de semblables communications et de pareils services ?
Il est vrai que l'administration, dans sa prévoyance paternelle,
ferme le téléphone entre 9 heures du soir et 7 heures du
matin.
Oui, mais il y a toujours, en ce monde, des compensations ! Une demoiselle
du téléphone, qui, sans doute, s'était montrée
complaisante et aimable, vient, à Montréal, d'être
épousée par un riche entrepreneur, qui possède plus
de 30 millions. Allons, mesdemoiselles, si vous voulez un jour épouser
un gros entrepreneur ou un abonné riche... rappelez-vous bien son
numéro. (LM)
Mardi 27 juin 1905
Transmission téléphonique de l'heure.
L'observatoire du Bureau des longitudes a mis à l'étude
la transmission précise de l'heure par téléphone.
Le procédé consiste dans la transmission directe du bruit
des battements de la pendule au moyen d'un microphone spécial introduit
dans la boîte de l'instrument. L'expéditeur se borne à
numéroter à la voix deux ou trois battements et le destinataire
continue à compter à l'oreille. Ce procédé
a donné d'excellents résultats jusqu'aux points les plus
éloignés du réseau. (LM)
Mercredi 5 juillet 1905
Les femmes dans le service des postes.
Les Nouvelles politiques de Berlin disent que l'administration des postes
n'a pas à se louer d'employer des femmes dans les services postaux
et qu'elle cherche actuellement les moyens d'alléger dans la mesure
du possible le service des femmes. Plusieurs journaux répondent
aux plaintes formulées par l'administration que, si les femmes
ne s'acquittent pas très bien de leurs fonctions, c'est qu'on leur
a confié le service le plus dur, celui des téléphones
; il n'est pas étonnant que dans ces conditions, elles aient plus
de journées de maladie que les hommes. Mais la cause principale
des mécomptes à l'administration, c'est la différence
du traitement qu'elle a établi entre les femmes et les hommes.
Ceux-ci reçoivent de l'avancement, des titres et des décorations,
les femmes ne sont l'objet d'aucun avantage ou distinction de ce genre.
Par suite, quel motif pourrait bien leur donner du coeur à l'ouvrage
? De plus, aucune suspension de travail n'a été prévue
pour les femmes pour leur permettre de parfaire leur éducation
professionnelle, et pour les hommes, au contraire, l'administration a
su prendre à ce sujet les meilleures dispositions. (LM)
Vendredi 14 juillet 1905
Les personnes désireuses d'obtenir le raccordement au réseau
téléphonique pour la seconde moitié de l'année
en cours doivent transmettre leurs demandes au plus tard jusqu'au 1er
août, au bureau de poste local, et à Metz au bureau central
où, sur leur demande, on leur donnera de plus amples renseignements
et où on leur remettra les formulaires de demande.
Les déclarations parvenues trop tard ne sont pas prises en considération;
et si on en accepte quelques-unes par exception, le demandeur supporte
les frais supplémentaires résultant du travail imprévu.
(LM)
Mardi 22 août 1905
Des bureaux télégraphiques avec cabines téléphoniques
ont été installés aux bureaux de poste auxiliaire
de Kerling et Haute-Sierck. Ces agences téléphoniques ont
été reliées au réseau général.
(LM)
Mardi 5 septembre 1905
Nouveaux appareils téléphoniques.
L'administration des Postes allemandes a décidé de transformer
de fond en comble le réseau téléphonique de Berlin,
de le simplifier, de centraliser les services et de doter la capitale
allemande d'appareils nouveaux, qui seront le dernier cri du perfectionnement.
Ces appareils ne seront plus munis de ces manivelles que nous continuons
à tourner avec rage. Pour téléphoner, il suffira
de soulever le récepteur qui se trouve à la droite de l'appareil.
Aussitôt un courant s'établit qui allume électriquement,
sur le tableau que la demoiselle du téléphone a devant les
yeux, une lampe minuscule se trouvant au-dessus du numéro de l'abonné.
Une fois la communication demandée et établie, la petite
lampe continue à brûler tant que dure la conversation, ce
qui évite une énorme perte de temps à l'employée,
qui n'a plus besoin de demander à chaque instant : « Vous
avez fini de causer ? » et évite aussi aux abonnés
le désagrément de se voir couper la communication quand
ils ont à peine commencé leur entretien. Un coup d'oeil
sur le tableau suffit pour renseigner l'employé.
Les travaux de réfection du réseau seront terminés
dans un an, et ce n'est pas une mince besogne. (LM)
Mardi 3 octobre1905
L'agence postale de Gelucourt est reliée au réseau téléphonique
général. La cabine téléphonique publique à
Gelucourt dépend de la zone locale de Dieuze.
Des bureaux de télégraphe avec service téléphonique
ont été installés auprès des bureaux de poste
auxiliaires à Illange et à Rurange. Les cabines téléphoniques
publiques de ces bureaux sont reliées au réseau téléphonique
général. (LM)
Samedi 21 octobre 1905
L'administration admet à titre d'essai, pour les conversations
qui se répètent journellement à la même heure,
que l'abonné demande la communication une fois pour toutes. Les
demandes n'auront cependant pas la priorité sur les autres demandes
de communications qui seront faites avant l'heure indiquée. Les
conversations en question seront ordinaires ou urgentes au gré
de l'abonné, qui pourra aussi faire transformer en conversation
urgente une conversation ordinaire et vice-versa, à la condition
de prévenir le bureau d'avance. (LM)
Mercredi 25 octobre 1905
Depuis que le réseau téléphonique s'est considérablement
développé à Metz, la rapidité des communications
laisse parfois à désirer. Il arrive que, dans le courant
d'une conversation, la communication est brusquement interrompue; de là,
impatience des abonnés, récriminations contre le personnel
qui, très souvent n'en est pas responsable. Des causes multiples,
en effet, peuvent occasionner ces interruptions. L'administration est
d'ailleurs occupée à remédier dans la mesure du possible
à ces inconvénients. Actuellement, on est occupé
à poser des câbles dans toutes la zone de la ville. Les conduites
aériennes seront ainsi supprimées et du même coup,
il sera mis fin aux courants d'induction qui avaient conséquence
de faire entendre une conversation à plusieurs abonnés à
la fois. Mais la principale amélioration sera réalisée
par l'introduction de nouveaux appareils avertisseurs à la station
centrale. Chaque appareil d'abonné sera en communication avec une
petite lampe à incandescence qui s'allumera automatiquement dès
que le récepteur sera décroché et qui s'éteindra
après qu'il aura été remis en place à la fin
de la conversation. De cette manière, le service s'effectuera d'une
manière bien plus régulière. Cette réforme
pourra être réalisée vers le mois d'avril prochain.
Un peu de patience donc avec les demoiselles du téléphone.
(LM)
Mercredi 8 novembre 1905
Une équipe d'ouvriers est occupée en ce moment à
poser depuis la rue Neuve-Saint-Louis, jusqu'au coin de la rue du Grand-Cerf,
un câble téléphonique. Ce câble est destiné
à remplacer une partie de la ligne aérienne des fils téléphoniques.
(LM)
Dimanche 31 décembre 1905, lundi et mardi 1er et
2 janvier 1906
La poste allemande.
Statistiques.
Nombre de communications téléphoniques en Allemagne :
1903 : 831 500 000. 1904 : 959 500 000. (LM)
Le téléphone.
Le téléphone a le tort de transformer la voix, et certaines
personnes ont appris à leurs dépends à quoi elles
s'exposent quand, causant au téléphone, les sons émis
parviennent déformés au poste d'arrivée.
Ainsi il paraît que quelques-unes se livrent à des études
spéciales pour acquérir une voix téléphonique,
voix qui, au sortir des appareils, conserve toutes les qualités
désirables: gracieusement insinuante, persuasive avec charme, etc.
C'est une nouvelle branche à ajouter à l'éducation
de nos filles pour faire suite au piano et au chant. Pourvu que la majorité
réussisse mieux dans cette étude que dans celle des arts
de la musique
sommaire
Année 1906
Dimanche et lundi 21 et 22 janvier 1906
A partir du 20 courant, les réseaux téléphoniques
locaux de Boulay, Château-Salins, Delme, Kurzel, Morhange, Remilly,
Sarrebourg et Saint-Avold seront reliés aux villes de Bruxelles
et d'Anvers, ainsi qu'à leurs faubourgs; tandis que les réseaux
locaux de Bouzonville, Dieuze, Phalsbourg, Sarreguemines et Uckange seront
reliés aux villes de Bruxelles et d'Anvers, à l'exclusion
des faubourgs. La taxe est de 3 marks. (LM)
Vendredi 26 janvier 1906
La téléphotographie.
Tient-on enfin la découverte tant attendue, tant escomptée
de la téléphotographie, ou phototélégraphie?
Peu importe le nom, pourvu qu'on ait la chose.
L'an dernier, des inventeurs crurent bien la tenir. Sous les auspices
de M. Bérard, ils firent des expériences entre Paris et
Rouen. On assura même qu'ils avaient merveilleusement transmis de
Rouen à Paris des photographies et des dessins. Puis on n'entendit
plus parler de rien.
Or, voici qu'à Munich, la semaine passée, le professeur
Korn a exposé devant l'association électro-technique le
résultat de ses études sur la possibilité de transmettre
par le télégraphe photographies et dessins d'une respectable
dimension, et ce, dans un délai qui varie de dix à vingt
minutes.
Le professeur Korn affirme qu'il a résolu le problème si
difficile, auquel tant de savants ont donné jusqu'ici des solutions
imparfaites, et qu'avant peu, grâce à son système,
la téléphotographie entrera dans la pratique.
Que l'ombre de Niepce l'entende ! (LM)
Vendredi 9 février 1906
Châtiment.
N'injuriez jamais les demoiselles du téléphone ; vous ne
soupçonnez pas jusqu'où pourrait vous entraîner un
tel manquement aux élémentaires usages de la galanterie.
Oyez plutôt : Un jeune et riche propriétaire d'hôtel,
à Kiel, tournait l'autre jour la manivelle de son téléphone
en dansant d'impatience ; au bout de 10 minutes, rien, la demoiselle ne
répondait pas; au bout de 20 minutes, rien encore, la demoiselle
restait sourde, pire qu'un pot, à son carillonage effréné;
enfin, après 45 minutes, alors que, fou de rage, et le poignet
ankylosé, il allait sauter à pieds joints sur son appareil,
il entendit une douce voix, tranquille et suave, le prier de ne pas s'énerver
et de lui dire ce qu'il voulait.
- Ce que je veux? S...?!
Le mot qu'il proféra est tellement gros qu'il n'entrerait pas dans
les colonnes de ce journal.
Aussi, dès le lendemain, se voyait-il assigné à comparaître
devant la justice de son pays, et, huit jours après, il s'entendait
condamné à une amende de quelques 100 mark. Le jeune propriétaire
d'hôtel est riche, 100 marks à passer aux profits et pertes,
ne l'auraient pas empêché de recommencer; mais ce n'est pas
tout: au tribunal, il avait rencontré la demoiselle à la
voix douce, tranquille et suave; hélas! elle était encore
plus suave que sa voix.
Ce fut le coup de foudre; le malheureux sentait sa colère se fondre
comme neige au soleil!
Abrégeons, ils viennent de se marier. (LM)
Mercredi 14 février 1906
Télégraphes et téléphones.
On croit généralement dans le public que l'administration
des postes possède de bonnes sources de recettes dans le service
des Télégraphes et des Téléphones. Il n'en
est rien. D'après une communication faite au Reichstag par le secrétaire
d'Etat des Postes, le service des Télégraphes et des Téléphones
exige une subvention annuelle de 18 millions de marks. (LM)
Mardi 20 février 1906
Chronique parisienne.
Le Coup de Téléphone.
L'être humain est ainsi bâti qu'il a tôt fait de détourner
de leur but les plus éclatantes comme les meilleures découvertes
pour les mettre au service de ses passions. A peine le téléphone
était-il vulgarisé, apportant dans les relations ordinaires
de la vie une simplification qui ne tardera pas à devenir une source
de complications, que des esprits ingénieux songèrent au
parti à tirer de cette nouvelle facilité.
Au premier rang se signalent les fumistes. C'est ainsi que l'on vit, certain
jour à la même heure, tous les établissements de bains
chauds de la ville, expédier un bain complet au domicile de la
belle Madame Z. qui le leur avait commandé par téléphone.
Une autre fois ce fut un défilé de patronats porteurs de
provisions de petits fours pour un imaginaire « five o'clock »
donné par l'aimable Mme X. D'où colère des dames
en question, fureur des fournisseurs dérangés inutilement,
et joie intense des mystificateurs anonymes.
Puis, nous avons les amoureux. Du fond de la garçonnière
qui abrite ses coupables amours, Madame téléphone à
monsieur qu'elle est chez sa couturière, fatiguée par un
essayage compliqué, et qu'elle ne veut pas quitter la maison sans
envoyer ses meilleurs baisers au chéri qui travaille pour lui gagner
la fortune destinée à solder les factures. Excellent alibi,
sécurité à domicile.
Ensuite viennent les escrocs. Le prince Machinakoff téléphone
rue de la Paix qu'on envoie à son choix, à l'Hôtel,
d'étincelantes rivières de brillants ou des colliers de
perles du plus pur orient. Le gros négociant avise son banquier
de la présentation d'un chèque (faux bien entendu) qu'un
compère se prépare à toucher. D'audacieux malfaiteurs
sachant Monsieur parti en automobile et Madame seule au logis, téléphonent
à l'épouse qu'une catastrophe est survenue à l'autre
bout de la ville où son mari blessé réclame ses soins.
Et, après l'avoir vu sortir, affolée, ils entrent dans l'appartement
qu'ils cambriolent tout à leur aise. Et tant d'autres procédés
destinés à surprendre la confiance des gens dont il s'agit
de faire des victimes ou des dupes !
Gardons-nous d'oublier l'employé carottier, sous prétexte
d'une course urgente, il a quitté le bureau avant l'heure pour
se rendre au café où l'attendent des camarades. Là,
tout en se livrant aux émotions d'une partie de manille, il téléphone
à son patron le résultat de ses démarches, résultat
qu'il connaissait avant de quitter le bureau.
Mentionnons encore la femme jalouse qui cherche à prendre en défaut
son mari et téléphone afin de savoir s'il est bien à
l'endroit où il a prétendu qu'il se rendait. Citons aussi
le monsieur qui manque de mémoire et prétend, à la
réflexion, n'avoir jamais conclu le marché accepté
par téléphone, mais dont on a négligé de lui
demander la commande par lettre.
Tout cela n'est déjà pas mal et témoigne d'une certaine
fertilité d'invention.
Il était réservé à la magistrature de trouver
mieux et de se placer du coup au premier rang! Un juge d'instruction,
porteur du nom d'une localité du Midi célèbre pour
ses melons, vient de se distinguer entre tous ses collègues pour
arracher des aveux aux plus récalcitrants.
Ne pouvant obtenir d'un témoin l'adresse de son frère, inculpé
dans une grave affaire d'escroquerie, voici comment il s'y prit. Tandis
que le témoin regagnait son domicile, notre juge manda la maîtresse
de l'inculpé, femme vindicative dont il se sert habilement.
Il lui ordonna de téléphoner au témoin et de lui
poser certaines questions compromettantes auxquelles ce dernier ne pouvait
manquer de répondre. Le fil de l'Administration devenait ainsi
un véritable fil conducteur à travers le labyrinthe de l'instruction.
Ainsi fut fait, et le témoin reconnaissant la voix de l'amie de
son frère, se laissa, paraît-il, aller à en dire plus
long qu'il ne l'avait voulu en présence du magistrat. Mais ce dernier,
roublard, avait pris soin d'aposter dans la cabine téléphonique
son secrétaire et un gardien de la paix.
Fort de leur témoignage, il griffonnait aussitôt un mandat
d'arrêt et faisait écrouer la victime de sa ruse. Il n'y
a là, jusqu'à présent, qu'un exemple isolé.
Espérons qu'il ne sera pas suivi; car, si ce juge au nom de cucurbitacée
faisait école, on se demande où nous en arriverions! Somme
toute, les pouvoirs qu'il détient de la société,
il les exerce au nom de la morale et dans un but de justice. Or, nous
ne voyons pas que la justice ni la morale aient rien à démêler
avec l'emploi de procédés aussi tortueux, pour ne pas dire
plus ?
Il semble résulter de tout ceci que nous ayons à nous méfier
terriblement du coup du téléphone. Signaler le mal n'est
rien, il faudrait pouvoir indiquer le moyen d'y remédier. Nous
avouons n'en pas connaître. Il existe toutefois une bonne précaution
qu'on néglige trop souvent d'employer en cas de doute ou d'ignorance.
Une fois la conversation terminée, vous résonnez et demandez
à la demoiselle avec quel numéro elle vient de vous mettre
en communication. Si vous tombez sur un jour où cette employée
est de bonne humeur, elle vous donnera satisfaction, mais je ne saurais
rien vous garantir.
G. de Raulin (Reproduction interdite) (LM)
Mardi et mercredi 27 et 28 février 1906
Télégraphes.
L'administration des Télégraphes fait procéder en
ce moment dans son immeuble à de grands travaux ayant pour objet
d'améliorer les services et d'en augmenter le rendement. En raison
de cela, le fonctionnement pourra en subir quelque gêne momentanée
que l'administration s'efforcera de réduire de son mieux, tout
en priant le public de vouloir bien en tenir compte. L'administration
qui tient à satisfaire aux exigences des intéressés,
nous assure qu'elle va pousser les travaux le plus vite possible afin
de hâter la reprise normale des services. (LM)
Dimanche et lundi 4 et 5 mai 1906
Le téléphone en Allemagne.
Il y avait au 31 décembre 1905 en Allemagne 4 062 réseaux
téléphoniques comprenant 34 930 localités, avec 510
831 abonnés. La longueur totale des lignes allemandes était
de 1 865 000 kilomètres, soit plus de 46 fois le tour de la Terre
à l'équateur, qui se décomposent comme suit : Lignes
aériennes 497 340 kilomètres, lignes souterraines (câbles)
1 367 578 kilomètres en mettant bouts à bouts les différents
fils qui composent chaque câble. Il y a par conséquent en
Allemagne trois fois plus de lignes souterraines qu'aériennes.
Cette proportion augmente encore tous les jours, parce que l'expérience
a démontré que les lignes souterraines éprouvent
moins de dérangements; elles ne sont plus sujettes ni à
l'influence atmosphérique, ni à l'induction, ni au danger
de contact avec des lignes à haute tension. Le cuivre employé
à la fabrication des câbles et le bronze des lignes aériennes
ne pèsent pas moins de 14 millions de kilogrammes, ce qui, au cours
actuel de ces métaux, représente une valeur intrinsèque
de 28 millions de marks.
Le réseau de Berlin compte annuellement 74 836 abonnés et
196 698 kilomètres de lignes exploitées. Hambourg vient
ensuite avec 31 707 abonnés, Francfort en compte 14 104, Leipzig
13 159, Dresde 12 917, Cologne 11 163, Breslau 9 364. Les différents
réseaux allemands sont reliés entre eux par 5 234 lignes
doubles d'une longueur totale de 503 494 kilomètres.
Les lignes les plus longues du réseau sont celles de :
Berlin-Paris 1192 km
Berlin-Posen-Bromberg-Elbing-Koenigsberg-Insterbourg-Tilsit-Meme l944
Berlin-Budapest 941
Berlin-Stuttgart-Bâle 914
Berlin-Osterode (Prusse orientale)-Koenigsberg 709
Berlin-Vienne 686
Berlin-Nuremberg-Munich 665
Berlin-Dusseldorf 651
Francfort-s-M-Paris 651
Berlin-Mannheim 635
Berlin-Cologne 633
Berlin-Coblenz 594
Berlin-Francfort-s-M 574
Berlin-Oppeln-Gleiwitz 553
Leipzig-Stuttgard 519
Cologne-Leipzig 518
Francfort-s-M-Hambourg 513
Hambourg-Kiel-Flensbourg-Fredericia-Odense-Nyborg-Korsoer-Copenhague 492
Les dépenses d'établissement de tous les réseaux
téléphoniques de l'Allemagne s'élevaient à
la fin de l'année 1905 à la somme de 322 millions de marks.
--- o ---
Allô ! Allô !
Connaît-on l'origine de l'expression « allô »,
formule consacrée de nos appels téléphoniques ?
Elle viendrait tout simplement de « Au loup! »
Cette expression, introduite par les Normands, avait été
adoptée par les bergers du Leicestershire pour signaler la présence
d'un loup dans le voisinage d'un troupeau. « Au loup » s'est
transformé en « halloup », dont les Anglais ont fait
« hallo » et dont ils se servent pour un appel quelconque.
D'après le journal anglais qui signale le fait, nous aurions simplement
repris le mot « hallo! » sans en changer le son, mais en supprimant
l' « h » et sans autre transformation. (LM)
Samedi 31 mars 1906
Pour les abonnés du téléphone.
A la suite de modifications dans l'installation technique du bureau central
des téléphones à Metz, la manière d'établir
les communications sera simplifiée à partir du 1er avril
par la suppression de quelques prescriptions.
1) A l'avenir, l'abonné avec lequel on désire être
mis en communication sera appelé par le bureau central. L'invitation
« Veuillez appeler » (Bitte rufen) qui figure dans la liste
des abonnés page 11, alinéas 3 et 4 sera supprimée.
2) L'alinéa 1, page 12 de la liste des abonnés du réseau
local à Metz est supprimé. Les abonnés « ne
devront » plus indiquer à la fin d'une conversation en tournant
la manivelle, parce qu'un signe indiquant la fin de la conversation apparaît
automatiquement au bureau central dès que le récepteur est
accroché à l'appareil. (LM)
Jeudi 12 avril 1906
Télégraphie sans fil et lumière.
Des expériences ont démontré que la télégraphie
sans fil donne de meilleurs résultats la nuit que le jour. Des
navires de guerre américains ont communiqué sur l'océan
Atlantique entre eux, pendant le jour, à une distance de 1000 kilomètres
; la nuit, avec les mêmes appareils, et dans des circonstances absolument
identiques, des télégrammes ont été échangés
jusqu'à 2040 kilomètres. On ne sait encore exactement à
quoi il faudrait attribuer ce curieux phénomène. D'aucuns
pensent que c'est la chaleur et la lumière du soleil qui, pendant
le jour, s'opposent à la pleine action des ondes. (LM)
Dimanche et lundi 13 et 14 mai 1906
Le téléphone baromètre.
Sait-on que le téléphone peut servir en guise de baromètre,
à prédire le temps qu'il fera ? M. Emile Gautier nous apprend
que rien n'est plus certain.
Il faut pour cela adjoindre à l'appareil téléphonique
un dispositif spécial, mais ce dispositif est tout ce qu'on peut
rêver de plus simple, à la condition d'avoir libre accès
dans une cour ou dans un jardin. Sur la voie publique, en effet, ce serait
un peu scabreux, comme on va le voir.
Vous prenez deux tiges de fer fourchues à leur extrémité
inférieure -plus grande sera la surface de contact, mieux cela
vaudra- et vous les enfoncez dans le sol à cinq ou six mètres
l'une de l'autre. Après quoi vous reliez chacune de ces tiges au
fil conducteur du téléphone le plus voisin.
Un point, c'est tout, sauf que vous ne ferez pas mal d'en arroser le pied,
tous les huit ou dix jours, avec une faible solution de chlorhydrate d'ammoniaque.
Vous aurez ainsi la certitude d'être prévenu, douze ou quinze
heures à l'avance, des perturbations atmosphériques en voie
de préparation; grâce à sa sensibilité infinie,
le téléphone se chargera de jouer le rôle d'avertisseur.
Quand, en effet, le temps sera à se mettre à l'orage, vous
entendrez chanter la plaque vibrante; un grésillement -quelque
chose comme le bruit de la grêle sur un toit en zinc- qui ira en
augmentant d'intensité au fur et à mesure que l'orage se
rapprochera.
Quant aux changements de température, ils se caractérisent
par un murmure assourdi, comme qui dirait le gazouillement lointain d'une
troupe de petits oiseaux. (LM)
Jeudi 17 mai 1906
Télégraphie sans fil souterraine.
Pendant que les électriciens cherchent à perfectionner la
télégraphie sans fil aérienne, le Père Joseph
Murgas, un savant ecclésiastique de Wilkesbarre, en Pensylvanie,
promet de révolutionner tous les modes actuels de correspondance
rapide par un système de télégraphie souterraine,
qui fait quelque bruit de l'autre côté de l'Atlantique.
Sans vouloir entrer dans des détails trop précis, disons
seulement que l'inventeur a combiné les données connues
de la télégraphie sans fil et de la syntonie, en les alliant
à une nouvelle machine à écrire qui permettrait d'envoyer
plusieurs groupes de mots pour chaque mouvement du commutateur.
Des trous sont creusés dans le sol, plus ou moins profonds, suivant
la distance à laquelle l'on veut communiquer. Des puits de 120
mètres assurent déjà, à travers les couches
conductrices de la terre, des relations télégraphiques très
sures à grande distance. On pourrait facilement établir
un réseau souterrain sans fil entre la France et l'Amérique,
au moyen d'un puits de 870 mètres seulement.
C'est du moins ce que prétend le père Murgas, qui ajoute
que son système, vingt fois plus rapide que tous les appareils
actuellement employés, permettrait, en outre, d'expédier
des dépêches aux quatre coins du monde, pour quelques centimes.
Jeudi 12 juillet 1906
Les déclarations en vue d'obtenir des raccordements au téléphone
dans le district de la direction supérieure des Postes à
Metz, pour la seconde moitié de l'année budgétaire,
doivent parvenir jusqu'au 1er août au plus tard aux bureaux de poste
à Metz, ou au bureau du télégraphe. (LM)
Mercredi 18 juillet 1906
A partir de maintenant, et en tant qu'il existe dans le Luxembourg des
postes téléphoniques publics, des personnes seront appelées
pour les conversations dans le service téléphonique entre
l'Allemagne et le Luxembourg. La taxe pour appeler la personne demandée
est de 25 pf. (LM)
Mardi 24 juillet 1906
Les communications téléphoniques entre Metz et Bad-Kissingen
sont établies. Le prix de la conversation est de 1 mark. (LM)
Mercredi 19 septembre 1906
Strasbourg.
Téléphone et injures. La direction supérieure des
Postes de Strasbourg a fait connaître aux employés des téléphones
qu'une plainte en diffamation ne peut être déposée
contre un abonné que si l'abonné se permettait des injures
graves et touchant l'honneur, mais non pas lorsque l'abonné dans
le premier moment d'indignation se laisse entraîner à quelques
propos déplacés. (LM)
Mardi 9 octobre 1906
Le congrès de télégraphie sans fil à Berlin.
« Plus vite » semble être la devise du vingtième
siècle. Tout va plus vite, même le progrès. Autrefois,
les inventions nouvelles avaient grande peine à se faire adopter
et, une fois adoptées, les perfectionnements arrivaient lentement
et difficilement, se heurtant au mauvais vouloir des uns, aux droits acquis
des autres, à l'indifférence surtout, c'est-à-dire
à l'insouciance et à la paresse.
La paresse est bien près d'être supprimée du monde,
excepté chez quelques poètes et écrivains, dont plus
d'un, sans avoir le talent de Mürger, dit volontiers comme lui :
« Il y a des années où l'on n'est pas en train de
travailler ! ».
Les automobiles datent de dix ans, à peine; on les a adoptées
aussitôt et les perfectionnements sont de tous les jours.
La télégraphie sans fil date aussi de dix ans, et les premières
expériences de cinq ans à peine.
Le principe, l'utilisation des ondes électriques découvertes
par Hertz, a été trouvé, on le sait, par un Français,
le docteur Branly, professeur à l'Institut catholique.
Il ne restait qu'à organiser un appareil pouvant émettre,
recevoir et enregistrer les décharges électriques. C'est
un Italien, M. Marconi, qui a imaginé le premier appareil, mais
il n'a pas été le seul inventeur de ce genre, et il prétend
aujourd'hui à un monopole universel que plusieurs puissances refusent
d'accepter, parce qu'elles ont leurs inventeurs et leurs appareils.
Toute la raison d'être de la conférence de Berlin réside
dans cette lutte contre les appareils Marconi ; mais, réunie depuis
trois jours, elle fera d'autre besogne encore.
Au premier abord, la télégraphie sans fil ressemble à
un des nombreux mystères de la nature. Rien n'est plus simple.
Elle consiste à produire un petit éclair entre deux boules
de cuivre, c'est-à-dire une décharge électrique.
Cet éclair est plus ou moins fort, selon la distance des boules
qu'on appelle des électrodes et selon la puissance des batteries
électriques.
Toute décharge électrique produit, comme un caillou dans
la mare aux grenouilles, des ondes qui s'élargissent en rond. Les
ondes électriques, au lieu d'être en surface, sont en boule.
Elles s'en vont en haut, à droite, à gauche, partout, ce
qui fait qu'un télégramme de télégraphie sans
fil s'en va de tous côtés et qu'on peut le recueillir de
tous les postes qui l'environnent.
Une décharge électrique produit une onde qui va avec la
rapidité de l'éclair à une distance proportionnée
à la force d'émission. Pour la recevoir, le docteur Branly
avait imaginé un tube de verre dans lequel se trouvait de la limaille
de fer qui a la propriété de se soulever au passage de chaque
onde, et tout le mécanisme du récepteur est là.
On l'a perfectionné, cependant, et ce qu'on appelait le cohéreur,
autre appareil destiné à ramener la limaille de fer à
sa place, a été remplacé par ce qu'on appelle «
le détector magnétique ».
L'alphabet de la télégraphie sans fil est celui de l'appareil
Morse: des traits plus ou moins longs assemblés de différentes
façons.
On a augmenté également les distances d'émission
pour les ondes hertziennes, jusqu'à quinze cents et deux mille
kilomètres. J'ai assisté aux premières expériences
de M. Marconi, en 1901 ; il envoyait des télégrammes d'Antibes
au cap Corse, et cela paraissait merveilleux; ce n'est plus que jeu d'enfant.
Mais M. Marconi prétend envoyer des radio-télégrammes
jusqu'en Amérique, de son poste de Poldhu, à l'extrémité
ouest de l'Angleterre, jusqu'au poste de Cap Cod, aux Etats-Unis, et c'est
un fait qui demande explication: quatre-vingt-cinq paquebots et six ou
sept cents bateaux de la marine anglaise sont munis d'appareils Marconi.
Il s'en trouve toujours en route, entre l'Angleterre et New-York, et ils
servent de relais à ces télégrammes. De l'un à
l'autre, ils reçoivent et renvoient la dépêche qui
finit par arriver à la terre ferme.
La distance à laquelle on peut envoyer une onde dépend aussi
du nombre de fils émetteurs et de leur hauteur.
En 1901, on se contentait d'une antenne au sommet d'un mât de vingt
mètres de hauteur.
Aujourd'hui, on élève pour un poste quatre mâts de
cinquante mètres reliant un fil circulaire, sur lequel vont s'accrocher,
en éventail, quarante à cinquante fils qui sortent du poste
et transmettent la même décharge électrique. M. Marconi
va établir, en Irlande, un mât de quatre-vingt mètres,
pour tâcher de n'avoir que ce relais entre l'Irlande et le Canada.
M. Marconi n'est pas seulement un heureux inventeur, c'est aussi un homme
d'affaire très avisé. Il a donné son invention à
l'Italie à condition qu'elle n'emploierait jamais d'autre appareil
et qu'elle lui louerait ces appareils. Il a fait un traité semblable
avec l'Angleterre et voilà deux puissances liées avec cet
inventeur.
M. Marconi ne vend jamais ses appareils. Aux paquebots aussi bien qu'aux
Etats, il loue ses appareils avec des employés à lui, et
il donne l'ordre à ses employés de ne recevoir de télégrammes
que de ses postes à lui, et de ne communiquer qu'avec eux.
Arrivé le premier, il a établi des stations télégraphiques
sur tout le littoral anglais et italien, et il a imposé ses appareils
aux transatlantiques, par la raison que l'Angleterre est plus près
de l'Amérique que la France.
On conçoit combien cet abus de pouvoir a excité de récriminations
et de justes réclamations. La France et l'Allemagne, qui ont chacune
leurs appareils spéciaux et leur stations côtières,
sont les premières à réclamer.
Il est même arrivé que le prince Henri de Prusse, frère
de l'empereur, allant en 1903 aux Etats-Unis, voulut envoyer de son bord
un radiotélégramme à New-York. Le télégramme
fut reçu à Cap Cod, mais l'employé de Marconi refusa
de le communiquer, parce qu'il ne venait pas d'un appareil de sa maison.
Dès lors, l'Allemagne entreprit de régler la question. Un
premier congrès de télégraphie sans fil fut aussitôt
réuni à Berlin, mais l'Angleterre et l'Italie refusèrent
d'y envoyer des représentants, en faisant valoir les engagements
pris et les droits acquis.
L'Allemagne a recommencé et, après bien des délais,
on est arrivé au congrès qui s'est réuni le 3 de
ce mois à Berlin, dans la salle des séances du Reichstag.
Le président est Allemand, mais on a décidé que les
discussions auraient lieu en français.
L'Angleterre et l'Italie ne pouvant se soustraire à l'évidence
des inconvénients soulevés par un monopole arbitraire, se
sont fait représenter et sont disposées à prendre
des arrangements, quittes à indemniser la Compagnie Marconi.
Cependant, M. Marconi ne s'est pas oublié. L'Italie n'osant pas
le choisir comme un de ses délégués, il est arrivé
à Berlin, délégué... du Monténégro.
La France a neuf représentants à ce congrès: quatre
des postes et télégraphes, deux du ministère de la
guerre, deux de la marine et un des colonies. Il y a en tout une centaine
de délégués à ce congrès, qui n'a que
voix délibérative, mais qui est chargé de préparer
et de proposer la solution de plusieurs questions : organisation d'un
bureau international pour trancher les différends, et d'un bureau
technique pour étudier les perfectionnements proposés; fixation
d'un tarif international; obligation pour tous les postes de recevoir
et d'expédier tous les télégrammes, quelles qu'en
soient l'origine et la destination, pénalités pour qui y
manquerait; droits des neutres en cas de guerre; distinction à
faire entre les postes internationaux, les postes nationaux et les postes
militaires, syntonisation des appareils internationaux, c'est-à-dire
mise au point des appareils pour qu'ils puissent tous communiquer entre
eux.
(« Gaulois ») Jean Villemer. (LM)
Mercredi 21 novembre 1906
Léy.
Un bureau de télégraphe avec service téléphonique
permettant de signaler les accidents à Maizières-Azoudange
et Vic, a été adjoint au bureau de poste auxiliaire à
Léy. (LM)
Mercredi 28 novembre 1906
Des cabines téléphoniques publiques ont été
installées dans les agences postales de Condé-Northen, Ladonvillers,
Pange et Tetingen. (LM)
Samedi 15 décembre 1906
Nouvel Hôtel des postes.
Hier, jeudi, devait avoir lieu l'adjudication des travaux de construction
du nouvel Hôtel des postes en face de la gare.
Les soumissions suivantes avaient été présentées
: (le plus disant: Duren, 973842 marks ; le moins disant : les héritiers
Flügge, 780994 marks)
Les tailleurs de pierres ayant réclamé à Berlin une
adjudication spéciale pour leurs travaux, l'administration des
postes a dû annuler la soumission d'hier, c'est pourquoi elle a
décidé d'adjuger les travaux de nouveau en trois lots :
maçonnerie, taille des pierres et charpentes. (LM)
sommaire
Année 1907
Samedi 26 janvier 1907
Les bureaux de télégraphe chargés de transmettre
les résultats électoraux le 25 janvier, date des élections
pour le Reichstag resteront ouverts jusqu'à 10 heures du soir au
moins, et plus tard s'il est nécessaire, jusqu'à ce que
les télégrammes électoraux auront été
expédiés.
Pour assurer le service téléphonique, tous les bureaux téléphoniques
resteront ouverts jusqu'à minuit en cas de besoin. (LM)
Mardi 29 janvier 1907
La taxe téléphonique à Metz.
Le nombre des abonnés du téléphone à Metz
ayant dépassé le chiffre de 1000 au premier janvier 1907,
la taxe à payer en bloc sera portée à 160 marks et
l'abonnement initial à 75 marks à partir du 1er avril prochain.
Les abonnés ont le droit de dénoncer le raccordement pour
l'entrée en vigueur de ces augmentations, au plus tard jusqu'au
1er mars prochain. Les abonnés qui avaient payé jusqu'ici
la taxe en bloc, peuvent se faire inscrire pour le paiement de l'abonnement
initial de 75 marks (auquel s'ajouteront les taxes de 5 pf. par conversation
demandée). Les demandes et les dénonciations de raccordement
devront être adressées au bureau du télégraphe
à Metz jusqu'au 1er mars. (LM)
Dimanche et lundi 11 et 12 février 1907
Les demandes de raccordement au réseau téléphonique
dans le district de la direction supérieure départementale
à Metz pour le premier semestre de l'exercice en cours doivent
être adressées au plus tard jusqu'au 1er mars aux bureaux
de poste des localités respectives, à Metz au bureau du
télégraphe où l'on donnera d'autres renseignements.
Des raccordements demandés après ce délai ne peuvent
être exécutés qu'exceptionnellement et à la
condition que le requérant supportera les dépenses supplémentaires
résultant de l'exécution. (LM)
Jeudi 14 février 1907
Le nouvel hôtel des postes.
Vendredi a eu lieu pour la seconde fois la soumission pour les travaux
de construction du nouvel hôtel des postes près de la gare.
Cette fois, les travaux avaient été partagés en trois
lots.
Les offres suivantes ont été présentées :
1er lot, travaux de maçonnerie et matériaux ainsi que travaux
d'asphaltage. (le plus disant: Heister avec 550926 marks, le moins disant
: Krauser de Sarreguemines avec 470156 marks)
2ème lot, fourniture et mise en place des pierres de taille. (le
plus: M. et Jos. Heins, Strasbourg, 355462 m. ; le moins: Rahm, Kaiserslautern,
248628 m.)
3ème lot, travaux de charpentes. (le plus: Beudler, Strasbourg,
51887 m. ; le moins: Société lorraine de construction, 38843
m.)
Le délai d'exécution est de deux ans. Il résulte
des soumissions qu'il s'agit d'un bâtiment très important.
(LM)
Dimanche et lundi 17 et 18 février 1907
Transmission de la photographie par le télégraphe
La phototélégraphie ou la transmission de la photographie
par le télégraphe a été cherché souvent.
On avait imaginé autrefois un balancier qui passait successivement
sur tous les points d'une photographie ou d'une page d'écriture
et envoyait à distance, par télégraphe, l'impression
plus ou moins forte des noirs et des blancs.
Ce système, très long, très difficile et peu satisfaisant,
n'eut aucun succès.
Ce que nous avons vu ces jours derniers dans la salle des fêtes
de l'Illustration, rue Saint-Georges, est la réalisation d'un rêve
qu'on croyait destiné à se perdre dans les nuages.
C'est un Allemand qui a imaginé ce curieux appareil. Hâtons
nous de dire, pour nous consoler, que cet Allemand, le professeur Korn,
de Munich, a fait une partie de ses études à Paris, où
il a été l'élève de M. Poincaré, de
l'Académie des Sciences, et de MM. Picard et Bouty.
Le constructeur de ces appareils très délicats, M. Carpentier,
est Français et Parisien ; il a bien voulu nous fournir avant la
séance publique, toutes les explications les plus détaillées.
Le système consiste à prendre un cliché sur pellicule
et à reproduire à distance un cliché semblable.
De chaque côté de la tribune qui faisait face aux spectateurs,
il y avait d'un côté l'appareil transmetteur, et, de l'autre,
l'appareil récepteur. Il n'y avait pas plus de deux mètres
de distance entre les deux appareils et l'on dira que l'expérience
n'était guère probante ; mais il faut savoir que, grâce
à la complicité du sous-secrétaire d'Etat aux postes
et télégraphes, chacun de ces deux appareils était
relié à un fil télégraphique de Paris à
Lyon, en sorte que le courant faisait, à deux mètres de
distance, un voyage de mille kilomètres, aller et retour. L'expérience
passait par Lyon, pour revenir à Paris.
Dans un manchon de métal, un cliché photographique sur pellicule
en forme de manchon. C'est un cliché de 13/23 représentant
la physionomie de M. Fallières.
Il s'agit de reproduire à mille kilomètres de distance un
cliché semblable.
Pour cela, un rayon de lumière électrique est envoyé,
à travers une lentille dans une ouverture infinitésimale
du manchon métallique, et vient frapper le cliché en un
point quelconque de son sommet. Le cliché étant rond tourne
sur lui-même, et il tourne en montant très doucement, grâce
à un pas de vis.
Le cliché qui est transparent, va donc, lentement et successivement,
sur chacune de ses parties, laisser passer le rayon lumineux. Rien du
cliché n'échappera au rayon.
Après avoir traversé le cliché, le rayon lumineux
va heurter, au centre du manchon, un prisme immobile qui le renvoie au
bas du manchon, sur une petite plaque d'ardoise entourée de fils
électriques qui ne se touchent pas, mais qui sont reliés
par une mince couche de sélénium.
Ceci est la partie la plus scientifique du système.
Le sélénium est un métalloïde bizarre qui a
la propriété singulière de transformer la lumière
en électricité. La couche de sélénium transmet
donc aux fils télégraphiques, qu'il recouvre, une impression
électrique plus ou moins vive, selon l'intensité du rayon
qu'il reçoit. Et ce rayon est plus ou moins lumineux, selon qu'il
a traversé une partie claire ou opaque du cliché.
Il est bien évident, par exemple, que le nez de M. Fallières
doit projeter une ombre assez forte et que le sélénium ne
transmettra en conséquence qu'une impression faible.
Tel est l'appareil transmetteur. Il faut ajouter cependant que le tournoiement
ascendant du cliché dans le manchon de métal est réglé
par un volant électrique qui fait quatre-vingt-dix-neuf tours à
la seconde.
Cela a son importance, car l'appareil récepteur devra avoir un
synchronisme aussi exact que possible, c'est-à-dire que le même
volant devra exister avec le même nombre de tours, ce qui est fort
difficile. On compense alors la légère différence
par un système très ingénieux.
On comprend aisément que, pour faire un cliché semblable
à distance, il faut que la pellicule préparée pour
servir de nouveau cliché, et roulée aussi dans un manchon
de métal, doit tourner et monter avec la même vitesse que
le cliché qu'elle doit reproduire.
Le courant électrique arrive donc plus ou moins intense à
l'appareil récepteur, et il agit sur un obturateur, presque infinitésimal,
en aluminium, placé à l'entrée d'une minuscule ouverture.
Un lampe électrique envoie sa lumière à travers ce
petit trou, et va frapper dans le manchon métallique le cliché
tournant qui est préparé.
Selon que le courant est fort ou faible, l'obturateur agit instantanément,
laissant passer plus ou moins de lumière sur les parties successives
du cliché préparé et ainsi, en spirale imperceptibles,
viennent se reproduire les sombres et les clairs du cliché envoyeur,
mais en sens inverse, le second cliché étant positif si
le premier est négatif.
L'opération demande de six à douze minutes pour que les
deux clichés aient simultanément tourné sur eux-mêmes
de bas en haut. Le second cliché est prêt: il ne reste plus
qu'à le développer.
Ce serait tout, s'il ne fallait y ajouter un appareil compensateur, au
départ, pour le sélénium qui est paresseux à
se débarrasser de la lumière reçue; mais cette explication
serait vaine pour l'ensemble de la découverte.
Ce qui est merveilleux, c'est qu'on peut transmettre une photographie
aux journaux, en un instant, de Nice à Paris, et à plus
forte raison l'écriture, dont la reproduction cependant paraît
moins utile, à moins qu'il ne s'agisse de vérifier rapidement
une signature.
C'est le professeur Korn lui-même qui a fait la conférence
devant une nombreuse assistance, dans laquelle on remarquait: M. Barthou,
le prince de Radolin, M. Simyan, le prince Roland Bonaparte, le comte
Tornielli, M. Kurino, les ministres de Chine et de Perse, M. Paul Béziné,
M. Henri Lavedan, de l'Académie française; M. Emile Picard,
le comte de La Vaulx, M. Santos-Dumont, M. Abel Hermant.
Gaulois (LM)
Note : Arthur KORN (20 mai 1870 - 21 décembre 1945).
Samedi 23 février 1907
Les appareils téléphoniques fonctionnant d'une manière
automatique et qui sont accessibles au public de Metz et dans les localités
de la banlieue, permettant des conversations avec les localités
de la première zone téléphonique dans un rayon de
25 kilomètres. Toutefois, des conversations urgentes, des conversations
à inscrire à l'avance et des conversations pour lesquelles
il faut appeler une personne au téléphone ne peuvent être
effectuées.
Les instructions sur l'utilisation des appareils pour les conversations
avec le dehors et les localités avec lesquelles des communications
peuvent être obtenues, sont mentionnées sur un avis affiché
près de l'appareil. Cette installation n'est provisoirement qu'un
essai. (LM)
Samedi 9 mars 1907
La direction supérieure des Postes nous informe que, dorénavant,
le service télégraphique sera supprimé les dimanches
et jours fériés de 5 heures à 6 heures de l'après-midi
dans les localités de Baudrecourt, Ancy-sur-Moeslle, Bambidestroff,
Béchy, Bettnach, Condé, Courcelles-sur-Nied, Distroff, Freialtroff,
Ham-sous-Varsberg, Héming, Jouy-aux-Arches, Lorry-lès-Metz,
Mittelbronn, Moyenvic, Neunkirchen (arrondissement de Sarreguemines),
Nieder-stinzel, Pange, Peltre, Philippsbourg, Rémelfing, Réchi-court,
Roncourt, Rosselange, Saint-François, Saint-Privat-la-Montagne,
L'Hôpital, Sthalheim, Welferding et Woippy.
Le bureau du télégraphe du chemin de fer ou le bureau de
télégraphe le plus proche seront chargés pendant
cet intervalle de l'expédition et de la distribution des dépêches.
(LM)
Jeudi 14 mars 1907
Des bureaux de poste auxiliaires seront ouverts le 1er avril à
Sainte-Barbe, Budange-sous-Justemont et Fameck. (LM)
Mercredi 20 mars 1907
Le 1er avril, des bureaux de poste auxiliaires seront ouverts à
Buding, circonscription postale de Metzerwiese, Laumesfeld près
Monneren, Ranguevaux et Morlange (circonscription postale de Hayange).
(LM)
Dimanche et lundi 21 et 22 avril 1907
Bureau de poste central.
C'est plutôt principal qu'il faudra dénommer ce nouveau bâtiment
qui va s'élever dans la zone d'agrandissement, vis-à-vis
la nouvelle gare. Les fondations sont commencées, elles se composent
de pilotis comme les bâtiments de la gare et de la poste. Les derniers
arbres qui ornaient autrefois les promenades de la porte Saint-Thiébault
sont en train de disparaître. Dès que les fondations seront
achevées, on entreprendra le nivellement de la grand place et celui
des rues avoisinantes. (LM)
Samedi 11 mai 1907
Aux abonnés du téléphone.
Le Tribunal régional de Düsseldorf a rendu ces jours derniers
un jugement intéressant. Un employé de commerce ayant, pour
téléphoner, tourné trop brusquement la manivelle
(contrairement au règlement qui commande de tourner une seule fois
doucement) a occasionné à la demoiselle du bureau central
des lésions qui l'ont rendue sourde. Le patron, actionné
par la demoiselle en question, a été condamné à
payer à cette dernière une pension annuelle équivalente
à la somme de son traitement actuel et cela jusqu'à sa 65
ème année d'âge. On fera bien de ne pas trop appuyer
sur la manivelle et de surveiller ses nerfs, que ces demoiselles du téléphone
mettent quelquefois à l'épreuve. (LM)
Mardi 14 mai 1907
L'inventeur du téléphone.
Nous croyons communément que l'inventeur du téléphone
est l'Américain Graham Bell. Pas du tout! On nous annonce maintenant
que c'est un Français. Et le plus piquant, c'est que ce sont justement
les Américains qui nous l'apprennent.
L'Association des Abonnés au téléphone, présidée
par le marquis de Montebello, vient de faire la curieuse découverte,
dans une revue américaine, d'une conférence faite récemment
dans une grande ville des Etats-Unis, et dans laquelle l'orateur rend
pleine justice à cet inventeur, en citant à l'appui de son
assertion des documents probants.
Plus de vingt ans avant Bell, en 1854, un jeune électricien qui
faisait son temps de service en Afrique, Charles Bourseuil, avait eu l'idée
de transmettre la parole au moyen d'un conducteur électrique. Mathématicien
et physicien consommé, il construisit un appareil, dont on peut
voir la description dans les journaux du temps. Et il déclarait,
à la profonde stupéfaction de ses contemporains, qui le
considéraient comme un illuminé, qu'à l'aide de ce
procédé, la parole dite à Vienne, pouvait instantanément
être transmise à Paris. Naturellement, le pauvre soldat d'Afrique
ne trouva pas de capitaux pour exploiter son invention, et mourut pauvre
et méconnu. (LM)
Samedi 1er juin 1907
Le réseau téléphonique de Metz vient d'être
relié à ceux de Breslau et Lissa. La taxe est de 1 mark
50 par communication. (LM)
Samedi 6 juillet 1907
Le 15 juillet, des nouveaux bureaux de poste auxiliaires seront ouverts
à Berveiller et Reimeringen, circonscription postale de Hargarten.
Le service téléphonique a été installé
dans les agences postales de Bliesbrucken et Woelflingen. (LM)
Mardi 9 juillet 1907
Des bureaux de télégraphe avec service téléphonique
ont été adjoints aux bureaux de poste auxiliaires à
Bad-Marienau et Wiesweiler. (LM)
Mardi 16 juillet 1907
Les demandes de nouveaux raccordements au réseau des téléphones
pour la deuxième partie de l'exercice 1907 devront être adressées
aux bureaux de poste locaux, à Metz au bureau du télégraphe,
au plus tard jusqu'au 1er août. (LM)
Jeudi 18 juillet 1907
L'Office Impérial des Postes examine une réforme du tarif
pour les conversations téléphoniques à grande distance.
Il est question en particulier d'abaisser de 1 mark à 75 pfennige
la taxe pour les conversations échangées à des distances
de 101 à 250 kilomètres. (LM)
Dimanche et lundi 21 et 22 juillet 1907
Le bureau de poste du Congrès eucharistique.
Pendant la durée du Congrès eucharistique, un bureau de
poste avec cabine téléphonique publique sera installé
à l'Hôtel Terminus. (...) (LM)
Mercredi 21 août 1907
Des bureaux de télégraphe avec service téléphonique
sont adjoints aux bureaux de poste auxiliaires à Colligny et Moyeuvre-Petite.
(LM)
Vendredi 18 octobre 1907
La direction supérieure des Postes invite les employés préposés
au service téléphonique à garder leur sang-froid
jusqu'à l'extrême et à ne porter plainte pour insulte
que dans le cas où ces dernières atteindraient l'honneur
des employés. (LM)
Jeudi 24 octobre 1907
Le secret de la correspondance téléphonique.
Un journal berlinois signale le fait suivant, qui présente un intérêt
plus général :
M. A qui a pris un billet de théâtre pour le soir, se trouve
indisposé au moment de partir. Alors, pour ne pas perdre la place
et pour obliger en même temps son ami B, il avise ce dernier par
téléphone qu'il lui envoie le biller par un « messenger
boy » cycliste. Ainsi est fait, et M. B assiste à la représentation
théâtrale. Le lendemain M. A reçoit de l'administration
des Postes, avis qu'il aura à payer une amende de trois mark pour
avoir porté atteinte à son privilège de transport
des lettres. Il refuse de payer et, de là, un procès à
juger prochainement.
La cause sera intéressante au point de vue principal, car, à
qui n'est-il pas arrivé de faire porter une lettre par un commissionnaire
? Mais une question subsidiaire non moins intéressante se posera.
La loi assure le secret de la correspondance épistolaire et télégraphique,
mais elle a oublié la correspondance téléphonique.
Cet oubli sera réparé au cours de la prochaine législature.
En attendant, l'administration des téléphones va échapper
aux sanctions sévères prévues pour la sauvegarde
de la correspondance entre particuliers. (LM)
Dimanche et lundi 27 et 28 octobre 1907
L'automate du téléphone pour la ville installé au
rez-de-chaussée du bureau des télégraphes de la rue
de l'Esplanade, vient d'être entouré d'une cabine qui empêche
le bruit de la rue de molester le public en train de causer à quelqu'un
en ville. (LM)
Samedi 9 novembre 1907
Nouvelle poste. Le bâtiment, qui servira de bureau principal vis
à vis la nouvelle gare, commence à sortir de terre. Les
fondations sont complètement achevées. Ce fut un travail
semblable à celui de la gare et de la poste y attenante. On a dû
construire sur pilotis à cause du sol mouvant. Les travaux sont
arrêtés en ce moment; ils ne seront continués qu'au
printemps. (LM)
Samedi 23 novembre 1907
Téléphonie sans fil.
Après la télégraphie, la téléphonie
sans fil. Les expériences nous en viennent d'Amérique.
Le principe de la téléphonie sans fil est celui de la télégraphie
sans fil. On produit au poste de départ des ondes hertziennes.
Dans la télégraphie, avec un manipulateur convenable, on
interrompt les ondes de façon à donner des signaux comme
dans la télégraphie Morse; au poste d'arrivée, les
ondes transmises agissent par l'intermédiaire d'une pile locale
sur l'appareil récepteur qui, en général, reproduit
sur un papier les signaux Morse. Dans la téléphonie, c'est
l'appareil lui-même qui fait fonction de manipulateur: automatiquement,
le microphone modifie les ondes en raison des vibrations de la voix; au
poste d'arrivée, les ondes sont reçues dans un petit appareil,
appelé « audion », qui est un redresseur de courants.
L'amirauté des Etats-Unis a fait récemment des expériences
officielles sur deux de ses navires, et le résultat fut probant.
La voix est fort bien parvenue à une distance de 20 milles, soit
37 kilomètres. Un des avantages de la radiotéléphonie
sur la radiotélégraphie, c'est la vitesse des transmissions
et leur bon marché. Rapidité, bon marché! Que voilà
donc des qualités qui manquent aux communications par fil. (LM)
Mardi 3 décembre 1907
De la campagne.
Endommagement des lignes télégraphiques.
C'est à cette époque de l'année que les lignes du
télégraphe ou du téléphone sont le plus exposées
à être détériorées par suite de l'abattage
des arbres malades ou de l'élagage , opérations qui se font
généralement avant les grands froids. A cette occasion nous
croyons utile de rappeler aux intéressés que le Code pénal
allemand punit de très fortes amendes ou même de peines d'emprisonnement
les personnes qui endommagent ou démolissent d'une façon
intentionnelle ou par négligence les lignes télégraphiques
ou téléphoniques. Avant l'abattre un arbre qui se trouve
près d'une ligne télégraphique, on fera bien de s'adresser
au prochain bureau de poste, qui enverra un employé, auquel incombe
le soin de prendre toutes les dispositions nécessaires pour éviter
que la conduite ne soit détériorée. Cet agent est
envoyé absolument gratuitement. Le propriétaire qui néglige
de prendre cette précaution, risque fort de payer une forte amende
et tous les frais de réparation. (LM)
Mardi 10 décembre 1907
La lettre télégramme.
On signale de France cette intéressante innovation postale: la
lettre-télégramme. Bien entendu elle sera mise en usage
en France seulement. Mais on est fondé à présumer
qu'ayant fait ses preuves, la carte-télégramme sortira des
frontières de France et sera adoptée par la suite dans les
différents pays, en attendant qu'elle devienne internationale.
Voici en quoi elle consiste :
L'administration des Postes et des Télégraphes s'est aperçue
que ses fils télégraphiques, surchargés le jour,
pourraient être utilisés la nuit au plus grand profit du
commerce, de l'industrie et des particuliers en général.
Telle personne, qui habitera par exemple Calais, hésitera à
envoyer un télégramme coûteux à son destinataire
habitant Lyon par exemple. Et, si elle se résout à écrire,
sa lettre mettra un temps considérable à parvenir. Perte
de temps et peute-être perte d'argent! Avec la lettre-télégramme,
la solution est trouvée. C'est-à-dire que bientôt
on pourra envoyer la nuit -dans les villes où il y a un service
de nuit ou service de minuit- un long télégramme qui, au
matin, sera distribué par le facteur. La taxe perçue sera
au minimum de 50 centimes pour vingt mots; au-dessus de vingt mots, le
mot coûtera un centime.
Et pour éviter les longues stations devant les guichets encombrés,
on collera sur le manuscrit un nombre de timbres correspondant en centimes
au nombre de mots contenus dans la lettre. (LM)
Dimanche et lundi 22 et 23 décembre 1907
Des bureaux de télégraphe avec service téléphonique
ont été adjoints aux bureaux de poste auxiliaires à
Flasdorf et à Gavisse. (LM)
sommaire
Année 1908
Samedi 4 janvier 1908
Modification des taxes pour le téléphone.
Le secrétaire d'Etat de l'Office impérial des postes a invité
des représentants de l'industrie, du commerce, de l'agriculture
et du métier à une assemblée qui se tiendra le 7
janvier à Berlin. On y traitera la question des modifications à
apporter aux taxes actuellement en vigueur pour le téléphone.
Les personnages invités ont reçu un mémoire contenant
les propositions de l'Office impérial des postes. Voici en substance
le nouveau tarif qu'on doit y discuter :
1° Les redevances en bloc sont supprimées. Les abonnements
ne seront plus établis que sur la base des taxes fondamentales
et des taxes par conversation.
2° Les taxes fondamentales sont :
Pour les réseaux de 1 à 1000 abonnements, de 50 marks ;
pour les réseaux de 1001 à 5000 abonnements, de 65 m. ;
pour les réseaux de 5001 à 20000 abonnements, de 80 m. ;
pour les réseaux de 20001 à 70000 abonnements, de 90 m.
; et pour les réseaux de plus de 70000 abonnements, de 10 marks
en plus pour tout nouveau groupement de 50000 abonnés.
3° Pour toute communication, il sera établi une taxe spéciale
de 5 pfennige. Si un abonné a par an plus de 2000 communications,
la taxe se réduit pour les communications de 2000 à 6000
d'un demi-pfennig par communication et d'un pfennig pour toute communication
au-delà de 6000.
4° Les abonnés peuvent exiger de tierces personnes une redevance
pouvant atteindre 10 pfennige pour chaque conversation dans le rayon du
réseau local.
5° Les taxes pour les communications à distance sont de 20
pfennige jusqu'à 25 kilomètres ; de 25 pf. jusqu'à
50 km; de 50 pf. jusqu'à 100 km; de 75 pf. jusqu'à 250 km;
d'un mark jusqu'à 500 km ; de 1 m. 50 jusqu'à 750 km ; de
2 m. jusqu'à 1000 km ; pour les distances au-delà de 1000
km, la taxe augmente de 50 pf. par 250 km. (LM)
Vendredi 14 février 1908
Les abonnés du réseau téléphonique de Metz
peuvent communiquer avec ceux de Cuxhaven. La taxe pour une conversation
est de 1 m. 50. (LM)
Mardi 17 mars 1908
Un nouveau prodige.
Le télégraphe sans fil sur la flotte américaine.
La science moderne semble décidément avoir juré de
réaliser chaque jour un nouveau progrès dans le domaine
de la fantasmagorie. L'imagination la plus fertile, la plus formidablement
féconde d'un Jules Vernes ou d'un Wells, ne pouvait rêver
des découvertes plus sensationnelles que celles auxquelles nous
assistons aujourd'hui. La dernière en date, du moins à notre
connaissance, car, bien que récente, elle n'est pas d'hier, est
de toutes peut-être la plus fabuleuse.
Voici la scène à laquelle aujourd'hui on pourrait assister
si, par hasard, une indiscrétion permettait à un de nos
lecteurs de se transporter à bord d'un des magnifiques vaisseaux
qui vont porter le pavillon de la jeune République américaine
jusqu'à San-Francisco.
Allô! Allô!
Et d'abord la mise en scène: Une cabine comme toutes les cabines.
Au mur, un appareil téléphonique un peu plus compliqué,
mais pas beaucoup plus que ceux sur lesquels s'escriment les infortunés
abonnés de Paris. Un grand mât sur le pont, du genre de ceux
qu'a popularisé la télégraphie sans fil. Des antennes
aussi. Un officier entre dans la cabine. Il s'assoit devant l'appareil,
se coiffe d'une espèce de casque téléphonique, comme
ceux qui siéent si bien à nos gracieuses demoiselles.
Devant lui un parleur du modèle des parleurs ordinaires. L'officier
s'installe, un appel bref : « Allô! l'Ohio! Où êtes-vous?
» Et tout de suite à son oreille résonne la voix d'un
officier de l'Ohio : « A quinze milles en avant! » C'est déjà
étonnant, me direz-vous, mais enfin cela prouve simplement que,
par un système quelconque, de fils téléphoniques
relient les vaisseaux de la flotte américaine et que les agents
correspondant à nos demoiselles sont plus expéditifs que
celles-ci!
Eh bien! vous n'y êtes pas. Entre les vaisseaux qui communiquent,
pas de fils d'aucune espèce, pas de câbles, aucune liaison,
rien, l'atmosphère bleue ou grise, le ciel pur ou les nuages orageux
au-dessus des vagues molles ou déchaînées, rien, rien,
rien. C'est sans fils, sans câbles, sans liaison, sans rien, que
cet officier cause avec son collègue, qu'il lui communique des
ordres ou qu'il fait avec lui un brin de conversation. Et aucun appareil
n'est nécessaire pour traduire le message qui s'envole ainsi à
travers l'air et qui vient, naturellement, se répéter clair
et distinct dans le microphone que le causeur porte à son oreille.
A 200 kilomètres de distance!
Avouez que c'est merveilleux, que c'est insensé, qu'un Jules Vernes
lui-même resterait un moment abasourdi devant la réalisation
d'un prodige pareil. Cependant, je vous entends d'ici dire : « Sans
doute, c'est étonnant, c'est une invention extraordinaire. Mais
enfin, à quelle distance peut-on causer avec ce téléphone
aérien? A quelques kilomètres, à peine et, sans doute,
quand la distance s'accroît, le son devient confus, on ne saisit
plus les paroles, etc. »
Eh bien! pas du tout! Ecoutez et soyez convaincus: Un soir que deux navires
de la flotte américaine s'entretenaient ainsi amicalement à
quelques milles, l'un de l'autre, vint à passer loin de là,
oh! très loin, à 110 milles marins (soit à plus de
200 kilomètres), un bâtiment de commerce, que son capitaine,
homme avisé, avait muni de l'appareil miraculeux. Et à 110
milles de distance, le capitaine du navire marchand, assis dans sa cabine,
entendit ce que se disaient les deux cuirassés!!!
Une grande découverte
Quels horizons merveilleux ouvre pour l'avenir une découverte de
cette envergure! L'inventeur de cet extraordinaire appareil, destiné
à bouleverser l'avenir, quand son application sera généralisée,
est un ingénieur américain, le docteur Lee de Forest, avec
lequel notre confrère Georges Weil, de la « République
française », eut l'avantage de s'entretenir de ses travaux
et qui, jeune encore, plein d'énergie et de vigueur, parle avec
une impressionnante tranquillité de cette découverte effarante.
Ce n'est pas un progrès à prévoir déjà,
ce n'est pas le premier jalon d'une invention nouvelle. Le système
de M. de Forest est aujourd'hui parfaitement pratique, et tous les vaisseaux,
vous entendez bien, tous sans exception, qui composent la grande flotte
de l'amiral Evans, en route vers San-Francisco, sont munis de son appareil.
Ce n'est pas d'ailleurs une des choses dont l'amiral Evans, populairement
dénommé « Fighting Bon » (Bob combattant), est
le moins fier. Son plus grand désir serait de parvenir à
causer avec New-York étant à San-Francisco. Aujourd'hui,
ce n'est pas encore possible, mais qui peut affirmer que demain ne verra
pas la réalisation de ce tour de force ?
Les portées de la découverte
A l'heure actuelle, la plus grande distance à laquelle les conversations
aient pu s'échanger à travers l'atmosphère au moyen
des fameuses ondes hertziennes, qu'on retrouve partout, est cette distance
de 110 milles dont nous parlions tout à l'heure. Pour communiquer
à cette distance, il faut être sur un cuirassé, à
bord duquel le mât spécial nécessaire peut s'élever
à la hauteur requise de 135 pieds. A bord des croiseurs et des
torpilleurs, les mâts ne peuvent atteindre de pareilles hauteurs
et, par conséquent, jusqu'ici on ne peut, de ces bâtiments,
communiquer à des distances aussi considérables.
Il serait trop long et trop compliqué de donner ici l'explication
technique de cette particularité, que la distance couverte est
d'autant plus grande que le mât est plus haut. C'est un fait prouvé,
qui tient en grande partie, d'une façon sommaire, à ce que
la hauteur des ondes diminue au fur et à mesure que la distance
augmente par suite de leur absorption par l'eau.
Donc, pour aller loin, il faut qu'au départ, l'onde soit très
haute. De même la terre ayant un pouvoir d'absorption plus grand
que l'eau, les distances couvertes jusqu'ici par terre, sont sensiblement
moindres que celles obtenues en mer. Avec des mâts de 135 pieds,
comme ceux en usage à bord des cuirassés, on n'obtiendrait
sur terre que des communications à 110 kilomètres environ
au lieu de plus de 200 en mer.
A travers les maisons
Mais dans les expériences faites à terre, on a pu constater
que les maisons, la pierre, le bois, les obstacles de toute nature, même
les immeubles bâtisses de New-York, les « skyscrapers »
à trente étages, n'empêcheraient pas les communications
de parvenir. Rien ne semble faire obstacle à l'admirable appareil
que nous révèle M. de Forest.
On voit d'ici les services que pourra rendre cette téléphonie
idéale aux armées en campagne, aux flottes en mer, où
elle supprime absolument les signaux à la main, d'un emploi incertain,
rendus impossibles par le brouillard ou par la fumée pendant la
bataille. La télégraphie sans fil même, cette admirable
découverte d'où découle en ligne droite celle qui
nous occupe aujourd'hui, la télégraphie sans fil, à
laquelle M. de Forest a commencé par consacrer ses recherches,
devient elle-même inutile, du moins à des distances modérées.
Ajoutons que les frais d'installation de l'appareil de téléphonie
sans fil sont très inférieurs à ceux de l'appareil
télégraphique, que de nombreux navires de commerce ont pu
déjà l'installer à leur bord au moyen d'une location,
qu'il n'y a pas possibilité d'erreur de transmission et que n'importe
qui, avec un peu d'habitude et d'expérience, peut facilement en
apprendre le fonctionnement.
Enfin, et ceci est très important, les communications ne peuvent
être reçues que par un appareil réglé sur l'appareil
émetteur, ce qui exclut la possibilité de surprendre un
message qui ne vous est pas destiné, à moins d'être
réglé soi-même sur le poste d'où provient la
communication.
Telle est, dans ses grandes lignes, l'invention merveilleuse qui nous
vient aujourd'hui d'Amérique, où encore une fois elle n'est
pas à l'essai, où elle est appliquée et donne toute
satisfaction. Dans une « Revue », qui fait actuellement les
délices du Châtelet, un saint personnage écrase les
faibles humains de la supériorité céleste, en leur
disant : « Vous avez, vous, la télégraphie sans fil!
Nous autres, au Paradis, nous avons la téléphonie sans fil,
et je puis, d'ici, converser avec Saint-Pierre ».
Grâce à M. de Forest, qui est d'ailleurs d'origine française,
la terre n'a désormais plus rien à envier au Paradis, du
moins à ce point de vue !! (LM)
Samedi 28 mars 1908
Poste des pompiers. A partir de cet après-midi, le poste des pompiers
sera installé dans le bâtiment portant le numéro 4
rue de la Bibliothèque, téléphone numéro 49.
C'est à cette adresse que seront signalés les incendies
soit par téléphone ou verbalement. (LM)
Mercredi 1er avril 1908
Au 1er avril prochain, des bureaux de poste auxiliaires seront ouverts
à Beux, circonscription postale de Rémilly; La Maxe, circonscription
postale de Woippy, Destrich, c. p. de Brulange ; Colmen, c. p. de Neunkirchen
(arr. de Boulay) ; Vatimont, c. p. de Baudrecourt ; Narbéfontaine,
c. p. de Boucheporne ; Château Rouge, c. p. de Bouzonville ; Piblange,
c. p. d'Eberswiller ; Hinkange, c. p. de Boulay ; maison forestière
de Koecking, c. p. de Hampont. (LM)
Vendredi 15 mai 1908
Le bureau de poste de Devant-les-Ponts portera à l'avenir la désignation
Metz-Devant-les-Ponts. (LM)
Jeudi 21 mai 1908
Des bureaux de télégraphes avec service téléphonique
ont été adjoints aux bureaux de poste auxiliaires à
Gesslingen, Lellingen et Bühl, près de Sarrebourg. (LM)
Samedi 23 mai 1908
Les abonnés du réseau téléphonique de Metz
sont admis à communiquer avec les localités belges ci-après
désignées : Arlon, Beauring, Ciney, Dinant, Gedinne, Gesves,
Hastière, Havelange, Houyer, Libramont, Mesnil-Saint-Blaise, Namêche,
Naninne, Noville-Taviers, Peissant, Profondeville, Rochefort, Saint-Gérard,
Spontin, Vresse, Wellin et Yvoir.
La taxe pour une communication ordinaire est de trois marks. (LM)
Vendredi 5 juin 1908
Le courrier de Metz à Woippy sera supprimé dès l'ouverture
de la nouvelle gare aux voyageurs de Metz, parce qu'un bureau des postes
de 2ème classe fonctionnera dès lors à la nouvelle
gare de Woippy. (LM)
Dimanche et lundi 14 et 15 juin 1908
Le nouvel hôtel des postes.
Les travaux de construction du nouvel hôtel des postes, près
de la gare, sont poussés activement. On a terminé les fondements
et on a commencé la construction des étages. Un certain
nombre de grues électriques et mobiles sont nécessaires
à cet effet et les parties de ces machines sont actuellement transportées
sur le chantier. Les pierres de taille sont façonnées près
du chantier par une centaine de tailleurs de pierres au service de la
maison Graff et Altmeyer. (LM)
Samedi 20 juin 1908
Abus du téléphone.
Il arrive fréquemment dans des hôtels, cafés et restaurants,
que des clients se servent du téléphone pour converser avec
l'extérieur et indiquent au patron une conversation pour la ville,
ceci afin de se soustraire à la taxe à verser. A la fin
du mois, le propriétaire de l'établissement reçoit
du bureau central des téléphones la note et est tout étonné
d'y trouver des conversations dont il n'avait aucune connaissance. Il
y a là un réel abus de confiance, et le fait suivant, dont
le tribunal des échevins de Dresde a eu à s'occuper, démontre
que les délinquants ne sont pas à l'abri de poursuites.
un représentant de commerce avait sollicité dans un café
de cette ville l'autorisation de converser avec une personne de la ville;
mais au lieu de cela, il demanda lorsqu'il fut dans la cabine, une communication
avec Leipzig. Le sommelier avait cependant remarqué le subterfuge
du voyageur et se fit délivrer son état civil. Inculpé
d'avoir détourné la somme de 50 pf., prix de la conversation,
le voyageur s'est vu infligé pour filouterie deux jours de prison.
(LM)
Vendredi 26 juin 1908
Des bureaux télégraphiques avec service téléphonique
ont été ouverts dans les localités suivantes: Beux,
Holling, Fosieux, Lemoncourt, Oron, Rothendorf (Châteaurouge) et
Tinery. (LM)
Mardi 30 juin 1908
La télégraphie sans fil.
A partir du 1er juillet, la télégraphie sans fil entre officiellement
dans le ressort de l'administration des Télégraphes de l'Empire.
Des télégrammes sans fil pourront être échangés
entre les stations côtières et les stations établies
sur les bateaux en mer. Un règlement a été élaboré
pour la transmission de ces télégrammes dont le coût
minimum sera de 5 marks 50 pour dix mots. (LM)
Mardi 7 juillet 1908
Télégraphie sans fil.
On procède actuellement près du fort de Queuleu sur une
batterie blindée, à la construction d'une antenne qui aura
paraît-il près de 80 mètres de hauteur. Un poste de
télégraphie sans fil sera installé ici pour la durée
des manoeuvres impériales en Lorraine. Cette antenne est construite
par M. Schnitzel, entrepreneur, et une section de la compagnie des ouvriers
de chemins de fer militaires de Juterborg. (LM)
Vendredi 17 juillet 1908
Les demandes de raccordement au réseau téléphonique
pour le deuxième semestre de l'exercice 1908 -octobre 1908 à
la fin mars 1909- devront être adressées au plus tard aux
bureaux de poste locaux, à Metz au bureau du télégraphe,
où l'on recevra tous les renseignements nécessaires. (...)
(LM)
Samedi 1er août 1908
Le télégraphe militaire pendant les manoeuvres.
M. le directeur d'arrondissement de Metz-campagne annonce que, pendant
les prochaines manoeuvres d'automne, le téléphone et le
télégraphe de campagne seront employés sur une grande
échelle. Ces conduites jouissent d'une protection particulière
et leur détérioration est punie d'après les articles
317 et 318 du Code pénal allemand. (LM)
Vendredi 21 août 1908
Le téléphone Londres-Paris.
Paris. Le « Journal » confirme que la taxe des communications
téléphoniques entre Londres et Paris va être réduite
prochainement de dix à cinq francs.
Le projet sera appliqué dès que les quatre câbles
nouveaux, actuellement en construction, auront été installés.
(LM)
Téléphone sans téléphoniste.
Le bruit court à Rome, dans les milieux politiques et journalistiques,
que le ministère des postes, en ce moment, fait mystérieusement
des essais d'un nouveau système de communications téléphoniques,
dû à l'invention de deux Américains et déjà
en vigueur dans plusieurs villes d'Amérique. L'avantage de ce système
nouveau serait, ni plus ni moins, de supprimer les téléphonistes.
Ce nouveau système n'est, paraît-il, pas excessivement compliqué
et l'abonné peut le faire fonctionner au moyen d'un transmetteur
automatique de signaux qui ont pour but de diriger les mouvements des
divers organes du bureau central, afin de se procurer la communication
avec l'abonné que l'on désire. Il suffira, paraît-il,
de très peu de signaux à sa disposition pour se procurer
d'abord le secteur dont dépend l'abonné que l'on demande,
ensuite le numéro de cet abonné.
Dans le cas où le numéro demandé serait déjà
occupé, un signal automatique en informerait le demandeur. On le
voit, c'est la suppression pure et simple de la redoutable « demoiselle
du téléphone », laquelle pourtant, nous devons le
reconnaître, est généralement, à Metz, complaisante
et empressée. Le correspondant du « Temps » à
Rome dit qu'on a déjà commencé les expériences
en Italie avec ce nouveau système. En ce moment, on attend, pour
livrer le secret au public, que des appareils attendus soient arrivés
d'Amérique et que le résultat définitif soit satisfaisant.
M. Schanzen, ministre des Postes et Télégraphes, ne veut
pas, évidemment donner de faux espoirs aux abonnés. (LM)
Jeudi 27 août 1908
Service téléphonique de nuit.
Les 26 et 27 août, un service téléphonique de nuit
sera ouvert au bureau du télégraphe à Metz. Les communications
pourront être demandées de 9 heures du soir à 7 heures
du matin, tant pour la ville que pour les localités du dehors.
La taxe pour la ville est de 20 pf. par communication, la taxe pour le
dehors restera la même que pour les communications pendant la journée.
(LM)
Service télégraphique à Frescaty.
Pendant la revue impériale à Frescaty, le 27 août,
un bureau de télégraphe, avec cabine téléphonique
et guichet pour la vente de timbres-poste, sera installé dans la
tribune des spectateurs. Ce bureau sera ouvert de 7 heures du matin jusqu'à
la fin de la revue. (LM)
Dimanche lundi 30 et 31 août 1908
La protection des télégraphes militaires.
Le directeur d'arrondissement porte à la connaissance publique
que, de même que les lignes télégraphiques ordinaires,
les lignes télégraphiques militaires établies pour
les grandes manoeuvres impériales jouissent de la protection des
lois et que les endommagements sont punis sévèrement. En
cas d'endommagements involontaires, on doit en faire la déclaration
à l'autorité locale ou à la station la plus proche
de la ligne télégraphique qui sera reconnaissable par un
grand drapeau blanc marqué d'un grand T en noir. (LM)
Samedi 5 septembre 1908
Les bretelles des téléphonistes.
Connaissez-vous les nouvelles bretelles des téléphonistes
françaises ? Car ces demoiselles ont désormais des bretelles,
mais qui sont destinées à un tout autre usage que dans le
costume masculin.
Ce ne sont pas, en effet, des accessoires de toilette, mais un ingénieux
dispositif pour leur permettre d'installer commodément les nouveaux
transmetteurs que vient de leur donner l'administration.
Jusque là, les demoiselles du téléphone, pour nous
parler, étaient obligées de happer avec la main une «
embouchure » d'ébonite, qui se balançait au bout d'un
fil, à la hauteur de leur figure, et de l'approcher ensuite de
leurs lèvres.
Désormais, elles ont un grand cornet dont l'ouverture est placée
en face de leur bouche, et dont la partie inférieure est assujettie
à une petite plaque fixée à leur poitrine au moyen
de deux bretelles qui se croisent dans le dos. De cette façon,
l'opératrice a toujours devant les lèvres son transmetteur
qui suit tous les mouvements du buste; elle peut vous parler sans se déranger,
dans n'importe quelle position.
Et ainsi, assure-t-on, nous aurons les communications un peu plus vite.
Italie. Le téléphone à 4500 mètres
d'altitude.
L'Italie ouvre la première ligne des glaciers alpestres.
Rome, 2 septembre.
L'administration des téléphones italiens vient de livrer
à l'exploitation la première ligne téléphonique
installée dans la région des glaciers alpins. Elle a été
établie entre l'observatoire du Mont Rose (4559 mètres d'altitude)
et le refuge Gnifetti, grâce à l'initiative personnelle du
sous-secrétaire d'Etat des postes et des télégraphes,
M. Bertetti, qui est un fervent alpiniste.
Le câble téléphonique qui part du sommet du mont est
formé par un fil d'acier, ayant une épaisseur de 5 mm, étendu
le long du glacier. Quelques jours après son installation, une
couche épaisse de neige le recouvrait. Une équipe de soldats
ouvriers a travaillé longtemps à transporter sur la hauteur
à dos d'homme des poteaux et les rouleaux de fil, dont chacun pesait
50 kilos. Il fallut, d'autre part, chercher à trente mètres
de profondeur au-dessous du glacier supérieur l'eau libre pour
y plonger le câble destiné à la dispersion de l'énergie.
Une méthode nouvelle a été essayée pour fixer
les poteaux dans les glaciers: on employa, dans ce but, des chutes d'eau
bouillante. Le résultat fut parfait. Des ingénieurs italiens
procèdent en ce moment à des études en vue d'établir
les règles pour la manutention de la ligne, qui sera du reste continuée
de l'abri Gnifetti jusqu'à l'abri Vincent, à 3000 mètres
d'altitude. (LM)
Mercredi 9 septembre 1908
Téléphone et tuberculose.
Il paraît qu'il faut se méfier des appareils téléphoniques.
Non contents de ne pas vous mettre en rapport avec les personnes à
qui vous voulez parler, ces objets semblent contenir de véritables
colonies de bacilles. D'après le journal anglais « The Lancet
», il a été possible de tuer deux cobayes par la tuberculose
en leur injectant les poussières recueillies dans une cabine téléphonique
publique, sur la partie de l'appareil au-dessus de laquelle on parle.
Il est vrai que nous respirons ces impuretés et que nous ne nous
les injectons pas. Mais les expériences de M. Kuss, faites sur
des poussières de crachats, ont montré que les cobayes qui
respirent ces poussières sèches étaient plus vivement
contaminés que ceux auxquels on les injectait délayées.
Et voilà comment le téléphone a encore un inconvénient
de plus, cela paraissait pourtant difficile. (LM)
Jeudi 10 septembre 1908
L'inventeur du téléphone.
Le grand Edison, depuis 30 ans, croit qu'il est l'inventeur du téléphone,
et voici ce que nous révèle une « correspondance secrète
» de 1783 : c'est que le téléphone a été
inventé par Lingel, qui dut à son projet d'être tiré
de la Bastille. Voici son prospectus :
« Projet d'une machine singulière, ou expérience sur
la propagation du son et de la voix sous des tuyaux de fils prolongés
à une grande distance, nouveau moyen d'établir une correspondance
très rapide entre des lieux forts éloignés.
Si mon projet réussissait, on pourrait avoir avec ses amis éloignés
de quelques centaines de lieues une conversation suivie qui deviendrait
un peu publique par intervalles ; mais en taisant les points, personne
ne serait dans le secret que les interlocuteurs.
A la vérité, si les souscripteurs, dont le nombre augmentera
à l'infini, se mettent à converser d'un bout du monde à
l'autre, il ne sera plus possible de s'entendre ici-bas, à moins
que les tuyaux ne soient tellement disposés qu'ils aboutissent
des deux côtés au tuyau de l'oreille de ceux qui converseront
ensemble ».
Toute la destinée du téléphone n'est-elle pas dans
cet exposé, y compris la communication interrompue, la charivari
des appareils et la « conversation qui devient un peu publique ?
» (LM)
Mardi 22 septembre 1908
La télégraphie sans fil. M. Marconi perfectionne son système
et espère installer de nouveaux services. (LM)
Jeudi 22 octobre 1908
Le secret professionnel au téléphone.
La loi du 28 octobre 1871 sur les postes et télégraphes
stipule dans son paragraphe 5 que le secret de la correspondance est inviolable
hormis les cas strictement spécifiés. La loi du 6 avril
1892 sur les télégraphes stipule de même, dans son
paragraphe 8, que le secret de la correspondance télégraphique
est absolu dans les mêmes conditions et avec les mêmes réserves.
Mais jusqu'à présent les communications téléphoniques
ne profitent pas de la protection des lois et c'est évidemment
un moins faible de notre législation.
Un jugement du tribunal correctionnel de Darmstadt vient de révéler
cette lacune de la loi. L'assistant des postes Hans Deppe se trouvait,
au mois d'août dernier, à l'appareil téléphonique
quand il entendit fortuitement une information transmise à un journal
de Worms. Il communiqua cette nouvelle à un autre journal. L'affaire
s'ébruita et la conséquence fut l'assignation de Deppe en
justice pour violation du secret professionnel. Le tribunal a jugé
que les lois de 1871 et 1892 n'étaient pas applicables aux communications
et en conséquence il a prononcé l'acquittement de l'accusé.
Le ministère public avait requis trois mois de prison. (LM)
Samedi 15 décembre 1908
Dorénavant, le service télégraphique, les dimanches
et jours de fête, de 5 à 6 heures de l'après-midi,
sera supprimé dans les bureaux de poste qui suivant: (...) (LM)
Jeudi 31 décembre 1908
Les personnes qui ont avec le dehors des conversations quotidiennes régulières
ou du moins tous les jours de semaine, et à heure fixes, peuvent
être inscrites une fois pour toutes. Ces conversations ne peuvent
cependant avoir lieu à l'heure retenue par d'autres abonnés.
En outre, ces conversations peuvent être annoncées, une fois
pour toutes, comme conversations ordinaires, ou comme conversations urgentes.
Si l'abonné désire avoir exceptionnellement une conversation
urgente au lieu d'une conversation ordinaire ou vice-versa, il aura à
en aviser le bureau du téléphone. (LM)
sommaire
Année 1909
Vendredi et samedi 1er et 2 janvier 1909
Le téléphone sans femme.
Une expérience extrêmement intéressante a eu lieu
ces jours-ci à Lyon, en présence de M. Simyan, sous-secrétaire
d'Etat aux Postes et Télégraphes.
Un premier essai a été fait d'un appareil qui jamais encore
n'avait été employé en France, et grâce auquel
les abonnés du téléphone peuvent communiquer entre
eux sans l'intervention du personnel des bureaux. On croit rêver
à la pensée qu'un si bienfaisant miracle a pu ou va pouvoir
se réaliser.
Notre confrère Gaston Davenay, du « Figaro », envoie
à son journal cette description de l'appareil.
« Chaque abonné dispose d'un poste téléphonique
muni de quatre petits leviers indépendant les uns des autres et
se manoeuvrant de haut en bas et de bas en haut. Les leviers commandent
chacun une série de chiffres de zéro à neuf qui apparaissent
à l'extrémité supérieure de la course des
leviers sur une seule et même ligne.
Pour parler, on manoeuvre d'abord les leviers, de façon à
mettre en évidence le numéro du poste de l'abonné
demandé ; puis, on donne un tour de manivelle. Après dix
secondes, au maximum, un bruit saccadé se fait entendre; il marque
l'enregistrement automatique de la demande au poste central. Ce bruit
disparu, on décroche le récepteur et on la porte à
l'oreille.
Un sifflement spécial prévient de l'occupation de la ligne,
ce qui oblige à recommencer plus tard la manoeuvre d'appel.
Le récepteur étant silencieux, on appuie sur un bouton pour
actionner la sonnerie du poste demandé; la conversation peut s'engager
dès que le correspondant, qui n'a qu'à décrocher
le récepteur, se présente à l'appareil. Toutefois,
le demandeur qui entend son correspondant doit, avant de lui parler, appuyer
sur un autre bouton, lequel met en marche le compteur de conversation.
Le poste central se compose d'une série de mécanismes qui,
dans l'espace maximum de six secondes, met chaque ligne d'abonné
en communication avec toutes les lignes d'abonnés du réseau.
»
Après la télégraphie sans fil, le téléphone
sans femme !
Chacun attend avec une légitime curiosité les résultats
d'une expérience au succès de laquelle tant d'intérêts
divers sont attachés. (LM)
Mardi 5 janvier 1909
Cabine téléphonique interceptée.
Mardi dernier, dans un restaurant tenu par une veuve, pendant qu'elle
était encore au lit, un client alla au téléphone.
Il paraît qu'en demandant la communication, il employa vis-à-vis
de la dame de service au bureau téléphonique, une expression
jugée inconvenante. Ce client du restaurant habite Metz et est
bien connu du bureau téléphonique; malgré cela, jeudi
soir, on prévint la patronne du restaurant que le service de sa
cabine téléphonique resterait interceptée tant que
le litige ne serait pas arrangé. Cette mesure est de nature à
surprendre et il faut espérer que la Société des
hôteliers et restaurateurs qui sera saisie de l'affaire, la conduira
jusqu'au bout. (LM)
Dimanche et lundi 10 et 11 janvier 1909
L'excuse par téléphone.
Est-elle admissible ? La troisième chambre du Tribunal des Prud'hommes
pour commerçants à Berlin, a eu à trancher cette
question lundi dernier.
Un employé magasinier était tombé malade; il chargea
immédiatement sa ménagère de se rendre au téléphone
pour l'excuser auprès de la maison. La ménagère obtint
la communication ; mais à peine avait-elle commencé la conversation
qu'on lui répondit que l'excuse par téléphone n'était
pas admise. Avant que le malade n'eût le temps de s'excuser le lendemain
par écrit, il fut congédié par lettre. La maison
qui avait procédé de la sorte, s'appuyait sur le texte du
contrat d'engagement, lequel porte que les excuses par téléphone
ne sont pas admises en principe; les exceptions ne sont permises que dans
des cas urgents et doivent être suivies d'une excuse par écrit.
Les débats établirent que le plaignant était effectivement
malade et obligé de garder le lit. Le tribunal a condamné
la maison à payer à l'employé le restant du traitement
mensuel. (LM)
Mercredi 13 janvier 1909
Un nouvel appareil télégraphique.
Les journaux annoncent que les gouvernements français et anglais
ont l'intention de faire expérimenter très prochainement
entre Londres et Paris un appareil télégraphique Pollak-Virrog,
à l'aide duquel on espère pouvoir télégraphier
jusqu'à 50 000 mots à l'heure. Cet appareil fut exposé
à Paris en 1900. (LM)
Samedi 13 février 1909
Les demandes de raccordement au réseau téléphonique
pour le premier semestre de l'exercice 1909 -1er avril au 30 septembre-
devront être adressées au plus tard jusqu'au 1er mars aux
bureaux de poste locaux -à Metz, au bureau du télégraphe-
où les intéressés recevront sur demande les renseignements
nécessaires. Les demandes présentées après
le 1er mars ne seront prises qu'exceptionnellement en considération
et à la condition que l'intéressé supporte le surcroît
de dépense occasionné par l'exécution particulière
du raccordement. (LM)
Mercredi 17 février 1909
Le projet de loi sur le téléphone.
Le Reichstag vient d'être saisi d'un projet de loi généralisant
le système de taxes téléphoniques qui existe déjà
dans une grande partie de l'Allemagne. Ce système comporte une
taxe fixe, à laquelle s'ajoute une taxe par communication.
Voici le tarif établi pour le projet de loi :
Réseaux de moins de 1000 raccordements, 50 marks; réseaux
de 1000 à 5000 raccordements, 65 m. ; réseaux de 5000 à
20000 raccordements, 80 m. ; réseaux de 20000 à 70000, 90
m. ; réseaux de plus de 70000, pour tout nouveau groupe de 50000
raccordements, 10 marks en plus, par an, pour tout raccordement qui n'est
pas éloigné de plus de 5 kilomètres du bureau central.
Chaque conversation donne lieu à une taxe de 4 pfennige par communication.
Cette taxe, pour les communications de réseau à réseau
ou de localité à localité est portée comme
suit :
communications de trois minutes maximum à une distance de 25 kilomètres
au plus, 20 pf. ; jusqu'à 50 km, 25 pf. ; jusqu'à 100 km,
50 pf. ; jusqu'à 250 km, 75 pf. ; jusqu'à 500 km, 1 mark;
jusqu'à 750 km, 1 m. 50 ; au-delà de 1000 km, 50 pf. d'augmentation
par fraction de 250 km dépassant 1000 km. Pour les communications
urgentes, la taxe sera triplée. (LM)
Vendredi 26 février 1909
Le projet de loi sur le téléphone.
Le gouvernement vient de déposer au Reichstag le projet de loi
révisant le tarif des correspondances téléphoniques.
Aux termes du projet, les abonnés auront à acquitter une
double taxe, l'une fixe, l'autre mobile.
Le montant de la taxe fixe variera d'après l'importance des réseaux
comme suit : Pour réseaux de 1000 abonnés et au-dessus,
50 marks ; au-delà de 1000 jusqu'à 5000, 65 marks ; au-delà
de 5000 jusqu'à 20 000, 80 marks ; au-delà de 20 000 jusqu'à
70 000, 90 marks ; au-delà de 70 000 abonnés, 10 marks en
plus par an, pour tout raccordement qui n'est pas éloigné
de plus de 5 kilomètres du bureau central.
La taxe mobile sera de 4 pfennige pour chaque communication dans les limites
d'un même réseau. Pour les communications entre deux réseaux
ou deux localités ayant un poste public de téléphone,
il sera prélevé, pour chaque conversation de trois minutes
maximum, à une distance de 25 kilomètres, au plus, 20 pf.
; jusqu'à 50 kilomètres, 25 pf. ; jusqu'à 100 kilomètres,
40 pf. ; jusqu'à 250 kilomètres, 75 pf. ; jusqu'à
500 kilomètres, 1 mark; jusqu'à 750 kilomètres, 1
mark 50 pf. ; au-delà de 1000 kilomètres, 50 pf; d'augmentation
par fraction de 250 kilomètres dépassant 1000 kilomètres.
Pour les communications urgentes, la taxe sera triplée.
Dans les localités qui jouissent entre elles du tarif local pour
les lettres, les abonnés peuvent communiquer d'une localité
à l'autre moyennant la taxe de 4 pfennige, à condition qu'ils
paient la taxe fixe correspondant au réseau de la localité
la plus importante. Les abonnés qui permettent l'usage de leur
appareil à des tiers ne peuvent exiger d'eux une somme supérieure
au montant de la taxe officielle.
Le chancelier de l'Empire est autorisé à réduire
les taxes susdites; c'est lui également qui fixe les taxes à
percevoir pour les raccordements à plus de 5 kilomètres
de distance, pour communications pendant les heures de nuit ou avec l'étranger,
pour les postes publics de téléphone, etc.
Ce projet de réforme est fort mal accueilli par l'opinion. Beaucoup
de journaux estiment non sans raison que l'administration des postes s'expose
à faire une expérience tout aussi désavantageuse
que celle faite par l'administration des chemins de fer avec l'impôt
sur les tickets. Il est vrai qu'il y a nombre de gens qui se servent du
téléphone, sans y être abonnés personnellement,
par exemple dans les restaurants, brasseries, etc.; mais ce n'est pas
une raison pour augmenter le prix du téléphone pour tout
le monde. Ce ne sont guère que ceux pour lesquels l'abonnement
au téléphone est plutôt une sorte de luxe, qui profiteront
de la diminution des taxes fixes. Au contraire, ceux pour lesquels le
téléphone est devenu un moyen de communication indispensable,
pour peu que le nombre de leurs conversations journalières soit
important, verront augmenter jusqu'au quadruple, le chiffre de leurs frais
généraux de ce chef. Aussi toutes les corporations qualifiées
pour représenter les intérêts du commerce et de l'industrie
ont-elles protesté auprès du gouvernement contre telle mesure
qui menace d'entraver sensiblement tout développement. Malheureusement
on ne paraît pas disposer en haut lieu à tenir compte de
leurs justes récriminations.
L'administration des postes et télégraphes ne devrait pas
oublier cependant que le commerce est en somme son meilleur client fait
remarquer fort judicieusement le « Nouvelliste d'Alsace-Lorraine
». D'ailleurs elle commet une erreur en disant que 4 pfennige soit
une somme trop minime pour entrer en ligne de compte. Le public fait un
autre raisonnement et dit que cela se chiffre au bout de l'année.
On l'a bien vu en Autriche, où le nombre des conversations a diminué
de 30 millions à la suite de l'application de la taxe. (LM)
Vendredi 5 mars 1909
Dégradation aux installations télégraphiques.
Ces installations font fréquemment l'objet de dégradations
plus ou moins préméditées par le bris des isolateurs
de porcelaine et par l'imprudence qui préside souvent à
l'abattage des arbres.
Le Code pénal a prévu contre les auteurs de ces dégradations
la peine de la prison ou des amendes. L'administration des télégraphes
de l'Empire accorde une récompense en argent à toute personne
qui dénonce ces délinquants de façon qu'ils puissent
être rendus responsables de leurs actes et dûment punis. Si,
en dépit de toutes les précautions voulues, on ne peut empêcher
des dégradations aux installations télégraphiques
ou téléphoniques lors d'abattage ou d'élagages d'arbres,
il ne faut pas négliger d'en aviser à temps le bureau télégraphique
le plus proche, qui prendra les mesures de sûreté nécessaires
pour l'installation sans qu'il en résulte aucun frais pour les
intéressés. (LM)
Jeudi 25 mars 1909
Des bureaux de poste auxiliaires seront ouverts le 1er avril à
Château-Bréhain, Falk, Flocourt, Garbourg, Hémilly,
Herzange, Cutting, Mondelange, Monvaux, Rentgen-Basse, Prévaucourt,
Saulny, Sorbey, Stuckange, Wahl, Suisse, ainsi qu'à Haboudange-village.
(LM)
Dimanche et lundi 28 et 29 mars 1909
Les ondes hertziennes vont peut-être rendre la guerre impossible.
Une vue du savant Gustave Le Bon.
Le paradoxe de la guerre rendue impossible par la découverte scientifique
d'engins horriblement meurtriers sera, affirment certains savants, une
vérité d'ici quelques cinquante ans.
Les pacifiques ondes hertziennes, qui ont joué dans le naufrage
du « Républic » le merveilleux rôle qu'un sait,
pourraient être ces engins destructeurs.
Dans son cabinet mystérieux éclairé par des lampes
colorées, le docteur Gustave Le Bon, qui vient de faire cette prophétie,
nous expliqua comment les ondes employées en télégraphie
sans fil pouvaient devenir un formidable et puissant instrument de paix.
Vous savez, dit-il à un rédacteur du « Matin »,
comment Hertz découvrit les ondes qui portent son nom. Dans son
laboratoire se trouvait une bobine entre les bornes de laquelle éclataient
des étincelles. Si les radiations électriques étaient
composées d'ondes, elles devaient, pensait-il justement, se comporter
comme des ondes lumineuses: se réfléchir, se réfracter,
se polariser. Il construisit un miroir parabolique en zinc et, au moyen
d'un petit appareil que l'on pourrait schématiquement représenter
par un anneau de fil de fer dont les extrémités séparés
se font vis-à-vis, il chercha si les ondes électriques se
réfléchissant sur le miroir se concentraient à son
foyer. Entre les deux pointes de son appareil, une étincelle jaillit.
Les ondes hertziennes étaient trouvées. On sait quel chemin
elles ont parcouru.
Avec Branly, continua M. Le Bon, nous avons fait une série d'expériences
pour rechercher quel était le degré de perméabilité
des divers corps pour les ondes de Hertz. Nous vîmes ainsi que ces
ondes pouvaient traverser des murs de pierre ayant plus d'un mètre
d'épaisseur, alors qu'elles étaient arrêtées
par une feuille d'étain mince comme une feuille de papier à
cigarette. Il suffisait cependant d'une fissure d'un centième de
millimètre de largeur pour que les ondes passent à travers
la feuille d'étain. Dans l'espace, ces ondes se propagent sphériquement
dans toutes les directions. Ces faits connus, on peut imaginer que les
physiciens parviendront à diriger ces ondes, à les faire
se mouvoir dans un même plan, dans une même direction. On
a trouvé déjà que les ondes polarisées se
déplaçaient dans un même plan, il suffirait que l'on
puisse diriger un faisceau d'ondes parallèles. Ainsi ces ondes
ne subiraient aucune perte d'énergie électrique, Rencontrant
un obstacle, un navire, une poudrière, ces radiations électriques
chargeraient toute la partie métallique du bâtiment de la
même façon qu'une machine statique charge une bouteille de
Leyde. Chargée, l'armature métallique crépiterait
sous les étincelles électriques de décharge. Les
fils métalliques dont sont sillonnés les navires, les torpilleurs,
les bâtiments, provoqueraient une atmosphère d'étincelles
qui ferait exploser les soutes, les poudrières ou les obus.
Les radiations hertziennes dirigées en ondes parallèles
pénétreraient dans les arsenaux, les casemates, les forteresses
ou les poudrières et agiraient de même en détruisant
tout sur leur passage. Cette application des ondes hertziennes est aujourd'hui
impossible, car, pour réfléchir ces radiations, qui ont
des longueurs d'onde variant de 500 à 2000 mètres, il faudrait
employer des miroirs paraboliques de 10000 mètres de hauteur, ou
plus encore. Si on utilisait des ondes hertziennes de longueur plus courtes
-un physicien japonais en a produit dernièrement ayant quelques
millimètres de longueur seulement- le problème pourrait
être résolu plus vite, mais ces ondes ne se transmettraient
qu'à quelques dizaines de mètres de distance.
Mais la découverte d'un appareil qui transmette des ondes parallèles
peut être faite, continua M. Gustave Le Bon, et la guerre serait
ainsi rendue impossible. Le physicien qui trouvera le moyen de diriger
parallèlement les ondes de Hertz fera connaître sa découverte
en dirigeant méthodiquement ses ondes sur les bâtiments d'une
flotte réunie, comme l'était la flotte américaine
à Villefranche, la flotte anglaise à Spitehead ou l'escadre
germanique à Kiel. Quelques centaines de millions seraient engloutis,
quelques vies sacrifiées, mais quelle formidable puissance révélée
au monde entier, quel immense service rendus à la paix.
Je suis vraiment convaincu, termina le docteur Gustave Le Bon, que la
découverte dont je vous ai parlé est réalisable et
que ce que je viens de vous dire n'est pas une simple vue de l'esprit.
Nos petits neveux, d'ici cinquante ans, verront cette découverte.
(LM)
Vendredi 16 avril 1909
Pour simplifier le service téléphonique, les demoiselles
ne répondront plus dorénavant aux abonnés demandant
une communication « Ich werde rufen ». Elles se borneront
à répéter le numéro demandé et appelleront
immédiatement le correspondant. (LM)
Mercredi 28 avril 1909
Télégraphie sans fil de Metz à Corfou.
On sait que l'empereur s'est rendu à Corfou. La station militaire
du télégraphe sans fil à Queuleu communique en ce
moment avec Corfou, où toutes les informations importantes, reçues
du « Wolffbureau » d'ici, sont communiquées à
l'empereur. L'arrivée à destination d'un télégramme
sans fil ne demande pas plus de quatre minutes, tandis que, par voie ordinaire,
entre Corfou et Metz, il faudrait 3 à 4 heures. (LM)
Dimanche et lundi 16 et 17 mai 1909
Des bureaux de télégraphes avec service téléphonique
ont été ouverts pendant le mois d'avril dans les localités
suivantes: Filsdorf, Hémilly, Vahlen, Vatimont, Mondelange, Schrémange,
Rentgen-basse, Stuckange, Daun et Quatre-vents, Garrebourg, Saint-Louis
(Sarrebourg), Wilsberg, Flocourt, Maizeroy, Vallée de Monvaux,
Sorbey, Malancourt, Prévaucourt, Viviers, Siegling, Rech et Valmont.
(LM)
Dimanche et lundi 16 et 17 mai 1909
Télégraphie sans fil à l'académie des Sciences.
M. Picard, ministre de la marine, fait une intéressante communication.
Le ministre de la marine, M. Alfred Picard, a fait, dimanche, à
l'Académie des sciences, une très intéressante communication
scientifique, au nom de deux de ses subordonnés, MM. les lieutenants
de vaisseau Colin et Jeance. Depuis la fin de l'année 1907, de
nombreux essais de téléphonie sans fil ont été
faits sans avoir toujours donné satisfaction à leurs auteurs.
Mais un progrès important, a déclaré le ministre,
vient d'être réalisé en téléphonie sans
fil par deux savants officiers de la marine française, connus pour
leurs travaux et leurs expériences, MM. Colin et Jeance.
Ces officiers ont organisé les appareils émetteurs de manière
à assurer le rayonnement d'une oscillation entretenue, simple et
d'énergie constante, lorsque le dispositif microphonique ne fonctionne
pas. Quand celui-ci subit l'action des ondes sonores par la voix, l'énergie
de l'oscillation rayonnée varie. Un récepteur de téléphonie
sans fil ordinaire, dont l'onde rayonnée impressionne le détecteur,
reproduit à distance dans les écouteurs téléphoniques
les paroles transmises. Les oscillations électriques des appareils
émetteurs sont enregistrées à l'aide d'un dispositif
indiqué en 1892 par le physicien Tompson, repris en 1900 par Duddell,
et en 1903 par Paulsen. Plusieurs arcs chantants, jaillissent dans une
atmosphère de gaz d'éclairage, produisent ces ondes entretenues
qui permettent aux sons de se transmettre à de grandes distances
avec une parfaite pureté. De larges cylindres en cuivre constituent
les électrodes positives, de minces crayons en charbon forment
les électrodes négatives.
MM. Colin et Jeance, dit M. Alfred Picard, ont obtenu une fixité
aussi grande que possible des arcs et ont pu réaliser dans l'antenne
une oscillation simple, invariable.
De nombreuses communications, conclut le ministre, ont eu lieu à
diverses reprises entre Paris et Melun, c'est-à-dire entre deux
postes éloignés de 50 kilomètres environ. Les communications
téléphoniques ont en tous points été excellentes,
et sans aucun doute on aurait pu téléphoner sans fil à
des plus grandes distances. Les conditions dans lesquelles ont été
faites les expériences n'étaient pas, en effet, très
favorable. La nature isolante du sol près de la tour Eiffel, la
déperdition d'énergie causée par le voisinage de
cette tour et de la grande antenne télégraphique ont été
des circonstances plutôt nuisibles que favorables aux essais de
téléphonie sans fil. (LM)
Jeudi 27 mai 1909
Le téléphone entre Metz et Berlin.
Jusqu'ici, il n'existe pas de ligne directe entre Metz et Berlin. La direction
supérieure des Postes à Metz vient de demander la création
d'une ligne directe. Une circulaire a été adressée
aux intéressés dans le but d'établir la recette approximative
sur laquelle on pourrait compter ; il a été constaté
que la recette suffira à couvrir les dépenses. Actuellement,
on ne peut communiquer par téléphone avec Berlin que par
Strasbourg, Francfort ou Cologne. La nouvelle ligne passera par Sarrebruck.
(LM)
Dimanche et lundi 30 et 31 mai 1909
Télégraphie sans fil.
Dans le sanctuaire de la T. S. F.
Quatre fils d'acier unissent le sol au sommet de la tour, un petit moteur
de quelques chevaux, des appareils producteurs et récepteurs d'ondes
hertziennes, telle est, avec une baraque en planches qui abrite les soldats
télégraphistes du génie, l'installation plus que
sommaire du poste de télégraphie sans fil (T. S. F.) de
la tour Eiffel. On aménage en ce moment, dans le sous-sol du Champ
de Mars, des salles vastes et mieux appropriées des machines beaucoup
plus puissantes, qui tripleront le rayon d'action de ce poste merveilleux
de T. S. F., unique au monde, qu'est la tour métallique avec ses
300 mètres.
On y travaille surtout la nuit. Ce n'est pas que le tumulte de la ville
et les bruits extérieurs aient une influence sur les ondes électriques,
mais il semble que la lumière les amortit rapidement et en réduit
considérablement la porte.
C'est chaque soir, sur toute l'Europe occidentale, un incroyable enchevêtrement
de « conversations » télégra-phiques qui ne
connaissent pas les frontières. C'est, au travers des airs, la
« confusion des langues » renouvelée de l'Ecriture
: l'allemand, l'anglais, le danois, l'espagnol et la français s'y
mêlent aux langages chiffrés ou convenus.
Les télégraphistes de chaque pays arrivent pourtant à
entendre dans cet enchevêtrement leurs correspondants, en s'efforçant
d'accorder sur le poste émetteur leurs appareils de réception.
Mais la tâche n'est pas facile de démêler l'écheveau
compliqué des transmission simultanées émises non
seulement par des postes d'Europe, mais encore par les navires et les
stations du littoral américain. Le télégraphiste
de la tour Eiffel peut, en un instant, surprendre ses collègues
allemands empêtrés à démêler des communications
difficiles, s'invectivant au travers de l'espace et s'adressant des phrases
aimables comme « Du bist ein Schwein », ou bien entendre un
amoureux séparé de sa bien aimée télégraphier
du milieu de l'océan à un poste d'Irlande un « Kiss
to Lisbeth » attristé et sentimental.
Après de longs tiraillements, les trois départements des
postes, de la guerre et de la marine -longtemps rivaux en matière
de T. S. F.- ont fini par conclure un accord et par se partager les postes
à établir sur le territoire. Les bureaux civils de T. S.
F. du littoral commencent à rendre quelques services pour entrer
en communication avec les navires.
Mais le poste de la tour Eiffel est resté exclusivement militaire.
C'est là que le commandant Ferrié a entrepris, il y a quelques
années, les expériences qui ont permis à ce savant
officier de doter la France d'un matériel qui lui est propre et
d'imaginer un certain nombre d'appareils aujourd'hui universellement employés.
La tour Eiffel reste en relation avec les flottes françaises tant
qu'elles naviguent dans les mers d'Europe. Pendant toutes les opérations
de la Chaoura, elle a tenu le commandant du croiseur « Kléber
», ancré devant Casablanca, à plus de 2000 kilomètres
de Paris, en relations constantes avec le gouvernement. Du navire, les
liaisons s'établissaient avec la terre où était installé
un poste secondaire.
Dès que les nouveaux appareils du Champ de Mars seront en réserve,
la zone d'action du poste de la tour Eiffel s'étendra, dans un
rayon de 6000 kilomètres, sur tout l'Atlantique nord jusqu'aux
postes américains, dont nous pouvons recevoir les messages, mais
auxquels nous ne pouvons actuellement rien transmettre, par suite de l'insuffisance
de nos appareils.
Au point de vue de la défense du territoire, la tour Eiffel permettrait,
en cas de guerre, à toutes les grandes places de l'Est de rester
en communication avec l'extérieur: Mac Mahon disposant de la T.
S. F. eût pu avertir Bazaine de sa marche vers l'Est; peut être
eût-il évité l'irrémédiable désastre
de Sedan.
Des appareils légers de T. S. F., marchant avec les avant-gardes
ou avec les divisions de cavalerie en avant du front, peuvent également
rendre d'importants services aux armées d'opération.
Les applications civiles de la T. S. F., aujourd'hui encore
assez restreintes, sont appelées à prendre un développement
qu'on ne soupçonne pas encore. Les postes centraux, installés
dans les capitales, pourront envoyer les nouvelles du jour à tous
les journaux du territoire pourvus d'appareils récepteurs très
faciles à installer. Avec le développement de la téléphonie
sans fil, le jour n'est pas éloigné où les agences
« dicteront » le récit des événements
quotidiens à tous leurs correspondants, informés instantanément
et simultanément avec une prodigieuse rapidité.
On organise actuellement à la tour Eiffel un service spécial
permettant de transmettre l'heure chaque nuit, à minuit juste,
dans le rayon d'action du poste. On comprend l'avantage qui en résultera
pour le réglage des montres de bord des navires; les voyageurs
ou les explorateurs pourront également, jusqu'au centre de l'Afrique,
en déduire la longueur du point où ils seront.
Enfin, la grève des postes de mars dernier, au cours de laquelle
quelques actes de sabotage isolés purent faire craindre une interruption
subite et criminelle de toutes les relations télégraphiques,
a amené une nouvelle et ingénieuse application de la T.
S. F.
Dans chaque chef-lieu de corps d'armée, un poste a été
créé et met les autorités civiles que militaires
en relations avec le gouvernement. Un certain nombre de navires de guerre
stationnés à proximité de nos grands ports jouent
le même rôle.
Hors de toute atteinte des fous dangereux qui essayent de transformer
en mouvement insurrectionnel une grève, très regrettable
assurément, mais nettement pacifique, un réseau de communications
aériennes et indestructibles met aujourd'hui la tour Eiffel, sanctuaire
de la T. S. F., en communication constante avec toutes les grandes villes
du territoire.
Le télégraphe et le téléphone ont amené
une centralisation complète à Paris, dans les bureaux des
ministres, de toutes les affaires de la nation. Par une incessante transformation,
la capitale est devenue depuis un demi-siècle le centre où
reflue et se congestionne toute la vie du pays.
Plus qu'à aucune autre époque, Paris est le cerveau unique
d'où rayonne, sous la forme de milliers de fils métalliques,
un système nerveux complexe et indispensable à la vie moderne.
Qu'un quarteron de criminels coupe les lignes du télégraphe
et du téléphone, la France tout entière serait momentanément
frappée de paralysie générale.
Il en était ainsi jusqu'à hier. Une nouvelle et ingénieuse
application de la T. S. F. est heureusement venue nous guérir préventivement
de cette maladie redoutable et nous libérer de toute inquiétude.
(« Matin ») A. Messimy. Député de la Seine.
(LM)
Dimanche et lundi 6 et 7 juin 1909
Le téléphone perfectionné.
Selon les journaux de Stockholm, deux ingénieurs suédois,
MM. Egner et Hoeelsterm, ont réussi après plusieurs années
de recherche, à construire un microphone si sensible que la plus
grande distance à laquelle on puisse actuellement téléphoner,
pourrait assure-t-on être doublée. Mardi, les deux inventeurs
ont eu de Berlin, avec le directeur de télégraphe à
Stockholm, une conversation que l'on dit avoir donné sur cette
distance la même force de son que sur celle existante sur la ligne
Halmes-Stockholm. (LM)
Mercredi 9 juin 1909
Dans le courant du mois de mai, des bureaux de télégraphe
avec service téléphonique ont été ouverts
dans les localités suivantes : Charly, Les Etangs, Château-Bréhain,
Haboudange-village, Rodalbe, Evrange, Kitzingen, Rentgen-Basse, Colmen,
Falk, Ottonville, Piblange, Welwing, Zommange, Herzing, Landange, Nitting,
Hottweiler, Freimengen, Harprich, Suisse. (LM)
Jeudi 10 juin 1909
Le téléphone automatique.
On vient d'inaugurer à Hildesheim un système téléphonique
qui supprime les intermédiaires, c'est-à-dire les demoiselles
du téléphone. Ce système a été inventé
en Amérique où il donne, paraît-il, d'excellents résultats.
Chacun des appareils est pourvu de trois cadrans, pareils à des
cadrans d'horloge, dont chacun est numéroté de 0 jusqu'à
9. L'abonné, qui désire une communication, place lui-même
l'aiguille de chacun de ces cadrans de manière à former
le numéro de son correspondant. Il décroche les récepteurs,
et aussitôt une sonnerie retentit chez l'abonné à
qui il veut parler. L'entretien fini, les deux abonnés raccrochent
leurs récepteurs, ce qui interrompt la communication, et le demandeur
ramène les aiguilles au zéro, ce qui remet son poste en
état d'envoyer ou de recevoir un nouvel appel. On assure que le
téléphone automatique fonctionne à merveille, qu'il
épargne aux heureux habitants de Hildesheim beaucoup de temps et
beaucoup d'impatience. Il sera étendu peu à peu aux autres
villes allemandes. Inutile d'ajouter qu'il est applicable que dans le
service urbain; pour communiquer d'une ville à une autre, il faut
toujours recourir à un bureau central. (LM)
Mercredi 16 juin 1909
La fôôôôôrme à Metz.
La fôôôôôrme, ou la bureaucratie, pousse
à Metz, comme ailleurs. Témoin, le fait suivant: Samedi
soir, quand le terrible accident de tramway avait lieu à la porte
Serpenoise, un commerçant très connu en ville se trouvait
au restaurant dont l'ouverture venait d'avoir lieu. Il saute en haut dans
le bureau du propriétaire au téléphone et demande
d'être mis en communication avec le poste des pompiers. -Quel numéro
? demande la demoiselle du téléphone. -Mais mademoiselle,
je suis étranger ici dans le bureau où je me trouve. Je
suis M. T. Un terrible accident vient d'avoir lieu ici; je voudrais appeler
les pompiers. -Il faut que vous n'indiquiez le numéro. -Mais, mademoiselle,
vous connaissez fort bien le numéro. Le commerçant aperçoit
la liste des abonnés au téléphone, cherche en toute
hâte le numéro du poste des pompiers, poste des pompiers,
numéro 49. -Mademoiselle, poste des pompiers, numéro 49.
Il reçoit la communication, informe le poste de l'accident arrivé
et demande qu'on vienne immédiatement pour transporter le pauvre
blessé dans un hôpital. -Sur l'ordre de qui agissez-vous
? -Voyons, vous me connaissez, je suis monsieur T., le pauvre homme gît
dans la rue avec un pied coupé. -Nous ne savons pas sur l'ordre
de qui vous agissez. -Quoi, ordre de qui ? Le malheureux a besoin d'être
secouru de suite. Le commerçant impatienté crie : «
Schluss ! » (fin) et se précipite dans la rue. Entre-temps,
le hasard avait amené une soeur de l'hospice Ste-Blandine sur les
lieux. Elle ne connaît pas la fôôôôôrme.
Elle avait aperçu une voiture, fait signe au cocher, lui avait
promis de la payer et était partie avec le blessé. Quand
les pompiers arrivèrent, le blessé était déjà
à l'hôpital. (LM)
Dimanche et lundi 20 et 21 juin 1909
A propos de l'accident de la porte Serpenoise.
Le Messin comme d'autres journaux avaient signalé, à l'occasion
de l'accident de tram, porte Serpenoise, où un passager eut le
pied coupé, le retard des pompiers ambulanciers pour venir avec
leur voiture relever le blessé. Le poste des pompiers avait, dit-on,
fait perdre un temps considérable en voulant d'abord établir
l'identité de la personne qui, par téléphone, demandait
du secours.
Le maire répond que c'est pour éviter le retour de certains
abus, qu'il est formellement recommandé au poste des pompiers de
s'enquérir d'abord de l'identité de la personne qui réquisitionne
les pompiers et que, sans doute, sous l'émotion du moment, la personne,
qui, à propos de l'accident de la porte Serpenoise, avait interpellé
le poste des pompiers, avait eu du mal à se faire comprendre. D'ailleurs,
celui-ci, une fois l'identité établie, avait aussitôt
mobilisé la voiture ambulancière, mais vu le temps qu'avait
été mis à se comprendre par téléphone
et celui qu'il fallait pour arriver jusqu'à la porte Serpenoise,
on était arrivé en retard, puisque le blessé avait
déjà été transporté par d'autres moyens.
Dans tous les cas, les choses s'étant passées ainsi, aucune
faute ne saurait dès lors être imputée au poste des
pompiers. (LM)
Mercredi 7 juillet 1909
Télégraphes.
Le nouveau règlement, paraît-il, est rentré en vigueur,
d'après lequel les signes de ponctuation, point, virgule, etc,
sont comptés comme des mots. (...) (LM)
Dimanche et lundi 11 et 12 juillet 1909
Les demandes de raccordement au réseau téléphonique
pour le second trimestre de 1909 -octobre 1909 à la fin mars 1910-
doivent être adressées au plus tard jusqu'au 1er août
aux bureaux de poste locaux -à Metz, au bureau du télégraphe-
où l'on donnera les renseignements nécessaires. (LM)
Vendredi 16 juillet 1909
Service téléphonique et secret professionnel.
Les correspondances téléphoniques sont-elles des dépêches
dans le sens du $355 du Code pénal ?
Ce paragraphe porte une peine d'au moins trois mois contre les employés
du télégraphe qui falsifient des dépêches ou
les communiquent d'une façon illégale à des tiers.
Le 14 octobre dernier, l'assistant des postes J. Greppe, de Gross Gerau,
a été acquitté par le tribunal régional de
Darmstadt, d'une accusation portée contre lui en vertu de ce paragraphe.
Le 17 juillet précédent, il avait relié téléphoniquement
un bureau du dehors avec la feuille cantonale de Gross Gerau et avait
entendu, par la même occasion, la nouvelle que le procès
Eulenburg était remis à plus tard que l'on communiquait
à cette feuille. Il écrivit cette communication sur un billet
qu'il plaça avec les affaires adressées au journal en question.
Ce journal publia aussitôt la nouvelle. Le tribunal régional
ne reconnut pas une atteinte contre le $355 dans l'acte commis par l'accusé.
La loi ne couvre que le secret professionnel du télégramme.
Celui-ci est communiqué par écrit.
La falsification, l'ouverture ou la suppression ($355) ne peuvent avoir
lieu qu'avec la communication des signes télégraphiques.
Au téléphone, il en est tout autrement.
Le destinataire est relié directement avec l'expéditeur
et ne se sert pas de signes. La question d'abus de confiance n'est pas
admissible non plus en ce cas, puisque aucun règlement postal n'est
lésé. Il n'existe pas d'édiction de peine contre
la violation du secret du téléphone.
L'appel interjeté par le ministère public fut soutenu par
le procureur impérial lui-même : « L'employé
du téléphone, dit-il, peut en tout temps écouter
la conversation, pour se rendre compte du bon fonctionnement de la communication,
etc... » (LM)
Mardi 27 juillet 1909
Des bureaux télégraphiques avec cabine téléphonique
ont été installés dans les localités suivantes:
Saint-Médard, Saulny et Kutting. (LM)
Vendredi 30 juillet 1909
Une cabine téléphonique automatique a été
installée au Palais de justice, à côté de l'entrée
principale, au rez-de-chaussée. (LM)
Mercredi 4 août 1909
Théâtre d'été à l'Hôtel de Nord.
Ce soir : « Telefongeheimnisse », vaudeville en trois actes.
(LM)
Jeudi 12 août 1909
Les femmes télégraphistes.
Dans un ouvrage intitulé « Mann und Weib » (l'homme
et la femme), M. H. Ellis étudie le rendement de la télégraphie
Morse selon qu'il est confié à de grandes ou à de
petites mains. Les conclusions de son rapport ne plairont pas aux féministes.
Une expérience de 13 années, écrit M. Ellis, m'a
démontré que les femmes sont, comme télégraphistes,
très inférieures aux hommes. Ceux-ci peuvent, pendant plusieurs
heures, transmettre quarante-cinq mots, autrement dit six cents signes
par minutes. Les femmes n'atteignent pas cette vitesse ou la soutiennent
moins longtemps. Les signes des hommes sont plus nettement tracés;
la différence entre les points et les traits est plus régulière
et meilleure. Les signes des femmes ont une tendance à traîner;
ils se mêlent, ils se confondent quand ils devraient se séparer.
Il est bien évident que ceci peut paraître inexact si l'on
compare une femme distinguée à un homme médiocre,
mais je parle de la moyenne. La meilleure manière de télégraphier
consiste à toucher le manipulateur avec l'extrémité
de l'index, du doigt du milieu et du pouce. C'est ainsi que font ordinairement
les hommes. Les femmes, au contraire, ont une disposition à «
danser », c'est-à-dire à changer souvent le mode de
contact. Tantôt elles touchent la manette avec l'extrémité
de l'index, tantôt elles y appuient l'articulation médiane,
tantôt elles la saisissent entre deux doigts. La main est prise
alors d'un tremblement que l'oeil d'un observateur peut fort bien constater.
Enfin, il arrive souvent que les femmes changent deux ou trois fois de
position au cours même d'un seul mot. Il semble qu'elles emploient
l'extrémité du doigt pour les points et la phalange du milieu
pour les traits. Les effets de cette mauvaise méthode sont de telle
nature qu'un employé expérimenté, en recevant une
dépêche, reconnaît aussitôt si elle a été
transmise par une grande ou une petite main. (LM)
Jeudi 26 août 1909
Innovation postale.
L'administration impériale des postes a, dit-on, l'intention d'introduire
en Allemagne les lettres-dépêches qui existent depuis longtemps
en France. Des messages pressés, destinés à des correspondants
éloignés, peuvent être, moyennant une taxe modérée;
envoyés télégraphiquement au bureau du lieu de destination
et seront remis sous enveloppe à la première distribution
du matin. Les commerçants surtout salueront cette innovation comme
un progrès dans la rapidité des communications. (LM)
Dimanche et lundi 3 et 4 octobre 1909
L'administration des télégraphes a l'intention d'abandonner
le système de distribution des dépêches par des jeunes
gens et de les remplacer par des facteurs titulaires également
montés à bicyclette. (LM)
Vendredi 22 octobre 1909
Conversations téléphoniques avec le dehors.
Les règlements concernant les conversations téléphoniques
par abonnement ont subi d'importantes améliorations de la part
de l'Office des postes de l'Empire. Les règlements en vigueur pour
ces conversations s'appliqueront désormais également à
toutes les communications téléphoniques avec le dehors qui
ont lieu régulièrement de nuit pour des abonnés déterminés,
sans que le service s'étende à l'ensemble des abonnés
du réseau téléphonique local.
Désormais, les communications téléphoniques de nuit,
soit à l'abonnement, soit passagères, sont admissibles entre
les abonnés d'un endroit où n'existe pas le service de nuit,
et un bureau de téléphone du dehors qui fait le service
de nuit; l'administration se réserve pourtant le droit de les supprimer
le cas échéant. (...) (LM)
Mercredi 27 octobre 1909
Les communications téléphoniques entre Longeville et Moulins
ont été interrompues hier à la suite d'une détérioration
du câble. Les travaux nécessaires ont été entrepris
immédiatement. (LM)
Jeudi 28 octobre 1909
Le nouvel hôtel des postes en face de la gare, avance rapidement
vers son achèvement. Samedi dernier, le bouquet traditionnel, annonçant
la fin des travaux de maçonnerie, a été hissé
au faîte de la toiture. Le nouvel hôtel des postes sera relié
à la nouvelle gare par un passage souterrain qui permettra de communiquer
directement avec les trains. On espère que ce bâtiment dont
la construction a été entreprise au commencement de l'année
dernière, pourra être livré à sa destination
dans le courant de l'année prochaine. (LM)
Samedi 30 octobre 1909
Service téléphonique.
Depuis dimanche dernier, les abonnés du service téléphonique
à Longeville et Moulins sont privés de toutes communications
par suite d'un accident survenu dans la conduite. Celui-là seul
qui se sert souvent du téléphone pour ses affaires, peut
se faire une idée des ennuis continuels d'une interruption de service
aussi longue. L'impatience des abonnés de Longeville et Moulins
est d'autant plus grande que l'administration des télégraphes
met la plus grande lenteur possible à parer au mal, un ou deux
ouvriers sont en train de chercher la cause de cette interruption, tandis
qu'on devrait mettre à l'ouvrage tous les ouvriers et employés
disponibles pour réparer la conduite téléphonique
avec toute la célérité possible. (LM)
Dimanche et lundi 7 et 8 novembre 1909
Un nouveau genre de communication téléphonique vient d'être
introduit en vertu d'une instruction du secrétariat d'Etat de l'Office
des postes de l'Empire, ce sont les conversations urgentes dans les affaires
de l'Etat. Les conversations ne peuvent émaner que d'administrations
d'Etat et doivent être qualifiées expressément de
« conversation urgente dans les affaires de l'Etat ». La triple
taxe réglementaire doit être perçue pour ces conversations
qui passent avant les autres conversations urgentes. Les télégrammes
urgents de l'Etat jouissent du même privilège. (LM)
Dimanche et lundi 14 et 15 novembre 1909
Chambre de commerce, séance du 6 novembre.
La Chambre a prié le directeur supérieur des Postes de Metz
de vouloir bien examiner à nouveau la question de l'introduction
du service de nuit pour les cas urgents à Metz. (LM)
Mardi 16 novembre 1909
La taxe des conversations téléphoniques.
Parmi les projets dont la discussion n'a pu être terminée
avant la fin de la dernière session du Reichstag, figure aussi
le nouveau règlement sur les taxes téléphoniques.
(...) Car la suppression complète de la taxe en bloc, qui serait
remplacée par le prélèvement d'une taxe fondamentale
à laquelle viendrait s'ajouter une taxe déterminée
par conversation, impliquerait une augmentation notable des frais de téléphone,
un recul au point de vue des communications et des affaires, et des avantages
accordés aux sphères qui n'utilisent le téléphone
que dans une mesure restreinte. (...) (LM)
Vendredi 26 novembre 1909
Le Prix Nobel. Suprême hommage à la télégraphie
sans fil.
L'hommage est rendu à l'Italien Marconi, mais on ne saurait oublier
que le principe de l'invention est dû à un savant français,
M. Branly.
Nous avons annoncé, ces jours derniers, que le prix Nobel, pour
la physique, serait décerné conjointement à Guillaume
Marconi, l'un des inventeur de la télégraphie sans fil et
au professeur Fernand Braun, de Strasbourg.
Si l'on songe aux immenses services que cette invention est appelée
à rendre à l'humanité, on ne peut qu'applaudir au
choix dont Marconi vient d'être l'objet.
On sait que le célèbre électricien est de nationalité
italienne. Agé maintenant de 34 ans, il naquit à Bologne
en 1875, et c'est dans cette ville, sous la direction du distingué
professeur Righi, qu'il étudia la science à laquelle il
devait faire accomplir de si merveilleux progrès.
Appliquant avec ingéniosité des principes posés antérieurement
par un savant français, le professeur Branlu, il obtint, pour ses
premiers essais, le concours avisé de l'administration anglaise
des postes et télégraphes, et les résultats acquis
permirent de concevoir immédiatement la possibilité d'une
application à longue distance de la nouvelle méthode.
Ceci se passait en 1897. Deux ans plus tard, en présence des délégués
d'une commission française, Marconi envoyait un premier télégramme
de Boulogne à Douvres, et l'on n'a pas oublié l'enthousiasme
que provoqua ce magnifique succès, démontrant que la télégraphie
sans fil n'était point un songe, mais une superbe réalité.
Depuis cette époque, le système a été sans
cesse perfectionné. Il a été possible d'envoyer des
communications à des distances énormes, et l'on a pu apprécier
sa valeur humanitaire, il n'y a pas longtemps, lorsque, grâce à
lui, un navire en perdition a été secouru contre toute espérance.
Nous avons dit plus haut que Marconi, qui a su appliquer pratiquement
les principes de la télégraphie sans fil, n'était
pas l'homme qui en avait conçu l'idée. Il convient d'en
faire remonter l'honneur au professeur Branly, inventeur du radio conducteur,
à l'aide duquel le professeur russe Popoff exécuta des expériences
intéressantes, dès 1895, en rade de Cronstadt.
On sait qu'en France les premiers postes de télégraphie
sans fil ont été créés par Ducretet qui, en
1897, aidé par son collaborateur Roger, communiqua de la tour Eiffel
au Panthéon. Depuis lors, les travaux du lieutenant de vaisseau
Tiesot et du capitaine de Ferrié ont fait accomplir des progrès
immenses à ce mode de transmission.
Il n'est pas inutile de rappeler que les efforts tentés par des
savants étrangers pour appliquer à la téléphonie
les principes de la télégraphie sans fil, n'ont pas été
heureux, et qu'il était réservé à deux jeunes
officiers français, les lieutenants de vaisseau Jeanec et Colin,
d'obtenir de beaux résultats, dont nous avons longuement entretenu
nos lecteurs. (LM)
Vendredi 24 décembre 1909
Le 22 décembre, un bureau de poste auxiliaire sera ouvert à
Puttigny, circonscription postale de Hampont. (LM)
sommaire
Année 1910
Samedi 15 janvier 1910
Les nouvelles taxes téléphoniques.
Le comité directeur de la Société des industriels
d'Allemagne a pris position contre l'introduction projetée des
nouvelles taxes téléphoniques, et il a motivé son
attitude par des considérants très détaillés.
Après avoir fait ressortir les différents inconvénients
du projet, il se prononce pour le maintien du système actuel. Il
est cependant d'avis que dans certains cas il est nécessaire de
faire poser un second appareil téléphonique lorsque le premier
est surchargé, par exemple, quand le nombre des conversations annuelles
dépasse le chiffre de 10000. Par contre, le comité des industriels
ne saurait qu'approuver le projet d'élever à 75 pf. la taxe
des conversations pour des distances variant entre 100 et 250 kilomètres
; du reste, cette augmentation est appuyée depuis longtemps par
les sphères du commerce et de l'industrie.
De son côté, la Ligue hanséatique, section de Carlsruhe,
a émis une protestation en règle contre l'introduction des
nouvelles taxes téléphoniques. Voici les conclusions de
sa déclaration : Nous sommes d'avis que l'excédent de recettes
qu'on attend d'une augmentation des taxes téléphoniques,
serait plutôt atteint par une diminution de ces taxes et que la
vulgarisation si nécessaire de l'emploi du téléphone
peut être obtenue par une taxe fondamentale très minime à
laquelle viendrait s'ajouter une taxe supplémentaire par conversation,
mais dont le montant devrait se calculer non d'après le nombre
des abonnés, mais d'après le taux global et, le cas échéant,
d'après le chiffre progressif des conversations. (LM)
Jeudi 10 février 1910
Les nouveaux abonnements au téléphone.
Les personnes qui désirent obtenir un raccordement au téléphone
pour le premier semestre de l'exercice 1910, c'est-à-dire du 1er
avril à la fin septembre, devront en faire la demande avant le
1er mars. (...) (LM)
Lundi 14 février 1910
Escroquerie au téléphone.
On met le public en garde contre un escroc qui commande par téléphone
des marchandises pour un M. Torvis, directeur. Il a essayé de se
procurer 500 cigares dans un débit de tabac. Le propriétaire
de ce débit ayant pris des renseignements par téléphone,
parvint à déjouer l'escroquerie. Le personnage en question
est dépeint comme un homme pâle et maigre, ayant une moustache
noire; il peut avoir 1 m 70 et ressemble à un ouvrier âgé
de 30 à 35 ans. (LM)
Mercredi 23 février 1910
Les carrières féminines.
Téléphoniste, passe encore, mais facteur ! qui l'eut cru
!
(En France, dans l'Aveyron) (LM)
Samedi et dimanche 19 et 20 mars 1910
Télégrammes de nuit.
La distribution des télégrammes qui arrivent pendant la
nuit est souvent difficile, parce que les porteurs de dépêches
ne peuvent pas entrer dans les maisons dont les habitants n'aiment pas
être dérangés dans leur sommeil. Aussi, depuis le
1er juillet dernier, les télégrammes ne sont plus portés
à domicile pendant la nuit que lorsque l'expéditeur en exprime
le désir par une mention spéciale, ou si l'employé
qui le reçoit constate qu'il y a urgence. Les expéditeurs
de dépêches télégrammes qui désirent
que leurs télégrammes soient portés au domicile du
destinataire, sont priés d'inscrire le mot : « Nachts »
sur la feuille qu'ils remettent au guichet. (LM)
Mardi 29 mars 1910
Dorénavant, le service télégraphique sera supprimé
de cinq à six heures de l'après-midi les dimanches et fêtes
légales pour les bureaux de poste ci-après désignées
: (...) (LM)
Samedi et dimanche 16 et 17 avril 1910
Le catalogue des abonnés au téléphone va être
réédité prochainement. Le bureau central du téléphone
pour le circuit de Metz, prie les abonnés qui auraient quelques
modifications à faire concernant leur adresse, de les lui adresser
sans retard. (LM)
Lundi 18 avril 1910
Des bureaux de poste auxiliaires seront ouverts à partir du 18
avril à Marange-Zondrange (Möhringen), c. p. de Bionville
(Bingen) et à Schweyen, c. p. de Breidenbach. (LM)
Samedi et dimanche 7 et 8 mai 1910
Des bureaux de télégraphe avec service téléphonique
viennent d'être ouverts dans les localités ci-dessous; les
noms entre parenthèses indiquent les bureaux chargés du
signalement des accidents.
Gerbécourt (Château-Salins, Morhange), Lemmersberg (Metz,
Kurzel), Rohrbach, arr. de Château-Salins, (Dieuze), Saint-Agnan
(Metz, Kurzel), Vry (Metz, Kédange, Vigy), Willing (Bouzonville,
Teterchen), Wirming (Grostenquin, Hellimer). (LM)
Vendredi 13 mai 1910
Depuis le 11 mai, un bureau de poste auxiliaire a été établi
à Many près de Mainvillers et à partir du 12 mai
à Tressange près d'Aumetz et à Ewendorf près
de Kirchnaumen. (LM)
Jeudi 26 mai 1910
Conversation téléphonique pendant les orages.
L'administration des téléphones rappelle au public que pendant
la durée des orages proches et graves, les stations centrales ne
donnent pas de communication téléphonique. Tous les appareils
sont, il est vrai, munis de paratonnerres excessivement sensibles qui
font dévier vers le sol des décharges d'électricité
atmosphérique ; cependant on recommande aux abonnés de ne
pas toucher les appareils et les conduites pendant les orages. Il y a
encore bien de faire remarquer qu'il n'est d'aucune utilité de
déclencher le récepteur pendant les orages; au contraire,
ce déclenchement est plutôt nuisible qu'utile. (LM)
Vendredi 27 mai 1910
Le téléphone entre la France et l'Allemagne.
Un décret décide que les taxes élémentaires
applicables aux communications téléphoniques échangées,
pendant les heures du service de nuit, entre la France et l'Allemagne,
sont fixées par unité de trois minutes, aux trois cinquièmes
des taxes élémentaires normales.
Le maximum de la taxe de 15 francs pour une conversation de trois minutes,
applicable aux communications privées urgentes de jour, est également
réduit aux trois cinquièmes pour les conversations privées
urgentes de nuit, soit à 9 francs par unité de trois minutes.
La taxe des communications téléphoniques franco-allemandes
échangées pendant les heures de nuit, sous le régime
de l'abonnement, est fixée, par unité de trois minutes,
à la moitié du tarif normal. (LM)
Lundi 6 juin 1910
Des bureaux de télégraphe avec service téléphonique
ont été établis dans les communes suivantes, les
noms entre parenthèses indiquent les bureaux qui doivent être
avertis en cas d'accident.
Ewendorf et Keurz (Bouzonville et Sierck), Many (Faulquemont, Herny, Rémilly),
Saint-Franz (Bouzonville, Kédange, Waldwiese), Tressange (Algrange,
Fontoy, Ottange). (LM)
Mercredi 22 juin 1910
Les taxes téléphoniques.
Depuis le 15 juin, une entente nouvelle est survenue entre l'Allemagne
et la France pour régler le prix des correspondances téléphoniques
entre les deux pays.
En conséquence, les taxes pour conversations téléphoniques
de trois minutes entre les localités de la Lorraine et la France
auront lieu aux conditions suivantes :
Pour la zone frontière, c'est-à-dire pour des localités
françaises reliées à des localités allemandes
par des fils allant jusqu'à 75 kilomètres, la taxe est maintenue
à 1 mark; pour les localités des départements du
Doubs, de Meurthe-et-Moselle, de la Meuse, de la Haute-Saône, y
compris le territoire de Belfort, la taxe est de 1 m. 50 au lieu de 2
marks. La taxe est de 2 m. 50 au lieu de 3 marks pour les départements
de l'Ain, de l'Aisne, des Ardennes, de l'Aube, de la Côte d'Or,
de l'Isère, du Jura, de la Marne, de la Haute-Marne, de la Nièvre,
du Nord, de l'Oise, du Pas-de-Calais, du Rhône, de Saône-et-Loire,
de la Savoie, de la Haute-Savoie, de la Seine, de Seine-et-Marne, de Seine-et-Oise,
de la Seine-Inférieure, de la Somme et de l'Yonne. Pour le reste
des départements français la taxe est de 4 marks au lieu
de 5. Pour les conversations urgentes, la taxe sera triplée dans
tous ces cas. Les abonnements pour conversations de nuit ne peuvent être
utilisés que de Metz entre 9 heures du soir et 8 heures du matin.
Une conversation téléphonique de nuit pour un abonnement
à une durée minimum de six minutes. (LM)
Mardi 28 juin 1910
Le téléphone et les orages.
En cette saison, on ne saurait assez recommander d'user du téléphone
avec la plus grande prudence. L'exemple suivant le prouve. L'autre jour,
à Barr, un employé des postes téléphonait,
le récepteur en main au moment même où un éclair
amena une décharge électrique. L'employé fut renversé
sur le sol et paralysé partiellement; on dut le transporter à
son domicile. (LM)
Jeudi 7 juillet 1910
L'office impérial des Postes allemandes se plaint, dit la Gazette
de Francfort, qu'on téléphone trop, et pour empêcher
les bavardages inutiles, il médite de relever les tarifs des conversations.
Heureux pays où le téléphone fonctionne de manière
si satisfaisante que le public en use pour son plaisir! Il est certain,
en effet, que l'Allemagne est un pays où l'on téléphone
le plus. Il y avait dans les Etats-Unis, 6 200 000 postes téléphoniques
en 1909; le nombre des conversations a été de 11 milliards
370 millions.
En Allemagne, pendant cette même année, on a compté
860 000 appareils et 1 milliard 520 millions de conversations. Cependant,
l'Angleterre, avec moins d'appareils (590 000), a causé davantage
(1 milliard 808 millions). La France n'arrive que très loin dans
cette statistique du téléphone. Elle vient à peine
avant la Suède, avec 197 000 appareils au lieu de 167 000, mais
les Suédois téléphonent plus que les Français
(301 millions de conversations au lieu de 265 millions). A la fin de 1908,
le nombre des postes téléphoniques par milliers d'habitants
était : aux Etats-Unis, de 82,7 ; en Suède, 31 ; en Allemagne,
14,2 ; en Angleterre, 13,6. Il n'était en France que de 5 pour
1000. (LM)
Mardi 2 août 1910
Les prouesses de la télégraphie sans fil. (LM)
Mercredi 10 août 1910
Un soldat tué au téléphone à Maizières-les-Metz.
Au cours d'une manoeuvre de campagne près de Maizières-les-Metz,
un cavalier du 5e escadron du 9e régiment de dragon de Metz a été
victime d'un accident. Pendant qu'il téléphonait, le fil
est arrivé en contact avec le câble de la conduite d'électricité
à haute tension des usines de Rombas dont le courant a ainsi été
introduit dans l'appareil récepteur ; le soldat a été
tué sur le coup. Il servait dans la troisième année
et devait être libéré le mois prochain. Le corps a
été ramené à Metz. (LM)
Jeudi 1er septembre 1910
Une découverte d'Edison. (Kinétophone, le son synchronisé
au cinéma) (LM)
Mercredi 26 octobre 1910
Le service télégraphique aux bureaux de poste de Moulins
et de Gravelotte est supprimé de 5 à 6 heures du soir les
dimanches et jours de fête. Pendant cette heure, Moulins sera desservi
par la station télégraphique de la gare et Gravelotte par
le bureau auxiliaire de Malmaison. (LM)
Samedi et dimanche 26 et 27 novembre 1910
Le téléphone au pôle (Sud). (LM)
Mardi 29 novembre 1910
Pour les abonnés au téléphone.
La liste des abonnés au téléphone dans la zone de
la direction supérieure de Metz va être renouvelée
au printemps prochain; les modifications que les abonnés auraient
à demander à ce sujet, devront être signalées
aux bureaux de poste respectifs. (LM)
Jeudi 8 décembre 1910
Les femmes et le service postal.
Le dernier budget de l'Empire prévoit environ 400 nouvelles places
dans l'administration des postes qui devront être occupées
par le personnel féminin. De ce chef, le nombre des femmes employées
dans l'administration des postes et télégraphes dépassera
20 000. Actuellement, ce chiffre est de 19 925, dont 5444 occupant des
places fixes. Cet accroissement excessif de personnel féminin -en
1880, le nombre n'était que de 220- est dû en première
ligne à l'extension du réseau téléphonique
au cours des vingt dernières années. En effet, depuis 1887
environ, on avait conclu d'après des expériences très
détaillées, à la supériorité du personnel
féminin pour le service téléphonique, en raison du
timbre de voix plus net et plus élevé chez la femme. Il
est vrai que dans les années suivantes, il avait été
constaté que les femmes étant davantage sujettes aux maladies
que les hommes, la régularité du service téléphonique
avait eu plus à en souffrir; c'est pour cette raison qu'on a exigé
à partir de 1905 des conditions plus sévères pour
l'acceptation du personnel féminin.
Les dames admises dont la nomination est officiellement prévue
dans le budget, reçoivent un traitement initial de 1300 marks,
qui au bout de 12 ans, est porté à 1800 marks, indépendamment
des indemnités de logement. A côté de ces postes officiels,
le service occupe avec le même traitement des employées dans
les bureaux de télégraphe de 1ère classe ; leur service
comprend en particulier la dactylographie dans les bureaux de poste et
le service des rentes et des mandats-poste aux directions supérieures
des postes. En outre, on admet du personnel féminin dans les bureaux
de poste de 3ème classe. Enfin, depuis 1888, l'administration emploie
pour la vente des timbres-poste, des dames dont le salaire va jusqu'à
2 m. 75; leur nombre est de 145 actuellement. (LM)
Mardi 20 décembre 1910
La révision du tarif téléphonique.
La commission du budget du Reichstag a discuté en deuxième
lecture, samedi dernier, la réforme du tarif téléphonique.
Les articles 2 et 3 ont été adoptés sans difficulté.
A l'occasion de l'article 3 du projet de réforme, M. Kraetke, secrétaire
d'Etat à l'Office impérial des postes, a regretté
que des grands journaux berlinois, d'ordinairement bien renseignés,
aient donné au public une fausse image de ce que devait être
cette réforme projetée; il ne faut pas oublier, continua-t-il,
que les déficits du téléphone doivent être
couverts par de nouveaux impôts. Ensuite, après mûres
discussions, l'article 3 a été adopté dans la teneur
suivante à une belle majorité.
La redevance à payer pour l'unité de conversation est fixée
à 4 pfennige; le tarif forfaitaire (Pauschgebühr) devra être
ainsi établi: Pour un total de moins de 2000 conversations, une
annuité de 75 marks ; de 2000 à 4000 conversations, une
annuité de 140 m. ; de 4000 à 6000 conversations, une annuité
de 200 m. ; de 6000 à 8000 conversations, une annuité de
250 m. ; de 8000 à 10 000 conversations, 300 m.
Le chiffre maximum des conversations pour un appareil est de 10 000 annuellement.
Si dans l'abonnement à conversations taxées, les conversations
dépassent le chiffre de 10 000, on devra payer la redevance fixée
pour chaque conversation, et, pour chaque nouveau total de 10 000 conversations,
la taxe fixe un nouvel établissement. Si des abonnés à
l'abonnement forfaitaire dépassent le maximum de 10 000 conversations
d'un excédent de plus de 600 conversations, ils devront payer,
pour chaque nouveau total de 10 000 conversations, la taxe fondamentale
et la taxe de conversations prévue pour un nouveau raccordement.
sommaire
Année 1911
Mercredi 4 janvier 1911
La télégraphie sans fil sur les côtes allemandes.
Berlin, le 2 janvier. A Dantzig, l'administration des postes et télégraphes
a établi une station télégraphique sans fil destinée
à aviser les navires de guerre et de commerce et les barques de
pêche des tempêtes menaçantes. C'est la troisième
station de ce genre sur les côtes allemandes. (LM)
Vendredi 6 janvier 1911
Un Américain invente le téléphone multiple.
Le major Squier, du Signal Corps de l'armée américaine,
chargé du commandement de l'aviation, du téléphone
et du télégraphe militaire, vient d'inventer un appareil
appelé à rendre de grands services: le téléphone
multiple.
Grâce à cette invention, dix personnes pourront causer sur
un seul et même fil sans aucun inconvénient.
Le principe de la découverte repose sur l'application partielle
de la téléphonie sans fil à la téléphonie
ordinaire. Les messages circulent dans l'éther avoisinant le fil
téléphonique. La découverte est surtout importante
pour les communications à grande distance. La perception est beaucoup
plus nette. L'invention est pratique et peut s'appliquer au téléphone
ordinaire après modification légère et peu coûteuse.
Le major Squier a refusé de prendre un brevet. (LM)
Samedi et dimanche 4 et 5 février 1911
La télégraphie sans fil dans les colonies allemandes. (LM)
Mardi 7 février 1911
L'empereur et la télégraphie sans fil. (LM)
Vendredi 10 février 1911
La télégraphie et la téléphonie sans fil.
(LM)
Mardi 14 février 1911
La direction des Postes demande aux personnes qui voudraient obtenir un
raccordement au téléphone entre le 1er avril et le 1er octobre
d'en faire la déclaration avant le 1er mars à la Direction
du télégraphe à Metz qui donnera tous les renseignements
voulus. (...) (LM)
Samedi et dimanche 18 et 19 février 1911
Le nouvel hôtel des postes.
Dans ces derniers temps, on a travaillé avec une hâte fébrile
à l'achèvement du nouvel hôtel des postes, près
de la grande gare, que l'administration comptait pouvoir occuper à
la date du 1er avril. Cependant, le déménagement prévu
ne pourra se faire complètement pour cette date, l'agencement des
installations techniques à l'intérieur exigent des travaux
qui dureront apparemment jusqu'au mois de mai prochain. D'après
le Metzer Zeitung, le rez-de-chaussée serait occupé par
les guichets et les cabinets du service ordinaire; le premier étage
par le service du télégraphe et l'étage supérieur
par les cabinets de la Direction. Le transfert de la poste dans le nouvel
établissement va entraîner certaines modifications dont les
plus importantes sont la suppression de la grande poste actuelle, place
Saint-Martin, et de la poste de Montigny qui recevra une succursale directement
dépendante de Metz. Cependant, la direction supérieure des
Postes a décidé de laisser à la direction du télégraphe,
rue de l'Esplanade, des guichets pour l'expédition des lettres,
des envois d'argent et des télégrammes, avec pourtant un
service réduit. (LM)
Mardi 21 février 1911
Perturbation sur les lignes téléphoniques.
Les orages et les tempêtes des deux dernières journées
ont occasionné de très grandes perturbations sur les lignes
télégraphiques. Le service est interrompu sur une série
de lignes et on tâche de le maintenir tant bien que mal par des
détours. Les communications sont également troublées
sur la ligne directe de Metz à Francfort et il n'a pas été
possible d'obtenir la communication avec Berlin, même avec l'aide
des détours. Pour cette raison, les dernières dépêches
ne sont pas encore arrivées. (LM)
Jeudi 9 mars 1911
Les jeunes filles dans l'administration des postes. (LM)
Samedi et dimanche 10 et 11 mars 1911
La révision du tarif téléphonique.
La communication du budget du Reichtag a pris connaissance, mercredi dernier,
du projet de compromis concernant la réforme du tarif téléphonique.
D'après ce compromis, la taxe fondamentale serait de 50 pf. par
an pour les réseaux ayant moins de 100 raccordements. (...) (LM)
Samedi et dimanche 18 et 19 mars 1911
L'inventeur de la télégraphie sans fil. (Le Dr. Branly)
(LM)
Mardi 21 mars 1911
Modifications dans le service des postes à Metz, Montigny et au
Sablon. (LM)
Samedi et dimanche 25 et 26 mars 1911
Au téléphone.
Le bureau téléphonique de Canton (Ohio) vient d'être
le théâtre d'expériences bien intéressantes.
En présence de six médecins convoqués à cet
effet, une dizaine d'employés ont reçu par téléphone
le fluide de M. Fernando Loutzenheiser, magnétiseur illustre, qui
opérait de Pittsburg, laquelle ville est séparée
de Canton par plus de 160 kilomètres.
Deux des patients se montrèrent récalcitrants et quittèrent
l'appareil aussi guillerets qu'ils pouvaient l'être avant le début
de la communication. Mais cinq téléphonistes eurent à
peine pris les récepteurs qu'ils tombèrent aussitôt
dans un profond sommeil. Un autre de leurs confrères se révéla
si bien doué au point de vue hypnotique que sa carrière
de médium est assurée s'il quitte jamais l'administration.
Sentant qu'il avait affaire à un sujet exceptionnel, M. Loutzenheiser
en jouait, à quarante lieues de distance, comme d'un instrument.
Depuis la rudesse impérieuse jusqu'au murmure le plus persuasif,
sa voix parcourait tous les registres et prenait tour à tour toutes
les inflexions, tandis que les assistants voyaient se refléter
sur le visage du téléphoniste les plus diverses nuances
de sensibilité. A la fin, M. Loutzenheiser, non content d'avoir
mis le sujet en hypnose, le conduisit progressivement à la catalepsie
: « Ton bras gauche est insensible ». Le bras tombait inerte,
et les six médecins y enfonçaient toute une pelote d'épingles
sans éveiller le moindre signe de douleur. « Lève
la jambe droite ». La jambe se dressait obliquement vers le ciel,
et l'effort combiné des six médecins n'arrivait point à
le ramener vers le sol. « Tu es une pierre », criait dans
le téléphone la voix nasillarde du magicien de Pittsburg.
Le patient s'écroulait, bras et jambes tendus, en travers d'un
fauteuil, et les six médecins s'assirent sur sa poitrine, sans
faire céder d'une ligne ce corps en porte-à-faux.
Nous n'insisterons pas sur l'intérêt d'une pareille expérience.
On voit assez qu'elle marque une importante conquête pour la science
hypnotique qui ne connaît plus désormais d'obstacles ni de
distances. Seulement, si l'on endort les demoiselles du téléphone,
combien de temps allons-nous attendre les communications ? (LM)
Lundi 27 mars 1911
Modifications dans le service urbain des postes.
Le nouvel hôtel central des Postes sera ouvert, comme on le sait,
le 1er avril prochain. Voici quelques descriptions sur l'aménagement
de cet établissement :
Au rez-de-chaussée se trouvent les locaux du bureau de poste I
(lettres, journaux), et la recette supérieure des postes. Le premier
étage comprend le logement de service du directeur supérieur
des postes et les bureaux de la direction supérieure des postes;
au-dessus sont les logements des chefs du bureau n°1 et du bureau
du télégraphe, ainsi que les bureaux correspondants; au
3ème étage, enfin sont installées les différentes
salles du téléphone.
Les différentes entrées sont situées :
Pour la direction supérieure des postes et le bureau du télégraphe:
dans la tour angulaire du côté nord ; Pour la recette supérieure
des postes : dans la tour angulaire du côté nord-ouest ;
Pour les salles de service du bureau de poste I et pour le logement de
service du directeur des postes: dans l'aile de bâtiment sud-est,
en face du hall d'arrivée de la nouvelle gare ;
Pour les logements de service du directeur supérieur des postes,
du directeur du télégraphe et du concierge : dans la tour
principale sur la place de la Gare.
Au milieu de la façade, dans la rue de la Gare, se trouve l'entrée
principale, qui conduit dans la grande salle des guichets. A gauche de
l'entrée se trouvent les guichets pour les lettres et envois d'argent,
à droite ceux pour la distribution des lettres, séparés
pour les militaires et la population civile. Tous les envois accompagnés
d'une adresse de colis doivent être remis au bureau de poste III
(bureau des colis postaux), où a lieu également la distribution
de ces envois.
Un vestibule sépare sa salle des guichets de l'entrée. A
droite de ce vestibule sont installés les guichets du télégraphe,
avec cabines téléphoniques et les boxes d'abonnement pour
envois de lettres et journaux. A gauche de l'entrée à la
salle des guichets se trouve le bureau de nuit pour l'expédition
de dépêches et d'envois par exprès.
Le service d'expédition et de distribution des télégrammes
sera inauguré le 1er avril. Devant le nouvel hôtel central
des Postes, on installera des distributeurs automatiques pour timbres
et cartes postales. Le bureau auxiliaire VI (installé dans l'ancien
bureau du télégraphe, rue de l'Esplanade) sera ouvert les
jours de semaine à partir de 7 heures du matin en été,
et de 8 heures en hiver, jusqu'à huit heures du soir. Il sera fermé
au public les dimanches et jours fériés. On pourra s'y procurer
des valeurs postales en petite quantité et on pourra expédier
des dépêches. Par contre, on ne pourra expédier de
là des colis postaux. (LM)
Samedi et dimanche 1er et 2 avril 1911
Affaires postales.
A partir du 1er avril jusqu'au 30 septembre, les guichets de la poste
seront ouverts dès 7 heures du matin. Les cases au bureau de poste
n°1 seront accessibles au public à partir de 6 heures et demie
du matin jusqu'à 8 heures du soir.
Le bureau de poste n°1 est installé, à partir du 1er
avril, dans le nouveau bâtiment de la poste, rue de la Gare ; un
bureau auxiliaire (Metz 6), sera ouvert au rez-de-chaussée du bureau
des télégraphes, rue de l'Esplanade. Le bureau central situé
à l'angle de la place Saint-Martin et de la rue des Parmentiers
sera fermé le 31 mars au soir. (LM)
Mardi 4 avril 1911
Télégraphe.
Il arrive fréquemment que les conduites télégraphiques
sont endommagées de gaieté de coeur par la démolition
des cloches en porcelaine, ou par suite de négligence dans l'abattage
des arbres situés dans le voisinage. Le Code pénal punit
de prison ou d'amende les détériorations de cette nature.
L'administration des télégraphes promet des récompenses
en espèces à ceux qui dénoncent les auteurs de ces
déprédations faites à dessein ou par négligence.
Lorsqu'en cas d'abattage ou d'élagage d'arbres, il n'est pas possible
d'éviter des détériorations aux conduites télégraphiques
ou téléphoniques, il faut en faire part en temps opportun
au bureau télégraphique le plus proche avant le commencement
des travaux, pour qu'il fasse protéger les conduites, sans qu'il
en résulte aucuns frais pour les intéressés. (LM)
Mardi 11 avril 1911
Les progrès récents de la télégraphie sans
fil.
Ce qu'ils seront demain.
(2 colonnes en 1ère page) (LM)
Jeudi 20 avril 1911
Service téléphonique.
Prochainement, aura lieu le transfert dans la nouvelle poste, près
de la gare, du service téléphonique, dont les bureaux se
trouvent actuellement rue de l'Esplanade; les modifications nécessaires
dans les installations et raccordements se feront peu à peu. Mais
malgré les plus grandes précautions, ce transfert ne pourra
se faire sans quelques interruptions dans le service. L'administration
du télégraphe nous communique en particulier que l'avertissement
automatique à la centrale, qui indique à l'employé
le commencement et la fin de chaque conversation, ne pourra pas fonctionner
avant quelques semaines; les demoiselles du téléphone seront
donc tenues, pendant toute la durée du transfert, pour se rendre
compte si une conversation est terminée, de raccorder leur appareil
à celui de l'abonné et de lui en faire la demande. Cette
mesure, qui met ainsi l'abonné à contribution, ne peut malheureusement
être évitée ; mais on s'efforcera d'en réduire
l'application au strict nécessaire. (LM)
Mercredi 26 avril 1911
Communication de la Chambre de commerce de Metz.
M. le directeur supérieur des postes annonce à la Chambre
que le transfert du bureau central des téléphones au nouvel
Hôtel des postes aura lieu vers la fin du mois de mai ou au commencement
de juin. Conformément à la proposition de la Chambre, on
installera alors le service complet de nuit. Provisoirement l'Administration
a renoncé à demander une garantie pour ce service espérant
que les dépenses résultant du service de nuit seront couvertes
par les recettes provenant des taxes téléphoniques.
Modifications dans le service des postes.
La Direction des postes prévient le public qu'à partir d'aujourd'hui,
la dernière levée des boîtes aux lettres se fera une
demi-heure plus tôt, c'est-à-dire entre 10 et 11 heures,
au lieu de 10 h. et demie et 11 h. et demie. Cette modification a pour
but d'assurer l'expédition, le soir même, des lettres à
destination du centre et du nord de l'Allemagne ; emportées de
Metz par le train de Francfort, à minuit 23, qui a des correspondances
directes avec Cologne et Berlin, ces lettres auront désormais une
avance considérable. De plus, une nouvelle levée des boîtes
aura lieu les dimanches et jours de fêtes entre 10 h. un quart et
11 h. un quart du matin. (LM)
Jeudi 4 mai 1911
Au nouvel hôtel des postes.
Le 1er mai, la Direction supérieure des postes a inauguré
à son tour ses services dans le nouvel Hôtel des postes et
télégraphes, près de la gare. A cette occasion, les
employés et sous-employés, les préposés aux
différents services établis dans le nouvel immeuble, ainsi
que le personnel du bureau central se sont réunis pour une fête
intime dans une grande salle du bâtiment. M. le conseiller intime
Stehle, directeur supérieur des postes a adressé une allocution
de circonstance aux fonctionnaires , les rendant attentifs à l'importance
de cette journée dans l'histoire du développement des postes
en Lorraine ; puis il a lu la dépêche suivante qu'il avait
reçue de M. le secrétaire de l'office impérial des
postes en réponse au télégramme que lui avait envoyé
l'administration des postes de Metz, le jour de l'inauguration du nouvel
hôtel : « Avec mes remerciements pour l'expression de votre
fidèle dévouement, j'exprime le voeu que les immeubles inaugurés
en ce jour seront toujours témoins d'un travail opiniâtre
et accompli avec en vue du développement puissant du commerce et
du trafic en Lorraine. » (LM)
Jeudi 1er juin 1911
Le tarif des téléphones.
Depuis le 11 mars dernier, le tarif des communications téléphoniques
avec la France est modifié en ce sens que la taxe pour les conversations
pendant la nuit a été réduite à trois cinquièmes
de celle pour les conversations pendant la journée. On considère
comme heures de nuit le temps qui s'écoule de dix heures du soir
à huit heures du matin pendant les mois de mars à octobre,
et de dix heures du soir à neuf heures du matin pendant les mois
de novembre à février inclusivement. Cette réduction
de la taxe est surtout avantageuse pour les personnes qui veulent correspondre
avec la France entre 7 et 8 heures du matin en été et entre
8 et 9 heures du matin en hiver. (LM)
Mercredi 7 juin 1911
Au téléphone.
Sous ce titre, le théâtre Antoine a représenté
jadis un drame terrifiant. Ce drame vient de se renouveler, avec quelques
variantes curieuses, à « East Orange » (New-Jersey).
Pendant la nuit de mardi à mercredi derniers, l'employée
du bureau central préposé au service nocturne était
appelé au téléphone par la sonnerie d'un certain
Michel Bellotti, cordonnier, demeurant au numéro 39 de la Greenwood
Avenue. Elle s'approche de l'appareil, fait connaître sa présence
mais elle a beau répéter : « Halo! Halo! »,
aucune voix ne répond à la sienne ; ou, du moins, aucune
voix humaine. En revanche, elle entend une sorte de cri violant et inarticulé,
des bruits de pas de même, semble-t-il, la plainte lointaine de
quelqu'un qui souffre. Et elle fait venir le chef de bureau qui écoute
à son tour et qui conclut comme elle qui se passe quelque chose
de grave à l'autre bout du fil: sûrement, il y a tentative
de meurtre ou de suicide et quelqu'un demande du secours. Les deux téléphonistes
préviennent la police. L'inspecteur Philippe Zink se rend à
la boutique du cordonnier, brise un carreau, entre par la fenêtre
et se trouve en face d'un chien noir qui paraît affolé. Au
second coup d'oeil, il s'aperçoit que ce chien noir est blanc,
mais couvert de cirage; sans s'attarder à ce détail, il
enfonce une porte et pénètre, précédé
du chien, dans la pièce voisine où Michel Bellotti gît
sur le sol, râlant et presque mort. On l'interroge; il répond
tant bien que mal, plutôt par signes que par paroles, qu'il a voulu
se suicider; on lui donne les soins nécessaires et l'on reconstitue
l'incident. Bellotti, pour mourir tranquille, avait enfermé son
chien dans la pièce où, d'habitude, il cire les chaussures
et où se trouve aussi le téléphone. En entendant
les gémissements du maître, l'excellente bête essaye
de se porter à son secours, mais la porte est close, alors un éclair
de dévouement sublime illumine soudain son humble intelligence;
elle se rue, en renversant tous les pots de cirage, vers le coin où
elle a si souvent entendu son maître parler à de mystérieux
absents; d'un coup de tête, elle décoche le récepteur
et elle aboie désespérément. Si le cordonnier en
réchappe, il devra la vie à son chien et si, comme il est
possible, il lui en montre peu de reconnaissance, l'animal aura bien de
la peine à comprendre les cerveaux humains. (LM)
Lundi 12 juin 1911
Le téléphone à tout faire.
L'Etat anglais ayant décidé de reprendre en régie
le réseau de la National Telephone Company, quatre hauts fonctionnaires
du General Post office sont allés étudier aux Etats-Unis
l'organisation du service. Ils en sont revenus émerveillés
et leur rapport expose les raisons de cet émerveillement. Les Compagnies
américaines ont su assurer au public tant d'avantages et de commodités,
pour un prix si modeste, que le nombre des abonnements ne cesse de s'accroître,
ainsi que le chiffre des bénéfices. C'est que les Compagnies
ne reculent devant rien pour satisfaire le public; il n'est aucun service
que leurs abonnés ne puissent leur demander. Tous ceux qui le désirent
reçoivent à heure fixe et gratuitement les cours de la Bourse;
à Chicago, 80 000 abonnés reçoivent une fois par
jour l'indication de l'heure exacte, afin de pouvoir régler leurs
montres et leurs pendules sur les horloges officielles; ceux qui s'intéressent
à la politique n'ont qu'un signe à faire et ils sont avertis
du résultat des élections; on transmet aux sportsmen ou
aux simples parieurs le résultat des courses; les voyageurs qui
prennent un train matinal, les laborieux qui veulent se mettre à
l'ouvrage avant l'aube, n'ont qu'à prévenir le bureau, et
la sonnerie du téléphone les réveille à l'heure
convenue. On voit que nous sommes bien loin de tirer de cet appareil tous
les avantages qu'il comporte. Il est vrai qu'en Europe, il fait déjà
si mal son service restreint qu'on frémit en pensant à la
gabegie probable si ce service venait à être compliqué.
(LM)
Jeudi 15 juin 1911
Service téléphonique et télégraphique.
Du 16 au 19 courant, le bureau central du télégraphe à
Metz sera transféré dans le bâtiment de la nouvelle
poste, près de la gare. Rappelons à ce sujet que le bureau
de la rue de l'Esplanade recevra, comme par le passé, les télégrammes,
mais comme ces télégrammes devront être transmis au
bureau central de la gare, ils pourront subir un léger retard.
Il importe donc que les télégrammes très pressants
soient apportés directement au bureau de la nouvelle poste, qui
est seul autorisé à les recevoir après la fermeture
des guichets (sonnette de l'entrée A).
A partir de la date de ce transfert, le service ininterrompu du jour et
de nuit sera établi dans le bureau de la nouvelle poste. L'entrée
des bureaux du service télégraphique se trouve à
l'angle nord-est du bâtiment porte B. (LM)
Samedi et dimanche 17 et 18 juin 1911
Transfert des bureaux de télégraphie et du téléphone.
Les bureaux du télégraphe et du téléphone
installés jusqu'ici dans le bâtiment de la rue de l'Esplanade,
vont être transférés à la grande poste, dans
les locaux réservés à ces deux exploitations.
L'extension qu'elles ont prise en ces dernières années ne
trouvait plus depuis longtemps l'espace suffisant dans l'immeuble de la
rue de l'Esplanade, et le changement qui va s'opérer s'imposait
donc pour de multiples raisons. En rendant compte de l'inauguration de
la grande poste, nous avons fait ressortir le soin apporté à
une installation à la fois très confortable et qui répond
en même temps à toutes les exigences hygiéniques.
Une visite faite hier après-midi dans les locaux destinés
au télégraphe et au téléphone nous a permis
de faire une constatation identique. Une visite préalable dans
les bureaux actuels du télégraphe et du téléphone
nous a laissé d'autant mieux apprécier le progrès
réalisé dans l'ensemble de l'installation de ces deux importantes
administrations. Grâce à l'amabilité de M. Staehle,
directeur des postes, M. Drees, directeur du télégraphe
et du téléphone, et M. Engelmann, nous avons pu avoir l'impression
de la supériorité des services télégraphiques
et téléphoniques de la nouvelle poste en nous faisant expliquer
l'agencement de toute cette merveilleuse organisation depuis la cave jusqu'à
la tour des câbles. Rien n'a été négligé
pour atteindre le dernier degré de perfection réalisé
jusqu'ici pour ces deux agents si importants dans les relations industrielles,
commerciales et privées. Toutes les précautions ont été
prises pour supprimer les attentes prolongées des communications,
la mauvaise audition sur les circuits, les interruptions répétées
des communications, etc. Le début sera nécessairement encore
difficile, mais quand tout le personnel sera initié à fond
aux moindres détails d'une installation aussi compliquée,
chacun devra reconnaître que Metz possède le meilleur service
téléphonique qu'il soit possible d'imaginer. Au début
du téléphone, lorsque les premiers multiples, dont certains
sont encore en service, commençaient à être utilisés,
les communications s'établissaient d'une façon satisfaisante,
car les abonnés étaient moins nombreux que maintenant. L'augmentation
du nombre des fils, des appareils et des dames employés n'a pas
suffit à empêcher l'encombrement des lignes, par suite de
l'accroissement ultérieur du trafic. Le téléphone,
dont l'exploitation est simple quand il s'agit de mettre en communication
les abonnés d'un groupe restreint, exige une organisation particulièrement
compliquée pour un réseau comme celui de Metz, sur lequel
s'échangent de si nombreuses conversations. C'est donc une grande
satisfaction de pouvoir dire aujourd'hui que la transformation actuelle
correspond en tous points au développement acquis par le service
téléphonique.
Les explications si instructives et intéressantes de MM. Drees
et Engelmann nous ont largement prouvé que tout progrès
réalisé dans la science téléphonique a reçu
une application générale dans la nouvelle poste. L'innovation
la plus pratique réside dans le système de la batterie centrale
que diverses administrations ont introduit sur leurs réseaux au
cours de ces dernières années. L'usage intensif du téléphone
exigerait que le service ne fût confié qu'à des opératrices
bien recrutées et méthodiquement exercées. Les demoiselles
du téléphone ne méritent cependant pas tous les reproches
que le public leur adresse. L'insuffisance des lignes auxiliaires et le
mauvais état des appareils sont la cause principale de la lenteur
et de la difficulté des communications. Le public lui même
a besoin de faire son éducation en s'astreignant à observer
les prescriptions du règlement dans l'emploi du téléphone.
Le fonctionnement du service ne peut être irréprochable qu'à
cette condition. C'est parce que les abonnés négligent trop
souvent de donner le signal de fin de communication que de nombreux circuits
libres restent fermés et que les préposées, habituées
à ne pas compter sur le signal, troublent les correspondances,
sous prétexte de savoir si le fil continue à être
utilisé. Le système de la batterie centrale va simplifier,
à cet égard, les devoirs des abonnés, puisque le
signal de fin de communication sera donné automatiquement par le
simple fait de la mise en place du récepteur.
Pour obtenir une communication, il suffira de soulever le récepteur.
On pourra donc se dispenser complètement des manivelles dont sont
munis les appareils actuels que l'administration va, du reste, remplacer
chez tous les abonnés.
L'introduction d'un service ininterrompu (jour et nuit) est une innovation
très importante de la nouvelle installation. Inutile de dire que
la direction a pris toutes les mesures pour que le transfert puisse s'effectuer
sans causer de dérangement dans le service, mais le public devra
néanmoins faire preuve d'un peu d'indulgence pendant les premiers
jours. (LM)
Lundi 19 juin 1911
La réforme du tarif téléphonique.
Dans le projet soumis au Reichtag concernant la réforme du tarif
téléphonique, il avait été prévu que
les communications avec le dehors devaient être soldées,
lors même que l'abonné n'aurait pas reçu la communication
désirée, par exemple en raison de l'absence de la personne
mandée, la poste était considérée comme ayant
fait son devoir et comme devant être rétribuée. Aussitôt
ce projet connu, les sphères des commerçants et les industriels
se sont mis en campagne et, par l'entremise de la diète commerciale
de Bavière ainsi que par l'entremise de la diète des Chambres
de commerce allemandes, des représentations furent faites dans
ce sens auprès de secrétaire d'Etat à l'Office impérial
des Postes; avec justesse, on lui fit remarquer que cette mesure entraînerait
tout simplement le retour aux télégrammes , moyen plus coûteux
pour la poste, mais qui atteint toujours le destinataire. Donnant suite
à ces représentations, le secrétaire d'Etat a répondu
que cette clause serait supprimée dans le projet soumis à
la discussion du Reichtag. (LM)
Jeudi 22 juin 1911
Depuis le 18 juin, nous avons enfin à Metz le service de nuit aussi
pour le téléphone ; mais à la grande surprise des
abonnés, chaque correspondance coûte 20 pfennige. Dans d'autre
villes, cette taxe est inconnue. (LM)
Lundi 10 juillet 1911
Les personnes qui désirent obtenir un raccordement au téléphone
pour le deuxième semestre de l'année courante sont priées
d'en adresser la demande avant le 1er août à la direction
des télégraphes qui donnera les renseignements nécessaires.
Cette date une fois passée, les raccordements ne pourraient plus
être exécutés à temps, sinon avec des frais
plus considérables. (LM)
Mardi 11 juillet 1911
Des bureaux télégraphiques avec service téléphonique
ont été établis à Gennkirchen, en cas d'accident:
Boulay, Bouzonville, Teterchen, à Racrange (en cas d'accident Dieuze
et Morhange), et Zommange (en cas d'accident Dieuze et Maizières-Azoudange).
(LM)
Lundi 17 juillet 1911
Heureux abonnés.
Ah ! qu'il fait bon être abonné au téléphone
à Chicago, si nous en croyons le « Figaro ».
Non seulement, à Chicago, les abonnés au téléphone
obtiennent la communication -et c'est déjà quelque chose-
mais encore, sur le désir qu'ils en expriment, on leur envoie par
téléphone une foule de renseignements.
Sont-ils dans les affaires ? Ils reçoivent chaque jour à
heure fixe, et sans aucun supplément, les cours de la Bourse. A
ceux qui se piquent d'exactitude, un avis téléphonique indique
pareillement l'heure officielle.
Si vous vous intéressez à la politique, vous connaîtrez
le résultat d'une élection à l'instant de sa proclamation,
et si vous jouez aux courses, vous apprendrez le nom du gagnant de votre
fauteuil.
Mais il y a mieux encore.
Un abonné a-t-il besoin de se réveiller le lendemain à
une heure déterminée, pour partir en voyage, par exemple.
Il suffit qu'il en avise le bureau. A l'heure dite, la sonnerie du téléphone,
implacable vient mettre un terme à son sommeil.
Il est vrai qu'à Chicago, le service des téléphones
est assuré par l'industrie privée. (LM)
Samedi et dimanche 22 et 23 juillet 1911
Vieille poste.
La vente aux enchères fixée jeudi dernier, du bâtiment
de la direction supérieure des postes, rue des Parmentiers, n'a
pas donné de résultats. La dernière mise n'était
que de 90 000 marks. (LM)
Mardi 1er août 1911
Les miracles de la télégraphie sans fil.
Des officiers réussissent à télégraphier d'un
aéroplane en marche à cinq cents mètres de hauteur.
Fès relié à Paris par la télégraphie
sans fil. (LM)
Jeudi 3 août 1911
Affaires postales.
On ne peut pas dire que l'installation de la nouvelle direction supérieure
des Postes et du nouveau bureau 1 ait amélioré le mouvement
postal à Metz, c'est bien le contraire qui est arrivé. Le
transport des colis postaux est, par suite des distances plus grandes,
devenu plus pénible et plus long pour bien des maisons de commerce.
On se plaint beaucoup aussi de la suppression du service dominical du
bureau de la rue de l'Esplanade, qui serait situé si avantageusement
pour le commerce et particulièrement pour des voyageurs. Rouvrir
ce service les dimanches , répondrait à un besoin public
réel. Le service téléphonique n'a pas gagné
non plus aux modifications faites. Depuis la suppression de la sonnerie
et l'introduction des lumières, on est obligé d'attendre
les correspondances bien plus longtemps qu'auparavant. Et les conversations
sont moins intelligibles. Les plaintes à ce sujet sont générales
et il faut bien les exprimer une fois dans la presse, pour qu'on veuille
bien y porter remède. (LM)
Jeudi 10 août 1911
Durant le mois de juin, des bureaux du télégraphe avec le
service téléphonique ont été installés
dans les localités suivantes :
Bréhain (poste pour signaler les accidents relié à
Château-Salins et Morhange), Entrange (Algrange et Thionville),
Trémery (Delme et Rémilly), Liéhon (Metz et Solgne
et Verny), Steinbach (Diemering et Sarreguemines). (LM)
Talange. « Au téléphone »
Un grand essor industriel bouleverse complètement cette région;
l'industrie du bâtiment bat son plein, l'activité commerciale
y est intense. Ceci fait que les transactions se traitent par les voies
les plus rapides; le téléphone surtout est mis le plus à
contribution, et généralement à la satisfaction des
intéressés.
Talange, cependant, fait exception à la règle; exception
que nous signalons à l'appréciation de la direction des
postes, car le mécontentement est général. On se
plaint que les employés de la poste de Hagondange ne sont pas toujours
assez empressés pour répondre aux appels téléphoniques.
Cette manière d'agir fait perdre du temps et par conséquent,
aussi de l'argent aux entrepreneurs et commerçants en imposant
de longues attentes à leurs employés. Et si ces messieurs
de la poste daignent répondre à votre appel, ce n'est pas
toujours pour vous donner la communication demandée, mais souvent
pour vous faire subir un inutile interrogatoire.
On vous pose à satiété les questions les plus saugrenues,
telles que : « Wer sind sie ? », « Wie heissen sie ?
», Was wollen sie ? ». Inutile de dire quelle réponse
méritent et reçoivent ces élucubrations.
On est à se demander si moyennant monnaie sonnante, ces employés
ont le droit de se moquer du public. (LM)
Vendredi 11 août 1911
La télégraphie sans fil en Allemagne.
Une nouvelle station de télégraphie sans fil a été
installée près de Swinemunde. Les ondes hertziennes ont
une portée de 500 kilomètres. La station doit entretenir
des communications avec tous les navires ayant la TSF à bord et
devra porter à leur connaissance les orages éventuels. (LM)
Mercredi 13 septembre 1911
Les lettres-télégrammes. (LM)
Mercredi 4 octobre 1911
La censure téléphonique.
L'administration des téléphones de Berlin vient d'établir
un bureau de contrôle permettant de surveiller les conversations
avec l'étranger et de veiller à la bonne observation par
les employés de toutes les prescriptions du règlement. Les
appareils sont disposés de telle façon que le contrôleur
peut écouter tout ce que disent les employés et les abonnés.
(LM)
Mardi 10 octobre 1911
Des bureaux télégraphiques avec service téléphonique
ont été installés à Heininger et à
Kirsch-lès-Sierck. (LM)
Vendredi 20 octobre 1911
Dégradation des installations télégraphiques.
Samedi et dimanche 25 et 26 novembre 1911
La télégraphie sans fil en Allemagne.
Berlin, le 23 novembre. La station centrale de la télégraphie
sans fil de Naven a réussi, malgré les dernières
tempêtes, à placer sur la tour, haute de cent mètres,
une seconde tour de même hauteur, ce qui permet d'espérer
des communications à 6000 kilomètres de distance. (LM)
Vendredi 24 novembre 1911
L'armée allemande dotée de postes automobiles de T.S.F.
L'administration militaire allemande va transformer, pour y apporter les
derniers perfectionnements, ses postes de radiotélégraphie.
Le nouvel appareil sera monté sur une automobile, dont le moteur
actionnera également la dynamo. Le nombre de tours sera réglé
automatiquement.
La station peut se monter en 25 minutes, et les antennes sont supportées
par un mât, démontable, haut de 30 mètres. (LM)
Vendredi 1er décembre 1911
Les pluies et mauvais temps de ces jours derniers ont occasionné
des interruptions dans le réseau téléphonique de
Metz.
Par suite des inondations à l'Ile St-Symphorien, survenue en même
temps, croît-on, qu'une rupture de l'enveloppe du câble, l'humidité
a pénétré dans le câble des conduits traversant
l'Ile, de sorte que toutes les conduites de ce câble sont mises
hors de service. Cette interruption affecte toutes les communications
avec Moulins, Scy, Lessy, Longeville, le Sauvage et la partie ouest de
Ban-St-Martin.
Dès que les causes ont été connues, on a immédiatement
entrepris les travaux de réparation avec tous les ouvriers disponibles.
Ces réfections sont contrariées par les inondations et les
conditions de travail défavorables à l'Ile St-Symphorien.
On espère cependant que dans quelques jours les communications
seront rétablies. (LM)
Lundi 11 décembre 1911
Jeunes filles dans l'administration des postes.
Différentes directions supérieures des postes et télégraphes
de l'Empire viennent d'établir un nouveau règlement pour
l'accès des jeunes filles au service des postes et télégraphes.
Les jeunes personnes qui ont fréquenté les écoles
élémentaires supérieures et qui ont commencé
l'étude des langues étrangères seront désormais
dispensées de l'examen qu'elles devaient subir pour entrer dans
l'administration des postes. On conclut de là que le nombre autrefois
si grand des jeunes filles voulant entrer aux postes a considérablement
diminué. (LM)
sommaire
Année 1912
Mercredi 31 janvier 1912
Service téléphonique au début de l'année 1912.
Le chiffre des abonnés au téléphone à Hayange
et à Forbach ayant dépassé la centaine, les intéressés
sont avertis que le tarif de l'annuité fixe, s'élèvera
à partir du 1er avril à 120 marks. Les abonnés feront
bien de s'adresser à leur bureau de poste respectif pour prendre
connaissance des conditions d'abonnement et des conséquences qu'entraîne
cette modification. (LM)
Mercredi 14 février 1912
Il manque à la grande poste de Metz, si luxueusement installée,
une chose bien simple pour la commodité du public pendant le service
de nuit. C'est un pupitre avec lumière pour écrire les dépêches
et les lettres-dépêches. Il n'y a pas non plus de cabine
téléphonique publique pour la nuit. Voilà deux lacunes
qui demandent à disparaître. (LM)
Lundi et mardi 19 et 20 février 1912
A l'hôtel des Postes.
On peut obtenir, cela va sans dire, même pendant la nuit des communications
téléphoniques soit pour la ville, soit pour le dehors contre
versement des taxes réglementaires. Les demandes en sont reçues
au guichet du service de nuit de la poste. Quant à ceux qui veulent
déposer des télégrammes, ils peuvent les écrire,
à proximité du guichet du service de nuit, dans le kiosque
au milieu de la galerie précédant la grande salle. (LM)
L'amélioration du service télégraphique.
L'amélioration du service télégraphique entre la
France et l'Allemagne est vivement désiré par l'administration
française des P.T.T., qui en a fait la demande auprès de
l'administration impériale des Postes à Berlin. De son côté,
cette administration désirait répondre à un besoin
réel en faisant doubler les fils des lignes Paris-Berlin, Paris-Francfort
et Belfort-Mulhouse. Mais cette question, déclare une note officielle,
n'est pas de la seule compétence de l'administration impériale
des Postes, mais du Reichstag, qui doit approuver le vote du budget ordinaire
les sommes nécessaires pour l'établissement de nouvelles
installations. (LM)
Mardi 27 février 1912
Télégraphe et téléphone. Endommagement des
lignes... (LM)
Samedi et dimanche 2 et 3 mars 1912
Chèques postaux télégraphiques.
Le service des chèques postaux vient de s'enrichir d'une nouvelle
amélioration; on pourra à l'avenir expédier des chèques
ordinaires jusqu'à concurrence de 800 marks par voie télégraphique.
Les droits perçus sont les mêmes que pour l'expédition
télégraphique des mandats-poste ordinaires. (LM)
Vendredi 22 mars 1912
Pour les abonnés au téléphone. La liste des abonnés
au téléphone du district de la direction supérieure
des Postes de Metz va être publiée incessamment; la direction
supérieure des Postes prie les abonnés qui auraient à
faire modifier leur adresse d'en avertir sans retard l'office des renseignements.
(LM)
Samedi et dimanche 20 et 21 avril 1912
Le journal téléphoné.
(Créé à New-York avec 2500 abonnés) (LM)
Utilisation de la télégraphie sans fil.
Samedi et dimanche 27 et 28 avril 1912
Le repos dominical dans les postes. (LM)
Les merveilles de la télégraphie sans fil.
(LM)
Samedi et dimanche 1er et 2 juin 1912
Conversations téléphoniques à taxes réduites.
La France, le Luxembourg et la Belgique sont en pourparlers à effet
d'introduire des taxes réduites pour les conversations téléphoniques.
(LM)
Vendredi 21 juin 1912
Les demoiselles du téléphone.
On annonce qu'une mutinerie vient d'éclater à Londres, dans
les bureaux de la Western Union Company, à la suite d'un ordre
du jour interdisant aux demoiselles télégraphistes l'usage
des manches courtes et des blouses décolletées. Les jeunes
filles protestent, déclarant que ce costume leur est indispensable
pour supporter sans trop de fatigue, dans les bureaux étroits où
se fait leur travail, les fortes chaleurs de l'été. Elles
ajoutent que cette question de tenue est affaire privée et que
libres Anglaises doivent pouvoir s'habiller ainsi qu'il leur convient.
A leur grande surprise, le docteur ou la doctoresse Anna Howard Shaw,
président ou présidente de la National Woman Suffrage Association,
ne s'est pas montrée prête à soutenir leurs droits,
au contraire, il ou elle a donné raison à la Compagnie télégraphique,
tout en regrettant que ce fussent des hommes qui se mêlassent à
de pareilles questions. « Les femmes, dit-il ou dit-elle, devraient
savoir se gouverner elles-mêmes et sentir ce que leur impose leur
propre dignité. La tenue qu'affectionnent beaucoup les girls employées
aux bureaux est absolument immodeste: leurs corsages sont ouverts trop
bas et leurs manches trop hautes. Je ne puis dire à quel point
cela me semble déplacé. Mais le pire est que les hommes
paraissent approuver ces manières, car ce sont les girls qui se
décollettent le plus qui trouvent ainsi le plus à se marier
».
Si tout cela finit par des mariages, on ne comprend plus l'indignation
du docteur ou de la doctoresse; on ne saurait trop encourager au décolletage
les jeunes télégraphistes qui servent ainsi les bons principes.
(LM)
Lundi 24 juin 1912
Les femmes dans l'administration des Postes de l'Empire.
L'administration des Postes et Télégraphes de l'Empire a
demandé de remplacer une partie des employés masculins par
des femmes. On en a déjà engagé 8600. Cette réforme
permettra à l'administration de réaliser une économie
de 6 millions de marks. On ne voit pas bien ce que feront tous les hommes
que l'on remplace ainsi !... (LM)
Jeudi 4 juillet 1912
Des bureaux de télégraphes avec service téléphonique
ont été installés dans les localités suivantes
: Momersdorf, Pfalzweyer (Phalsbourg) et Pournoy-la-Grasse. (LM)
Lundi 29 juillet 1912
Télégraphie sans fil en aéroplane. (LM)
Samedi et dimanche 3 et 4 août 1912
Dieuze. La télégraphie sans fil en aéroplane. (LM)
Lundi 5 août 1912
Le téléphone à grande distance.
Le prélat italien, Mgr Cerebotani, annonce dans les journaux qu'il
aurait découvert un appareil qui permet de téléphoner
à des distances énormes comme par exemple, entre l'Europe
et l'Amérique. Il donne à son appareil le nom de phonophore.
(LM)
Lundi 5 août 1912
Dans le mois, de juillet, il a été établi des bureaux
de télégraphe avec service téléphonique à
Varize (Courcelles-Chaussy), Alsting (Forbach) et Berwiller (Bouzonville
et Willing). (LM)
Mercredi et jeudi 14 et 15 août 1912
La direction générale des Postes et Télégraphes
rappelle, une fois de plus, que, fréquemment, les fils télégraphiques
et téléphoniques sont détériorés ...
(LM)
Mardi 20 août 1912
Le travail des P. T. T.
Les statistiques officielles rapportent qu'en 1911...
Conversations téléphoniques: 1 milliard 800 millions
(En 1896: 560 millions de conversations) (LM)
Mardi 10 septembre1912
Le téléphone endort les bébés... américains
naturellement.
Mme Harry G. Zanier était en train de jouer au whist à Stenbenville,
dans l'Ohio, quand la nourrice lui téléphona de New-York
que son « baby » pleurait depuis une heure et que la voix
de sa mère seule pouvait le calmer.
Mme Zanier ordonna à la nourrice de mettre les récepteurs
aux oreilles de l'enfant et elle chanta une berceuse. Le poupon, ravi,
s'endormit.
Les hôtes de Mme Zanier trouvèrent la chose fort plaisante.
Les autres dames américaines également, car, la mode s'en
étant mêlée, elles n'endorment plus leurs «
babies » qu'en leur téléphonant des chansons. (LM)
Samedi et dimanche 14 et 15 septembre 1912
Les lettres-télégrammes. (LM)
Lundi 13 septembre 1912
Le repos du dimanche dans l'administration des Postes. (LM)
Vendredi 27 septembre 1912
Un physicien français fait une nouvelle découverte au sujet
de la télégraphie et de la téléphonie sans
fil.
Le physicien Béthenod, élève de Poincaré et
de Branly, a fait une découverte qui permet la radiotélégraphie
sans étincelles. Grâce à ce système, les différentes
stations ne se gêneront plus les unes les autres et on réalisera
une notable augmentation de la vitesse, de sorte que l'on pourrait transmettre
200 mots à la minute. En outre, grâce à cette découverte,
la téléphonie sans fil pourra être réalisée,
parce que, avec le système Berthenod, on est en état de
produire 20 000 vibrations à la seconde qui sont nécessaires.
(LL)
Samedi 28 septembre 1912
Cabines téléphoniques publiques dans les grandes villes.
L'administration impériale des Postes a accordé à
la société saxonne pour l'exploitation des cabines téléphoniques
l'autorisation d'établir dans les rues et sur les places des grandes
et mouennes villes, un certain nombre de cabines téléphoniques
à l'usage du public. On pourra s'en servir pour la modique somme
de 5 pf. Jusqu'à présent, deux villes seules possèdent
de ces cabines. Berlin en aura 40 et Leipzig 15. (LL)
Samedi et dimanche 28 et 29 septembre 1912
A propos d'une nouvelle invention dans la TSF.
Une interview de Mr. Branly. (LM)
Jeudi 3 octobre 1912
En septembre dernier, des bureaux de télégraphe avec poste
téléphonique ont été établis à
Marieulles avec service en cas d'incendie sur Metz et Novéant-Corny,
et à Bärendorf, (arr. de Saverne) avec service en cas d'incendie
sur Drulingen. (CdM)
Samedi et dimanche 5 et 6 octobre 1912
Le téléphone sert de baromètre.
(Article de Paul-Louis Tressan) (LM)
Samedi et dimanche 12 et 13 octobre 1912
Les problèmes de la télégraphie sans fil. (LM)
Mardi 15 octobre 1912
Dans l'administration des Postes. (LM)
Samedi et dimanche 12 et 13 octobre 1912
Tsar et téléphone. (LM)
Samedi et dimanche 26 et 27 octobre 1912
Les lettres-télégrammes. (LM)
Mercredi 6 novembre 1912
Pendant le mois d'octobre, des bureaux de télégraphe avec
service téléphonique ont été établis
à Bébing (Sarrebourg), Bassing (Dieuze), Adelange (Morhange)
et Ersdorf (Grostonquin). (LM)
Samedi et dimanche 30 novembre et 1er décembre
1912
Un inventeur.
La mort de Charles Bourseuil vient de rappeler l'attention sur l'invention
du téléphone. Graham Bell, qui, plus heureux que le savant
français, devait attacher son nom à cette découverte,
eut aussi des déboires. On le traita de détraqué:
n'avait-il pas eu l'idée de faire des expériences avec l'oreille
d'un mort qu'un médecin de ses amis avait sectionné dans
un crâne! Le père de sa fiancé le mit en demeure de
choisir entre « ses folies » et la main de sa fille. Cependant,
à force de persévérance, Belle put faire breveter
son appareil et obtenir une petite table à l'Exposition de Philadelphie
de 1878. Mais le jury refusa de l'examiner, lorsque l'empereur du Brésil,
qui avait connu Bell comme professeur de sourds-muets, s'arrêta
et fit fonctionner l'appareil en mettant un récepteur à
l'oreille.
- Mon Dieu! il parle! s'écria-t-il saisi d'admiration.
Le lendemain, tous les journaux américains enregistraient ce fait
sensationnel. La petite table devint le clou de l'Exposition. (LM)
Mardi 3 décembre 1912
A partir du 1er décembre 1912, un bureau de poste auxiliaire dépendant
du bureau de poste de Deutch-Avricourt, est installé au village
d'Avricourt. (LM)
Vendredi 6 décembre 1912
Dans le courant du mois de novembre, des bureaux de télégraphe
avec service téléphonique ont été installés
à Bertrange (rattaché au bureau de Thionville), Bizing (Bouzonville
et Halsdorf) et Gandrange (Stahlheim et Rombas). (LM)
Mercredi 11 décembre 1912
La chanson des fils télégraphiques annonce les changements
de temps.
Le "Correspondant", M. Francis Marre... (LM)
Vendredi 13 décembre 1912
Norroy-le-Veneur.
On nous écrit : « Hier jeudi, avait lieu au milieu d'une
grande affluence d'assistants, tant de l'endroit que du dehors, l'enterrement
de Mme Nicolas, qui a tenu de longues années, depuis sa création
jusqu'à ces derniers temps, le bureau de poste et du téléphone
à Norroy avec une complaisance qui lui avait value la sympathie
de tout le monde.
Que la terre lui soit légère et puisse les témoignages
d'amitié qui l'ont accompagnée à sa dernière
demeure être une consolation pour sa famille. » (LM)
Vendredi 27 décembre 1912
La station radiotélégraphique de Francfort a réussi
à rester en communication avec des dirigeables Zeppelin à
des distances excédant 300 kilomètres; on espère
arriver prochainement à communiquer à des distances de 1000
kilomètres. Ces expériences sont de la plus grande importance
puisque les dirigeables seraient en temps de guerre employés dès
le début des hostilités à renseigner sur les dispositions
stratégiques de l'armée ennemie. (LM)
Mardi et mercredi 30 et 31 décembre 1912 et jeudi
1er janvier 1913
Analyse du vin au moyen du téléphone.
On aurait découvert, en Suisse, une curieuse méthode permettant
de reconnaître si un vin est pur ou falsifié. La méthode
en question serait basée sur la conductivité électrique
du liquide examiné. Il suffirait de placer dans un circuit téléphonique
un tube rempli de vin à analyser. Si le vin est pur, la conductibilité
demeurera bonne et la transmission sera nette. D'autre part, si le vin
est impur, la transmission sera mauvaise ou impossible. (LM)
sommaire
Année 1913
Mercredi 26 novembre 1913
Nombre de téléphones par habitant.
Danemark 107 153 appareils pour 2 589 000 habitants = 1/24
Suède
Norvège
Suisse = 1/41
Allemagne 1 154 518 appar. = 1/56
Angleterre
Luxembourg
Islande
Hollande
France 260 998 appar. = 1/150
Los Angeles, San Fransisco, Stockholm = 1/4
Bulgarie, Grèce et Bosnie Herzegovine 1/1500 à 2000. (CdM)
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